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Full text of "Mémoires d'Olivier de La Marche, maître d'hôtel et capitaine des gardes de Charles le Téméraire, pub. pour la Société de l'histoire de France par Henri Beaune et J. d'Arbaumont"

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MEMOIRES 

D'OLIVIER 

DE LA MARCHE 



IMPRIMERIE DAUPELEY-GOUVERNEUR 



A NOGENT-LE-ROTROU. 



MÉMOIRES * 

D'OLIVIER 

DE LA MARCHE 

MAITRE D'HOTEL 

ET 

CAPITAINE DES GARDES DE CHARLES LE TÉMÉRAIRE 

PUBLIÉS POUR LA SOCIETE DE L'HISTOIRE DE FRANCE 



PAR 



Henri BEAUNE et J. D'ARBAUMONT 



TOME QUATRIEME 




A PARIS 

LIBRAIRIE RENOUARD 

H. LAURENS, SUCCESSEUR 

LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ DE L'HISTOIRE DE FRANC] 

RUE DE TOURNON, N° 6 

M DCCC LXXXVIH 

240 



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EXTRAIT DU REGLEMENT. 

Art. \h. — Le Conseil désigne les ouvrages à publier, et 
choisit les personnes les plus capables d'en préparer et d'en 
suivre la publication. 

Il nomme, pour chaque ouvrage à publier, un Commissaire 
responsable, chargé d'en surveiller l'exécution. 

Le nom de l'éditeur sera placé à la tête de chaque volume. 

Aucun volume ne pourra paraître sous le nom de la Société 
sans l'autorisation du Conseil, et s'il n'est accompagné d'une 
déclaration du Commissaire responsable, portant que le travail 
lui a paru mériter d'être publié. 



Le Commissaire responsable soussigné déclare que l'édition 
des Mémoires d'Olivier de la Marche, préparée par MM. H. 
Beadne et J. d'Arbaumo.vt, lui a paru digne d'être publiée 
par la Société de l'Histoire de France. 

Fait à Paris, le V r décembre 4 888. 

Signé : M is DE BEAUCOURT. 



Certifié : 
Le Secrétaire de la Société de l'Histoire de France, 
A. DE ROISLISLE. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE 



OLIVIER DE LA MARCHE 



Au centre de la vaste plaine qui, sous le nom de Bresse 
chalonnaise, s'étend de Chalon-sur-Saône aux premiers 
contreforts du Jura, se trouve le village de Villegaudin, 
appelé dans les titres les plus anciens villa Guichardei* . 
Un hameau dépend de ce village, le hameau de la Marche. 
Au xm e siècle, il s'abritait, à respectueuse distance, sous 
les murs d'un solide donjon, franc-alleu noble à l'origine, 
auquel le temps substitua un grand château moderne 2 , chef- 
lieu d'un marquisat érigé en 1736. Cette maison-forte, cette 
« motte » presque perdue dans des terrains d'alluvion, bas 
et sans reliefs, qui formaient sans doute autrefois la cuvette 
d'un lac immense, a été le berceau de notre chroniqueur. 

D'où sortait sa famille elle-même? Avait-elle pris nais- 
sance dans le pays, ou, si elle était venue du dehors, à quelle 
époque s'y était-elle établie? Il est difficile de le dire. 

Il existait dès le xn e siècle en Bourgogne une vieille et 
noble famille qui portait le même nom 3 . Issue de la maison 

1. Gourtépée et Béguillet, Description générale et particulière du 
duché de Bourgogne, 2 e édit., t. III, p. 460. 

2. Ce château a été détruit par un incendie en 1861. 

3. Eu 1174, Renaud de la Marche sert de témoin au traite de 



ij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

de Champlitte-Pontailler, dont la place est inscrite dans les 
annales bourguignonnes à côté des Vergy, des Mont-Saint- 
Jean, des Thil, c'est-à-dire des plus puissants seigneurs du 
pays, elle tirait son appellation patronymique de la terre de 
la Marche-sur-Saône, près Auxonne, qui fut son berceau, 
et qui était le centre de ses possessions. Les sires de la 
Marche - en - Bresse sortaient -ils de la niênie souche et 
n 'étaient-ils qu'un rameau détaché de ce vieux tronc? Cela 
paraît peu vraisemblable ; les blasons des deux familles ne 
sont pas les mêmes, et d'ailleurs il semble qu'il y ait eu une 
grande distance entre la race aristocratique des Pontailler 
et celle des. petits seigneurs de la Marche-en-Bresse, qui 
dut, comme on le verra plus loin, sa fortune à son alliance 
avec la descendante d'une bâtarde de Flandre i . 

paix conclu entre le duc de Bourgogne Hugues III et Guy, comte 
de Nevers. (D. Plancher, Histoire de Bourgogne.) Plusieurs autres 
La Marche apparaissent au même siècle et au suivant en Bour- 
gogne. Ainsi, Guillaume de la Marche signe en 1222 la charte 
accordée par le duc pour le droit de vendange à Dijon. 

1. La famille d'Olivier de la Marche portait : de sable, bandé 
d'or de trois pièces (v. aux Archives de la Gôte-d'Or le sceau de 
Guillaume de la Marche, B. 347, 354, 365), et celle de Pontailler, 
sortie de Guillaume de Ghamplitte, des comtes de Champagne : 
de gueules au lion d'or, couronné de même, armé et lampassé d'azur. 
Il faut pourtant reconnaître que les La Marche-sur-Saône possé- 
daient aussi des terres voisines de celles des La Marche-en-Bresse. 
En 1279, Simon, seigneur de la Marche et de Ghaussin, et Égide, 
sa femme, reconnaissent avoir reçu en fief du duc la maison- 
forte de Saint- Aubin, près Dracy (non loin de Chalon), qui était de 
franc-alleu et venait d'Égide (Arch. de la Gôte-d'Or, B. 10481), et 
le même Simon affranchit en 1286 les habitants de sa terre de la 
Marche. (V. Gourtépée, id.) Disons, pour ne plus y revenir, qu'il 
importe aussi de ne pas confondre la famille de notre chroniqueur 
avec la maison de Granson, qui posséda plus tard la terre de la 
Marche-sur-Saùne, et dont quelques membres en portèrent le 
nom, comme Hélion de Granson, seigneur de la Marche, cité dans 
la capitulation accordée le 4 juin 1479 aux habitants d'Auxonne 
par Charles d'Amboise, gouverneur de Bourgogne et de Chain- 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. UJ 

Quoi qu'il en soit, au mois d'août 1265, nous voyons pour 
la première fois apparaître avec certitude des aïeux directs 
d'Olivier de la Marche. A cette date, la « relicte » de mes- 
sire Hugues, seigneur de la Marche, chevalier, et Guillaume, 
Bertrand 1 et Regnaude, ses enfants, donnent en aumône per- 
pétuelle à l'église de Saint-Martin-en-Bresse tous les droits 
qu'ils peuvent avoir sur les dîmes et les terres du finage de 
cette paroisse 2 . C'est bien la famille de notre chroniqueur, 
car Saint-Martin-en-Bresse a de tout temps, sauf un léger 
intervalle au xiv e siècle, dépendu de la seigneurie et plus 
tard du marquisat de la Marche 3 . En 1282, Jehan de la 
Marche est institué légataire de 20 livres dans le testament 
de Hugues Prévôt, de Vesoul 4 . Désormais, sans préciser 
rigoureusement les degrés généalogiques, nous pouvons 
suivre l'histoire de la lignée dans les actes publics. En 1317, 
Regnaude de la Marche fonde dans sa maison-forte une cha- 
pelle castrale où devaient se dire trois messes par semaine 5 . 

pagne pour Louis XI. (V. Archives de la Côte-d'Or, B. 11787.) 
Il existe à la Bibl. nat., Collection de Bourgogne, vol. 101, 
fol. 323, une généalogie de la famille de la Marche, qui commence 
en 1304, mais qui contient plusieurs erreurs, dont M. H. Stein 
{Olivier de la Marche, historien, poète et diplomate bourguignon, 
Bruxelles et Paris, 1888, in-4"; extrait du t. XLIX des Mémoires 
couronnés et mémoires des savants étrangers, publiés par TAcadémie 
royale de Belgique) a reproduit quelques-unes. Nous les avons 
rectifiées, surtout en ce qui concerne la descendance de Guil- 
laume, bailli de Ghalon, au vu d'un acte de mai 1430 (Archives de 
la Côte-d'Or, B. 11342), dont on trouvera l'extrait plus loin. 

1. V. transaction de 1304 entre Bertrand de la Marche, cheva- 
lier, et Jehan, abbé de Saint-Pierre de Chalon, sur la justice des 
moulins de Saint-Martin en Bresse. (Bibl. nat., Collection de 
Bourgogne, vol. 101, fol. 323.) 

2. Peincedé, Recueils de Bourgogne, ms. aux Archives de la 
Côte-d'Or, t. XXVIII, p. 515. 

3. Archives de la Côte-d'Or, B. 10525, 11723, fol. 21, t. I<" des 
fiefs de Cbalon. 

4. là., t. XVII, p. 242. 

5. Gourtépée, op. cit., t. 111, p. 460. 



IV NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

Si elle garde pieusement la demeure des ancêtres, ses frères, 
ses neveux, ses fils peut-être s'en échappent pour courir les 
aventures guerrières, pour faire le noble métier d'homme 
d'armes dans les compagnies levées au nom ou pour le compte 
du duc par les principaux chevaliers et capitaines bourgui- 
gnons. Simon figure en cette qualité dans la compagnie de 
Guillaume Le Bastard, chevalier bachelier, en 1367 *. Thi- 
baut est écuyer dans celle de Robert de Beaujeu en 1372 2 , 
Laurent dans celle de Jean de Neufville, bailli de Saint- 
Pierre-le-Moutier en 1412 3 , et Hugues combat la même 
année au siège de Chàteau-Chinon, sous les ordres de Guy 
de Bar, bailli d'Auxois 4 . Quelques-uns portent la robe 5 , 
mais c'est l'exception : les La Marche ne se servent guère que 
de l'épée; on les rencontre partout où il faut la tirer 6 . 
Leur modeste patrimoine ne leur permet pas toutefois de 



1. Montre du 7 février 1367, à Dijon. (Archives de la Gote-d'Or, 
B. 11747.) 

2. Archives de la Gôte-d'Or, B. 11749. 

3. Id., B. 11779; Peincedé, op. cit., t. XXVI, p. 151. 

4. Id., p. 146. 

5. En décembre 1412, Jehan de la Marche, maître des requêtes, 
participe à une distribution de vin faite par le duc à divers per- 
sonnages de qualité. (Compte de Joseran Frepier, 1412; Archives 
de la Gôte-d'Or, B. 1573.) Ce Jehan de la Marche fut abbé de 
Saint-Pierre de Ghalon en 1413. Il était avocat en 1403. (B. 11624.) 
On trouve aussi en 1401 un Nicolas de la Marche, mesureur du 
grenier à sel de Marcigny-les-Nonnains. (Peincedé, t. XVIII, 
p. 40.) Mais celui-ci appartenait-il à la famille d'Olivier? G'est 
au moins douteux. Olivier de la Marche, étudiant à l'université 
de Dole en 1425 (Bibl. nat., Collection de Bourgogne, vol. 23, 
fol. 84), et témoin de la quittance donnée le 28 avril 1430 (v. plus 
loin), est plus sûrement de la famille du chroniqueur. 

6. En août 1417, Adam et Pierre de la Marche, écuyers, 
figurent dans la compagnie de Jean de Vergy (B. 11788), et, 
l'année suivante, le premier est à Bouen, sous l'étendard d'An- 
toine de Toulongeon, seigneur de Traves, pour défendre la ville 
contre Henri V, roi d'Angleterre. (B. 11793.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. V 

vivre à l'état de complète indépendance et de se soustraire à 
la suzeraineté du duc, auquel ils ont d'ailleurs inféodé, peut- 
être dès le xiif siècle, leur franc-alleu de la Marche. Loin 
de se tenir à l'écart, ils se rapprochent de lui, ils entrent à 
son service, ils s'attachent à sa personne, ils deviennent 
ses gens, ils font partie de sa domesticité, familiares ducis, 
disait-on au xn e siècle. Celui d'entre eux qui, par son intel- 
ligence, sa fidélité et ses charges, s'éleva le plus haut dans 
cette familiarité honorable, à la fois militaire et civile, guer- 
royante et conseillère, fut Guillaume de la Marche, un digne 
ancêtre d'Olivier. Les documents qui subsistent aujourd'hui 
ne nous apprennent que le nom de son père, qui s'appelait 
comme lui Guillaume et était chevalier ; nous savons en 
outre qu'il avait soit pour sœur, soit plutôt pour tante Alix, 
femme du seigneur de Châteaurenaud , près Louhans, qui 
fut obligée de céder, pendant son veuvage, avec son fils 
Oudot, une partie des revenus de la terre de la Marche à 
Jean de Vienne, seigneur de Sainte-Croix, en 1376 1 . Le 
premier Guillaume épousa Bienvenue Bonamy et mourut 
avant 1382, d'après M. Henri Stein, qui lui attribue par 
erreur le titre de bailli de Chalon. En 1372, son fils, celui 
qui nous occupe, était écuyer dans la compagnie d'Hugues de 
Vienne, sire de Seurre et de Sainte-Croix, chevalier banne- 
ret 8 . A ce moment, la famille jouissait d'une certaine aisance, 
car nous voyons Guillaume I er posséder, à Saint-Martin- 
en-Bresse, des fiefs désignés dans le dénombrement donné au 
duc par le même Hugues de Vienne 3 . Philippe le Hardi dis- 

1. Courtépée, op. cit., t. III, p. 461. Guillaume de la Marche 
acheta un peu plus tard, ou plutôt recueillit par héritage d'Oudot, 
la terre de Châteaurenaud, qui fut ensuite possédée par Antoine 
et par Olivier. (Courtépée, op. cit., t. III, p. 421.) 

2. Archives de la Côte-d'Or, B. 11749. V. aussi B, 11746. 

3. Dénombrement donné en 1374 par Alix de Champsery, dame 
de Saint-Sernin-du-Plain et de Dracy, relicte de Girard de Mon- 
tagu, pour la moitié de la terre de Fougeroy, dont l'autre moitié 



VJ NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

tingua bientôt son fils Guillaume II et le mit à la tête de l'un 
des cinq bailliages du duché 1 , celui de Chalon-sur-Saône. 
Les fonctions des baillis étaient fort considérables. Chacun de 
ces officiers exerçait, dans sa circonscription, les pouvoirs de 
suzeraineté du duc ; il faisait donner les dénombrements de 
fiefs, réunissait les vassaux pour le service militaire, tenait 
la cour féodale, jugeait et recevait les amendes. Les sergents 
placés sous ses ordres donnaient les ajournements, opéraient 
les saisies et les arrestations. Il était tenu de résider dans 
son bailliage, au chef-lieu duquel il avait un logis particu- 
lier, et d'y expédier tous les procès 2 . 

Guillaume de la Marche entra en fonctions le 7 septembre 
1384, et joignit à cette charge celle de maître des foires du 
Chalonnais, qui y était inhérente 3 . C'est en sa qualité de bailli 
d'épée qu'il reçut, le 28 octobre 1384, les habitants d'Ouroux 
sous la garde du duc, moyennant la redevance de vingt-cinq 
bichets d'avoine 4 ; qu'en 1385 il consentit la mainlevée 
d'une saisie pratiquée sur les biens d'un curé de Fréta, reven- 
diqués par l'évêque de Chalon et le prieur de Saint-Marcel 5 ; 
qu'il fut désigné, le 10 novembre 1387, par Philippe le Hardi, 
pour estimer, avec Jean de Foissy, bailli de la Montagne, 
Baudry de Baleure et Jean Le Boiteux, la terre de Montaigu 
dont Philibert de Damas avait cédé la moitié au duc en 

appartenait aux enfants de Guillaume. (Peincedé, op. cit., t. XI, 
p. 118. V. aussi Archives de la Gôte-d'Or, B. 10525.) Guillaume 
vendit, en 1376, la terre de Saint-Martin-en-Bresse à Jacques 
Goussay. (Gourtépée, op. cit., t. III, p. 452.) 

1. Dijon, Autun, Chalon, Auxois, la Montagne. 

2. De la Barre, Mémoires pour servir à l'histoire de France et de 
Bourgogne, b. p. 296. V. une sentence rendue à Saint-Laurent, 
en 1390, par Guillaume de la Marche. (Archives de la Gôte-d'Or, 
B. 1355.) 

3. Gourtépée, op. cit., t. III, p. 242; Archives de la Gôte-d'Or, 
B. 347. 

4. Peincedé, t. XI, p. 331. 

5. Perry, Histoire de Chalon, p. 256. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. vij 

échange de la seigneurie de Saint-Romain 1 ; qu'il passa en 
revue à Saint-Marcel-lès-Chalon , le 3 août de la même 
année, les troupes envoyées par le duc de Bourgogne au 
secours du comte de Savoie 2 , et qu'il réduisit à trente en 
1389, du consentement du duc, le nombre des courtiers de 
commerce de la ville de Chalon, jugé excessif 3 . Le 9 avril 
1391, il reçut un nouveau titre et une fonction nouvelle : il 
fut nommé châtelain de la Colonne, châtellenie située sur 
les rives de la Saône 4 , c'est-à-dire qu'il fut chargé d'admi- 
nistrer cette châtellenie, d'y percevoir les redevances ducales, 
d'y prononcer et d'y lever les amendes sur les vilains, et de 
veiller à l'entretien du château. 

Guillaume de la Marche était un serviteur intelligent et 
zélé, toujours prêt à étendre les possessions et à accroître le 
pouvoir de son maître. Ce fut par lui que Philippe le Hardi 
acquit, en 1400, la vicomte de Chalon et tous les droits qui 
en dépendaient, comme les cens payés au vicomte par les 
propriétaires de certaines maisons, droits longtemps disputés 
par la maison de Damas, à qui appartenait la tour de Mar- 
cilly, d'où elle prétendait dominer la ville 5 . Il était du reste 
« homme de grand honneur et estât 6 , » prodigue du sien, 
non par gloriole, mais par un sentiment élevé du devoir, et 
dépensait bien au delà de ses revenus pour soutenir le poids 
de sa dignité. Aussi le duc, qui l'avait en haute estime et 
qui le voyait s'endetter, malgré l'accroissement apparent de 
sa fortune territoriale 7 , lui fit-il plusieurs libéralités. Il alla 

1. Archives de la Gôte-d'Or, B. 1260; Dom Plancher, op. cit., 
t. III, p. 109. 

2. Id., B. 11752. 

3. Terrier de Chalon, fol. vin™ xv; Peincedé, t. XI, p. 331. 

4. Peincedé, t. V, p. 4. 

5. Courtépée, op. cit., t. III, p. 213. 

6. Lettres- patentes du duc, du 29 décembre 1437. (Archives 
de la Gôte-d'Or, B. 339.) 

7. Après avoir vendu la terre de Saint-Martin-en-Bressc pour 



viij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

plus loin encore. Marguerite de Flandre, femme de Philippe 
le Hardi, avait amené avec elle en Bourgogne et attaché à 
son hôtel, en qualité de dame d'honneur, une jeune fille, 
Marie Dayne, « laquelle estoit sa pauvre parente et ser- 
vante, descendue et extraicte du sanc de Flandres et des 
bastardes du comte Loys 1 . » Le duc donna cette cousine 
illégitime de sa femme en mariage à Guillaume de la Marche, 
qui était déjà deux fois veuf et qui avait plusieurs enfants 
de ses unions précédentes 2 . Il l'introduisit par là pour ainsi 
dire dans sa famille, et lui remit en même temps, sous forme 
de dot, une assez forte somme d'argent pour soutenir l'éclat de 
sa maison 3 . Malheureusement, cette provende inattendue fut 
bientôt dissipée ; Philippe le Hardi fut lui-même obligé, en 
1399, de réduire les pensions qu'il accordait à ses principaux 
officiers et sur l'état desquels était couché son fidèle bailli 4 , 
et lorsque celui-ci, chargé de jours, vint à rendre son âme 
vaillante au Seigneur, il laissa beaucoup de regrets, mais 
fort peu de rentes 5 . 

acquitter ses dettes, Guillaume II de la Marche put acheter de 
Guillaume de Sercey et des deniers d'une de ses belles-filles une 
portion de la seigneurie de Villargeau, qui était en franc-alleu 
et qu'il reconnut tenir en fief du duc en 1391. (B. 10538 et 11130; 
Peincedé, t. X, p. 118.) Il possédait aussi la terre de la Cha- 
pelle de Villers, dans le bailliage d'Autun. (Peincedé, t. XVIII, 
p. 778.) 

1. Lettres patentes précitées, du 29 décembre 1437. Un certain 
Jean d'Ayne, ou Dayne, fut chambellan de Philippe le Bon. (De 
la Barre, Mémoires pour servir à l'histoire de France et de Bour- 
gogne, b. 218.) 

2. Mêmes lettres patentes. 

3. Idem. 

4. Dom Plancher, Histoire de Bourgogne, t. III, preuves, p. 193. 

5. Guillaume de la Marche mourut le 17 mai 1404. (Voir son 
épitaphe dans la Collect. de Dom Villevieille, vol. 55, Cab. des titres, 
136 bis, fol. 136, à la Bibl. nat., et lettres patentes du duc, du 
28 août 1406, B. 11130.) Il fut inhumé dans la chapelle de la 
Marche, ou des Quatre-Seigneurs , élevée sur le cimetière qui 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. ix 

Le plus clair de son patrimoine, grevé de dettes, c'étaient 
ses enfants, qui furent au nombre de six au moins, nés de 
ses trois lits différents 1 . Trois étaient encore vivants en 
1430 2 ; ils se nommaient Guillemette, d'abord femme de 
chambre de la duchesse Marguerite, mère de Jean sans 
Peur 3 , puis mariée à Claude de Dammartin, chevalier, sei- 
gneur de Bellefond 4 ; Antoine, dont nous parlerons tout à 
l'heure; Philippe, enfin, père de notre chroniqueur. Les 
autres : Guillaume, qui épousa Flour ou Flore de Sercey, 
fille de Jean de Sercey, chevalier, dont il eut cinq enfants 5 ; 

entourait l'église de Villegaudin en 1399. On y voyait encore 
son tombeau au xvm e siècle. (Courtépée, op. cit., t. III, p. 460.) 
Parmi les libéralités faites au bailli par le duc, figurait une rente 
de 30 livres perçue en la recette de la chàtellenie de Verdun-sur- 
le-Doubs, sur la terre de Villargeau, acquise par Guillaume. 
(B. 10538.) 

1. Main levée du duc Jean sur la terre de Villargeau, du 
28 août 1406 (B. 11730) et lettres patentes du duc de 1415. (B. 339.) 

2. C'est ce qui résulte d'un acte du 30 mai de cette année, où 
figurent comme « ayants cause de Guillaume II : Guillemote ... 
jadis femme de feu Claude de Dommartin, ... Antoine ..., sei- 
gneur de Cbastelregnault, et Philippe, son frère, seigneur de la 
Marche, et les enffens et héritiers de feu Guillaume de la Marche 
(Guillaume III), c'est assavoir Vauthier et Antoine, ses enffens, 
et Marie, femme de Guiot Guilbert, laquelle fut fille de feu Phi- 
lippe de la Marche. » (Extrait d'un protocole de notaire, Arch. de 
la Côte-d'Or, B. 11342; quittance du 28 avril 1430, dans Palliot, 
Histoire généalogique de la maison de Bouton, preuves, p. 25.) 

3. Dom Plancher, t. III, p. 143. 

4. Peincedé, t. XVII, p. 119, et Archives de la Côte-d'Or, 
B. 11403, 11411. 

5. L'ainé fut probablement Philippe, qui était mort, comme on 
l'a vu, avant 1430, laissant une fille, Marie, femme de « noble 
homme » Guiot Guilbert, veuve en 1431. (B. 376.) Quant aux 
autres, ils se nommaient Vauthier, Antoine, cités plus haut, 
note 2, Marguerite et Catherine. Vauthier avait seulement une 
douzaine d'années en 1406, date à laquelle leur père était déjà 
mort. (Voy. B. 11342 et lettres patentes du duc, du 28 août 1406, 



X NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

Marguerite et Catherine, chanoinesse à Mons, étaient décédés 
avant cette date 1 . Sans la bonne duchesse, sa parente de la 
main gauche, Marie Dayne n'aurait pu les élever, « car ils 
ne tenoient rien de leur père » et elle avait été contrainte, 
disent des lettres de Jean sans Peur, « d'abandonner le sien à 
sesdits enfants pour les nourrir, monter et armer 2 . » Mais 
Marguerite de Flandre vint charitablement à son aide 3 et la 
recommanda avec chaleur à son fils avant de mourir, en 1404. 
Jean sans Peur s'en souvint plus tard, d'abord en lui rendant, 
le 28 août 1406, la jouissance de sa terre de Villargeau, 
mise sous la main du duc « par deffault de fyé non congneu, » 
c'est-à-dire pour non-accomplissement des devoirs féodaux, 
puis lorsque, après avoir achevé sa tâche maternelle, marié sa 
fille et fait endosser le froc ou la cuirasse à ses fils, la pauvre 
veuve, épuisée de forces et d'argent, sans toit et presque sans 

précitées.) En 1436, Philippe le Bon donna à Marguerite la ferme 
de la "Vulst, en considération de l'avancement de son mariage. 
(Archives du Nord, B. 1958.) Quant à Vauthier et Antoine, dit 
le Rousseau, ils portèrent tous deux les armes et figurent dans 
un grand nombre de montres des années 1414 à 1429, sous les 
ordres de Guillaume de Vienne et dAntoine de Toulongeon. 
Vauthier fut chargé de quelques missions par le duc. (B. 11940.) 
Antoine, seigneur de la tour de Saudon, à Chalon-sur-Saône, 
qui fut maréchal de la lice au pas de la Fontaine de Plours en 
1449, épousa Françoise de Moroges, dont il eut une fille, Anne, 
mariée à J. de Saulx du Meix. (Cherche des feux du bailliage de 
Chalon-sur-Saône en 1449; Peincedé, t. XVIII, p. 490.) 

1. V. sur ces deux dernières filles de Guillaume une curieuse 
lettre écrite le 2 septembre 1399 par la duchesse Marguerite de 
Flandre au bailli de Chalon (Bibl. nat., ms. lat. 9869, p. 216), et 
publiée par M. Stein, p. 152. Peut-être faut-il ajouter à cette 
liste Henri de la Marche, qui fut abbé de Saint-Pierre de Chalon 
de 1419 à 1436 (Perry, Histoire de Chalon, preuves, p. 112; 
Archives de la Côte-d'Or, B. 11624), bien qu'il ne figure pas 
parmi les héritiers de Guillaume de la Marche, car l'on sait que 
les moines étaient morts civilement. 

2. Lettres du 10 octobre 1415, B. 339. 

3. Lettres patentes précitées du 28 août 1406. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. xj 

pain, vint solliciter un asile de la munificence ducale. Il lui 
donna, pour sa vie durant, un sien « hostel, appelé le chaf- 
faul de Saint-Trivier, » dans le village de Bragny , près Ver- 
dun-sur-le-Doubs, le droit de prendre son chauffage dans les 
bois du Chaffaul et 60 livres de rente sur la recette de Ver- 
dun *. Ce ne fut pas tout. Par son testament du 2 jan- 
vier 1425, Catherine de Bourgogne, duchesse d'Autriche, 
lui laissa « en récompensation des aggréables services qu'elle 
luy avoit faits » 200 fr., une robe de velours noir fourrée 
de menu gris et le château de Bragny 2 . Malheureusement 
ce dernier rayon de soleil eut à peine le temps de réchauffer 
sa vieillesse. 

Nous nous sommes peut-être trop attardés aux origines 
de cette race, qui n'eût laissé, malgré ses vertus guerrières, 
aucune trace dans l'histoire, si l'un de ses membres n'eût eu 
la pensée, alors peu commune, d'allier la plume à l'épée. 
Mais il n'est pas inutile d'observer, même dans un miroir 
restreint, comment vivaient au moyen âge la plupart des 
familles nobles, qu'on se figure d'ordinaire indépendantes et 
ombrageuses dans leurs manoirs, tenant à distance à la fois 
le prince et leurs vassaux, reines absolues au sein de leurs 
domaines dont elles défendaient l'accès jusqu'au suzerain. 
Ce qui pouvait être vrai de quelques grandes maisons féo- 
dales ne l'était guère de presque toutes les autres, au moins 
de la classe intermédiaire qui, trop peu riche pour s'isoler, 
pas assez pauvre pour se perdre dans le vilenage, demandait 
aux armes, après l'aliment quotidien, le rehaussement de 
son rang et l'accroissement de sa fortune. Elle se serrait 
autour du souverain et, en écha nge d'une fidélité dans laquelle 
elle mettait son orgueil, recevait de lui une protection qui 



1. Lettres de 1415; acte de 1529. (B. 1643.) 

2. Dotn Plancher, t. III, preuves, p. 233. Patentes du duc en 
1427 pour payer cette somme, qui fut versée le 22 novembre 1429 
à Antoine de la Marche, fils de la légataire, alors défunte. (B. 365.) 



XI j NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

couvrait jusqu'à sa descendance. En Bourgogne notamment, 
où tout servait le duc, le respect pour sa qualité, le train 
magnifique de sa maison, l'étendue de ses domaines, le grand 
nombre de ses officiers, l'épuisement des vieilles grandes 
races, cela est particulièrement visible : dès le xiv e siècle, 
le gouvernement s'y présente pourvu de tous les services 
nécessaires à un pouvoir central, et la noblesse moyenne y 
trouve un débouché pour tous ses enfants. La domesticité 
royale n'est pas une invention de Louis XIV : longtemps 
avant lui, il existait en France une classe essentiellement 
monarchique de serviteurs et de protégés qui n'attendait 
qu'un signal pour se grouper, sans croire s'abaisser, autour 
du trône. De plus, il n'est pas sans intérêt de rechercher, 
parmi les ancêtres d'Olivier de la Marche, celui dont la phy- 
sionomie se rapproche davantage de la sienne ; c'est de son 
aïeul, le bailli de Chalon, qu'il tient la loyauté, le dévoue- 
ment à toute épreuve, le culte de l'honneur et de la personne 
de ses maîtres ; c'est de lui, et sans doute aussi de sa grand'- 
mère, ce rejeton indirect d'une souche princière, qu'il a 
hérité sa vénération pour la « très haute, puissante, doubtée 
et renommée maison de Bourgogne, » dont il dirait volon- 
tiers, si la branche royale n'existait pas : « C'est la plus 
grande du monde, » son goût pour la splendeur et pour les 
fêtes, sa haine pour la lésine, surtout chez les grands, son 
amour de la justice et de la bonne équité, et aussi son mépris 
de l'outrecuidance, de la présomption, « des cuideurs de 
valoir, » sa profonde soumission aux desseins impénétrables 
de la Providence, aux « coups de fouet et divines bateures » 
qui changent en un clin d'œil la fortune humaine, et qui 
font parfois du fils légitime d'un noble seigneur un homme 
de petit état, tandis qu'ils élèvent subitement son bâtard, 
« vivant et régnant en vertu,... car Dieu n'est pas accep- 
teur des hommes, mais des vertus et des vices. » 

Fortement trempés par l'éducation virile que leur donna 
leur mère, les fils de Guillaume de la Marche soutinrent vail- 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. xiij 

lamment le faix du nom paternel. Né en 1395 *, tenu sur 
les fonts baptismaux le 24 mars 1396, à Chalon, par le duc 
en personne, seigneur de la terre de Chàteaurenaud (qu'il 
avait su disputer aux créanciers de son père), de Chassey 
et d'une partie de celle de la Marche, écuyer et échanson de 
Jean sans Peur-, conseiller et chambellan de Philippe le 
Bon 3 , Antoine se trouve partout où il y a un coup de lance 
à fournir, une négociation à poursuivre ou un service déli- 
cat à rendre au duc, en Flandre, en Languedoc, en Cham- 
pagne, à Paris. En juillet 1417, il est à Beauvais, en 
qualité de « chef de chambre, » dans la compagnie de Jean 
de Toulongeon, qu'il suit depuis 1414 4 ; en septembre de 
la même année, il revient à Màcon 5 ; en mars suivant, le 
duc l'envoie 6 avec Regnault de Montconis conclure une 
alliance avec la comtesse de Savoie ; dans le cours de la 
même année, nous le trouvons à Paris et à Troyes, où il 
rend de grands services à la reine de France 7 ; il tente de 
faire lever le siège de Marcigny-les-Nonnains, que pressaient 
les troupes du dauphin en 1419 8 ; au mois d'août de la même 
année, il est envoyé par Jean sans Peur au dauphin Charles, 



1. Bibl. nat., Collection de Bourgogne, vol. 23, fol. 84. Dans une 
enquête faite en 1 438 par ordre du duc au sujet des Écorcheurs, 
il se dit âgé de cinquante ans. ( Archives de la Cùte-d'Or, B. 11881.) 

2. Compte de Jean Fraignot, de 1417, fol. 128; Mémoires pour 
servir à l'histoire de France et de Bourgogne, b. 144. 

3. Même compte, fol. 2G1 ; compte de M. Regnault, de 1438, 
fol. 12, 43; mômes Mémoires, b. 188; H. Beaune et J. d'Arbau- 
mont, la Noblesse aux états de Bourgogne, p. 231; Archives de la 
Côte-d'Or, B. 355, 1588, 112-10. 

4. Peincedé, t. XXII, p. 529. 

5. Archives de la Cùte-d'Or, B. 11939. 

6. Compte de Jean de Noident, de 1415 à 1418; Peincedé, 
t. XXII, p. 463. 

7. Compte de Pierre Coremont, receveur générai de France, 
1417-1418; Mémoires pour servir., etc., b. 127; B. 11939. 

8. Lettres patentes du duc du 29 décembre 1437. (B. 339.) 



XÎV NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

qui se trouvait à Bourges, afin de le presser de donner sa rati- 
fication au traité de paix récemment publié 1 ; fait prisonnier 
sur le pont de Montereau lors du meurtre de Jean sans Peur, 
il y est rançonné et « misàgrant finance 2 ; » en 1420, Phi- 
lippe le Bon le retient avec plusieurs autres chevaliers pour 
le siège de Melun, qu'il assiège avec le roi d'Angleterre 3 , le 
paye de ses propres deniers 4 et lui remet après la prise de la 
ville 200 livres de gratification 5 pour réparer les pertes 
qu'il avait faites et qui l'avaient obligé à aller vendre « ses 
robes et joyaux en la ville de Troyes 6 ; » lorsque Jean de 
Toulongeon assemble un certain nombre de seigneurs avec 
leurs vassaux pour courir au secours de Cravant, assiégée 
par les Armagnacs, Antoine est au premier rang delà troupe 
bourguignonne 7 ; il figure encore sous les ordres de ce chef 
en 1427 8 , en 1430 9 , sous les murs de la forteresse de Larrey, 
enlevée par les ennemis du duc; il prend part à une expédi- 
tion contre les Ecorcheurs autour de Beaune et de Pontailler, 
et dépose dans une enquête faite à ce sujet à Auxonne en 
1438. Bref, tour à tour diplomate et soldat, il guerroie et 
traite au mieux des intérêts de son maître jusqu'à son 
dernier jour, survenu le 23 décembre 1438 à Dijon 10 . Aussi, 

1. Dom Plancher, t. III, p. 518. Il reçut pour ce voyage 84 fr. 
(Compte de Jean de Noident, et B. 355.) 

2. Lettres du 29 décembre 1437. 

3. Compte de Jean Fraignot, de 1421, fol. 234, 253; Mémoires 
pour servir, etc., a. 241. 

4. Compte de Guy Guilbaut, 1420-1421. (B. 1612.) 

5. Mémoires pour servir, etc., a. 242. 
G. Lettres patentes précitées de 1437. 

7. Compte de Jean Fraignot, de 1423. (B. 1622.) 

8. B. 11801. — En octobre 1424, il était mandé par le duc à 
Tournus pour assiéger la forteresse de Solutré. (B. 11721.) 

9. B. 11802. 

10. Il fut inhumé dans l'église de Ghâteaurenaud. (Courtépée, 
t. III, p. 421.) Son épitaphe est conservée dans la Collection de D. 
Villevieille, vol. 55, fol. 138, à la Bibl. nat. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XV 

celui-ci, dont le père lui avait déjà, en 1416, accordé une 
rente viagère de 50 livres sur sa terre de Perrigny, près 
Verdun-sur-le-Doubs 1 , et fait divers dons en nature ou en 
argent, croit devoir, un peu tardivement, récompenser 
ses services en lui faisant pendant cinq ans une pension de 
200 livres, dont il ne toucha qu'une annuité 2 . 

A côté de la figure énergique d'Antoine de la Marche celle 
de son frère Philippe paraît un peu pâle et effacée. C'est 
aussi un homme d'armes, un écuyer ordinaire d'écurie du 
duc 3 , et il en remplit avec conscience tous les devoirs. De 
1414 à 1431, il chevauche dans plusieurs compagnies, der- 
rière les seigneurs de Salenove 4 , de Bussy 5 , Jean et Antoine 
de Toulongeon 6 , « en la chambre de Mgr de Saint- Aubin 7 ; » 

1. Archives de la Gôte-d'Or, B. 339. — Jean sans Peur lui 
avait aussi permis, le 18 septembre 1418, de faire battre à son 
profit 100 marcs d'argent lin à la monnaie de Màcon. (Idem, 
B. 11210.) On peut consulter aux mêmes Archives, sur Antoine, 
diverses pièces, quittances, mandements de paiement, etc., de 
1418 à 1429, B. 11939, 1643 et 365, et surtout les lettres préci- 
tées du 29 décembre 1437, par lesquelles le duc lui. fit don d'une 
somme de 1,000 fr. pour le dédommager des pertes qu'il avait 
faites à son service. 

2. Lettres patentes précitées du 29 décembre 1437. Antoine de 
la Marche ne paraît pas avoir, de son union avec Marguerite de 
Gornalou, laissé d'enfants qui lui aient longtemps survécu, car 
la terre de Ghàteaurenaud passa à son neveu Olivier et à sa nièce 
Jeanne, qui apporta sa part en mariage à Jean Le Mairet, et la 
donna ensuite en dot à sa fille, mariée en 1498 à Guillaume de 
Thuillière, dit Montjoie. (Courtépée, t. III, p. 421.) 

3. État de la maison de Philippe le Bon, dans La Barre, 
Mémoires, b. p. 236. Philippe fut aussi gruyer de Bourgogne. 
(Archives de la Gùte-d'Or, B. 11411, et Bibl. nat., Collection de 
Bourgogne, vol. 23, fol. 86.) 

4. Archives de la Gùte-d'Or, B. 11785. 

5. ld., B. 11792. 

6. ld., B. 11788, 11801, 11803. 

7. ld., B. 11803. 



XVj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

il suit les armées ducales en Champagne et en Auxerrois ; 
il tient garnison dans le Charolais en 1435 l , il rejoint a 
Decize Philippe le Bon qui y traite de la paix avec le duc de 
Bourbon 2 et peu après est envoyé au château de Joux, près 
Pontarlier, par Guillaume de Vienne, sire de Saint-Georges 3 , 
pour résister au comte de Neufchâtel, ce qui ne l'empêche 
pas d'arrondir modestement son patrimoine à travers ces 
courses guerrières 4 et de plaider même pour le défendre 5 . 
Mais il ne s'élève pas au-dessus du niveau ordinaire et ne se 
signale ni par de grands services, ni par de mémorables 
exploits. Son plus solide titre d'honneur est d'avoir donné le 
jour à notre chroniqueur. Philippe de la Marche avait 
épousé, le 15 mars 1421, Jeanne Bouton 6 , dont il eut deux 
enfants, Olivier et Jeanne 7 . Il mourut, non en 1437, comme 
son fils le dit dans ses Mémoires, mais probablement à la 
fin de 1439, car il passait encore un bail dans son fief de 
Chassey au commencement de cette année 8 . 



1. Archives de la Côte-d'Or, B. 11797. 

2. Marcel Ganat, Documents inédits pour servir à l'histoire de 
Bourgogne, t. I, p. 363. 

3. Mémoires, liv. I, ch. u. 

4. Il possédait une partie de la terre et le château de la Marche, 
un fief à Chassey, près Ghalon, qu'il tenait de sa femme, celui de 
Dyombe, à Mervans, quelques rentes, des bois, et un péage dans 
cette dernière paroisse, enfin des héritages à Combertault, près 
Nuits. (Archives générales de Belgique et Archives de la Côte- 
d'Or, B. 10740; Peincedé, t. XVIII, p. 490.) 

5. Registre des causes du conseil ducal de 1426-1427, aux 
Archives de la Côte-d'Or, B. 94 bis. 

6. Palliut, Histoire généalogique de la maison de Bouton, preuves, 
p. 20; L. Beauvois, Le Bourguignon Claude Bouton, seigneur de 
Corberon, 1882. 

7. Bibl. nat., Collection de D. Villevieille, 55, fol. 138. 

8. Ce bail est rappelé dans un acte du 13 avril 1641. (Archives 
de la Côte-d'Or, B. 10740.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XVlj 

Comme d'habitude, les biographes ne se sont pas mis d'ac- 
cord sur l'époque précise où naquit Olivier. D'après Valère 
André 1 , il serait né en 1380, ce qui ne lui aurait pas donné 
moins de cent vingt-un ans au moment de sa mort. Plusieurs 
l'ont fait naître en 1422 2 , d'autres en 1427. MM. Weiss 3 et 
Vallet de Viriville 4 indiquent la date de 1426, qui est aussi 
adoptée par l'abbé Boullemier, dans ses notes manuscrites 
conservées à la bibliothèque publique de Dijon, et par un 
autre érudit, M. Gérard, dans son mémoire manuscrit sur 
la vie et les ouvrages d'Olivier de la Marche, aujourd'hui 
déposé à la bibliothèque royale de La Haye. Enfin M. le 
baron Kervyn de Lettenhove, dans les Lettres et négocia- 
tions de Philippe de Commines, préfère la date de 1420, 
tandis que, dans son intéressante Étude sur notre chroni- 
queur, M. H. Stein incline vers celle de 1425. Ces divergences 
s'expliquent aisément ici, car Olivier de la Marche, comme 
la plupart de ses contemporains, ne connaissait pas exacte- 
ment lui-même son âge et le détermine souvent d'une manière 
erronée dans le cours de ses Mémoires ou de ses autres 
écrits. Si l'on en croit son Introduction, il aurait été dans 
sa soixante-sixième année en 1488, c'est-à-dire au moment 
où Philippe le Beau, à qui ce travail est adressé, avait dix 
ans. Ailleurs, il se donne huit à neuf ans lors de son entrée 
à l'école de Pontarlier et de la publication du traité d'Arras, 
en 1435, et treize en 1439, lorsqu'il fut présenté à Chalon- 
sur-Saône au duc Philippe le Bon et admis au nombre de 
ses pages. En adressant à Maximilien, au mois de juin 1500, 
son Advis des grands officiers que doit avoir un roi, il 
se dit âgé de soixante-seize ans, et, deux années plus tôt, 



i. Biblioiheca belgica, p. 707. 

2. Gourtépée, t. III, p. 460; Villeneuve, Histoire de René d'An- 
jou; Papillon, Bibliothèque des auteurs de Bourgogne, t. II, p. 19. 

3. Biographie Michaud. 

4. Biographie Didot. 

b 



XVÎij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

en 1598, il n'avoue que soixante-dix ans 1 . Cette dernière indi- 
cation paraît seule exacte et recule à 1428 environ l'époque 
de sa naissance. La date de 1425 ou de 1426, acceptée sur 
sa foi par quelques-uns de ses biographes les plus récents, 
correspond bien , il est vrai , à l'âge qu'il s'attribue au 
moment des graves événements qui ont marqué dans les 
souvenirs de son enfance ; mais elle ne s'accorde nullement 
avec celle des séjours de Philippe le Bon à Chalon-sur-Saône, 
date fixée d'une manière invariable et précise par des docu- 
ments authentiques. Le duc ne vint pas en Bourgogne dans 
tout le cours de l'année 1439 ; il ne s'y rendit qu'à la fin de 
1441 et n'arriva qu'en mars 1442 (n. st.) à Chalon, où il 
demeura jusqu'au 8 avril 2 . L'année suivante, il y revint 
encore et y séjourna du 25 juin au 10 juillet 3 . Si Olivier lui fut 
présenté pour la première fois dans cette ville, alors qu'il avait 
environ treize ans 4 , cette présentation n'ayant pu avoir lieu 
avant mars 1442, la date de sa naissance doit être repor- 
tée aux derniers mois de l'année 1428, ou aux premiers 
de 1429, dans le courant de mars vraisemblablement 5 . Il a 
pu en effet se tromper de quelques semaines dans l'évalua- 
tion approximative de son âge et même de quelques années 
sur l'époque de son admission parmi les pages; mais il est 
difficile d'admettre qu'il ait commis une erreur sur le lieu où 
il a été reçu à la cour et où il a pour la première fois fléchi 
le genou devant son « très redoubté seigneur 6 . » Un souve- 

1. V. infra, dans la Notice bibliographique, la mention des vers 
adressés par lui à Philippe le Beau, alors âgé de vingt ans. 

2. Marcel Canat, Documents inédits pour servir à l'histoire de 
Bourgogne, t. I. 

3. Id. 

4. « Je pouvois, dit-il, avoir treize ans d'eaige. » 

5. V. plus loin son testament. 

6. Dans le chap. v du liv. I des Mémoires, Olivier dit qu'il vit 
pour la première fois Philippe le Bon lors du jugement de la 
contestation du sire de Ghahannes avec le sire de Pesntes. Or, 
ce jugement eut lieu en juillet 1443, à Chalon. Il convient donc 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XIX 

nir aussi matériel se fixe à tout jamais et ne s'efface point 
de la mémoire d'un enfant. 

Les historiens varient sur la date de sa naissance et ne 
sont pas mieux d'accord sur le lieu qui lui servit de berceau. 
La plupart se contentent d'indiquer le comté de Bourgogne; 
quelques-uns, plus sages, confessent leur ignorance; d'autres 
enfin désignent le château de Joux, dont son père aurait 
alors été gouverneur. Il est vrai qu'en parlant de la mission 
donnée à Philippe de la Marche par Guillaume de Vienne, 
Olivier dit que son père, prévoyant un séjour de longue 
durée, emmena avec lui « son ménage celle part, » c'est-à- 
dire sa femme et sa maison. Mais cette petite émigration 
n'eut lieu qu'en 1434 au plus tôt et plus vraisemblablement 
en 1435. Il était alors né depuis plusieurs années. Jusqu'à 
ce moment, sauf pendant ses expéditions militaires, Philippe 
de la Marche ne quitta pas sa maison-forte de Bresse, qu'ha- 
bitait d'ailleurs constamment sa femme. Elle y donna le 
jour à son fils et celui-ci fut baptisé le 25 mars, dans l'église 
paroissiale de Villegaudin , où, en mémoire de cet événement, 
il fonda, par ses dernières dispositions, un Salve Regina à 
perpétuité 1 . Le château de la Marche ne faisait point partie 
du comté de Bourgogne, mais de ce que l'on appelait alors 
les terres d'outre-Saône, du ressort de Saint-Laurent, limi- 
trophes de ce comté 2 . Olivier n'est donc point Franc-Com- 
tois d'origine; il est natif d'un pays annexé au duché. 

Sa mère elle-même était comme son père Bourguignonne 
de sang et de race. La maison de Bouton, que Palliot fait 

d'hésiter entre les années 1142 et 1443 pour la date de son entrée 
à la conr. 

1. V. infra le testament d'Olivier. 

2. En 1252, Jean, sire de Salins, avait rendu hommage au duc 
Hugues IV pour les terres de la Marche, Lessard, Saint-Ger- 
main et Montjay, et, en 1279, le duc Rohort II avait acquis de 
Philippe de Vienne la mouvance de Mervans. Le parlement de 
Saint- Laurent -lès - Ghalon, auquel ressortissaient les terres 
d'outre-Saone, avait été établi par l<; roi Jean en 1362. 



XX NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

sortir du Brabant 1 , était depuis près d'un siècle établie dans 
le duché, au service de ses souverains, qui l'avaient en 
quelque sorte attachée à leurs personnes, et préludait à son 
illustration future en occupant des charges de confiance. 
Fille du seigneur du Fay, chevalier, châtelain de Sagy, 
bailli de Dole, sœur d'un échanson, qui devint ensuite 
chambellan de Philippe le Bon, Jeanne Bouton était une 
femme bien apparentée, dont l'alliance, sans dépasser son 
rang, était honorable pour Philippe de la Marche ; d'ailleurs, 
courageuse et alerte, économe et avisée, elle montra sa force 
d'àme en éloignant, après son veuvage, son fils, encore 
imberbe, pour le placer sous les yeux du duc, et la prudence 
de sa gestion en accroissant d'une façon notable le patrimoine 
de ses enfants 2 . Elle y eut d'autant plus de mérite que son 

1. Histoire généalogique de la maison de Bouton de Chamilly. 

2. Elle acquit à Saint-Martin-en-Bresse des terres qui avaient 
autrefois appartenu aux La Marche ; elle en acquit aussi à 
Diconne, à Ghassey, tandis qu'en 1447 elle vendait aux Carmes 
de Chalon la moitié d'une maison qu'elle possédait dans cette 
ville. (Archives de Saône-et-Loire , E. M42, n° 3.) Enfin, elle 
acheta, moyennant 2,000 livres tournois, le 19 septembre 1449, 
les maison-forte, ville et chàtellenie de Louhans, en toute jus- 
tice, de Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de 
Sainte-Croix, et de Jean, son fils. (Archives de la Côte-d'Or, B. 
1256; Bibl. nat., Collect. de D. Villevieille, vol. 55, fol. 138.) Mais, le 
13 novembre suivant, le duc exerça le retrait féodal sur cette 
terre considérable en remboursant le prix d'achat (id., B. 1713, 
fol. 115, et B. 1722, fol. 62), pour la rétrocéder en 1452 aux 
Vienne, qui' s'engagèrent à ne jamais la mettre hors de leurs 
mains, sous peine de la voir passer de plein droit au duc. (Pein- 
cedé, t. I, p. 74 et suiv.) Ce fut peut-être pour consoler la dame 
de la Marche de cette perte que, le 31 janvier 1451 (v. st.), Phi- 
lippe le Bon lui accorda une pension, ou plutôt l'envoya en pos- 
session d'une rente acquise par elle sur des fiefs mouvant du 
château de Rochefort. (Archives générales de Belgique, Chartes 
de ï Audience, 37.) Mais il ne parait pas qu'il ait conféré à son fils 
l'office de capitaine de Louhans, qu'elle lui demandait en récom- 
pense de. sa prompte soumission. (Palliot, preuves, p. 32.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. Xxj 

propre père ne lui laissa, sous forme d'accroissement de 
dot, qu'une maison à Savigny-en-Revermont, la chapelle 
Notre-Dame dans l'église Saint-Vivant de ce lieu et vingt 
francs de rentes 1 . 

Olivier n'avait pas encore perdu son père lorsqu'il fut mis 
à l'école dans la petite ville de Pontarlier, à une lieue de 
Joux, où résidait alors sa famille. Mais, comme l'écolier ne 
pouvait chaque jour parcourir la distance qui le séparait de 
son maître, ses parents le confièrent à un gentilhomme allié 
de la maison de Bouton, Pierre de Saint-Mauris, qui habi- 
tait Pontarlier et dont « plusieurs infans et neveux pareil- 
lement alloyent à l'escole. » Olivier ne nous décrit pas comme 
Froissart les ébats, les joyeux déduits, les enfances de ces 
premières heures de la vie, selon le mot de saint François 
de Sales; sa nature, moins vive, moins mobile, moins à la 



1 . « Item, je donne à nia bien aimée fille Jehanne Bouton, femme 
de Philippe de la Marche, escuier, en accroissance de son mariage, 
et pour tout le droit qui lui pourroit compéter, tant à cause de 
moy que de sa mère (Jeanne de Villers), ma maison de Savigney- 
en-Revermont, et, avec ce, la donacion de la chappelle dudit 
Savigney, fondée par mon père et mondit frère, et, avec ce, 
vingt francs de rentes. » — Testament de Jean Bouton, du 
« vendredy après la feste Saint-Anthoine 1436. » (Palliot, op. cit., 
preuves, p. 28.) Jean Bouton mourut le 14 octobre de la même 
année. Il avait donné à sa fille 600 livres tournois de dot, avec 
la terre de Grandmont, près de Pierre, moyennant quoi elle 
renonça à la succession de ses père et mère en faveur de son 
frère, le 15 mars 1421. [kl., p. 20.) — Jeanne Bouton vivait 
encore en 1452, comme le prouve l'acte du 31 janvier 1451 (v. st.) 
cité plus haut. Elle mourut sans doute peu après, car on lit dans 
une quittance de 500 livres, délivrée le 5 juillet 1474 par Olivier à 
son oncle Jacques Bouton, que celui-ci administra ses biens 
pendant sa minorité, après le décès de Jeanne, sa mère. (Bibl. nat., 
Colleci. de D. Villevieille, 55, fol. 138.) Il s'agit ici évidemment de 
la minorité romaine de vingt-cinq ans, puisque sa mère vivait 
encore en 1452. C'est une preuve à ajouter à celles que nous 
avons données contre l'opinion qui fait naître Olivier avant 1428. 



XXÎj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

fenêtre que celle du chanoine de Chimay, dont il partage 
pourtant tous les goûts chevaleresques, mais aussi plus dis- 
crète, plus rêveuse et plus mélancolique, se refuse à donner 
ces détails tout personnels et de mince intérêt pour son lec- 
teur qu'il craint d'ennuyer; il se contente de citer le nom de 
deux de ses condisciples, Jacques de Fallerans et Etienne de 
Saint-Mauris, tous deux neveux de son hôte, et qu'il retrouva 
plus tard, lorsqu'il devint page, dans l'hôtel du duc. Il s'ar- 
rête avec plus de complaisance, car ce fut « la grande mer- 
veille » de son séjour dans la paisible et « bonne petite ville, » 
à raconter l'entrée « du roy Jaques, » c'est-à-dire de Jacques 
de Bourbon, du malheureux époux de Jeanne de Naples, 
qui, renonçant, un peu par force, à la couronne napolitaine 
et au monde, était venu ensevelir ses regrets dans l'obscurité 
d'un cloître bisontin. C'était le jour de la Madeleine 1435 : 
le maître d'école avait mené ses élèves au-devant du prince, 
qu'attendaient hors de la cité les nobles, les bourgeois et les 
marchands. L'enfant fut vivement frappé de la vue de ce 
prince, jeune encore, « blond et agréable et de chère joyeuse, 
en sa recueillette, » mais qui se faisait porter par humilité 
en une civière, sur un « méchant desrompu oreiller de 
plume, » au milieu de deux cents chevaux, de belles haque- 
nées, de mulets empanachés et dorés ; trente-cinq ans après, 
Olivier en parle avec une mémoire aussi fraîche et aussi 
émue que s'il sortait de la cérémonie. Il garda non moins 
bonne souvenance du passage d'un héraut, Franche-Comté, 
qui vint annoncer la paix d'Arras aux habitants de Pon- 
tarlier, et des danses, feux et « caroles » qui célébrèrent 
cette joyeuse nouvelle; si éloignée qu'elle fût du théâtre de 
la guerre soulevée entre Charles VII et le duc de Bourgogne, 
la petite cité frontière devait partager l'allégresse univer- 
selle ; combien de ses enfants étaient allés trouver un trépas 
ignoré sur les champs de bataille français ! 

Mais voici que la mort enlève Philippe de la Marche et 
oblige sa veuve à [ramener ses deux enfants en Bourgogne. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXUJ 

Plus de fêtes, plus de gais condisciples, plus de courses entre 
le sauvage fort de Joux et le logis hospitalier de Pierre de 
Saint-Mauris, même plus d'école : il faut tristement s'enfer- 
mer, loin des forêts accidentées du Jura, au fond d'un manoir 
perdu dans les plats horizons et les brumes humides de la 
Bresse. En mère prévoyante et soucieuse de l'avenir, Jeanne 
Bouton n'y garda point longtemps son fils. Le mariage de 
son frère Jacques de Corberon avec Antoinette de Salins- 
la-Tour, fille du seigneur de Poupet, l'avait mise en rela- 
tions avec la famille des Luyrieux, seigneurs de la Queuille, 
dont un membre, Guillaume 1 , voulut bien se charger, ainsi 
que sa femme Anne de la Chambre, de l'éducation du jeune 
orphelin. Il le recueillit pendant deux ans chez lui, et le con- 
duisit pour la première fois à la cour de Philippe le Bon, alors 
à Chalon-sur-Saône, où ce prince fit deux séjours, l'un en 1442 
et l'autre du 29 juin au 10 juillet 1443. Olivier y trouva de 
nombreux parents et alliés de ses deux familles, des amis, 
des chefs et des compagnons d'armes de son père : les Salins, 
les Tenarre, les Sercey, sires de Beaurepaire et de Laye, 
les d'Orges, qui avaient quelques années auparavant donné 
à l'église de Chalon un évêque, souvent envoyé en mission 
diplomatique avec son oncle Antoine, les Toulongeon et le 
premier chambellan du duc, Antoine de Croy. Ce dernier se 
chargea de le présenter à Philippe le Bon, et le fit admettre 
au nombre des douze pages de l'hôtel, en mémoire des ser- 
vices rendus par deux ou trois générations de La Marche 2 . 
La destinée d'Olivier était désormais fixée : plus constant 
que nombre de ses contemporains, qui ne rougissaient nulle- 
ment (car cela ne déshonorait pas alors) de mettre, à 
l'exemple des condottieri italiens, leur épée et leur intelli- 
gence au service du plus offrant, plus fidèle que Commines 

1. Humbert de Luyrieux, fils de Guillaume, épousa, eu 1460, 
une fille naturelle de Philippe le Bon. 

2. Mémoires, eod. loc. 



XXIV NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

lui-même, qui quitta Charles le Téméraire pour Louis XI, 
ce pieux serviteur ne se sépara plus de ses premiers maîtres ; 
il ne se fit pas seulement, comme Froissart, l'historien de la 
chevalerie et l'admirateur des grandes expertises d'armes 
sans acception de cause ou de nation ; jusqu'à son dernier 
jour il restera indissolublement attaché à la dynastie bour- 
guignonne, dont il se pouvait dire d'ailleurs un peu l'allié, 
et à laquelle il se voua dès ses plus jeunes années. 

Ses débuts, en qualité de page, nous sont très peu connus : 
il se défend presque ou s'excuse d'y faire une courte allusion, 
tant il redoute le moi, peut-être d'ailleurs parce qu'il était 
alors « sans grand sens et expériment. » Nous savons seule- 
ment qu'il retrouva dans l'hôtel du duc, sous le gouverne- 
ment de Guillaume de Sercey, premier écuyer d'écurie, ses 
deux compagnons d'école de Pontarlier, Jacques de Falle- 
rans et Etienne de Saint-Mauris 1 , et qu'il s'y lia étroitement 
avec un jeune Dauphinois de grande valeur et de grande 
espérance, Sibuet Pellerin, qui alla plus tard se faire tuer 
bravement à l'escarmouche de Nivelle par les Gantois 2 . 
Mais son premier soin et son plus vif plaisir, au milieu de 
cette cour, dans la fréquentation des nobles seigneurs et de 
leurs écuyers, sont assurément, il l'avoue lui-même, de s'en- 
quérir avec détail de tous les événements mémorables et de 
toutes les particularités qui lui permettront de remplir plus 
tard son rôle de chroniqueur. Non pas qu'il ait dès ce moment 
conçu le dessein d'écrire pour la postérité et d'amasser, « en 
soigneux labeur, » les matériaux d'une histoire. Cette pen- 
sée ne lui est survenue qu'à quarante-cinq ans, à l'heure où 
il commence à se reposer et « rassouager sous l'arbre de 
congnoissance, » à savourer « la pasture de son temps passé, » 

1. Mémoires, liv. I, ch. i. 

2. kl., liv. I, ch. xxv. Olivier de la Marche cite çà et là 
d'autres jeunes hommes « nourris » comme lui aux gages du duc, 
et qui furent sans doute ses compagnons : ainsi Liévin de Stee- 
lant, Philippe, bâtard de la Viéville, et Jean de Bosquehuse. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXV 

comme « le cerf ou le noble chevreul, lequel ayant tout le 
jour brouté et pasturé diverses feuilles, herbes et herbettes.. . , 
se couche sur l'herbe fresche, et là ronge et rumine à goust 
et à saveur toute sa cueillette; » il prend alors la plume 
autant pour « se désennuyer » que pour « embausmer » le 
souvenir des « belles, nobles et solennelles choses » dont il 
a été le témoin, et ne saurait se comparer, lui, le chevau- 
cheur, le soldat, l'éternel vagabond, qui « chemine en divers 
lieux et en maintes places, » à l'historiographe ou au clerc 
qui, « au secret de sa chambre, assemble les ramentevances 
envoyées de toutes pars » pour en faire son butin et en 
accroître son trésor. Celui-ci tresse en paix des roses ; lui, de 
son rude et vain labeur, n'a recueilli que des épines. Cepen- 
dant, tel que ce gentil chevalier auquel s'assimile Froissart, 
il aime les armes ; si ingrate qu'elle ait été, cette terre, qu'il 
a si péniblement labourée, lui plaît encore et lui donne en 
moisson « l'assouagement, » la délectation* du souvenir, 
et c'est ainsi qu'il est amené à prendre pour modèle son ami 
et son maître Chastellain, comme Froissart avait pris Jean 
Le Bel, et qu'il couche au jour par écrit ses Mémoires, le 
livre d'honneur, mais aussi le dernier écho des splendeurs 
chevaleresques du xv e siècle. 

Olivier de la Marche était depuis peu à la cour lorsqu'ar- 
riva à Chalon le duc de Bourbon, qui venait visiter son beau- 
frère de Bourgogne. S'il avait eu besoin d'admirer son nou- 
veau maître, s'il n'avait déjà ressenti pour lui cette vénération 
instinctive qu'inspira, paraît-il, Philippe le Bon à presque 
tous ses serviteurs, l'occasion lui eût vite appris à recon- 
naître l'honneur qu'il avait de lui appartenir, même par des 
liens éloignés et illégitimes. Jacques de Chabannes, qui 



1. Le mot se retrouve clans Froissart (liv. IV, i er ch.). Olivier 
de la Marche se rapproche de cet auteur non seulement par le 
culte des tournois et de la chevalerie, mais souvent aussi par les 
expressions. 



XXVJ NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

avait accompagné Charles de Bourbon, dont il était le 
vassal, plaidait contre Jean de Granson et n'avait voulu 
accepter d'autre juge que son propre seigneur. « Je serai 
donc la partie de votre adversaire, s'écria Philippe le Bon ; 
je ne suis pas seulement son souverain, je suis son parent, 
je dois me ranger à ses côtés. » Et il prit fièrement place à 
la barre, dans le palais épiscopal, derrière le sire de Gran- 
son. « J'ai partie trop forte et trop pesante, » dit alors Cha- 
bannes, et le procès en resta là pour quelque temps 1 . Un 
prince s'avouer ainsi le parent de son sujet ! La chose parut 
rare à Olivier, qui divinisait volontiers les races royales, 
surtout lorsqu'elles étaient puissantes et magnifiques comme 
celle de Bourgogne. La magnificence l'éblouira toujours, et 
Dieu sait quelle pompe, quel luxe déploya, au xv e siècle, la 
maison bourguignonne ! Mais ce qui touche encore plus l'in- 
fatigable chroniqueur de ses fêtes, ce qu'il prise encore plus 
que la noblesse du sang, c'est la noblesse de l'âme, c'est la 
générosité chevaleresque, qui ne s'épanche pas seulement en 
vaines prodigalités et en courtois propos, qui découvre 
l'homme sous le roi, l'ami derrière le souverain, le cœur 
chaud et palpitant sous la cuirasse. 

Des fêtes, des banquets, des chasses, des joutes, des mys- 
tères, — on nommait ainsi les moralités et les jeux scé- 
niques de l'époque, — Olivier de la Marche commence dès 
lors à s'y mêler et ne cessera plus de les décrire jusqu'aux 
approches de la vieillesse. Les têtes couronnées, les princes, 
les grands seigneurs se succèdent sans trêve à la cour de 

1. Mémoires, liv. I, ch. v. Le trait méritait en effet de ne point 
passer inaperçu. Plus tard, en Italie, le duc d'Enghien dira à 
Monluc : « Vous avez été mon soldat autrefois, à présent je 
veux être le vôtre. » Mais c'est l'abnégation du militaire, qui ne 
connaît pas de rang devant le péril ; ce n'est pas le suzerain féo- 
dal qui rejette sa dignité pour ne se souvenir, dans l'intérêt de la 
justice, que de ses liens du sang. Il dit avec Ghastellain : 
11 est non roy, niais duc pour vous respondre. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXV1J 

Bourgogne avec des suites nombreuses, comme s'ils voulaient 
tarir le trésor et la courtoisie de Philippe le Bon. Mais l'un 
et l'autre sont inépuisables; on change d'hôtes et de rési- 
dence sans cesse, et, malgré ce tumulte, malgré ces allées et 
venues, chaque journée surpasse la précédente. Après Charles 
de Bourbon , arrivent à Chalon le duc et la duchesse de Savoie, 
celle-ci fille de roi ; puis un ambassadeur de l'empereur de 
Constantinople « accompagné de douze personnes atour- 
nées et vestues à la mode grégeoise, » qui vient solliciter un 
secours d'hommes et de navires de guerre pour résister aux 
infidèles « du Grand-Turc Mahomet 1 ; » on part pour Dijon 
avec le duc de Bourbon, sa femme et son fils aîné, et 
l'on y passe le plus beau de l'été, « en grandes chères et 
voleries (chasses au faucon) ; » on se dirige ensuite avec le 
duc de Brunswick et le prince d'Orange sur Besançon, où 
Olivier assiste aux noces d'un sien allié, Jean de Salins, 
qui épouse une bâtarde du duc de Bavière, fille d'honneur 
de la duchesse de Bourgogne, et où il a le bonheur de con- 
templer les premières joutes qu'il ait vues 2 , où il a surtout 
la fortune de lier connaissance avec Jacques de Lalaing, 
encore simple écuyer, « mignon » du prince héritier de 
Clèves, mais qui promet déjà d'être ce qu'il fut depuis, le 
brave des braves, le parangon des preux, la fine fleur de 
la chevalerie. Il assiste enfin à l'entrée solennelle à Besan- 
çon de Frédéric d'Autriche, roi des Romains, auquel Phi- 
lippe le Bon fait la réception la plus brillante et la plus 
révérencieuse, dont les Mémoires décriront plus tard jus- 
qu'au moindre détail d'étiquette. 

Ceci se passait au mois de novembre 1442. Moins d'un 
an après, en août 1443, Olivier quitte Dijon à la suite de 
son maître pour faire la campagne du Luxembourg 3 . Il fait 

1. Livre des faits de messire Jacques de Lalaing, ch. vu. 

2. Mémoires, liv. I, ch. vi. 

3. Le duc quitta Dijon le 25 août. (Marcel Garnit, Documents 
inédits pour servir à Vhist. de Bourg., t. I, p. 493.) 



XXvilJ NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

sa première éducation d'homme de guerre au siège de Villy, 
dont il étudie de loin les approches, avec ses compagnons de 
l'hôtel ducal, curieux « d'apprendre et de veoir les nouvel- 
letés. » Ce qu'il peut constater de plus près, c'est l'ordre qui 
règne dans le pillage de la ville de Luxembourg, ordre assez 
étrange, puisque « les butiniers » y trouvaient, dit-il, plus 
de profit que les combattants. Il parcourt ensuite le Bra- 
bant, s'arrête à Namur et à Bruxelles, où la cour passe 
le carême « en faisant grande chère, » enfin à Bruges, où 
elle arrive à Pâques. Le jeune homme est encore page ; de 
longtemps il n'obtiendra ni passe-droit ni faveur signalée. 
Nous avons vu plus haut qu'en cédant sans résistance, 
en 1449, la terre de Louhans au duc, qui avait voulu exer- 
cer le retrait féodal, sa mère avait demandé pour lui une 
commission de capitaine châtelain de la ville de Louhans ; 
mais cette requête ne paraît pas avoir été accueillie, puis- 
qu'on réinstalla dans la place l'ancien châtelain Jean de la 
Tournelle 1 . Olivier n'était donc pas ce qu'il appelle lui-même 
un « mignon, » un favori. En 1446, il est encore écuyer 
d'écurie 2 . Dans l'été de 1447 seulement, il se rapproche du 
prince, il est fait écuyer panetier sur la demande du sei- 
gneur de Ternant, deux ou trois jours après les noces du 
seigneur de Charny avec une fille naturelle de Philippe le 
Bon et de Jeanne de Presles, c'est-à-dire deux ou trois jours 
après le 30 septembre 1447 3 . Si honorable qu'elle soit, cette 
charge ne l'enrichira guère, car il touche trois sous par jour, 
exactement le même salaire que le roi desribauds, les valets 



1. V. lettre adressée au duc par les gens de ses comptes -de 
Dijon, le 30 novembre 1449. (Palliot, Histoire généalogique de la 
maison de Bouton, preuves, p. 32.) 

2. Compte de Martin Cornille, du 4 er avril 1446 au 31 mars 1447. 
(Archives du Nord, B. 1991.) 

3. De la Barre, Mémoires pour servir à Vlustoire de France et de 
Bourgogne, b. 229. — Olivier de la Marche, liv. I, ch. xvn. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXIX 

« de fruit, de torches et d'estable 1 . » Néanmoins, il persiste 
à se lier étroitement, exclusivement au service du duc, à ce 
point de négliger ses affaires personnelles et d'abandonner 
la gestion de sa « chevance » à sa mère, tant que celle-ci 
vécut, puis à son oncle Jacques Bouton, seigneur de Corbe- 
ron, qui lui remboursera plus tard, le 5 juillet 1474, pour solde 
des revenus de ses biens, une somme de cinq cents livres 8 . Si 
ordonné qu'il soit en sa propre épargne, son désintéresse- 
ment n'est pas plus suspect que sa loyauté : c'est le modèle 
des serviteurs 3 . Qu'importe un écu de plus ou de moins? La 
cour lui offre d'autres avantages et un bien plus riche 
salaire : elle est toujours en spectacle, il n'a pas besoin de 
se cacher derrière une tapisserie pour écouter ce qui s' y 
murmure ou pour surprendre ce qui se dérobe aux regards 
vulgaires : il enregistre, sans malice, les « dicts » courtois 
qui s'échangent, il compte une à une les vaillantises qui 
s'accomplissent et entonne le « loz » des hardis exploitants. 
Quelle fête pour ses yeux que ce pas de Charlemagne où 
treize gentilshommes de ses amis ont défié tous venants ! 
Quelle « plaisance » d'en énumérer les « cérémonies, » les 
pavillons, les vêtements, les devises, les armures ! Il n'y a 
pas pour lui de détail indifférent dans ces nobles « emprises ; » 
chacun a son prix et sa saveur. La gloire des vertueux et 
des « prudhommes, » l'honneur de la chevalerie et de la 
maison de Bourgogne, voilà qui le dédommage de toutes les 
amertumes de la vie, c'est la seule récompense qu'il ait 
sérieusement ambitionnée. 

Depuis la célèbre joute de la charme de Marsannay près 
Dijon, on a quelque peine à suivre Olivier de la Marche 

1. Archives générales de Belgique, compte cité par M. Ker- 
vyn de Lettenhove, dans les OEuvres de Ghastellain, t. I, p. xxi. 

2. Bibl. nat., Collection de I). Villevieille, vol. 55, fol. 138. 

3. Un jour, Marie-Joseph Ghénier a qualifié dédaigneusement 
ses pareils de valets de prince. On estime de tels valets, et, qui 
plus est, ils ne font pas tort aux princes. 



XXX NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

dans toutes ses pérégrinations avec la cour de son maître. 
Gomme la plupart des grands barons de ce temps, plus 
qu'eux peut-être, à cause de l'étendue et de la dispersion de 
leurs domaines, les ducs bourguignons de la seconde race 
étaient toujours en mouvement : sauf pendant la sainte 
semaine des « quaresmaux, » leur vie était un voyage con- 
tinuel. S'ils s'arrêtaient de préférence quelque part, c'était 
dans les Flandres, pays d'humeur indépendante, mal soumis 
ou plutôt fréquemment agité, car il était au fond affectionné 
à ses souverains. Nous avons vu plus haut l'écuyer bressan 
suivre Philippe le Bon dans le Luxembourg, puis à Bruxelles, 
où Jacques de Lalaing rompit plusieurs lances, à Bruges, 
où l'on passa le jour de Pâques 1445 (n. st.) ; nous le verrons 
maintenant accompagner la duchesse à Chàlons-sur-Marne, 
où il rencontre le dauphin, qui fut depuis Louis XI, René 
d'Anjou, roi de Sicile, l'ami des poètes, et Pierre de Brézé, 
seigneur de la Varenne, « le plus gentil chevalier de France ; » 
il va en Hollande, puis revient à Anvers, à Malines, à Bru- 
xelles, enfin à Gand, où il assiste, le 11 décembre \ 445 1 , pour 
la première fois à la fête de la Toison d'or, sur laquelle il 
interroge si curieusement le roi d'armes Le Fèvre de Saint- 
Remy dans l'église paroissiale de Saint-Jean. Il y voit 
Jacques de Lalaing et messire Jean de Boniface faire des 
armes à pied et à cheval devant les ducs d'Orléans et de 
Bourgogne et n'a garde de taire cette joute qu'il décrit avec 
un grand luxe de détails. Au mois d'avril 1446, seul page 
admis dans la suite du duc, ce dont il est très fier, il est à 
Arras et y trouve « son maistre en sciences, » qui deviendra, 
malgré la différence d'âge, « son singulier amy, » Georges 
Chastellain, dans la lice même où Philippe de Ternant, qui 
le fait « souvenir de l'un des neuf preux, » charge « si aspre- 
ment » un gentilhomme castillan, chambellan du duc de 

1. Nous adoptons, malgré La Marche, pour cette solennité, la 
date donnée, par M. de Reiffenberg. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXXj 

Milan, Galiot de Baltazin. Le 28 juillet de la même année, 
à Bruxelles, il prend avec la cour le deuil de Catherine 
de France, comtesse de Charolais, morte à treize ans avant 
la consommation de son mariage. Au mois de septembre 
1446, après une course en Zélande, où il voit exécuter un 
écuyer, Jean de Dombourc, il est à Anvers, en « grandes 
chères et banquets. » En quelque lieu que la volonté de son 
maître le conduise, il observe avec intérêt les fêtes et les 
cérémonies, mais surtout celles qui rappellent la guerre. A 
Saint-Omer, à Bruges, à la Croix-Pélerine en Picardie, à ce 
fameux pas tenu en juillet 1449 par le seigneur de Haut- 
bourdin , sous le nom du chevalier de la belle Pèlerine , partout 
où le duc se transporte pour juger les grands coups d'estoc 
des entrepreneurs de « mistères, » il se trouve non au pre- 
mier rang, car il est un écuyer discret, respectueux de l'éti- 
quette et de la hiérarchie, mais au moins au second, enregis- 
trant dans sa mémoire, sinon sur ses tablettes, les jeux de la 
lance et de la hache. Cependant, il n'a oublié ni sa mère, 
ni la terre natale vers laquelle il tourne de temps en temps 
ses regards, et, quand, après avoir suivi le seigneur de Ter- 
nant dans son ambassade près de l'archevêque de Cologne, 
il obtient, en mai 1448, un congé de son maître 1 , à la prière 
du duc d'Orléans, qui lui « montre moult grant privauté, » 
car il est poète comme lui 2 , il s'échappe vers la Bourgogne 
avec d'autant plus d'empressement que le trésor ducal le 
défraye libéralement de son voyage 3 . Dans cette course 

1. « A Olivier de la Marche, escuier paimetier de raondit sei- 
gneur, pour don à lui fait par mondit seigneur pour lui aidier à 
deffroyer à son partement de deyers lui de la ville de Bruxelles 
pour aller en Bourgoingne, où il tient son mesnage, par sa quic- 
tance xxxvi livres. » (Compte de Guillaume de Poupet, 1450, 
fol. 308. — Archives du Nord, B. 2004.) 

2. Mémoires, liv. I, ch. xvn. 

3. Olivier lit plusieurs mais rapides excursions en Bourgogne 
pendant cette première partie de son existence. Il n'y fut guère 
appelé que par des événements de famille, par son service ou par 



XXXÎj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

accomplie avec Georges Chastellain et Philippe de Ternant, 
qui étaient chargés d'une mission, probablement d'obtenir un 
subside de la province, il pratiqua beaucoup le duc d'Or- 
léans, en ce moment à Dijon, et se délecta avec lui de rhé- 
torique et de poésie, « son principal passetemps » dans ses 
heures oisives de jeunesse l . 

On pouvait alors librement rêver et deviser : le ciel était 
serein, la Bourgogne jouissait d'une paix profonde sous le 
sceptre du bon duc : comme une mer « effuriée souvent par 
orages et vents bouffetants, » elle semblait, selon l'expression 
de Chastellain, « rappaisiée à coup par un ventelet doux qui 
l'aplanit 2 . » C'était à la lettre comme un nouvel âge d'or; 
l'orfèvrerie couvrait les seigneurs et reluisait même jusque 
sur les vilains. Tout était calme et prospère. Le xv e siècle a 
eu cette fortune qu'a si peu connue le précédent ; mais elle ne 
fut pas de très longue durée. Olivier de la Marche venait, dès 
son retour en Flandre, d'être promu aux fonctions d'écuyer 
tranchant du jeune comte de Charolais, et d'être attaché à sa 
personne 3 ; il se trouve à Bruges au moment où s'y réfugie 
Jacques de Portugal, un petit neveu de la duchesse de Bour- 
gogne ; puis le voici de nouveau dans son pays natal ; après 

des missions du duc. Le 21 janvier 1454 (v. st.), il est témoin à 
Dijon, avec Thibaut de Neufchâtel, Antoine Rolin, seigneur 
d'Emeries, Jean Le Mairet, seigneur de Châteaurenaud, et Jean 
de Molesmes, secrétaire du duc, du contrat de mariage de Jacques 
de Montmartin et de Guigonne Bouton, sa cousine. Le 25 jan- 
vier 1455 (v. st.), il assiste en la même qualité au contrat de 
mariage de Philippe de Gourcelles, qui fut bailli de Dijon en 
1467, avec Huguette Bouton, une autre parente. (Palliot, Histoire 
généalogique de la maison de Bouton, preuves, p. 33, 34, 197.) 

1. Mémoires, liv. I, ch. xvn. 

2. Exposition sur vérité mal prise, dans les OEuvres de Georges 
Chastellain, t. VI, p. 308. 

3. Il fut nommé, dit-il, au moment du mariage de Marie de 
Gueldres, nièce de Philippe le Bon, avec Jacques II, roi d'Ecosse. 
Or, le mariage fut arrêté en Bourgogne le 1 er avril 1449. (British 
Muséum, Harl. 4637 3 , f. 11.) En juillet de la même année, il était 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXX iij 

avoir passé les derniers mois de l'année 1449 et une partie 
de l'année suivante à Chalon-sur-Saône avec Jacques de 
Lalaing, qui acheva de s'illustrer au pas de la Fontaine de 
Plours, Guillaume deSercey, bailli de Chalon, et Antoine de 
la Marche, seigneur de Saudon, son parent, qui y remplit le 
rôle de maréchal de la lice, il revient en Brabant, puis à 
Mons, où le duc tint, en mai 1451, un chapitre de la Toison 
d'or ; à Bruxelles, où, au carême de l'année suivante, Charles 
le Téméraire, son nouveau maître, fit en champ clos ses 
premières armes courtoises contre Jacques de Lalaing ; à la 
Vère, enfin, en Zélande, où il se rendit par mer, afin de 
l'accompagner au berceau du petit-fils du roi d'Ecosse. Mais 
il ignorait encore les vrais combats , ou du moins ne les 
avait vus que de loin dans sa première campagne du Luxem- 
bourg; il n'avait, à vrai dire, pas encore reçu ce baptême 
du feu qui sacre l'homme de guerre ; la révolte des Gan- 
tois se chargea de le lui donner. 

Toujours curieux de nobles déduits et d'exploits chevale- 
resques, sans cesse vaquant par monts et par vaux, comme 
Froissart, à l'accroissement de son trésor, il était revenu 
depuis un an de Savoie et de Dauphiné où il était allé, « de 
gayeté de cœur et sans charge d'aultruy, » voir la cour du 
dauphin qui venait d'épouser la fille de Louis de Savoie, lors- 
qu'en 1452 les « blancs chaperons » de Gand, irrités de l'im- 
position d'une gabelle sur leur territoire, se mirent en rébel- 
lion ouverte, pillèrent la Flandre et allèrent avec une grosse 
armée assiéger Audenarde. Philippe le Bon, entré prestement 
en campagne, les battit, fit lever le siège et leur donna la 
chasse jusqu'aux portes de leur propre ville, en essayant de 
leur couper la retraite. Parmi les plus âpres à la poursuite 
était son fils Charles, qui avait juré par saint Georges de 
rabattre l'orgueil de ces bourgeois révoltés. Impatient d'avoir 

à Lille quand Jacques de Lalaing envoya le héraut Charolais 
défier James Douglas en Ecosse. (Livre des faits, t. VIII, p. 166.) 





XXXIV NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

des nouvelles des fuyards, il envoya dès le lendemain matin 
à la découverte Olivier, « l'un des premiers armés de son 
hostel. » Le diligent écuyer s'élance sur son cheval et, lui 
deuxième, avec Philippe d'Arlay, un vieux routier qu'il 
avait pris pour mentor, perce les rangs des archers, atteint 
la tête de l'avant -garde et gagne un moulin à vent où 
s'étaient massés huit cents Gantois, du métier des tisserands. 
Mais il n'eut qu'à observer leur panique et non à les com- 
battre, car, saisis d'une terreur soudaine, ils s'éparpillèrent 
à l'approche des Bourguignons et s'enfuirent de tous côtés, 
dans le faubourg, derrière les barrières, même sous les lits 
des maisons. Ce fut une déroute complète : on en tua tout 
le jour, jusqu'à « basse vespre 1 . » Malgré des incidents 
plus graves et des luttes plus périlleuses, la première cam- 
pagne d'Olivier de la Marche ne fut donc, selon son mot 
pittoresque, qu'un « droit enoysellement 8 , » une chasse aux 
oiseaux, un « gibier » pour les jeunes et nouveaux chevaliers, 
qui ne laissèrent pas d'y faire des pertes sensibles, comme 
celles de Sibuet Pellerin et du bâtard Cornille de Bourgogne, 
dont chacun déplora le trépas prématuré, mais qui y firent 
encore plus de butin et s'y déréglèrent, au grand déplaisir 
d'Olivier, grand ennemi de l'indiscipline et des « pilleries. » 
Toutefois l'expérience était faite et le début avait été heu- 
reux. Nous ne raconterons pas la seconde phase de la guerre, 
qui devint bientôt beaucoup plus rude et où périt Jacques de 
Lalaing; il faut la lire dans les Mémoires. Leur auteur 
suivit son maître pas à pas ; il fut à la bataille de Gavre et 
y donna avec lui au travers des Gantois, mais sans y être 
blessé comme lui, et ne fut peut-être point, quoiqu'il s'abs- 
tienne de le dire, tout à fait étranger à la délivrance du duc, 
un instant cerné par les rebelles, frappé et mis en péril de 
mort par eux. Il le suivit aux portes de Gand vaincue, mais 

1. Mémoires, liv. I, ch. xxv. 

2. kl., id. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXXV 

plus épuisée que soumise, quoiqu'elle criât merci, et il la vit 
déposer ses bannières aux pieds de son miséricordieux vain- 
queur. Quand l'armée fut rompue, on vint à Lille faire liesse 
près des dames et célébrer la victoire dans de somptueux 
banquets. 

La mode n'était pas nouvelle et les occasions ne faisaient 
pas défaut : la paix d'abord et une paix glorieuse, les noces 
du duc de Glèves et de la fille du comte d'Etampes, Isabelle 
de Bourgogne, l'arrivée d'une ambassade de l'empereur et 
d'un envoyé du pape. On avait commencé à « petits fraiz ; » 
mais peu à peu la vanité s'en était mêlée, et princes, hauts 
barons, simples chevaliers, chacun voulut éblouir, écraser 
son voisin. De « grans à grans » surtout, dit La Marche, 
la dépense fut énorme et le luxe insensé. Ainsi qu'il conve- 
nait, Philippe le Bon surpassa tous ses hôtes. Le banquet 
qu'il leur offrit, le 17 février 1454, pour les exciter à se 
croiser contre Mahomet II, le farouche conquérant de Cons- 
tantinople, est resté mémorable entre tous, car, de l'aveu 
des contemporains qui l'ont décrit, il résume les merveilles 
de l'époque. La gastronomie en fut le moindre ragoût, quoi- 
qu'on ne fût pas loin du pays des plantureuses kermesses, 
où déborde la vie animale. La poésie, la peinture, la sculp- 
ture, la musique, l'art des trucs, des machines, des costumes, 
des décors, les jeux scéniques, les joutes et les danses en 
illustrèrent les entremets avec un tel imprévu et un si bel 
agencement que les incomparables joyaux du duc et sa riche 
vaisselle entassée sur les dressoirs en perdirent leur éclat ; il 
n'y eut qu'un cri : jamais on n'avait vu si « mirable » 
chose, comme on n'avait jamais ouï un vœu plus magna- 
nime que celui qu'en l'honneur de la foi chrétienne le noble 
duc prêta sur le faisan. 

Qui avait préparé, organisé ces entremets? C'était Olivier 
de la Marche. Il n'en avait pas eu sans doute seul le soin, puis- 
qu'il avait été de tiers avec un chevalier de la Toison, Jean de 
Lannoy, et un écuyer du nom de Jean Boudault, ce qui for- 



XXXVj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

mait un petit conseil auquel furent souvent appelés de graves 
personnages, même le chancelier, mais il y prit une grande 
part et joua même le rôle de « Sainte-Eglise » à la demande 
de Philippe le Bon. Il prononça aussi le vœu suivant, que 
rapporte Mathieu d'Escouchy : « Je veue à Dieu, mon créa- 
teur et rédempteur Jhesus-Crist, et à la très glorieuse Vierge 
Marie sa mère, aux dames et au faisant, que quant mon 
très redoubté et souverain seigneur monseigneur le duc et 
comte de Bourgoingne yra au saint voyage à l'encontre des 
infidelles, que s'il lui plaist et à monseigneur le comte de 
Gharolais à qui je suis serviteur, je yray et le serviray leau- 
ment de ma puissance, ne n'en retourneray, pour quelque 
chose qui ne puist advenir, se ce n'est par l'exprès commande- 
ment de mondit seigneur, jusques à ce que je me soye trouvé 
en lieu où par honneur je puisse vestir de ma cotte d'armes, 
s'il me plaist, à l'encontre des infidelles, ou en sy honnou- 
rable rencontre ou besoingne qu'il y ait v cens hommes des- 
confis au mains. Seigné de ma main 1 . » Ce vœu résume sa 
vie et peu s'en fallut qu'il ne l'accomplît, lorsqu'en 1464 
Philippe le Bon voulut réaliser son projet de croisade si 
longtemps caressé, mais toujours suspendu. Le Christ et 
l'honneur, voilà les deux pôles vers lesquels Olivier se tourne 
sans cesse, ses deux religions, confondues en une seule, car 
il les regarde comme inséparables. Ajoutez-en pourtant une 
troisième, l'obéissance, la fidélité à son maître : il est là tout 
entier. 

Le banquet de Lille fut suivi d'autres fêtes, moins bril- 
lantes peut-être, mais non moins solennelles, qu'interrom- 
pirent un instant le voyage, puis la maladie de Philippe le 
Bon en Allemagne, et une excursion de Charles le Téméraire 



1. Mathieu d'Escouchy, Chronique, édit. Beaucourt, t. II, p. 221; 
Ordonnances du bancquet que fit en la ville de Lille, etc., ms. de la 
bibl. royale de Bruxelles, provenant de celle des ducs de Bour- 
gogne. V. aussi ms. fr. 10319, de la Bibl. nat. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXXVlj 

en Hollande. Mais elles reprirent bientôt à l'occasion des 
noces d'une Vergy avec un Neufchâtel et du mariage du 
comte de Charolais avec Isabelle de Bourbon, en 1454. De 
Lille, Olivier rejoignit le duc en Bourgogne, revit Chalon, 
Dijon, où il s'arrêta quelques jours en compagnie de Georges 
Chastellain 1 , Nevers, où il présida avec celui-ci aux « mis- 
tères » représentés devant le duc et la duchesse d'Orléans 
et la duchesse de Bourbon 2 , et escorta Philippe jusqu'à 
Valenciennes, dans les murs de laquelle il fut le témoin scan- 
dalisé d'un combat à outrance entre deux bourgeois, Mahuot 
et Jacotin Plouvier 3 . 

Mais voici qu'au milieu des « festeyemens » et des réjouis- 
sances, à peine suspendus par les troubles d'Utrecht et l'ex- 
pédition de Hollande en 1456, le dauphin Louis survient à 
Bruxelles chercher un asile contre le mécontentement de 
son père Charles VIL II semble qu'il y apporte la « mala- 
venture ; » c'est en effet de ce jour et de cet homme que sont 
nés, si l'on y regarde de près, la plupart des déboires de la 
maison de Bourgogne. Olivier le peint d'un trait et à sa 
manière : c'est un prince, dit-il; il est large, il aime la 
chasse et les gens de renommée, qu'il paie bien, mais il est 
soupçonneux, et aux serviteurs qui lui déplaisent « donne le 
band (congé) à la guise de France. » L'horizon se rembru- 

1. Kervyn de Lettenhove, OEuvres de Chastellain, notice, t. I, 

p. XXIII. 

2. « A Olivier de la Marche, escuier, pour don à lui fait par 
mondit seigneur, en considéracion de certains jeux de mistères 
qu'il a aidié à jouer devant luy, monseigneur le duc d'Orléans, 
madame son espouse et madame de Bourbon, estans devers 
mondit seigneur en la ville de Nevers, xn escuz de xvi gros 
demi-royaux. » (Compte de Guillaume de Poupet, de 1454; 
Archives du Nord, B. 2017.) Dans cette représentation figuraient 
les personnages d'Alexandre, d'Hector et d'Achille. Georges 
Chastellain eut 13 fr. 9 gros royaux. (Les ducs de Bourgogne, par 
M. de Laborde, t. I, p. 417.) 

3. Mémoires, liv. I, ch. xxxn. 



XXXviij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

nit, les affaires se compliquent, la guerre extérieure est 
menaçante; au dedans, la haine du comte de Charolais pour 
le sire de Croy brouille Philippe le Bon et son fils, qui ne 
trouve d'appui que dans sa mère. Olivier n'est déjà plus le 
mince écuyer que l'on a vu : il a trente ans et vient d'être 
créé premier panetier de Charles le Téméraire, fonction 
qu'il remplit par semestre avec un de ses compagnons, Phi- 
lippe de Sasa 1 . Il s'emploie discrètement mais activement à 
la réconciliation du père et du fils, qui l'envoie souvent du 
Quesnoy et de Termonde à Bruxelles prendre les conseils du 
chancelier Rolin. Il se rend aussi plusieurs fois à Paris, sur 
l'ordre du duc et du dauphin, afin de s'accointer avec Guil- 
laume Biche, un des anciens et des plus avisés serviteurs de 
Charles le Téméraire, qui épiait les résolutions du roi de 
France 2 . De telles missions étaient bien son fait : sa loyauté, 
sa sagesse et sa « subtilité » méritaient toute confiance. 

1. Mémoires, liv. I, ch. xxxm. 

2. Id., id. « A Olivier de la Marche, escuier pannetier faisant la 
despence de monseigneur, que icellui seigneur lui a semblablement 
fait donner pour avoir ung cheval quant il est parti de devers lui 
audit lieu de Béthune pour retourner en Bourgogne, xxxvi livres. » 
— 1457. (Arch. du Nord, Compte de la recette générale des finances, 
F. 151, fol. 59.) « A Olivier de la Marche, escuier trenchent de 
monseigneur le conte de Charrolois, la somme de vint-quatre livres, 
pour don à lui fait par monseigneur le duc en considération des 
services qu'il lui a faiz, et mesmement pour avoir ung cheval en 
récompensacion d'un aultre qu'il a nagaires perdu et ailbllé en 
son service. » (Compte de Guyot du Champ, de 1459, fol. 185 v°; 
Archives du Nord, B. 2034.) — En 1462, Olivier remplit d'autres 
missions moins brillantes. Ainsi il lui est alloué, le 25 octobre 
1462, par les gens des comptes de Dijon, conjointement avec 
Guillaume de Villers, et à Jean de Mazilles, ainsi qu'à plusieurs 
sergents du duc, une somme de 15 fr., dont 4 pour chacun des 
écuyers, pour aller, par ordre du président de Bourgogne, chaque 
homme ayant trois chevaux avec lui, arrêter au Port de Paleau 
Etienne et Perrenot Coustain, et les conduire à Dijon. (Archives 
de la Côte-d'Or, B. 1751, fol. vi**xix.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XXxix 

Nous passons rapidement, à l'exemple de La Marche, sur 
les années qui s'écoulèrent dans ces négociations, heureuse- 
ment dénouées par la mort de Charles VII, sur les cérémo- 
nies du sacre de Louis XI, auxquelles notre chroniqueur 
assista, sur son séjour à Paris, dans la « belle » rue des 
Tournelles, à la suite de son maître, dont le faste étonna 
la cour française, afin d'arriver à un épisode important de 
son existence. Le comte de Charolais se trouvait, en 1464, 
dans la ville de Gorcum, lorsqu'un petit navire de guerre, 
parti de Dieppe et monté par quarante hommes, vint un jour 
aborder la côte hollandaise, au port d'Arnemuiden, dans 
l'île de Walcheren. Ce bâtiment portait un émissaire de 
Louis XI, le bâtard de Rubempré, que l'on soupçonna, non 
sans fondement, — car il était « pour faire un coup périlleux, » 
dit Chastellain, — d'avoir voulu tenter un enlèvement sur la 
personne du comte. Ledit bâtard fut mis sous bonne garde, 
et Charles dépêcha Olivier, « homme bien emparlé et tout 
propre à ce faire, » dit Chastellain, à Philippe le Bon, qui 
se trouvait à Hesdin, pour l'informer des motifs de cette cap- 
ture. En passant à Bruges, le panetier ne se gêna point pour 
manifester hautement ses soupçons de la perfidie royale, et les 
fit d'ailleurs aisément partager au duc. Celui-ci quitta brus- 
quement Hesdin, sans aller prendre congé du roi, alors tout 
près de là, à Abbe ville. Louis XI en éprouva un violent cour- 
roux : d'après ses ordres, le comte d'Eu, le chancelier de 
Morvilliers et l'archevêque de Narbonne, ses ambassadeurs, 
allèrent aussitôt rejoindre à Lille le duc de Bourgogne et le 
sommèrent arrogamment de livrer à leur maître, pour être 
châtié à son gré, le fidèle écuyer que le roi rendait respon- 
sable de l'arrestation du bâtard. Commines a narré avec plus 
de détails que La Marche la belle scène qui se produisit alors 
à l'audience ducale le 6 novembre 1464 ' : sans rien perdre 

t. Commines, Mémoires, liv. I, eh. I er . — V. aussi les Mémoires 
de Jacques du Clerc, V, 16, Chastellain, liv. VI, ch. 117, t. V de 



xl NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

de son sang-froid, ni du respect qu'il devait à son suzerain, 
Philippe le Bon répondit dignement qu'Olivier était son 
sujet, qu'il n'avait pas d'autre seigneur et que, s'il avait 
tenu des propos outrageants contre le roi, lui, le duc, se 
chargerait seul d'en faire justice. Rapprochez cet incident 
de celui de Jacques de Chabannes, cité plus haut : on ne 
saurait mettre en plus vive lumière la mâle fierté, la noblesse 
d'âme du maître, ni mieux expliquer le dévouement aveugle 
qu'il inspirait à son serviteur. 

La guerre du Bien public éclate : Olivier de la Marche 
prend les armes avec le comte de Charolais dans le corps 
commandé par Jean de Luxembourg 1 , et combat vaillam- 
ment aux côtés du prince à Montlhéry, où il reçoit de ses 
mains, dès le matin de la journée, l'honneur insigne de la che- 
valerie, en même temps que le fils du prince d'Orange, Jean 
deMontfort, et un de ses parents, Emart Bouton. Il passe 
la nuit qui suit la bataille à cheval, à la tête de cinquante 
hommes d'armes, en prévision d'un retour offensif de l'en- 
nemi et, du haut de son destrier, prête une oreille attentive 
aux délibérations des chefs de l'armée bourguignonne, 
assemblés autour de Charles le Téméraire, le long d'une 
haie, sur une pièce de bois. La victoire paraissait encore 
incertaine, car on ignorait si Louis XI avait battu en 
retraite : aussi le lendemain matin, sans prendre une minute 
de repos, il court vers Montlhéry reprendre quelques canons 
abandonnés sous le château et a la bonne fortune de ren- 

l'édit. Kervyn de Lettenhove, p. 118, et le ms. n° 1278 de la Bibl. 
nat. — Louis XI avait prétendu d'abord qu'il ignorait les projets du 
bâtard de Rubernpré et qu'il ne les avait nullement autorisés. Puis 
il déclara aux députés des villes de la Somme que celui-ci avait agi 
par ses ordres, toutefois qu'il avait mission de s'emparer non du 
comte de Charolais, mais du vice-chancelier de Bretagne, qui devait 
revenir d'Angleterre par la Hollande. (Kervyn, Hist. de Flandre.) 
\. V. les Mémoires de Jehan de Haynin, qui cite le nom d'Oli- 
vier parmi ceux des chevaliers et seigneurs qui accompagnaient 
Jean de Luxembourg (t. II de l'édit. Chalon, p. 28 à 42). 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. xlj 

contrer un cordelier qui lui apprend la fuite du roi de France 
et l'assure ainsi le premier du succès définitif des confédérés. 
Dès qu'il a porté cette bonne nouvelle à son maître, il 
retourne avec Jacques de Montmartin faire les logis des 
vainqueurs, gagne ensuite Chartres, Etampes, Nemours, se 
lance pendant une nuit à la recherche du seigneur de Haut- 
bourdin, afin de le ramener vers le gros des troupes alliées, 
et campe à Conflans, sur les bords de la Seine, ce qui lui 
permet, les jours de trêve, entre deux canonnades, d'aller 
faire « grant chière » à Paris pour son argent. Un signe 
caractéristique de cette guerre, qui ressemble beaucoup à 
celle de la Fronde, c'est que l'animosité des chefs n'entraîne 
aucune haine entre les soldats. Les premiers ne tardent pas 
à se rapprocher eux-mêmes ; Louis XI visite familièrement 
le comte de Charolais qui paie ses gens d'armes grâce à 
trois sommiers chargés d'or « où il pouvoit avoir quatre- 
vingt mille escus, » que l'infatigable chevalier, muni d'un 
sauf-conduit du roi de France, va quérir, en octobre 1465, 
au trésor du duc à Bruxelles ; enfin la paix est signée et 
les Bourguignons triomphants vont porter leurs offrandes 
à Notre-Dame-de-Liesse. Ils traversent Compiègne, Noyon, 
Amiens, s'établissent dans le pays de Liège révolté qu'ils 
épouvantent, et, après lui avoir dicté, le 19 décembre 1465, 
à Tirlemont, les conditions de sa soumission dans un acte 
auquel La Marche assista comme témoin avec Guillaume de 
Dinteville et Jean de Montfort 1 , ils reviennent à Bruxelles 8 . 
Est-ce pour y trouver le repos? Non, du moins en ce qui 
concerne Olivier. A peine arrivé en Brabant, le comte de 
Charolais l'envoie en Normandie , afin de surveiller la 
prise de possession de cette province par le duc de Berry, 
c'est-à-dire l'exécution du traité de Conflans; mais ce 

i. Analecta Leodiensia, dans les Documents relatifs au siège de 
Liège, t. I, p. 529. 

2. Mémoires, liv. I, eh. xxxv; Commines, liv. I, ch. ix, xi et suiv. 
Sur le séjour d'Olivier dans le pays de Liège, voy. Haynin, 1. 1, p. 61. 



xlij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

prince s'est brouillé avec son allié de Bretagne, Louis XI 
est accouru avec une grosse armée pour profiter de leur 
discorde et, pendant que son frère bat en retraite devant 
lui, Olivier, ignorant ces étranges démêlés, se heurte, à 
Rouen, au roi de France, qui lui demande narquoisement 
où il va. On le laisse passer toutefois, et il peut rejoindre à 
Rennes les ducs de Berry et de Bretagne, de nouveau récon- 
ciliés, qui accueillent avec joie le représentant de leur bon 
frère de Charolais, puis il rentre en France avec Mgr de 
Beaujeu, et de Tours gagne Jargeau, où l'a mandé Louis XI, 
dans l'espoir de le tromper par ses caresses. Olivier n'avait 
pas effectué ce voyage incognito et en son nom privé : il 
était un véritable ambassadeur et en reçut le titre dans cette 
mission comme dans celle qu'il remplit une seconde fois 
avec Jean Carondelet et Nicolas Bouesseau en Bretagne, en 
Normandie et vers le roi. 

La fin de l'année 1466 et les six premiers mois de 1467 
s'écoulèrent donc pour La Marche en incessantes allées et 
venues 1 , fort périlleuses d'ailleurs, car le défiant Louis XI 
surveillait de près les messagers du comte de Charolais 
et les aurait volontiers arrêtés. Revenu de Normandie, 
Olivier repartit le 1 er janvier 1467 pour l'Angleterre, afin 
d'y remplir une mission secrète, si secrète en effet qu'il se 
garde de nous en faire connaître l'objet dans ses Mémoires. 
Mais elle avait pour but de resserrer l'alliance de Charles 
avec le roi Edouard : les comptes aussi discrets que lui se 
bornent à en faire mention 2 . Il quittait la cour d'Angleterre, 

1. On peut citer encore parmi elles un voyage fait près du duc 
de Berry, qu'il rencontre à « Beaune » (Beaune-la-Rolande) pour 
l'assurer du puissant secours de son maître. Mention de ce 
voyage est faite dans un interrogatoire du 10 octobre 1476, au 
cours du procès du duc de Nemours, dont M. Stein a emprunté 
le texte à un manuscrit français de la Bibl. nat., n° 2387, fol. 434. 

2. « A Piètre de Gouloigne, messagier de la ville de Bruges, 
la somme de douze livres, du pris de xl gros monnoye de 
Flandres la livre, qui deue luy estoit pour ung voyaige par lui fait 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. xliij 

où il avait en passant applaudi aux brillantes joutes du 
grand bâtard de Bourgogne, lorsqu'au moment de s'em- 
barquer à Plymouth pour achever, en Bretagne, avec 
Thomas de Loreille, bailli de Caen, une nouvelle mission 
qui venait de lui être confiée, il apprit la mort de Phi- 
lippe le Bon (25 juin 1467). Quelque douloureuse que fût 
pour lui cette perte, qui lui arracha « des larmes fraîches, » 
comme aux héros d'Homère, et qui consterna tous les hommes 
avisés, il ne se crut pas délié de la charge qu'il tenait à la 
fois du père et du fils, et voulut la conduire jusqu'au bout. 
Mais, dès que, cette tâche accomplie, il eut assisté à Rennes 
au splendide service ordonné par le duc de Bretagne pour 
le repos de l'âme du défunt, il se hâta de reprendre la mer et 
de rejoindre en Flandre son nouveau seigneur. 

Ici s'ouvre pour lui une seconde phase de son existence. 
Elle sera plus éclatante, mais aussi plus laborieuse et plus 

dudit lieu de Bruges par devers messire Olivier de la Marche, estant 
de par ms. de Charrolois ou pays d'Angleterre lui porter lettres 
closes touchant ses besoingnes et affaires, etc. » (Arch. du Nord.) 

On voit ailleurs que 216 livres furent allouées à Olivier de la 
Marche pour son voyage en Angleterre, du 1 er janvier 1466 
(v. st.) au 10 avril suivant, à raison de 48 sols de 2 gros par jour. 
(V. Bulletin de la Société de V histoire de France, 1858, p. 296 
et suiv.) Il faut lire 216 liv. et non 24, comme l'imprime ce Bul- 
letin, ainsi que l'atteste la pièce suivante : 

« A Messire Olivier de la Marche, chevalier, conseiller et 
maistre d'ostel de mondit seigneur, la somme de deux cens seize 
livres que mondit seigneur lui a fait baillier et délivrer sur cer- 
tain voyage qu'il a fait par son commandement et pour ses 
besoingnes par devers le roy d'Angleterre, dont il ne veult icy 
autre déclaracion estre faicte. » (Compte de Barthélémy Trotin, 
de 1467, fol. 91 v°. — Archives du Nord, B. 2064.) 

Olivier de la Marche était accompagné dans ce voyage par 
Antoine de Lameth, écuyer d'écurie, qui reçut 232 liv. 16 sols 
d'indemnité, et Lameth avait lui-même un compagnon pour por- 
ter ses dépêches. (V. Bulletin précité, p. 297.) Quant à Olivier de 
la Marche, il transmettait ses dépêches à Bruxelles par messire 
Mathieu, « son presbtre chappellain. » (Id.) 



xliv NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

traversée. A un protecteur succédait un maître. Charles était 
redouté même des compagnons de son enfance, quoique 
certaines de ses qualités, si vivement dépeintes dans les 
Mémoires, l'en fissent presque également aimer. On crai- 
gnait surtout son opiniâtreté qui dérivait de son orgueil ; il 
méprisait, dit Commines, « tout autre conseil, sauf le sien 
seul. Ses pensées estoient grandes, mais nul homme ne les 
sçavoit mettre à fin. » Aucun du moins ne pouvait se flatter 
de le satisfaire : on le touchait sans le fléchir ; il semblait 
que sa dureté pour lui-même dût justifier ses exigences et sa 
rigueur envers les autres. Olivier, qui avait appris à le con- 
naître dès son bas âge 1 , put en souffrir parfois, mais il n'eut 
point, une seule fois excepté 2 , à s'en plaindre : Charles lui 
témoigna de suite une haute estime, une pleine confiance, 
sinon une vive affection ; il l'attacha plus étroitement à sa 
personne, tout en lui conférant des titres ou des missions qui 
engageaient plus lourdement sa responsabilité. Les comptes 
commencent alors, en effet, à le qualifier de conseiller du 
duc et de maître d'hôtel 3 . Il va monter de dignités en dignités, 
mais au prix de quel labeur ? Ainsi s'explique peut-être en 
partie sa mélancolique devise : « Tant a souffert La Marche, » 

1. II déclare lui-même qu'il fut « nourri » avec le prince, c'est- 
à-dire élevé avec lui, bien qu'il fût de cinq années plus âgé. Ne 
connaissait-il pas aussi la vieille Isabeau de Moralles, la « ber- 
cheresse » de « Gbarlotel, » ainsi que les habitants de Dinant 
appelaient le comte de Charolais (Archives du Nord, B. 1978), 
et n'avait-il pas recueilli de sa bouche des particularités sur sa 
première enfance? 

2. L'enlèvement de la duchesse de Savoie. 

3. En acceptant sans contrôle une indication de Gollut (nouv. 
édit., col. 1190), qui fait figurer 01. de la Marche comme maître 
d'hôtel dans la liste des officiers de Philippe le Bon en 1461, M. Stein 
(p. 30) n'a pas fait attention que notre chroniqueur est encore qua- 
lifié premier panetier du comte de Charolais quatre ans plus tard, 
en 1465 (Stein, p. 165). On se demande aussi pourquoi le même 
auteur lui donne, à partir de cette dernière date, le titre de 
chambellan qu'il n'a porté que beaucoup plus tard (id., p. 193). 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. xlv 

si différente de celle du grand bâtard de Bourgogne : « Nul 
ne si frote ! » 

Plus que jamais sa vie se partage maintenant en deux 
fonctions bien différentes : tour à tour diplomate et guer- 
rier, il ne déposera la lance que pour prendre la plume, 
et sa robe d'ambassadeur sera constamment doublée de la 
cuirasse de l'homme d'armes. Quelques mots d'abord de 
son premier rôle. Le 18 novembre 1467, il quitte Liège 
pour retourner en Normandie et en Bretagne, puis en 
Angleterre 1 . Il importe en effet à Charles le Téméraire de 

1. « A messire Olivier de la Marche, chevalier, conseillier et 
maistre d'ostel de mondit seigneur, la somme de l liv. , que mon- 
dit seigneur lui a fait délivrer en prest et payement, sur certain 
voyaige qu'il fait de par lui, pour ses besoingnes et affaires 
secretz par devers le duc de Bretaigne. » 

On lit à la marge : « Soit corrigié où yl prendra le surplus. » 

« En est parpaié ou premier compte de Guilbert de Rupple, 
argentier, subséquent fol. m c xlv, où ces l liv. lui sont rabatues 
et parpayé, reste de u c xl liv. » (Archives du Nord.) 

Olivier reçoit aussi « n c vu liv. xim s., pour, le xvm e jour de 
novembre LXVII, estre party de la cité de Liège, où mondit 
seigneur se tint lors, et estre aie en ambassade avec maistre 
Jehan Garondelet, maistre des requestes, et Nicolas Bouesseau, 
secrétaire de mondit seigneur, par devers messeigneurs les ducs 
de Normandie et de Bretagne, et de là devers le roy, nostre sire, 
pour affaires secrètes. » (Id., B. 2071.) Son voyage se prolongea 
jusqu'au 22 mars. Jean Garondelet reçut 80 livres pour le même 
voyage. 

« A messire Olivier de la Marche, à cause de certaines vacca- 
cions et voiages par lui fais du commandement de mondit sei- 
gneur, depuis le x e jour de may jusques au xxv e du mois d'oc- 
tobre ensieuvant, comme sur certain voyage qu'il aloit faire de 
la cité de Liège par devers les ducs de Normendie et de Bretagne, 
vu xx x liv. » (Id. V. Bulletin précité, p. 297.) 

Dans une lettre écrite à Louis XI, de Gharenton (Sherring- 
ton?), le 16 janvier 1468, par William Menipeny, seigneur de 
Goncressault, sénéchal de Saintongo et ambassadeur de France 
près d'Edouard, roi d'Angleterre, cet envoyé raconte à son maitre 
qu'il avait vu à Honfleur messire Olivier de la Marche et d'autres 



xlvj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

se faire des amis des Anglais : il scellera leur alliance avec 
eux en épousant Marguerite d'York, sœur de leur roi 
Edouard. Arrivé à Londres en décembre, Olivier revient en 
Normandie par Honfleur, puis repart pour l'Angleterre et 
ne rentre en Flandre que le 22 mars 1468 l . L'année sui- 
vante, le 8 février, il est expédié en mission secrète en Bre- 
tagne et « ailleurs » et reste absent jusqu'au mois de mai 2 . 
A peine de retour, il se réembarque pour l'Angleterre, mais 
n'y séjourne pas, puisqu'on le voit en juillet constater le 
payement fait par le bailli de Gand d'une somme de 
70 patards au geôlier du château de cette ville 3 . Le 
25 février 1470, le voilà de nouveau envoyé en Angleterre, 
peut-être près de Warwick, et il n'est libre que le 18 juin 

du conseil du duc de Bourgogne se rendant vers Louis XI. 
(Anchiennes Cronicques d'Engleterre, t. III, édit. Dupont, appen- 
dice, p. 190.) V. Arch. générales de Belgique, compte de 1468, 
vol. 1923, fol. 66. C'est une pièce identique à celle déjà citée en 
note plus haut et tirée des Archives du Nord. 
Olivier ne rentra définitivement en Flandre qu'en octobre 

1467. En effet, les Archives générales de Belgique, compte de 

1468, vol. 1923, mentionnent plusieurs sommes avancées par lui, 
de la Fête-Dieu en octobre 1467, à Mathieu Losengier, l'un de 
ses émissaires, envoyé de Boulogne en Bretagne, puis à Bruxelles, 
enfin de Rochester en Angleterre, pour porter des messages 
diplomatiques. Il était donc retourné en Angleterre pour remplir 
une nouvelle mission, après avoir un instant rejoint son maître, 
et s'y trouvait encore en octobre, époque à laquelle il revint à 
Louvain saluer Charles le Téméraire. 

1. Même compte de 1468 aux Archives de Belgique. — Olivier 
recevait 53 sols par jour à l'étranger, et le duc lui donna, en 
outre, une gratification de 470 livres 8 sous 4 deniers en vais- 
selle d'argent. (Bibl. nat., ms. fr. 20685, p. 439.) 

2. Il reçoit 300 livres pour ses frais de voyage et de séjour 
(Archives de Belgique, compte de 1469 (n. st.), vol. 1924, fol. 112). 
Le même compte, fol. 125, lui alloue 122 livres 7 sols pour frais 
d'ambassade en Bretagne. 

3. 13 juillet 1465. (Comptes-rendus des séances de la Commission 
d'histoire de Belgique, 2 e série, t. VII, p. 45.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. xlvij 

suivant 1 . Il n'a pas encore eu le loisir d'ouvrir ses « bou- 
gettes » que, le 8 juillet, il doit quitter Saint-Omer pour 
traverser le détroit et aller trouver Henri VI à Londres 8 . 
Le discret serviteur se tait soigneusement sur le but de ces 
allées et venues, mais ce but n'est-il pas manifeste? Ne 
faut-il point que la maison de Bourgogne combatte à l'étran- 
ger la politique astucieuse de son ennemi le plus perfide et 
le plus dangereux, Louis XI ? 

La confiance de Charles le Téméraire ne lui fait pas plus 
défaut à l'armée. A la bataille de Brunstein, il est retenu 
par le duc au nombre des vingt chevaliers chargés de 
veiller à sa propre sécurité ; il se trouve au grand assaut 
de Liège, le 30 octobre 1468, de même qu'il avait 
assisté, deux ans auparavant, du vivant du vieux duc, au 
siège et au sac de Dinant ; il suit son maître dans le pays 
de Franchimont, et donne, malgré un froid terrible, la 
chasse aux derniers débris des révoltés liégeois ; il est avec 
Charles le Téméraire à Namur, à Lille, à Saint-Omer, à 
Gand, à Bruges, quand il ne vaque pas à ses ambassades, et 
séjourne près de lui pendant deux mois à la Haye, en 1469 ; 
nous le retrouvons en 1470 à Gand, où il assiste au pas tenu 
par Claude de Vaudrey , puis à l'Écluse, et l'année suivante à 
Hesdin, où le duc se retire avec les cinq ou six cents archers 
de son escorte, en attendant que son armée ait eu le temps 
de se réunir et de marcher sur Pecquigny et Amiens ; le 
30 septembre 1469, il est nommé gouverneur, capitaine et 
prévôt de Bouillon, en remplacement de Pierre de Hagen- 
bach, et en exerce les fonctionsjusqu'au 30 septembre 1470 3 ; 

1. Arch. de Belgique, compte de 1469 (v. st.), vol. 1925, fol. 254, 
278. 

2. Id., compte de 1470, vol. 1925, fol. 280. 

3. Inventaire général des Archives du royaume de Belgique, t. IV, 
p. 139 (Bruxelles, 1865); compte n° 24406. — Déjà, le 20 sep- 
tembre 1462, il avait été chargé d'établir Jean d'Anthimes en 
qualité de capitaine et de prévôt du duché de Bouillon. (Comptes- 



xlviij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

le 22 janvier 1471 , il est établi capitaine et bailli de Lucheux, 
d'Orville et des terres confisquées sur le comte de Saint-Pol ! ; 
un peu plus tard, le 8 août 1473, il reçoit le titre de maître 
de la monnaie de Gueldre 2 , puis ceux de bailli d'Amont en 
Franche-Comté et de capitaine de Châtillon-le-Duc (1474) 3 ; 
peu après le siège d'Amiens, auquel il prend, durant six 
semaines, une part active en 1471, il est promu capitaine 
de la première compagnie d'ordonnance de la garde, et, à 
la tête de trois cents hommes d'armes, dont il partage le 
commandement avec le bailli de Saint-Quentin et Jacques 
d'Harchies, il s'établit à Abbeville (janvier 1472), dont il 
est nommé commandant, en l'absence de Philippe de Crève- 
cœur, sieur d'Esquerdes (22 mars), et où il assiste le 15 jan- 
vier à l'exécution d'un certain Jehan Levasseur ; il court le 

rendus de la commission d'histoire de Belgique, l re série, t. IX, 
page 80.) 

1. Arch. nat. (Musée 487), K. 74, n° 3. M. H. Stem a publié 
cette pièce, comme plusieurs de celles qui ont été précédemment 
citées. — Olivier reçut dans la même année, en récompense de 
ses services, 500 livres à prendre sur les deniers de la confisca- 
tion des habitants de Tournay et du comte de Saint-Pol. (Bibl. 
nat., Gollect. de D. Villevieille, 55, Cab. des titres, 136 bis, fol. 138.) 

2. Archives de Belgique, Ch. des comptes, Inventaire, t. III, 
n° 18100. Il avait encore ce titre en 1476 et touchait 200 francs 
de 32 gros flamands pour gages annuels. (Arch. de Belg., Ch. 
des comptes de Gueldres, 18100.) 

3. On n'a pas la date exacte de cette nomination, restée en 
blanc dans les comptes. Nous trouvons cependant aux Archives 
de la Côte-d'Or, B. 1772, dans le compte de Jean Pillet de Loi- 
sey, trésorier de Vesoul, pour les années 1473-1474, fol. 92, la 
mention suivante : « Novus hic. A noble seigneur messire Olivier 
de la Marche, chevalier, conseiller, maistre d'ostel de mondit 
seigneur le duc et à présent son bailli d'Amont, ouquel office de 
bailli et aussi en l'office de cappitaine de Ghastillon-le-Duc, icel- 
lui seigneur par ses lettres patentes données le... jour... mil 
GGCG..., et pour les causes contenues et déclairées en icelles, a 
commis et ordonné et establi ledit messire Olivier, vi xx xm fr. 
m gros. » 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. xlix 

pays de Vimeu, d'où il ramène grand butin, dit-il, fait prison- 
nier le seigneur de Loupy (peut-être Huppy) et ses enfants 
et enlève d'assaut la place de Gamaches 1 . Il est chargé de 
garder avec ses hommes d'armes les postes de Roye et de 
Montdidier après sa campagne du Vimeu ; puis, appelé en 
Gueldre par sa nouvelle fonction de maître général des 
monnaies, il prend une part active au siège de Venloo, ce 
qui lui vaut 240 livres de récompense (10 septembre 1473). 
En un mot, s'il récolte des honneurs et de l'argent, c'est 
qu'il ne fuit jamais ni devant les périls, ni devant les 
charges. Les cinq ou six années de cette période de son exis- 
tence ne sont guère qu'une perpétuelle chevauchée, ce qui 
ne l'empêche point de remplir, entre temps, son rôle plus 
pacifique de maître d'hôtel, et de veiller en cette qualité aux 
menus plaisirs du duc 2 , ou aux solennités de sa justice, 

1. « Ung petit devant (1472), ung chevalier de la partie du duc 
nommé messire Olivier de la Marche, bourguignon, lequel avoit 
charge de cinquante lances, qui se tenoit de par le duc en garni- 
son à Abbeville, s'en alla à Gamaches et print le chastel d'as- 
sault, lequel il fist bruller et la ville, laquelle ville appartenoit à 
Joachim Rohault, lors mareschal de France... » (Anchiennes 
Croniques d' Engleterre , appendice, t. III, p. 294, ch. xliv de 
l'Histoire de Charles, dernier duc de Bourgogne. V. aussi Mémoires, 
liv. II, ch. i, et Prarond, Une occupation militaire d' Abbeville au 
XV e siècle, p. 8.) — Pendant son séjour à Abbeville, Olivier avait 
sous ses ordres 9 dixeniers, 10 lieutenants, 79 hommes d'armes, 
293 archers à cheval, 94 piquiers, 34 artilleurs, 10 arbalétriers et 
22 archers à pied. Il touchait cent fr. de solde personnelle par 
mois. (Archives de Belgique, Ch. des comptes, n° 25542, fol. 5.) 

2. Lettre du 15 octobre 1468, par laquelle, il atteste qu'une 
somme de douze livres a été délivrée aux ménestrels du duc. 
(Archives du Nord, B. 2069.) Le compte de Gile de Rupple, 
argentier du duc, constate dans la même année la remise de 
28 livres 14 sous à Olivier, pour remboursement de diverses 
sommes payées à « ung harpeur de Mgr de Normandie, » venu 
à Mons, à des « trompettes estrangères » et à « ung joueur de 
divers instrumens » qui joua devant le duc le lendemain de ses 
noces. (Archives de Belgique, Ch. des comptes, vol. 19^3, fol. 197.) 

d 



1 NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

comme, le 15 janvier 1469, lorsqu'avec son collègue Pierre 
Bladelin, il amène devant la « chayère de monseigneur le 
duc » siégeant « en la grande salle de Brouxelles, » au 
milieu des chevaliers de la Toison d'or et des ambassadeurs 
de tous les souverains d'Europe, les magistrats de la ville 
de Gand naguère révoltée, venus pour déposer aux pieds 
de leur prince, en signe de soumission, les bannières de 
leurs métiers et assister à la lacération de leurs vieux pri- 
vilèges i . 

Ces fonctions moins périlleuses, mais non moins délicates 
parfois, il les remplit surtout d'une manière éclatante lors 
des noces de Charles le Téméraire avec Marguerite d'York, 
sœur du roi d'Angleterre, célébrées à Bruges en 1468. L'or- 
ganisateur des « mistères » de Nevers, des « entremetz » de 
Lille fut encore une fois chargé de diriger les fêtes somp- 
tueuses qui suivirent le mariage et dans lesquelles son goût 
naturel pour le cérémonial l'avait fait passer maître. H en 
prépara les principaux divertissements et paraît avoir rédigé 
la plupart des pièces allégoriques qui furent récitées au pas 
de l'Arbre d'or. Il s'y mêla directement lui-même : on le vit 
accompagner les juges du champ clos pendant toute la 
durée des joutes, conduire, monté sur une mule et « vestu 
d'une longue robe de velours bleu » avec manteline de pareille 
étoffe et pourpoint de satin cramoisi, le seigneur de Raves- 
tein devant les dames et donner lecture delà lettre qui expli- 
quait « l'emprinse 2 . » Ce fut également lui qui régla une 
partie de la dépense et veilla au paiement des peintres, des 
ménestrels, des sculpteurs, des tailleurs d'images qui furent 

1. V. aux Mémoires de Commines, édit. Dupont, preuves, t. III, 
p. 253, la relation de l'assemblée tenue à Bruxelles, le 15 jan- 
vier 1469 (et non le 8 janvier, comme l'a imprimé Lenglet), pour 
casser les privilèges des Gantois. 

2. V. Mémoires, liv. II, en. rv, et aux annexes, le Récit des 
noces de Charles de Bourgogne. V. aussi les Mémoires de Jean de 
Haynin et le ms. n° 17321 de la Bibliothèque royale de Bruxelles. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lj 

employés dans ces réjouissances 1 . Mais il fit plus encore, 
d'après Adrien de But, il y jouta avec Antoine, bâtard de 
Bourgogne 2 ; puis, selon sa coutume d'enregistrer jusque 
dans leurs moindres détails tout ce qui touchait aux magni- 
ficences de la cour bourguignonne et ce qui pouvait en rehaus- 
ser la renommée 3 , il en fit un double récit : l'un fut adressé par 
lui sous forme de lettre à Gilles du Mas, maître d'hôtel du duc 
de Bretagne : c'est celui qu'il a inséré dans ses Mémoires ; 
l'autre fut envoyé à la cour de Savoie ; c'est, semble-t-il, 
la relation jusqu'à ce jour conservée dans la bibliothèque de 
Turin et placée en appendice dans cette édition. Ces récits dif- 
fèrent sur quelques points, mais ils se complètent l'un l'autre : 
plus heureux que celui de Chastellain, qui avait aussi décrit, 
si l'on en croit Molinet, les fêtes nuptiales de Bruges, ces 
deux textes ont échappé à l'outrage du temps et nous donnent 
une fidèle image des dernières splendeurs bourguignonnes. 
Notre capitaine n'était pas seulement un poète, un artiste 
et un guerroyeur : c'était aussi un prude et loyal conseiller. 
Lorsque, grâce à la fortuite découverte de sa duplicité, 
Louis XI faillit trouver dans la vieille tour de Péronne une 
prison et peut-être un tombeau, qui modéra la fureur de 
Charles le Téméraire, qui retint sa main prête à se lever sur 
la personne royale, qui arrêta sous les fenêtres du château 
ce messager tout « housé » dont nous parle Philippe de 
Commines, et qui n'attendait qu'une dernière signature du 



1. V. Gilliodts-van-Severen, Inventaire des archives de la ville 
de Bruges, t. V, p. 566, et Archives de Belgique, compte de 1468, 
vol. 1923, fol. 88, qui fait mention d'une somme de 13 livres 
6 sols payée à Olivier pour les soins donnés aux fêtes de Bruges. 

2. Chronique, t. 1, p. 490. V. Haynin, op. cit. 

3. Cela rentrait d'ailleurs implicitement dans ses fonctions. 
Les maîtres d'hôtel des ducs de Bourgogne tenaient quotidienne- 
ment note des événements extérieurs qui se passaient à la cour, 
des voyages, fêtes, dépenses, etc.; de là l'exactitude ordinaire 
des récits d'Olivier en cette part. 



lij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

duc pour sauter à cheval et porter en Bretagne le signal de 
la prise d'armes? Qui ? Ce fut Commines sans doute, le froid 
et pénétrant, mais peu désintéressé serviteur, qui allait bien- 
tôt passer à la cour du roi de France et y recevoir le salaire 
de sa persuasive intervention; ce fut Jean de Visen, un 
valet de chambre de Charles, un « honneste homme, qui 
avoit grand crédit sur son maistre; » mais, bien que Com- 
mines ne le cite point au nombre des trois confidents qui 
« n'aigrirent rien, mais adoucirent à leur pouvoir, » ce fut 
aussi Olivier de la Marche. Après une nuit orageuse, qu'il 
passa debout, tout habillé, marchant à grands pas dans sa 
chambre, avec le seigneur d'Argenton, Charles n'avait rien 
perdu de sa colère au matin, lorsqu'il envoya les sires de 
Charny , de Créqui et de la Roche demander au roi s'il enten- 
dait tenir ses promesses et marcher avec lui contre les Lié- 
geois révoltés. A ce moment, il retint Olivier seul avec lui 1 ; 
quand les seigneurs revinrent, le duc était encore tout ému 
et « la voix lui trembloit » de courroux 2 ; mais il consentit 
soudain à aller trouver Louis XI, que la peur faisait trem- 
bler lui-même, et à lui faire jurer la paix sur la vraie croix. 
Qui avait produit cette subite révolution et opéré ce miracle ? 
Sans méconnaître l'influence de Commines, de Jean de Visen 
et du chancelier Pierre de Goux, énergique défenseur de la 
concorde et de la foi jurée, on peut affirmer que le fidèle 
compagnon d'enfance de l'irascible prince n'y demeura pas 
étranger 3 . 



1. V. Mémoires, liv. II, ch. n. 

2. Commines, Mémoires, liv. II, ch. ix. 

3. Dans une lettre écrite à du Bouchage, le 16 octobre 1472, 
quatre années après cette célèbre entrevue, Louis XI disait : 
« Guillaume de Thouars m'a fait savoir que ... messire Olivier 
de la Marche s'en vouldroit bien venir à moy, et j'ay grant paour 
que ce soit quelque tromperie. » (Bibl. nat., ms. fr. 2905.) On 
en peut conclure que le roi avait appris à estimer La Marche et 
l'appréciait à sa valeur. Mais de là à supposer que celui-ci aurait 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. liij 

Nous avons vu plus haut que La Marche, retenu à Abbe- 
ville ou dans le pays de Viineu, n'assista ni à la prise de 
Nesle, ni au siège de Beauvais, en 1472; il paraît du moins 
avoir pris part à la triste expédition de Normandie, dans 
laquelle le duc de Bourgogne se vengea de l'échec essuyé 
devant les murailles de Beauvais en saccageant sans profit 
le riche pays de Caux, en démolissant les villes et les châ- 
teaux et en escarmouchant jusqu'aux portes de Rouen qui 
ne s'ouvrirent pas à son approche. Son armée y souffrit 
beaucoup moins des viretons français que des maladies et de la 
disette : sans les secours des Lillois qui lui envoyèrent des 
vivres, dont le seigneur de la Marche reçut nommément sa 
part 1 , sans l'arrivée de Nicolas de Calabre, surtout sans la 
solde que Charles se décida un peu tardivement à faire dis- 
tribuer à quelques-uns de ses détachements 2 , elle n'eût peut- 
être pas tenu la campagne jusqu'à la trêve conclue avec le 
connétable de France, à partir du 3 novembre 1472. 

Dégoûté d'insuccès auxquels il n'était pas habitué, le duc 
se tourna du côté de l'Allemagne, aux dépens de laquelle il 
espérait agrandir ses possessions, et il commença par mettre 
la main sur le duché de Gueldre, que lui avait cédé le duc 
Arnold le 30 décembre de la même année. Olivier de la Marche 
reçut une des premières épaves de cette conquête : la fête de 
la Toison d'or, célébrée à Valenciennes le 2 mai 1473, venait 
à peine de se terminer qu'il passa dans le duché de Gueldre 

pu trahir son maître, il y a loin. S'il contribua à sauver Louis XI 
à Péronne, ce fut uniquement pour le plus grand bien de Charles 
le Téméraire. 

1. En 1472, la ville de Lille fait offrir ix los de vin à messire 
Olivier de la Marche. Il reçut également d'elle xir los en 1477. 
(Archives du Nord ; Bulletin de la Société de l'histoire de France, 
1858, p. 298.) 

2. Olivier de la Marche n'était lui-même guère mieux payé que 
ses compagnons d'armes. En 1473, il ne toucha aucun salaire 
comme maître d'hôtel et capitaine de la grande garde. (Archives 
du Nord, B. 2095, n<> 3.) 



liv NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

avec son maître et y fut promu, comme il a été dit plus haut, 
à l'office de « maistre et pardessus des monnoyes du pays 1 . » 
Mais il n'y fit qu'un séjour rapide. Nicolas d'Anjou, duc de 
Lorraine, venait de mourir subitement à Nancy, des suites 
d'un empoisonnement que les ennemis du roi de France ne 
manquèrent pas d'imputer à celui-ci ; c'était le dernier héri- 
tier mâle du roi René : Charles de Bourgogne saisit cette 
occasion pour tenter de s'emparer de la Lorraine et, après 
avoir fait enlever le jeune comte René de Vaudemont, 
neveu du défunt, dépêcha Olivier de la Marche pour som- 
mer la ville de Metz de lui ouvrir ses portes, sous prétexte 
d'y avoir une entrevue avec l'empereur. Les Messins avi- 
sés ayant décliné cette périlleuse hospitalité, le chevalier 
revint rejoindre son maître à Luxembourg et le suivit à 
Trêves où Frédéric III attendait, non sans défiance ni quelque 
jalousie du faste bourguignon, son brillant vassal, dont il 
convoitait la fille unique pour son fils Maximilien (18 sep- 
tembre 1473). L'entrevue fut splendide : Charles, qui vou- 
lait en profiter pour se faire sacrer roi et restaurer la vieille 
monarchie bourguignonne, y déploya un luxe écrasant, 
inusité ; il tint à ce que toute sa suite fût magnifiquement 
parée et, en homme qui ne négligeait pas les plus minces 
détails, tandis qu'il faisait préparer ses futurs ornements 
royaux dans la cathédrale, tandis qu'il étalait dans l'abbaye 
de Saint-Maximin les merveilleux trésors de sa maison, tels, 
dit Meyer, qu'en possédait Alexandre ou Assuérus, il y 'lia 
lui-même à ce que son maître d'hôtel revêtît un costume 
neuf 2 . Malheureusement pour le duc, la veille du jour fixé 

1. Archives générales de Belgique, tome III de Y Inventaire, 
p. 241, et Archives du Nord, B. 2096. 

2. Le 24 octobre 1473, La Marche reçoit une robe longue de 
velours cramoisi et un pourpoint de satin cramoisi pour « lui 
vestir et mectre plus honnestement en point. » (Archives du 
Nord, B. 2098.) V. sur cette entrevue Dom Plancher, Histoire de 
Bourgogne, t. IV, p. 416 et 417. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. Jv 

pour le couronnement, l'empereur, effrayé par ses conseil- 
lers 1 , s'embarqua furtivement sur la Moselle et se rendit à 
Cologne, laissant l'église prête, la cérémonie déjà ordonnée 
et l'aspirant monarque sans couronne. Quelle que fût son 
irritation, Charles, auquel le sceptre royal échappait, dut à 
son tour battre en retraite et, traversant la Lorraine, se 
diriger sur l'Alsace pour regagner la Bourgogne. 

Olivier de la Marche eut à peine le temps de revoir le 
château paternel. Il était chef et capitaine de la garde ducale 2 
et ne pouvait quitter son maître. Dès que celui-ci eut fait 
son entrée solennelle et tenu « estât » de prince dans sa bonne 
ville de Dijon, puisa Dole, il fallut repartir pour le Brabant, 
en passant par la Lorraine et le Luxembourg, où le duc reçut 
l'avis de graves événements qui venaient de s'accomplir en 
Alsace. Le pays de Ferrette était en pleine révolte : son gou- 
verneur pour Charles le Téméraire, Pierre de Hagenbach, 
avait été mis à mort parles ordres de l'archiduc Sigismond 3 , 

1. Gachard, Documents inédits, t. I er , p. 232. V. aussi ms. de 
la Bibl. de Bruxelles, n° 16698. 

2. En cette qualité de capitaine de la garde, il commandait à 
tous les « chefs d'escadre, de chambre, gentilshommes et archers » 
qui devaient le « révérer et luy obéir. » {État de la maison de 
Charles, dernier duc de Bourgogne, ms. de la Bibl. nat., n° 3867, 
fonds franc.) Une note de ce ms., qui contient la liste des servi- 
teurs du duc et les ordonnances relatives à leur service, nous 
apprend que La Marche touchait comme capitaine 30 sols par 
jour en tout temps, c'est-à-dire absent comme présent, plus 
20 livres par mois comme maître d'hôtel. (Ord. du 29 avril 1474.) 
Cependant on voit ailleurs, dans le même état, qu'il recevait, en 
qualité de maître d'hôtel, 30 sols par jour pendant le temps de 
son service, qui durait six mois. D'après les comptes des gages 
payés aux officiers du duc, le 20 août 1474, Olivier touchait en 
outre par jour 13 sous 4 deniers pour sa pension. (Bibl. nat., 
ms. fr. 5903.) 

3. 9 mai 1474. — Un traité d'alliance avait été conclu, le 
30 mars 1474 , entre Louis XI et Sigismond contre le duc de 
Bourgogne, dont il avait pour but principal de renverser l'auto- 



]vj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

qui avait violemment repris possession du comté ; une nou- 
velle guerre, provoquée parles intrigues de Louis XI, allait 
éclater en Alsace, échappée au duc au moment même où celui- 
ci méditait de se précipiter avec toutes ses forces sur l'Alle- 
magne. Une place le tentait fort, c'était la petite mais solide 
cité de Montbéliard, qui était comme un pont jeté entre la 
Franche-Comté et la haute Alsace, et était alors occupée par 
le sire de Stein, au nom du comte Ulric de Wurtemberg. 
Charles fit enlever Henri, fils de ce dernier, aux environs de 
Thionville, en déclarant qu'il ne lui rendrait la liberté qu'a- 
près la remise de la ville, dont La Marche et Claude de Neuf- 
châtel, seigneur du Fay, furent chargés de se faire ouvrir 
les portes, à la faveur d'une prétendue autorisation du jeune 
captif. Secouru à temps par les gens de Bàle et de Berne, 
Marc de Stein refusa. Les capitaines bourguignons qui 
étaient à Granges traînèrent alors enchaîné sous les mu- 
railles de Montbéliard l'héritier de Wurtemberg et crièrent 
à la garnison qu'ils le feraient décapiter si les portes res- 
taient fermées. On le força même à s'agenouiller sur un tapis 
de velours et le bourreau leva sur lui son épée nue. Mais 
Stein tint bon et, plutôt que d'exécuter la menace ducale, 
Olivier se retira avec son prisonnier qu'il ramena à Luxem- 
bourg ou à Maestricht, puis à Boulogne-sur- Mer, où celui-ci 
demeura captif et, dit-on, aliéné d'esprit, jusqu'en 1477 *. 

Une entreprise plus grave fournit bientôt un champ meil- 
leur à sa vaillance. L'archevêque de Cologne, Robert de 
Bavière, en lutte avec son chapitre, qui l'avait chassé de son 
siège pour le remplacer par le frère du landgrave de Hesse- 
Cassel, appela à son aide son cousin le duc de Bourgogne. 

rite en Alsace. (Forster Kirk, Hist. de Charles le Téméraire, t. III, 
p. 273.) 

1. Mémoires, liv. II, eh. v. Lettre de Charles le Téméraire, du 
22 juin 1474, au s r du Fay, gouverneur de Luxembourg. (De la 
Barre, Mémoires pour servir à V histoire de France et de Bourgogne, 
a. 357.) V. aussi Gollut, col. 1243, note 1, et Duvernoy, Éphcmé- 
rides du comté de Montbéliard, p. 171. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lvij 

Celui-ci alla aussitôt mettre le siège devant Neuss, défendue 
par le nouvel archevêque avec dix-huit cents hommes d'armes 
(30 juillet 1474). Après avoir en vain tenté plusieurs assauts 
et perdu, sous les yeux du capitaine de ses gardes, un grand 
nombre d'Italiens à sa solde, qui avaient voulu passer le 
Rhin tout armés à la nage pour s'emparer d'une île occupée 
par les assiégés, Charles dut ouvrir des tranchées en règle, 
édifier bastilles contre bastilles, ville contre ville et, pendant 
ce temps, détacher de ses forces un corps de troupes, afin de 
ravitailler 1 une place voisine, celle de Lintz, la seule qui tînt 
contre les Allemands pour Robert de Bavière. La Marche 
fut, avec Philippe de Bergues et le vicomte de Soissons, 
chargé de cette mission fort périlleuse, car il s'agissait d'en- 
lever un puissant boulevard élevé sur la rive gauche du 
Rhin, de franchir le fleuve sous le feu de l'assiégeant et, à 
la faveur d'une diversion, d'introduire le convoi de vivres 
dans la forteresse. Il divisa habilement son petit corps d'ar- 
mée; couvert par ses cranequiniers et les archers à pied, 
que commandait le vicomte de Soissons, il descendit d'une 
hauteur avec cent vingt hommes d'armes ; deux escadrons 
italiens le suivaient, puis une centaine de lances et les con- 
voyeurs. Nos Bourguignons assaillirent bravement le bou- 
levard, s'y installèrent après avoir tué ses défenseurs et, 
tandis qu'Olivier y faisait des chevaliers, notamment Robert 
Le Roucq, cité par Molinet, Lancelot de Barlemont jetait 
un gros renfort dans la place. Malheureusement, peu de 
jours après, la garnison se prit de querelle avec les habi- 
tants, qui parlementèrent avec l'armée allemande et finirent 
par lui ouvrir leurs portes. Mais Olivier eut l'honneur de 
reprendre de vive force le passage que les troupes impé- 
riales avaient fermé derrière lui et, toujours combattant, de 
ramener sans avoir perdu un homme dans sa brillante retraite 
ses troupes au duc, qui lui en « sceut moult grant gré. » 

1. Février 1475. — V., sur ce ravitaillement, Correspondance de 
la mairie de Dijon, t. I, p. 156. 



lviij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

Cependant, malgré l'opiniâtreté de Charles, le siège de 
Neuss, commencé depuis près de dix mois, n'avançait pas. 
Ravitaillée à son tour par les Allemands, après une rude 
famine, protégée par une crue des eaux, encouragée par 
une promesse de secours de l'empereur, la place défiait 
la formidable artillerie bourguignonne 1 , et ne paraissait 
pas vouloir se rendre. Le duc tenta un dernier effort. Le 
mardi, 23 mai 1475, informé de l'approche de l'armée 
impériale, qui, malgré ses cent mille hommes, ne se sou- 
ciait guère, semble-t-il, d'engager la lutte, il résolut de 
la prévenir et de commencer l'attaque. Il lança en avant les 
Lombards de Jacques Galeotto et Olivier de la Marche avec 
sa garde, qui formait ordinairement le corps de réserve; 
ceux-ci se portèrent sur le centre des Impériaux, tandis que 
Charles tombait sur leurs flancs avec toutes ses forces. Le 
margrave de Brandebourg ayant voulu tenir tête à Galeotto, 
Olivier le prit à revers avec la garde et l'escadron des gen- 
tilshommes de la chambre, rompit ses colonnes, le chassa 
devant lui dans la direction de Cologne, lui tua beaucoup de 
monde et lui fit encore plus de prisonniers. La déroute fut si 
grande que le duc de Saxe, maréchal de l'empire, mit la 
bannière impériale « aux champs 2 . » Olivier eut encore 

1. Artelleria terribile, disent les ambassadeurs milanais. 

2. Mémoires, liv. II, ch. m; La Croix du Maine; de la Barre, 
Mémoires pour servir à l'histoire de France et de Bourgogne, a. 360. 
Dans la lettre adressée le 27 mai 1475 par le duc de Bourgogne 
à Claude de Neufchâtel, seigneur du Fay, gouverneur du Luxem- 
bourg, on lit : « Pour le mytant de la seconde bataille, nous 
ordonnasmes l'escadron des gentilshommes de nostre chambre 
et pour leur renfort ceulx de nostre garde que conduisoit mes- 
sire Olivier de la Marche, nostre maistre d'hostel, leur capi- 
taine. » V. Baron de Gingins La Sarra, Dépêches des ambassadeurs 
milanais sur les campagnes de Charles le Hardi de 1474 à 1477, 
publiées en 1858, t. I, p. 165 à 170; apostille de D. Salvador de 
Clarici à la lettre d'Henri, seigneur de Neufchâtel, au duc de 
Bari, du 22 juin 1475. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lix 

l'honneur 1 de cette journée qui n'accrut pas médiocrement les 
pacifiques désirs de Frédéric III. Des négociations furent 
alors entamées et l'on convint d'une trêve : l'empereur et le 
duc levèrent presque ensemble leurs camps, remettant la 
ville de Neuss en dépôt entre les mains du légat du pape ; 
mais le second tint à faire, pendant quelques jours, occuper 
la place en son nom par les seigneurs de Glèves, d'Humber- 
court et Olivier de la Marche 2 ; celui-ci assista même à la 
prise de possession de l'envoyé pontifical : on ne pouvait 
rendre un plus significatif hommage au valeureux capitaine 
dont la charge impétueuse avait décidé du sort du combat. 
Dès que cette remise eut été opérée, La Marche quitta 
Neuss avec Josse de Lalaing, qui s'était, comme lui, fort 
distiugué dans la bataille, et, à la tête de trois cents lances 
d'ordonnance, se mit en route pour la Bourgogne 3 . Les 
Français étaient en effet entrés dans le Nivernais, avaient 
repris Château-Chinon, et Béraud de l'Espinasse, sire de 
Combronde, avait, le 20 juin, complètement battu le maré- 
chal de Bourgogne, Antoine de Luxembourg, à Guipy, près 
de cette ville. Le Maçonnais était envahi et Cluny surpris 
par le comte de Montpensier. D'un autre côté, l'Artois, 
abandonné sans défense, était ravagé par les troupes de 
Louis XI, qui défaisaient Jacques de Luxembourg sous les 
murs d'Arras le 27 juin, le jour même où les Bourguignons 
festoyaient le légat avant de lever leur camp devant Neuss. 
Entre temps, les Anglais mettaient pied à Calais et appe- 

1. V. dans les Mémoires couronnés par l'Académie royale de Bel- 
gique, t. XXII, p. 188, la relation du combat du 23 mai 1475, 
donnée par le général Guillaume, qui rend pleine justice à l'ha- 
bileté des manœuvres d'Olivier. 

2. Lettre de Pierre de Ballinets, datée do Vesoul, du 23 juin 
1475, dans les Dépêches précitées, t. I, p. 167. 

3. Il n'y était pas encore arrivé le 24 juin. (Lettre d'Antoine 
d'Appiano au duc de Milan, du 24 juin 1475; Dépêches précitées, 
t. I, p. 164.) 



lx NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

laient à grands cris leur allié de Bourgogne, qu'ils s'éton- 
naient de ne point rencontrer à leur débarquement. Où 
aller et que faire ? Charles ne courut pas au plus pressé, 
non qu'il hésitât, contrairement à son habitude, mais parce 
qu'il avait déjà d'autres projets en tête; cependant il rap- 
pela La Marche, qui se dirigeait sur la Bourgogne 1 , etl'éta- 
blit avec sa garde dans un camp près d'Arras, tandis qu'il 
accompagnait lui-même le roi d'Angleterre rejoint tardi- 
vement 2 , et qu'il allait à Gand, puis à Valenciennes ras- 
sembler des ressources indispensables à une nouvelle et 
étrange campagne 3 . Il n'avait souci ni des souffrances des 
populations, ni de la décadence de l'industrie, ni de ses 
domaines pillés, ni de ses frontières saccagées, ni même de 
la belle armée étrangère qui venait guerroyer avec lui contre 
Louis XI ; son unique pensée était maintenant tournée contre 
la Lorraine qu'il voulait conquérir, contre les gens d'Alsace 
et de Ferrette dont il brûlait de se venger. Il rêvait de chas- 

1. Dépêche d'Appiano, du 24 juin 1475. (GinginsLa Sarra, t. I, 
p. 165.) 

2. Le 14 juillet, à Calais. — Le 10 juillet, le duc de Bourgogne 
était à Malines et, le lendemain, il entrait à Bruges. 

3. Lettre anonyme à la duchesse de Savoie, datée de Moirans, 
du 30 juillet 1475, dans les Dépêches précitées, t. I, p. 192. — Les 
états généraux de Flandre, de Brabant, de Hollande, de Zélande, 
de Hainaut, de Gueldre, dArtois et de Picardie avaient déjà été 
convoqués à Gand, dans les derniers jours d'avril 1475, pour 
voter un impôt du sixième denier sur tous les biens sans excep- 
tion. Mais ils avaient repoussé cette demande. (Kervyn de Let- 
tenhove, Histoire de Flandre, t. V, p. 193.) Un peu plus tard, les 
menaces du duc parvinrent seules à leur arracher un subside de 
100,000 ridders et la solde de quatre mille sergents, payable 
d'avance par tiers chaque année. {ld., p. 197.) En 1474, Charles, 
réduit aux derniers expédients pour se procurer de l'argent, avait 
été jusqu'à déclarer qu'il amortirait à son profit toutes les dona- 
tions faites au clergé depuis soixante ans, et qu'il lui en ferait 
payer le bail pour les trois années précédentes. (Molinet; man- 
dement du duc du 10 juillet 1474.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxj 

ser du Luxembourg le sire de Craon et le duc René, de s'em- 
parer du duché de Bar et de Nancy, et les 1,200 lances 
(16,000 à 18,000 hommes), dont il pouvait alors disposer, 
devaient, avec Olivier de la Marche et sa garde, le suivre 
en Lorraine afin d'opérer inopinément cette foudroyante 
conquête. Foudroyante, elle le fut en effet : ce dernier éclat 
de la fortune acheva de l'aveugler. Nancy se rendit le 
26 novembre 1475; il y entra le lendemain. Une trêve de 
neuf ans avait été sur les entrefaites conclue avec le roi de 
France (13 septembre) ; dès lors, il ne restait plus à Charles 
le Téméraire qu'à tirer vengeance des Suisses, les ravageurs 
de sa comté, les constants alliés de ses adversaires : les 
campagnes de Granson et de Morat allaient commencer. 

Notre chroniqueur, retenu par la maladie à Salins, ne put 
prendre part à la première et n'eut pas la douleur de suivre 
le duc vaincu dans sa fuite. Ce n'est pas lui qui se serait per- 
mis de lui dire, comme son fou, pendant cette triste retraite : 
« Ah ! Monseigneur, nous voilà bien annibalés ! » Mais, à peine 
rétabli, le 5 mai 1476, il le rejoignit bien vite à son camp de 
Lausanne, et fut, avec quatre escouades d'hommes d'armes 
et d'archers, envoyé du côté de Genève pour ramener au 
camp les soldats dispersés et faire sévère justice des marau- 
deurs qui assassinaient ou pillaient les passants 1 . Le duc 
songea bientôt à lui confier une mission plus importante : 
il avait besoin de se rattacher ses anciens alliés, notamment 



1. Dépêches des ambassadeurs milanais, lettre de Panigarola au 
duc de Milan, datée de Lausanne, le 5 mai 1476, t. II, p. 113. 
Dans l'ordonnance rendue par le duc, au camp de Lausanne, en 
mai 1476, sur l'organisation de son armée, Olivier est désigné 
comme commandant des « quatre centaines d'archiers anglois 
de la garde, » qui sont placés à la deuxième ligne de bataille 
du premier corps d'armée, dont le duc d'Atri était le chef. 
(Archives du Nord, Chambre des comptes, et Gingins La Sarra, 
t. II, p. 153-174.1 La revue des troupes ducales fut passée à Lau- 
sanne le 9 mai 1476. (Gingins, t. II, p. 138-145.) 



Ixij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

Galéas, duc de Milan, qui, depuis la défaite de Granson, se 
rapprochait secrètement de Louis XI et menaçait de rompre 
ses anciens engagements avec la Bourgogne. Pour cette 
négociation délicate, un gentilhomme de confiance et de 
dévouement, bien instruit, ben instruclo, des vues et des 
sentiments intimes de Charles le Téméraire, était indispen- 
sable 1 . Nul ne réunissait mieux ces conditions qu'Olivier de 

1. Lettre de Panigarola au duc de Milan, datée de Lausanne, 
7 mai 1476, dans les Dépêches précitées, t. II, p. 121. — Dans 
une autre lettre du surlendemain, t. II, p. 133, l'envoyé milanais 
revient sur cette nécessité pour le duc de Bourgogne d'avoir une 
« persona da bene di longa esperentia et fidatissima à Soa Excel- 
lentia. » — Les dépêches de Panigarola sont très explicites sur 
la mission d'Olivier de la Marche. Dans celle du 28 mai 1475, 
t. II, p. 193, il raconte qu'au moment de monter à cheval pour 
quitter Lausanne et aller camper à Morrens, dans le canton de 
Vaud, avec son armée, Charles lui a déclaré qu'il allait envoyer 
le seigneur de la Marche à Milan pour faire connaître à Galéas 
Sforza son intention d'agir contre la France. A cet effet, le duc 
de Milan sera prié de tenir à la disposition d'Olivier le contingent 
de troupes milanaises qu'il avait déjà offertes à son allié, de 
manière à ce que ces troupes soient prêtes à partir en juin au 
premier signal. Olivier expliquera au duc de Milan les disposi- 
tions prises par Charles pour couvrir la marche de ce contingent 
et assurer ses communications. Il devra revenir en hâte annon- 
cer à son maître l'arrivée des troupes italiennes sur les points 
convenus. De son côté, messer Matheo de Glarici, médecin lom- 
bard du duc de Bourgogne, a entendu celui-ci dire la veille à 
Olivier : « Vous resterez douze ou quinze jours au plus auprès du 
duc de Milan, afin d'attendre l'effet de la demande que vous avez 
à lui faire : si la réponse est évasive, ou si vous voyez que l'on 
traîne l'affaire en longueur, vous quitterez immédiatement la 
cour et vous reviendrez sur-le-champ. » Olivier est chargé de 
prendre en passant les lettres de la duchesse de Savoie pour le 
gouvernement du Piémont. — Quant à la force du contingent 
demandé par Charles à Galéas, Guichenon nous la fait con- 
naître : elle devait être de 400 lances garnies (2,400 chevaux), 
ou, à leur défaut, un subside annuel de 60,000 ducats d'or. (T. II, 
p. 425.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxiij 

la Marche. Le duc n'hésita point et le choisit pour son 
ambassadeur. Il devait se rendre prestement à Milan et 
sommer Galéas de mettre à la disposition de Charles, comme 
un traité l'y obligeait, un corps auxiliaire, ou, à défaut, un 
subside. Mais ce qui importait surtout, c'étaient des hommes 
et des hommes exercés. Il devait passer par Orbe, pour y 
prendre des gens d'armes et les conduire à Hugues de Cha- 
lon-Arlay, seigneur de Châtel-Guyon, chargé de la garde 
des défilés du Piémont, puis par Gex, afin de se concerter 
avec la duchesse de Savoie au sujet de la défense de ces pas- 
sages et de prendre ses lettres pour le duc de Milan 1 . Son 
départ fut publiquement annoncé 2 . 

Pourquoi ne monta-t-il pas immédiatement à cheval ? Si 
la prudence conseillait à Charles de ne point différer, car un 
nouveau choc avec les Suisses était imminent, son indomp- 
table orgueil, ce premier des tyrans ou des consolateurs, lui 
persuadait d'attendre, afin de laver sa récente défaite dans 
une victoire remportée à l'aide de ses seules forces. Il espé- 
rait en son armée aussi belle et aussi nombreuse que jamais 3 . 
De son côté , le bon capitaine craignait de manquer encore une 
fois la bataille. Une scène touchante eut lieu. Dans la soirée 
du 19 juin 4 , il se jeta aux genoux de son maître, le suppliant 
de retarder son départ jusqu'après la rencontre, de peur 
qu'on ne l'accusât, lui, chevalier, acteur et témoin dans tant 
de luttes héroïques, d'avoir failli à son devoir et par peur 
déserté le combat. Charles, le relevant doucement, luirepré- 



1. Lettres de Panigarola au duc de Milan, du 28 mai, dans les 
Dépêches précitées, t. II, p. 193; du 4 juin, datée de Morrens, 
t. II, p. 212; du 9 juin, datée du camp en avant de Lucens, à 
quatre lieues de Fnbourg, t. II, p. 231; du 17 juin, t. II, p. 270 ; 
d'Appiano au duc de Milan, du 22 juin, t. II, p. 291. 

2. Lettres du 28 mai et du 4 juin. (Id.) 

3. V. dépêche du 9 juin. {Id.) 

4. Cette date est donnée par Panigarola dans sa lettre datée du 
camp devant Morat, le 20 juin. {Id., p. 283.) 



Ixiv NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

senta qu'il lui rendrait plus de services à la cour milanaise 
qu'à la tête de sa garde et le congédia 1 . 11 se mit donc en 
route le 20, plein de tristesse et de funestes pressentiments, 
car la fortune lui semblait désormais, avec ses alliés, déta- 
chée de son maître 2 . Deux jours après, le samedi 22 juin, 
survenait le désastre de Morat 3 . 

La nouvelle en fut apportée à la duchesse de Savoie, à 
Gex, par Frédéric d'Aragon, prince de Tarente, et Phi- 
lippe de Compays, seigneur de la Chapelle, puis confirmée 
par Antonello de Campobasso, un des serviteurs de Fré- 
déric. Le 23, à six heures du soir, Charles le Téméraire 
y arrivait lui-même avec moins de cent chevaux, mais 
suivi à peu de distance de trois cents hommes d'armes et 
d'un millier d'autres cavaliers. De son côté, Olivier était 
accompagné ou devait être prochainement rejoint par deux 
cents lances italiennes, qu'il avait ordre de laisser à Suze, 
où elles auraient été renforcées de deux cents autres lances 

1. Dépêche d'Appiano précitée, du 22 juin. — Olivier était 
accompagné de messire Aloys Totto, d'une famille d'Alexandrie, 
parent du chancelier du duc de Milan, de Jacob Rossi, dit Pala- 
mino, et d'Antonio Gollazzo, mandataire du capitaine Ugo San- 
Severino, chevalier de Verceil, à la solde du duc de Bourgogne. 
(Dépèche de Panigarola au duc de Milan, du camp de Morat, 
20 juin 1476, t. II, p. 281.) 

2. D'après une dépêche d'Appiano au duc de Milan, datée de 
Gex, le 22 juin 1476, t. H, p. 291, Olivier de la Marche aurait 
écrit du camp devant Morat, à Gex, que le brusque départ du 
prince de Tarente, qui venait de quitter l'armée bourguignonne, 
était dû à une entente secrète entre le roi Ferdinand de Naples, 
son père, et Louis XL — Olivier craignait surtout les menées 
occultes de celui-ci. Panigarola et Appiano diffèrent sur la date 
du départ d'Olivier. Le premier le fait partir le 20, et le second 
le 21 au soir. 

3. Une très curieuse miniature, représentant la bataille de 
Morat, se trouve au fol. 58 d'Heures manuscrites exécutées pour 
René II, duc de Lorraine, et portées sous le n° 21 du catalogue 
de la bibliothèque de M. A. Firmin Didot (mai 1879). 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxv 

bourguignonnes 1 . Charles le Téméraire ne prit que le temps 
de saluer la duchesse et manda de suite près de lui le capi- 
taine de ses gardes, rappelé de Genève, où il venait d'ap- 
prendre la défaite de Morat, ainsi que l'un de ses chambellans, 
Germain, seigneur de Givry-sur-le-Doubs, qui commandait 
l'escorte destinée à protéger Yolande de Savoie, pendant sa 
résidence à Gex. Que se passa-t-il dans cette longue entre- 
vue secrète? On l'ignore : toutefois, ce fut là probablement 
qu'Olivier reçut la première confidence du projet insensé 
qu'avait formé le duc d'enlever la duchesse de Savoie et son 
fils Philibert, à qui Antoine d'Appiano, ambassadeur du duc 
de Milan, cherchait à persuader de se retirer en Piémont par 
Cormayeur et le Val d'Aoste 2 . Charles, aigri par la défaite 
et devenu de plus en plus méfiant, mais non découragé, soup- 
çonnait en effet sa parente d'entretenir des intelligences avec 
les Suisses 3 ou, ce qui est plus vraisemblable, avec le roi de 
France 4 . Cependant, au moment de prendre le soir même ou 
le lendemain matin congé de M me de Savoie, il l'embrassa 
tendrement ainsi que ses fils et les jeunes princesses, ce qui fit 
ensuite dire aux Genevois qu'il leur avait donné le baiser de 
Judas 5 . De Gex, le duc se dirigea sur Saint-Claude. 

De son côté, Olivier, poursuivant sa mission, qui semblait 

1. Dépêche de J. Blanco au duc de Milan, du 14 juillet 1476 
(Gingins, t. II, p. 365); dépêche de Petrasanta au duc de Milan, 
de Turin, le 29 juin 1476. (Id., t. II, p. 320.) 

2. Dépêche d'Appiano, du 24 juin. (Id., t. II, p. 301.) D'après 
M. H. Stein, Charles aurait eu pour objectif d'obtenir de gré ou 
de force de la duchesse Yolande la cession de la tutelle de son 
fils qui lui avait été déférée le 3 juillet 1475. 

3. V. dépêche de Petrasanta au duc de Milan, datée de Salins, 
le 3 juillet 1476. {Id., t. II, p. 339.) 

4. La duchesse de Savoie avait demandé un sauf-conduit à 
Louis XI, ce qui déplut fort à Charles le Téméraire. (Dépêche 
d'Appiano, du 25 juin; id., t. II, p. 303.) 

5. Dépêche d'Appiano au duc de Milan, datée de Genève, !<• 
29 juin 1176. {Id., t. II, p. 324.) 

e 



lxvj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

pourtant n'avoir plus d'objet 1 , rentra le 24 à Genève 2 et ne 
tarda pas à y recevoir l'ordre formel d'enlever la duchesse 
et ses enfants. Celle-ci quitta Gex le 27 ; le soir du même jour 
le cortège princier touchait presque aux portes de Genève, 
lorsque Olivier, honteux de cette trahison, mais docile jus- 
qu'au bout à son souverain, se jeta sur les voyageurs près 
du Grand-Sacconex, et s'empara de la duchesse et du jeune 
Philibert. Il confia celui-ci à la garde d'un capitaine italien 
à la solde du duc de Bourgogne, nommé Ludovic Taglianti ; 
mais, soit négligence, soit plutôt collusion, le condottiere 
se laissa, grâce à l'obscurité de la nuit, dérober le prince 
que son gouverneur, le comte de Rivarola, cacha dans un 
blé voisin de la route et que ses serviteurs, les sires de la 
Forêt et de Menthon, purent ramener sain et sauf à Genève. 
Le jeune Louis-Jacques de Savoie fut aussi sauvé par le sire 
de Villette. 

Dire l'émotion, le tumulte, la rage qui saisirent les Gene- 
vois à la nouvelle de ce guet-apens est impossible. Les dames 
de la suite de la duchesse, arrivées le 28 juin sous escorte 
de Gex, répandaient des larmes comme la Madeleine 3 . Le 
jeune Philibert jurait de se venger. Les bourgeois de Genève 
coururent aux armes au cri de Mort aux Lombards ! et 
tombèrent sur les Italiens du duc de Bourgogne qu'ils 

1. On répandait le bruit que cette mission avait en réalité pour 
objet de se rendre l'arbitre du gouvernement en Piémont. Ce fut 
au moins le propos tenu par Cavoretto, secrétaire de la duchesse 
de Savoie, aux principaux membres du conseil de Savoie. 
(Dépêche de Petrasanta à Caléas, de Turin, le 29 juin; id. } t. II, 
p. 320.) Mais c'était une pure invention. Charles le Téméraire 
n'avait aucun projet sur le Piémont ; il suffit pour s'en assurer 
de lire les dépêches de Panigarola, des 28 mai et 17 juin 1476. 

2. Sur sa présence à Genève et l'arrivée dans cette ville de la 
nouvelle de la défaite de Morat, v. la dépêche de Petrasanta au 
duc de Milan, de Turin, le 26 juin 1476. [kl, t. II, p. 305.) 

3. Dépêche d'Appiano au duc de Milan, de Genève, le 29 juin. 
[kl., t. II, p. 324.J 



NOTICE BIOGRAPHIQUE, lxvij 

détroussèrent 1 . L'évêque de Genève lui-même, Jean-Louis 
de Savoie, furieux de l'enlèvement de sa belle-sœur, coiffa, 
dit-on, le casque et se mit, mais sans les atteindre, à la 
poursuite des ravisseurs 2 . 

Pendant ce temps, Olivier, ayant M me de Savoie en croupe 
et ses deux filles à cheval derrière lui, s'éloignait au plus 
vite sans même s'assurer de la présence du jeune duc, qu'il 
croyait pris, tant il avait hâte d'arriver près de son redouté 
maître, dont il connaissait l'irascible et absolu caractère. Il 
franchit le Jura à « la noyre nuyct, » s'arrêta quelques minutes 
à Mijoux et ne s'aperçut qu'à Saint-Claude, en rejoignant 
Charles, de la disparition de Philibert. La réception du duc 
fut terrible : il ne parlait rien moins que de faire décapiter son 
maladroit serviteur. Pourtant son courroux s'apaisa peu à 
peu ; mais il cessa d'adresser la parole à Olivier, qui le suivit 
à Morat, puis à Salins, toujours menant M me de Savoie pri- 
sonnière avec lui, jusqu'à ce que le duc eût ordonné de la 
conduire à Rochefort et de là au château de Rouvre, près 
Dijon, d'où Louis XI parvint quelque temps après à la 
délivrer, avec le concours de Louis d'Avanchères 3 . 

Un historien très estimé et dont les jugements sont d'or- 
dinaire empreints d'autant de droiture que de modération, 
M. Kervyn de Lettenhove, songeait sans doute à ce coup de 
main déloyal lorsqu'il appelle quelque part 4 notre chevalier 
le Tristan VHermite de Charles le Hardi. L'histoire ne 
peut ratifier cette dure sentence. Elle blâmera certainement 



1. Idem. Chronique de Schilling, p. 352. — Ceux qui souf- 
frirent le plus furent les Italiens des compagnies de Troylo et de 
Lignara. 

2. Chronique de Savoie (Hist. Pair. Mon.), 1. 1, col. 655. Olivier 
de la Marche a omis tous ces détails, qui paraissent d'ailleurs fort 
exagérés. Ce qui est vrai, c'est l'indignation qui l'ut universelle. 

3. V., sur tous ces faits, Chroniques de Yolande de Savoie, publiées 
en 1859 par M. Léon Menabrea, p. 149 et suiv. 

\. Histoire de Flandre, t. V, p. 243, note. 



Ixviij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

l'excès de docilité de La Marche, mais elle n'oubliera point 
que, si aveugle fût-elle, son obéissance était du moins désin- 
téressée. Sans doute, il eût montré plus de courage en résis- 
tant à son prince et en refusant d'exécuter ses ordres : sa 
fidélité même, qui l'égara dans cette circonstance, lui en 
faisait, mieux comprise, un devoir. Mais, s'il faiblit un jour, 
le reste de sa vie proteste tout entier contre une assimilation 
qu'aucun de ses ennemis eux-mêmes ne se serait permise, 
tant elle eût paru injuste à ses contemporains. 

Peu de jours après, Olivier prenait séance dans les rangs 
de la noblesse aux états du duché et du comté assemblés à 
Salins pour voter les nouveaux subsides qui devaient réparer 
les pertes de l'armée bourguignonne 1 . On peut deviner son 
vote qui ne prévalut pas. Les représentants de la Bourgogne, 
depuis longtemps écrasée d'impôts, déclarèrent nettement 
que ce qui leur était demandé « ne se pouvoit faire et ne se 
feroit pas 2 . » Ils se contentèrent d'offrir trois mille hommes. 
Ceux de Flandre firent moins encore. L'obéissance et les 
épargnes étaient à bout. Le duc ne put mettre sur pied que 
quatre mille hommes, dont douze cents seulement en état de 
combattre 3 . Ce fut avec ces piètres ressources que Charles 
entreprit sa dernière campagne de Lorraine. 

Il serait oiseux de raconter ce suprême effort qui lui coûta 
l'honneur et la vie. Le capitaine de ses gardes ne demeura 
pas inactif dans cette dernière lutte, la plus inégale que le 



1. V. la Noblesse aux États de Bourgogne, par H. Beaune et 
J. d'Arbaumont, p. 5. 

2. Saint-Julien de Baleure, p. 68. 

3. La ville de Besançon fournit cependant beaucoup de maté- 
riel. Olivier de la Marche fut chargé d'y rassembler « des char- 
riots pour la conduite des harnois et des bagues du duc, lesquels 
charriots furent baillés à mondit seigneur et depuis rués jus 
devant Nancy. » (Déposition de Guillaume d'Épenoy, seigneur 
de Naisey, dans l'enquête de 1477; Clerc, Besançon pendant les 
guerres de Louis XI, Mémoires de V Académie de Besançon, 1873, p. 33.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. Ixix 

Téméraire ait jamais engagée. Avec cent hommes d'armes et 
autant d'archers, le 21 octobre 1476, il poursuivit « rude- 
ment » René de Lorraine au sortir de Pont-à-Mousson, et 
lui enleva vingt-six ou trente chariots de munitions, sans 
compter cinq à six cents prisonniers, qu'il ramena à son 
maître 1 . Mais, — amère raillerie du sort, — quelques 
semaines plus tard, il restait lui-même prisonnier sur le 
champ de bataille de Nancy, où il eut, avec le grand bâtard 
de Bourgogne, le chapelain Denis, le médecin Mathieu Lupi 
et les valets de chambre du duc, l'amère tristesse de recon- 
naître le corps de celui-ci 2 . Conduit à Foug en Barrois par 
son vainqueur Jehannot Le Basque, il y demeura du 5 jan- 
vier à Pâques 1477, ety remplit les loisirs de sa captivité en 
composant le poème du Débat de Cuidier et de Fortune, 
jusqu'au payement de sa rançon et de celle de ses compa- 
gnons 3 qu'il avait cautionnés 4 . On le mit en liberté à Yguis 5 , 
où l'attendaient cent chevaux de la garde qu'il commandait, 
et, de là, en serviteur fidèle qui n'hésite pas à reprendre la 
trace de son maître, tandis que les principaux gentils- 
hommes et officiers de Charles le Téméraire vendaient leur 
soumission à Louis XI, il alla sans délibérer se mettre en 
Flandre, à Malines, à la disposition de l'héritière de Bour- 
gogne. 

Un sarcophage chrétien des catacombes romaines porte 
une formule d'imprécation dont la vieillesse peut seule péné- 
trer le sens terrible : « Si quelque impie viole cette sépul- 

1. Molinet, Chronique, ch. xxxni. 

2. Chronique de Louis XI, par Jean de Troyes. 

3. Le bâtard Antoine, le comte de Nassau, La Mouche de Vère, 
Antoine d'Oyselet, Jean de Montfort et plusieurs autres. {Mémoires, 
liv. II, ch. vin ; Pontus Heuterus, Rer. burg. îib. scx.) 

4 et 5. Mémoires, liv. II, ch. vin. La rançon fut de 4,000 écus. 
— Sur le lieu de sa mise en liberté, v. t. III, p. 241, note 4. Aux 
noms indiqués dans cette note, ajoutez celui d'Igney (Vosges), 
adopté par M. H. Stein. 



lxx NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

ture, qu'il meure le dernier des siens ! » Sur la tombe du 
Téméraire, La Marche put un instant croire cette menace 
proférée contre lui. Il n'était pas le dernier de sa race, mais 
il survivait au dernier mâle de cette grande maison de Bour- 
gogne, au sein de laquelle il avait été nourri et qui était sa 
vraie famille : celle d'Autriche ne pouvait être et ne fut en 
effet que sa famille d'adoption. Quoiqu'il n'ait que quarante- 
neuf ans à peine et que l'heure ne soit pas encore venue 
pour lui de déposer le harnais de guerre, peut-être sent-il 
que ses grandes campagnes sont closes et qu'il est temps d'en 
achever le récit. Cette impression, si elle a existé, n'est 
cependant que passagère et cède vite devant le sentiment du 
devoir qui le lie à une jeune princesse, rejeton unique et 
fragile des grands ducs d'Occident. Marie elle-même, 
trop avisée pour ne pas le distinguer au milieu des attache- 
ments vulgaires ou intéressés, ne veut pas se priver de ses 
utiles services et le retient en qualité de maître d'hôtel, tout 
en l'engageant à demeurer à Malines « avecques madame la 
Grande » et à ne pas la rejoindre elle-même à Gand, où la 
révolte des bourgeois mettait la vie de ses meilleurs conseil- 
lers en péril. On ne lui laisse guère néanmoins le temps de 
s'y reposer, car la duchesse douairière l'envoie bientôt avec 
Claude du Fay et le seigneur d'Illens jusqu'à Cologne, 
au-devant de l'empereur Frédéric III et de son fils Maximi- 
lien, qui descendaient le Rhin afin de répondre au désir des 
Flamands et de conclure le mariage de l'archiduc avec la 
fille de Charles le Téméraire 1 . Cette mission était loin de lui 
déplaire ; il en profita, dit-il naïvement, pour faire « telle- 
ment ses approches » que le fils de l'empereur lui conféra la 
charge de grand et premier maître de son hôtel. Dès que les 
noces auxquelles il assiste sont célébrées à Gand (18 août 
1477), il reprend ses fonctions domestiques comme près de 

1. Mémoires, liv. II, ch. ix; Gominiiies, édit. Dupont, t. II, 
p. 180. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. Ixxj 

son défunt souverain 1 . Il était derrière le prince allemand à 
Mons, le 2 novembre suivant, lorsque Maximilien prêta, sur # 
un théâtre élevé en plein marché, serment aux états de Hai- 
naut et à la ville 2 . Un mois après, il se rendait à Lille, puis 
à Bruxelles, probablement pour y surveiller la comptabilité 
des dépenses dont se préoccupe beaucoup son nouveau sei- 
gneur. Le 14 mai 1478, il est à Alost, dont les échevins lui 
offrent du vin du Rhin 3 ; mais il s'y arrête peu. Que d'affaires 
plus importantes le réclament auprès de l'archiduc ! 

Ce fut lui qui conseilla à Maximilien de relever l'ordre de 
la Toison d'or, dont Louis XI voulait s'emparer en sa qua- 
lité de duc de Bourgogne, afin de mieux affirmer ses droits 
et de mieux retenir ses nouvelles possessions ; ce fut égale- 
ment lui qui prépara les solennités du chapitre tenu à Bruges 
le 30 avril 1478 4 . Au mois de juin suivant, après la défaite 
du Quesnoy (6 juin), il fut envoyé avec Philippe de Croy et 
le comte de Chimay à Cambrai, où ils signèrent le 20 un 
traité par lequel le roi abandonnait ses récentes conquêtes 
dans la Hollande et la Franche-Comté. Commissaire délégué 
pour faire la délimitation des territoires, il fit cependant 
défaut au rendez-vous assigné à Boulogne, le 22 septembre, 
sans que l'on puisse expliquer son absence, pas plus que 

1. Lettre d'Olivier, datée de Bruxelles, le 8 janvier 1477 (v. st.), 
par laquelle il envoie, en sa qualité de maître d'hôtel du feu duc, 
le contrôle, nécessaire au point de vue de la comptabilité, des 
dépenses et gages pour l'année 1476. (Archives du Nord, B. 2117.) 
— Lettre du même, du 4 juillet 1487, par laquelle il atteste, en 
qualité de maître d'hôtel, que diverses sommes ont été payées à 
des musiciens et autres personnes. (Id., B. 2135.) — En 1492, il 
donne quittance de ses gages de premier maître d'hôtel. (Id., 
B. 2144.) — La même anqgp, il est à Mons et commande aux 
serviteurs de l'archiduc dans son hôtel. (Id., B. 2143.) C'est là 
où il a écrit son Introduction. 

2. L. Devillers, Les séjours des ducs de Bourgogne en Hainaul, 
p. 56, 140. 

3. Archives de Belgique, Gh. des comptes, reg. 31472. 

4. Mémoires, liv. II, ch. ix. A'. Iiihl. nat., ms. fr. 5046; Moliuel. 



Ixxij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

celle des autres représentants de l'archiduc, car on le voit au 
même moment à Grammont et à Nieuport, le 11 septembre 
et le 11 octobre, et y recevoir des présents de vin de Beaune 
ou du Rhin 1 . Plus sobre de détails sur cette phase de son 
existence, il nous apprend seulement qu'il accompagna l'ar- 
chiduc dans sa campagne du nord contre le roi de France 
et, peu après l'incendie de Condé, alla proposer à celui-ci 
une entrevue avec son jeune maître, proposition qui ne fut 
pas acceptée. Où se trouve-t-il quand la trêve conclue entre 
les deux parties belligérantes est de nouveau rompue? Che- 
vauche-t-il encore aux côtés de Maximilien sous les murs de 
Tournai et au siège de Thérouanne, assiste-t-il à la bataille 
de Guinegate perdue par les Français, quoiqu'ils aient célé- 
bré leur prétendue victoire en chantant des Te Deum (août 
1479)? Il garde sur tous ces faits le plus profond silence, 
qui ne permet de rien affirmer à cet égard. Mais, du moins, 
peu après, lorsque le sire de Chaumont menace Luxembourg, 
l'archiduc l'envoie avec Philippe de Bourgogne, seigneur 
de Bèvre, occuper cette place 2 . 

Des services aussi multipliés et aussi éminents méritaient 
de hautes récompenses : ni les donations, ni les pensions 
ne lui furent épargnées. La liste en est longue et court 
néanmoins risque d'être incomplète : part dans les pro- 
duits des confiscations opérées sur les biens « des tenans 
en parti contraire » en Flandre 3 , cinq cents charges de sel 
en échange d'un coursier d'Espagne 4 ; don, avec faculté de 
rachat moyennant deux mille livres, des terres de Rieux 

1. Archives de Belgique, Gh. des comptes, reg. 35295 et 36781. 

2. Chronique d'Adrien de But, t. I s -p. 551. Le même chroni- 
queur rapporte, p. 554, un long discWrrs tenu par Olivier à Maxi- 
milien sur l'histoire de la Frise depuis Jules César. 

3. 1480. Arch. de Belgique, Ch. des comptes, reg. 19720, fol. 20. 
Il s'agissait d'une confiscation sur les héritiers d'un certain Lié- 
nart des Anvois, dont il recueillit le tiers comme dénonciateur. 

4. 30 septembre 1481. Archives Joursanvault, n° 2346. Même 
don le 26 mars 1495 (n. st.). Archives du Doubs, B. 188. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxxiij 

et de Vieux-Condé confisquées sur Jean de Humières * ; don 
d'une pension de 360 livres, qui lui fut accordée, le 29 oc- 
tobre 1486, pour lui tenir lieu de « la jouissance d'un 
plat de la cuisine de l'archiduc, » en sa qualité de premier 
maître d'hôtel 2 ; on lui en assigna d'autres sur les pays bour- 
guignons 3 et en Artois, où il reçut, le 29 septembre 1494, 
les « profitz des bailliage et seigneuries de Fillièvre et de 
Conchy ; » don des terres de Somerghem et de Lowerghem 4 , 
puis d'une pension de 1,200 livres en 1497 5 , sur les recettes 
particulières du prince ; le 23 mars de l'année précédente, sa 

1. 24 juin 1482. Archives du Nord, Gh. des comptes, reg. des 
chartes, n° 16, fol. 114. V. aussi ibid., t. VIII de l'Inventaire des 
chartes, la promesse d'Olivier de rendre ces terres s'il plaît à 
l'archiduc de les racheter (7 novembre 1489). 

2. Archives de Belgique, Gh. des comptes, n° 1926, fol. 4. 
Lettres citées par Gérard dans son Mémoire. 

3. V. plus loin son testament. — Dans Y État de l'hôtel de Phi- 
lippe le Beau à Bruxelles en 1496, publié par la Commission royale 
d'histoire de Belgique dans le t. XI de la l re série de ses Comptes- 
rendus, on voit qu'Olivier avait une pension de 900 florins, et 
qu'il était « toujours compté à 36 sols » quand il était de service 
près l'archiduc... : « et sy aura logis à cour quand la place y sera 
au logis compté. » L'État ajoute que « ledit s r de la Marche sera 
aux comptes et au bureau et mangera au plat du grand maistre 
d'hostel quand bon lui semblera, et en l'absence d'iceluy grand 
maistre d'hostel tiendra le plat et les comptes au bureau en la 
manière accoutumée et avant tous autres, et aura l'entrée au 
conseil comme auparavant. » 

4. Archives du Nord, B. 1610. Ce don se place entre les années 
1477 et 1480, car le registre sur lequel il est inscrit finit en 1480. 
On peut voir aux mêmes archives, B. 2144, la mention d'autres 
libéralités en argent faites en 1492 par Maximilien à Olivier, 
pour remplacer le « plat furny de suytes, » auquel il avait droit 
comme premier maître d'hôtel. Une pension annuelle de 500 écus 
en tiendra lieu. Le 8 mai 1489, le roi de France confirme le don 
fait à Olivier par Maximilien de la conciergerie des hôtels de 
Flandre à Paris et à Conflans, près Gharenton, avec survivance 
au profit de son fils Charles. (Bibl. de Rouen, recueil Menant, 
t. VII, fol. 155, ms. no 5870.) 

•">. Bibl. nat., Collection de D. Villevieille, 55, fol. 138. 



lxxiv NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

femme Isabeau recevait un présent de 220 livres 10 sous, 
monnaie de Flandre 1 ; enfin, pour le décharger de fonctions 
trop onéreuses, dès 1479, ses maîtres lui avaient substitué 
Emart Bouton, son cousin, dans la mission de surveiller 
leurs domaines et finances au comté de Bourgogne 2 . 

Il n'avait pas en effet oublié son pays d'origine, quoiqu'il 
fût devenu de plus en plus un homme du Nord ; mais il le visi- 
tait plus rarement, tout en aimant toujours le beau ciel de 
la France, où sa vieillesse ne l'empêchait pas d'aller porter 
d'honorables et importants messages. Il alla ainsi, en qua- 
lité d'ambassadeur extraordinaire, à Beaugency, en sep- 
tembre 1483, complimenter Charles VIII au sujet de son 
avènement à la couronne et assista comme tel à l'entrée du 
duc d'Orléans dans la ville de ce nom. Derrière cette mission 
cérémonieuse s'en cachait d'ailleurs une autre plus grave. Il 
était chargé de se plaindre au roi des Gantois qui étaient à 
la tête des rebelles flamands, et avec lesquels, en décembre 
1484, Charles VIII devait du reste conclure une véritable 
alliance. 

Quand Maximilien cherche à affaiblir la résistance des 
communes de Flandre en suscitant des obstacles à la 
régence d'Anne de Beaujeu, leur alliée, et tente de former 
une nouvelle ligue du bien public avec les princes du sang 
français, tout en s'unissant au roi de Castille, aux ducs 
de Lorraine et de Bretagne, c'est encore à La Marche qu'il 
recourt pour porter ses réclamations aux chefs des mécon- 
tents en France. Son envoyé a encore pour mission princi- 
pale de se plaindre des Gantois qui dirigeaient la rébellion. 

1. Archives du Nord, B. 2157. 

2. Par provisions datées de Mont-Saint-Gertrud, le 14 avril 1478 
(v. st.), Maximilien et Marie, voyant qu'Olivier de la Marche et 
Guillaume de Rochefort, seigneur de Piuvault, commis au fait 
de leurs domaines et finances en Bourgogne, ont de « grandes 
occupations en aultres noz affaires, » leur substituent Emart 
Bouton. (Palliot, Histoire généalogique de la maison de Bouton, 
preuves, p. 51.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. Ixxv 

« Ledit Olivier, disent ses instructions, advertira lesdits 
seigneurs du tort que ceux de Gand tiennent à mondit sei- 
gneur, tant en ce qu'ils luy détiennent mondit seigneur son 
fils que en ce qu'ils prétendent et usurpent le gouvernement 
du comté de Flandre, contre Dieu, tous droits et bonnes 
observances, et contre l'ordonnance de feue ma dite très 
redoutée dame, et contre ce que font tous les autres pays 
qui se tiennent en bonne obéissance envers mondit seigneur, 
et pour ce requerra à iceux seigneurs qu'ils ne veulent bail- 
ler aucun ascout, faveur ou assistance auxdits de Gand, 
pleins de mensonge et de mauvaise, parverse et infidèle 
volenté envers mondit seigneur, et n'est chose nouvelle ce 
que lesdits de Gand font, car de tout temps et grande ancien- 
neté ils ont accoustumé de ainsi traiter leurs princes 1 . » 

Ce ne fut pas, comme on l'a dit, sa dernière mission offi- 
cielle; il en remplit bien d'autres encore à l'intérieur. Pen- 
dant de longues années, Maximilien le choisit pour l'un de 
ses commissaires près des états du Hainaut, et le chargea 
d'exposer à ces assemblées ses droits, sa politique et surtout 
ses incessants besoins d'argent 2 . Personne n'était plus propre 

1. Preuves de Commines, édit. du Louvre, t. IV, p. 131-152; 
Kervyn de Lettenhove, Histoire de Flandre, t. V, p. 359. 

2. Compte du massart de la ville de Mons pour 1480-1481, où 
l'on voit que, le 16 février 1481, Olivier exposa aux états une 
demande de l'archiduc tendant à obtenir le payement de la solde 
de 500 archers pendant trois mois. — Lettres de Maximilien, 
datées du château de Montfort, le 2 juillet 1481, adressées aux 
états du Hainaut, par lesquelles il les informe qu'il a chargé le 
grand bailli, le seigneur de Boussu et messire Olivier, seigneur 
de la Marche, son conseiller et premier maître d'hôtel, d'exposer, 
de sa part, les motifs de l'assemblée générale des états. — Lettres 
semblables, du 12 avril 1482. (V. aux pièces annexées.) — Id., 
du 3 juillet 1487. — Olivier était encore à Mons le 12 septembre 
1481, car il y assiste aux réjouissances faites à l'occasion de la 
naissance de Philippe le Beau. Mais, le 2 mai précédent, il était 
allé à Valenciennes pour inviter le conseil de cette ville à con- 
tribuer aux aides votées par les états du Hainaut. — Lettres de 



Ixxvj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

que lui à ce rôle d'orateur du gouvernement qui exigeait à 
la fois une grande prudence et une grande souplesse, car il 
était disert, entendu aux affaires, et sa profonde honnêteté, 
très connue, était universellement honorée. Il acceptait bien 
en présent quelques queues devin, comme à Mons, en 1482; 
mais il ne demandait ni ne recevait rien au delà. Sa diplo- 
matie lui fut principalement secourable, lorsqu'à la mort de 
Marie de Bourgogne, les états de Flandre, réunis le 2 mai 
1482, refusèrent à l'archiduc la tutelle de ses enfants ou du 
moins l'assujettirent à de telles conditions qu'il dut prendre 
les armes contre les Gantois pour arracher de leurs mains 
son fils Philippe dont ils s'étaient emparés. Olivier alla de 
sa part « practiquer » les gens du Hainaut, afin d'en obtenir 
les hommes et les subsides indispensables pour soutenir cette 
lutte, née moins du caractère insoumis des Flamands que du 
mécontentement général causé par la rapacité et l'insou- 
ciance de Maximilien, fomentée d'ailleurs par les secrètes 
menées de la France. Il y réussit non sans peine 1 . 

Philippe le Beau, datées de Malines, le 19 octobre 1495, infor- 
mant les états du Hainaut qu'il a fait choix de « son féal le sei- 
gneur de la Marche, chevalier, son conseiller, grand et premier 
maistre d'hostel, pour faire à l'assemblée desdits estats l'exposé 
dont il est chargé de sa part. » (Archives de Belgique, à Mons, 
États du Hainaut, lay. XVIII, n° 21 10 de l'ancien répertoire.) En 
1496, Olivier est envoyé en mission en Allemagne et reçoit à ce 
sujet de nouveaux dons en argent. (Archives du Nord, B. 2155, 
2157.) 

1. Les Mémoires de Jean Gocqueau sur Valenciennes, ms. déposé 
aux Archives royales à Mons, t. II, p. 370, rappellent, sous le 
titre de : « Commencement de guerre par les Flamands qui ne 
vouloient recevoir Maximilien pour bail de son fils Philippe, » 
qu'au conseil de ville du 15 mars 1485 (n. st.), on donna lecture 
des lettres du duc, portant crédence sur « noble et honoré sei- 
gneur Olivier de la Marche, lequel remontra le devoir qu'on avoit 
fait vers ceux de Flandre, afin que ledit duc eust l'administration 
de corps et de bien de son filz et les emprises par eulx faites en 
grande hostilité, pourquoi estoit délibéré de les réduire, requé- 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxxvij 

Les périls que court son souverain, dont l'estime lui a 
confié l'éducation du jeune Philippe le Beau, avec le titre 
de premier maître d'hôtel de ce prince 1 , réveillent même 
en lui une activité guerrière que les années ont sans doute 
diminuée, mais n'ont pu entièrement amortir. Son âme fière 
et forte réchauffe son corps débile et lui rend l'ardeur d'un 
jeune homme. Si l'on est étonné des marches qu'à l'exemple 
de tous les hommes de guerre, ses contemporains, il accom- 
plit dans la vigueur de l'âge, on l'est plus encore de celles 
qu'il fit, peu avant sa soixantième année, derrière Maximi- 
lien, lors des campagnes contre les Flamands révoltés. Aude- 
narde, Termonde, Anvers, le pays de Waes, Biervlet, Bruges, 
où il entre avec son maître le 26 juin 1485 et où il fait exé- 

rant en conséquence gens de la -ville. Accordé 60 hommes à livrer 
en cas de siège ou bataille. » 

A la page 371 du même manuscrit, on lit: « Au conseil du 
20 mai suivant, fut remontré par le s r de Boussu et M. de la 
Marche, de par le duc, les devoirs et diligences qu'il avoit faits 
pour le recouvrement de monseigneur son filz, et les outrages 
que journellement font ceux de Flandre. Pourquoi il s'estoit mis 
au champ, avoit exposé sa propre personne à tout péril, même 
contre la puissance de France. Il requéroit en conséquence 
grande aide, ayans trouvé les moyeus de la lever, en prenant de 
chacun le douziesme de son revenu. Accordé 2,000 liv. t., outre 
les 60 hommes fournis par Valenciennes : ce que les commis- 
saires refusèrent, s'étant présentés au conseil suivant, disant 
n'en vouloir faire rapport au duc; et après, sur lettre expresse, 
accordé 3,000 liv., avec avis que l'armée devoit marcher le mardi 
suivant. » 

Ajoutons, pour ne rien omettre, qu'Olivier fut chargé de repré- 
senter Maximilien aux obsèques de Pierre de Luxembourg, 
comte de Saint-Pol, le 28 novembre 1482 (Molinet, II, 365), qu'il 
assista à l'entrée solennelle de Maximilien à G-and en 1485 et y 
remplit les fonctions de grand maître des cérémonies. Cf. Leglay, 
Maximilien et Marguerite d'Autriche, p. 8. 

1. Qualifié chambellan du roi et premier maître d'hôtel de 
l'archiduc, son tils, dans les comptes de 1488. (Arch. de Belgique, 
Ch. des comptes, 1926.) 



kxviij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

cuter plusieurs rebelles 1 , Gand, Utrecht, Louvain, Malines 
le virent tour à tour : en plat pays, sur les côtes, sur la mer 
même, il suivit partout l'archiduc, tantôt chargé de régler les 
conditions et les cérémonies de son entrée à Gand, tantôt pré- 
posé à la garde du seigneur de la Gruthuse prisonnier, qu'il 
escorte à Vilvorde et à Malines où se trouvait la duchesse 
douairière 2 , ou à celle du jeune Philippe le Beau, qu'il enlève 
aux Gantois pour le conduire en lieu sûr, à Termonde. C'est, 
comme toujours, le serviteur dévoué par excellence : dans 
Gand mutinée, Maximilien ne connaît pas de meilleur asile 
que sa chambre 3 ; à Bruges, dont les habitants mettent 
leur prince en cage, il serait allé remplir respectueusement 
près du captif ses fonctions de premier maître d'hôtel, s'il 
n'avait reçu de lui charge de les exercer près de son fils 4 ; 
le 18 septembre 1485, il accompagne l'archiduc aux négo- 
ciations de Maëstricht 5 ; quand celui-ci, élu roi des Romains, 
quitte les Pays-Bas pour l'Allemagne, où le fidèle chambellan 
ne peut le suivre, puisqu'il garde son héritier, il reporte sur 
celui-ci toute l'affection qu'il lui avait vouée, affection d'au- 
tant plus méritoire que le premier objet en était au fond 
moins digne. Philippe le Beau deviendra ainsi son dernier 
souverain et son dernier culte. Le bon chevalier employera 
sa vieillesse à composer des vers pour son éducation, à lui 

1. G-ollut, Mém., col. 1412. 

2. Le 8 septembre 1485, les échevins de Malines lui offrent un 
vin d'honneur. (Arch. de Malines.) 

3. Mémoires, liv. II, ch. xn. 

4. Mémoires, liv. II, ch. xm. 

5. Analecta Leodiensia, publiées par Mgr de Ram dans les Docu- 
ments relatifs aux troubles du pays de Liège, p. 806. — Adrien de 
But rapporte sous l'année 1485, dans sa Chronique, t. I, p. 651, 
un fait relatif à Olivier de la Marche, et que nous n'avons pu 
suffisamment éclaircir. Il dit qu'à cette époque Olivier et Jean, 
abbé de Saint-Bertin, descendirent le Rhin depuis Cologne, quos 
tamdiu captivos stipendarii ducis Austrim tenere prwsumpserant 
quousque de areragiis suis ex integro essent soluti. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxxix 

tracer, dans les Mémoires, les portraits de ses illustres aïeux 
et à prédire les hautes destinées de leur postérité l , tout en 
représentant son souverain dans son propre hôtel, où il 
reçoit « les gens de bien sievyans la court 2 , » ou en veillant 
aux divertissements de celle-ci 3 . Son dernier souffle s'exha- 
lera pour cette maison de Bourgogne qu'il avait tant aimée, 
dont il porta toujours le deuil , et qui trouva en lui, sinon 
son Bayard, au moins son loyal serviteur. 

Olivier de la Marche se maria deux fois. Sa première 
femme, Odotte de Janley, fille de Jean de Janley et de 
Jeanne de Molain 4 , lui donna au moins une fille, qui fut, en 

1. Y. infra la Notice bibliographique. — Olivier était trop âgé 
pour remplir ses fonctions de premier maître d'hôtel lors du 
voyage fait par Philippe le Beau en Espagne en 1501. Il y fut 
momentanément remplacé par Philippe, bâtard de Bourgogne. 
(V. ordonnance de l'archiduc, du 1 er novembre 1501, dans 
Gachard, Itinéraires des souverains des Pays-Bas.) On voudrait 
pouvoir suivre de plus près Olivier pendant cette dernière période 
de sa vie. Mais la tâche est difficile à raison de l'indigence des 
documents. On le voit pourtant à Bruxelles les 3 février et 
8 mai 1487 (Bibl. nat., ms. nouv. acq. franc., n° 5906), le 31 oc- 
tobre 1488 à Maliues, où il acheta une maison nommée den Os, 
moyennant 64 florins d'or du Rhin (v. son testament, et arch. 
mun. de Malines, reg. aux adhéritances, fol. 78), les 17 août 1495 
et 12 novembre 1497 encore à Bruxelles (Bibl. nat., ms. précité), 
d'où il donne, le 23 juillet de la même année, procuration à 
Julien Ghambar pour défendre ses droits à une rente de cent 
livres sur les seigneuries de Liesle, Buffart et Chassey au comté 
de Bourgogne, terres vendues par autorité de justice avant le 
20 juin 1498. (Stein, p. 94.) C'est évidemment dans cette ville que 
s'écoulèrent ses dernières années. 

2. Archives de Belgique, Ch. des comptes, reg. n° 1926, fol. 4. 

3. Par exemple, en faisant jouer des « farses et moralitez » 
devant son seigneur, en lui achetant « conniz et grisart vifz, » 
en faisant chasser le sanglier en sa présence, en appelant les 
trompettes du roi au dîner du prince, ou des Allemands qui 
chantent devant lui et jouent du cornet ou de la flûte, etc. (Arch. 
du Nord, B. 2135, année 1487, v. st.) 

4. V. Stein, p. 11. 



]XXX NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

1456, tenue sur les fonts baptismaux par un représentant 
de Philippe le Bon 1 . On ignore la date à laquelle il devint 
veuf. Mais il était déjà fort avancé en âge, « presque moisy, » 
lorsqu'il contracta une seconde union, et celle-ci est trop 
curieuse pour que son biographe néglige de s'y arrêter 
quelques instants. 

En 1462 vivait à la cour de Bourgogne un ancien « vilain » 
de Saint-Jean-de-Losne, devenu premier valet de chambre 
de Philippe le Bon, et qui s'était rapidement élevé à une 
haute fortune : il s'appelait Jean Coustain. Ambitieux, 
cupide, impie, rude, orgueilleux, brutal, mais « de gros 
entendement, » il exerçait une influence presque irré- 
sistible sur l'esprit de son maître, qui l'avait anobli, fait 
chevalier, et lui avait donné plus de 10,000 florins de 
rentes. Il était seigneur de Navilly et d'une partie de la 
Chapelle-de-Bragny, près de Sennecey-le-Grand; il avait 
acheté, en 1461, de Jean Devos, la vaste terre deLovendey- 
hem. Ses proches ne jouissaient pas d'une moindre faveur : 
son frère, ou, d'après Chastellain, son oncle, Humbert 
Coustain, sommelier du corps, avait reçu des lettres de 
noblesse, et sa sœur Agnès était l'une des nombreuses maî- 
tresses du duc. Il avait eu l'habileté de s'allier à une famille 
presque aussi nouvelle que la sienne, mais non moins puis- 
sante, celle des Machefoing, dont l'écu de métaux, à peu près 
semblable au sien 2 , révélait l'origine. Monnot Machefoing, 
châtelain de Rouvre en 1404, garde des joyaux du duc, 
avait eu de son mariage avec Jeanne de Courcelles, mère de 

1. Olivier reçut à cette occasion, le 27 octobre 1456, 90 livres 
tournois « pour six tasses, pesans dix mars d'argent, données 
par mondit seigneur au baptisement d'une sienne fille, que icel- 
lui seigneur a nagueres fait tenir en son nom sur sains fons de 
baptisme. » (Archives de la Côte-d'Or, B. 1734, fol. 61.) 

2. Les Coustain portaient : d'argent à trois molettes d'or, et les 
Machefoing trois étoiles ou molettes d'éperon, avec un croissant en 
abîme. (J. d'Arbaumont, Armoriai de la Chambre des comptes de 
Dijon, p. 409.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxxxj 

lait de Philippe le Bon, deux fils, Jean, contrôleur du gre- 
nier à sel de Dijon en 1419 S et Philippe, vicomte-maïeur 
de Dijon en 1439 et 1448, valet de chambre et garde des 
joyaux du duc, qui le récompensa de ses services en lui 
donnant, en 1435, l'office de capitaine châtelain de Rouvre, 
que son père avait déjà rempli, reconstrncteur de l'église 
Saint-Jean de Dijon la même année, élu du duc en 1451, 
député aux états généraux en 1438, ambassadeur en 1444. 
Jean eut lui-même une fille, Isabeau 2 , qui épousa Jean 
Coustain. Celle-ci était, dit Ghastellain, « assez riche 
de prest, » en d'autres termes d'usure, « moult enfiérie en 
sa fortune, » si coquette qu'elle affectait de se parer des 
mêmes vêtements que la comtesse de Charolais, dont elle 
était la « mignonne, » au point d'exciter le courroux de 
Charles le Hardi, et si vaniteuse qu'en ses jours de glo- 
rieuse jeunesse elle parut au banquet du Faisan avec 
les plus illustres dames de la cour. Elle aspirait aux plus 
hautes alliances pour .ses enfants : l'un d'eux, grand bailli 

1. On trouve vers 1440, en Flandre, un Jean Machefoing, marié 
à Nicole Boisot, et un autre Jean, qui fut depuis chevalier et 
grand bailli de Thielt. Est-ce le même ? Ou bien ce dernier ne 
serait- il pas le propre fils de Jean Coustain, qui aurait pris le 
nom de sa mère pour échapper à la réprobation dont la mémoire 
de son père était entourée? Ce qu'il y a de certain, c'est que les 
services de ce Jean, tué dans l'exercice de ses fonctions de bailli, 
ne fureut pas inutiles à Olivier de la Marche, depuis son mariage 
avec Isabeau Machefoing, car on les rappela dans les motifs 
d'une pension qui lui fut plus tard accordée : « A M re Olivier de 
la Marche, conseiller, grant et premier maistre d'ostel de Monsei- 
gneur, la somme de cent cinquante livres, à cause de ses bons et 
agréables services et de ceulx de feu mersire Jehan Machefoing, 
en son vivant chevalier, bailli de Thiel ou pays de Flandre, lequel 
feu a esté tué en excersant ledit office de bailli. » (Archives du 
Nord, B. 2155; compte de Simon Longin, fol. 196.) 

2. Chastellain, liv. VI, ch. lxxvi, t. IV, p. 236, édit. Kervyn 
de Lettenhove. Plus loin, ch. lxxxiv, Chastellain dit qu'Isabeau 
avait apporté en dot 10,000 fr. à son mari. 

/ 



IxXXÎj NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

de Thielt, avait osé élever ses prétentions jusqu'à M lle de 
Boussut, qui avait refusé Charles de Poitiers, de la maison 
des comtes de Valentinois; un. autre avait obtenu la main 
d'Anne de Baeust, qui épousa quelques années plus tard, 
en secondes noces, le bâtard Philippe de Brabant. Bref, son 
orgueil ne connut bientôt nul obstacle, et lorsqu'elle s'aper- 
çut de l'irritation du comte de Charolais, qui cherchait à 
l'exclure de la maison de sa femme, au moment même où la 
maladie de Philippe le Bon menaçait la Bourgogne d'un 
changement de règne, elle ne craignit pas de soulever la 
colère de son mari contre le fils même et l'héritier de son 
souverain. 

Ce n'est pas ici le lieu de raconter le complot formé par 
Jean Coustain pour empoisonner et « maléficier » Charles le 
Téméraire, de concert avec Jean de Vy. Chastellain a laissé 
de cet odieux épisode et du brusque châtiment des traîtres 
un récit inimitable qui est resté dans la mémoire de tous les 
historiens delà maison de Bourgogne 1 . Coustain ne fut-il pas, 
dans cette circonstance, l'agent secret de la haine perfide de 
Louis XI, dont il avait reçu , comme on sait, la charge de capi- 
taine du château de Vincennes, et près duquel son complice 
Gilles Courbet trouva un asile, ne le fut-il pas plus encore que 
l'instrument, d'ailleurs très conscient, des vengeances de sa 
femme? Un passage de Gilles de Roye le laisserait presque 
entendre, malgré son obscurité 2 . Quoi qu'il en soit, Isabeau 
Machefoing possédait un tel crédit sur l'âme de Philippe le 
Bon que, peu de jours après le supplice de son mari, exécuté 
à Rupelmonde, le 24 juillet 1462, elle obtint du duc, « tou- 
jours courtois aux dames, » la restitution de son avoir per- 
sonnel, qui menaçait d'être compris dans la confiscation des 
biens du supplicié. Philippe le Bon ajouta même qu'il ferait 



1. Chastellain, liv. VI, ch. lxxvii et suiv. V. aussi Jacques du 
Clercq, IV, 41 ; Godefroy, Historiens de Charles VII , p. 357. 

2. CE. de Roga, p. 95. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxxxiij 

« d'elle aussi plus, tellement que n'auroit cause de s'en 
plaindre 1 , » et, en effet, dit Chastellain, il la laissa riche de 
cinquante mille écus, tout en ordonnant que son fils et sa 
fille entreraient en religion, « afin que jamais ne fust plus 
mémoire des enfans 2 , » et, chose étrange en apparence, 
Charles le Téméraire maintint cette libéralité après la mort 
de son père 3 . 

Une circonstance explique pourtant la mansuétude du 
nouveau duc : Isabeau avait épousé depuis quelque temps 
un de ses fidèles compagnons dans la campagne de Mont- 
lhéry et l'un de ses chambellans les plus aimés, Jean de 
Montferrant. Comment ce prud'homme, issu d'une bonne 
famille du Bugey, qui, d'après Guichenon, remontait au 
xm e siècle 4 , cet ancien page de Philippe le Bon, qui, pen- 
dant quarante ans, avait servi son maître comme panetier, 
maître d'hôtel ou bailli de Courtrai, s'était-il allié à la veuve 
d'un traître, dont le nom était honni à la cour de Bour- 
gogne? Les cinquante mille écus qu'elle avait sauvés du 
naufrage de son premier mari avaient sans doute vaincu les 



1. Chastellain, liv. VI, ch. lxxxiv. 

2. Idem. 

3. Lettres patentes du duc Charles, données à Saint-Omer, le 
8 mai 4469, portant continuation de commission à M e Dreue 
d'Échenon, ci-devant receveur de l'épargne, pour recevoir et 
vendre les biens, héritages et seigneuries sis à Bragny, Paleau, 
Chevigny et autres lieux, confisqués sur feu Jean Coustain, con- 
damné au dernier supplice pour ses démérites , à charge de 
remettre la moitié des deniers en provenant à M re Jean de Mont- 
ferrant, chambellan et maître d'hôtel du duc, et mari et bail de 
la veuve dudit feu Jean Coustain, suivant traité fait avec cette 
dame du vivant du feu duc. (Archives de la Côte-d'Or, B. 10415 ; 
Peincedé, t. II, p. 510.) 

i. Cette famille, qui portait : paie d'argent et de sable de six 
pièces, au chef de gueules, a donné un évoque de Lausanne et de 
Constance, prieur de Gigny et de Lustin, en 1483. (Guichenon, 
Histoire de Bresse; la Noblesse aux états de Bourgogne, p. 245.) 



Ixxxiv NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

scrupules de l'honnête et vieux chevalier. Au décès de 
celui-ci, ils triomphèrent aussi vraisemblablement de ceux 
d'Olivier de la Marche, qui ne crut ni ternir son loyal bla- 
son ni offenser son maître en épousant Isabeau Machefoing. 
La veuve du sire de Montferrant avait fait oublier celle de 
Jean Coustain, et il semble qu'Olivier ait tenu prudemment 
à ne point rappeler la seconde dans ses Mémoires. Cepen- 
dant, plus d'un biographe contemporain fit une vague allu- 
sion à cette alliance, dont la postérité a gardé un imparfait 
souvenir : ainsi Adrien de But lui donne par erreur pour 
seconde femme la veuve de Guy de Brimeu, sire de Hum- 
bercourt, parce que celui-ci, comme Coustain, avait perdu 
la vie sur l'échafaud. Nous n'avons pu découvrir la date 
précise des secondes noces de notre chroniqueur. Elle doit 
se placer entre les années 1473 et 1480, car Jean de Mont- 
ferrant vivait encore dans la première l , et un acte du 6 juil- 

1. Lettres du duc Charles, en date du 20 mars 1472 (v. st.), 
dans lesquelles on lit que Jean de Montferrant a servi les ducs 
Philippe et Charles pendant environ quarante ans, d'abord comme 
page, puis comme panetier; qu'au retour du voyage de Mont- 
lhéry, où il reçut l'ordre de chevalerie, le duc lui donna la charge 
de maître d'hôtel, en le déchargeant de celle de panetier et de 
bailli de Courtrai et en lui assignant une pension de 18 sols par 
jour; que, cette pension ayant été supprimée par Charles après 
son avènement, il reçut en compensation la charge de conseiller 
et de chambellan aux gages de 36 sols par jour ; qu'enfin son 
grand âge et ses infirmités lui rendant impossible la continuation 
de ses fonctions, le duc l'en déchargea en lui restituant sa pen- 
sion viagère de 18 sols assignée sur la recette de Flandre, avec 
survivance en faveur d'Isabeau Machefoing, sa femme, à condi- 
tion qu'il obtiendra de celle-ci la cession au duc de la moitié du 
revenu qu'elle percevait sur les terres et seigneuries de Chenaux, 
Bragny, Port de Paleau et la Chapelle de Bragny. (Archives de 
la Côte-d'Or, B. 1358; Peincedé, t. I er , p. 262.) On trouve au 
même lieu des lettres du 31 mai 1473, par lesquelles cette cession 
ainsi stipulée est opérée au profit du duc. — Isabeau n'eut point 
d'enfants de son mariage avec Jean de Montferrant. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. 1XXXV 

let 1480 indique qu'Olivier était déjà l'époux d'Isabeau à 
cette dernière époque *. 

Cette union tardive, qui trahit une certaine avidité 
sénile chez notre bon chevalier, jusqu'alors fort désintéressé, 
ainsi que l'attestent les négligences de son administration 
financière, ne diminua rien de l'estime dont il était univer- 
sellement entouré. Mais elle accrut beaucoup sa fortune, 
déjà augmentée par les libéralités de ses souverains 2 . Il s'en 

1. Arch. de l'Etat à Namur, extrait du registre aux transports 
du bailliage de Namur (1480), n° 47, fol. 73. A peine marié, La 
Marche se mit en mesure de faire rentrer les sommes dues à sa 
seconde femme, notamment cent livres de rente perpétuelle 
achetée en 1464 sur la ville de Bruges par Jean de Montferrant 
(Arch. de Belgique, Compte de Bruges, 1479-1480; Chambre des 
comptes, n« 32533, fol. 184), et deux cents couronnes de rente sur 
la terre de Boussut. (Arch. de Namur, pièce précitée.) 

2. Notamment par les terres confisquées sur le connétable de 
Saint-Pol, que Charles le Téméraire lui donna en 1471-1472. En 
1473, Guillaume Verdet, châtelain de la Marche, fit au nom de son 
maître Olivier une déclaration des fiefs que celui-ci possédait dans 
le bailliage de Chalon-sur-Saône. Il confessa tenir du duc en fief et 
arrière-fief: 1° le château et maison-forte de la Marche, ensemble 
la motte et les fossés tenus du duc, à cause de son châtel et ville 
de Rochefort ; 2° tout le demeurant de la terre de la Marche et 
d'Onay (aliàs Esnay), es villages et paroisses de Saint-Martin-en- 
Bresse, Diconne et Villegaudin, en cens, rentes, bois, péage, jus- 
tice, du fief de la ville de Mervans, près la Marche, réservé le 
meix de la chapelle de Villegaudin et de la cour dudit lieu, qu'on 
maintient être de franc-alleu et du ressort de Saint-Laurent-lès- 
Chalon ; 3° le fief de Dyombe, tenu d'ancienneté en arrière-fief 
dudit Mervans ; 4° certains cens et héritages en la paroisse de 
Chassey, en fief du seigneur de Lestrabonne, à cause de la terre 
de Nantoz. (Archives de la Côte-d'Or, B. 11723.) — Quant à la 
négligence de l'administration d'Olivier, v. ibid., B. 11164. On 
doit cependant reconnaître qu'il soutint des procès, au moins un 
comme demandeur. (V. arrêt du parlement de Paris, du 4 juin 
1484, rendu entre lui et Jehan de Houpplines, et publié par 
M. Stein, p. 205.) — Le 18 mai 1481, nous le voyons qualifié de 
seigneur de la Gouarderie, de la paroisse de Saint-Juvat (arron- 



l.XXXVJ NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

souvint dans son testament et fit des legs importants à sa 
veuve, devenue, grâce aux années et peut-être à un contact 
meilleur, aussi pieuse, aussi modeste et réservée qu'elle était 
autrefois fière, avare, présomptueuse et hardie. Toutefois, 
il institua pour légataire universel son fils Charles, écuyer, 
seigneur de la Marche, ou, au défaut de celui-ci, sa fille 
Philippote, mariée en premières noces à Thierry de Charmes, 
écuyer, et, en secondes, le 15 janvier 1488, à Philippe de 
Lenoncourt, chevalier, bailli de Bar-sur-Seine, seigneur de 
Loches, Chauffour et Marolles-lès-Bailly (Aube), dont elle 
eut six enfants, dont quatre fils, Olivier, Jean, Pierre et 
Philippe *. Jean fut seigneur de Loches et bailli de Bar ; Phi- 
lippe fut protonotaire apostolique et archidiacre de Reims. 
Philippote vivait encore le 15 mars 1520. Mais elle était 
veuve de son second mari, décédé entre 1507 et 1519. 

On a vu plus haut que La Marche avait eu de sa première 
femme au moins une fille, baptisée en 1456. Mais celle-ci 
s'appelait-elle Philippote ou Louise, comme certains généa- 
logistes nomment une autre de ses filles , d'ailleurs décé- 
dée jeune et sans postérité? En tout cas, en 1501, deux 
enfants seulement survivaient, soit du premier lit, soit du 
second, mais plus vraisemblablement du premier, puisque, 
dans son testament, Olivier met expressément à la charge 
de son fils Charles les dettes qu'il aurait pu contracter avant 
son mariage avec Isabeau Machefoing. D'ailleurs, cette 
dernière union ayant eu lieu peu avant 1480 n'aurait pu 
donner naissance à une fille mariée en secondes noces en 

dissement de Dinan, Gôtes-du-Nord). D'où lui venait cette terre? 
Peut-être de sa nièce Bricette Duval, fille de sa sœur Jeanne. 
En effet, cette nièce lui avait légué une rente de dix boisseaux 
de froment, qu'il échangea le 25 octobre 1482 contre une rente 
de 50 sous payée par Jean Goussart. (Bibl. nat., Collection de D. 
Villevieille, 55, fol. 138.) 

1. Extrait des Registres du parlement de Bourgogne, du 
14 avril 1527. (Archives de la Gôte-d'Or, Peincedé, t. XIX.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. Ixxxvij 

1488, ni peut-être même à un fils qui avait déjà pris femme 
avant 1501. 

Ce dernier avait épousé Catherine Chamboye, et n'en eut 
point d'enfants ; il paraît avoir quitté la cour de l'archiduc, 
où il ne remplit du reste aucune charge, et s'être établi en 
Bourgogne, sur le sol des aïeux 1 . Héritier des terres de la 
Marche, d'Esnay, de Chassey, et de tous les acquêts de son 
père, il céda, le 12 septembre 1517, ses droits sur la Marche 
à son neveu Olivier de Lenoncourt, bailli de Langres 2 . Mais 
celui-ci dissipa bientôt toute sa fortune, et la seigneurie delà 
Marche, demeurée en décret pendant quarante ans, dut un 
jour être vendue à Hugues deMâlain, seigneur de Diconne 3 . 
Elle ne revint aux Lenoncourt qu'en 1574, et de leurs 
héritiers passa, en 1636, au président Fyot d'Arbois, dont 
les descendants la firent ériger en marquisat à leur profit un 
siècle après. Ce sont eux qui ont, jusqu'à une époque récente, 
perpétué chez nous le nom de la Marche 4 . Quant à la des- 

1. En 1503, Charles de la Marche est indiqué dans l'état des 
fiefs du Ghalonnais comme tenant la terre et seigneurie d'Onare 
(Onard), au bailliage de Ghalon, en toute justice, du fief de Mer- 
vans, plus certaines rentes et cens au lieu de Chassey, du fief 
de Jean, seigneur d'Aumont. (Archives de la Côte-d'Or, B. H730, 
fol. 387.) Il tient également en toute justice la terre et seigneurie 
de la Marche, de franc-alleu, valant 65 liv. de rente, y compris ce 
qu'il tient au lieu d'Onnant, du fief de Mervans. (Id., fol. 413 v°.) 
Enfin, on voit qu'il possède environ 80 ouvrées de vigne à Nan- 
toux, en fief de Jean d'Aumont. [Id., fol. 251.) Il y est désigné 
comme demeurant au comté de Bourgogne. 

2. Bibl. nat., Collection de Bourgogne, vol. 101, fol. 323; Cour- 
tépée, Description du duché de Bourgogne, 2 e édit., t. III, p. 461. 
Olivier de Lenoncourt était bailli de Langres en 1526. (Arch. de 
Langres, liasse 945.) 

:!. Gourtépée, id- Extrait des reprises de fief de la terre de la 
Marche, pour Philippe Fyot, du 29 décembre 1663. (Archives de 
la Côte-d'Or, B. 11164.) 

4. René de Lenoncourt, mort en 1620, avait épousé Marguerite 
Fyot. — On rencontre en 1480 mi Nicolas de la Marche, cité par 



lxxxviij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

cendance directe d'Olivier, elle était depuis longtemps 
éteinte lorsqu'écrivait Courtépée, à la fin du xvm e siècle. 

Olivier mourut le 1 er février 1502 (n. st.), dans la mai- 
son qu'il possédait à Bruxelles « devant l'arque, » ou hospice 
des vieilles femmes, dit-il dans son testament, daté du 8 oc- 
tobre 1501 1 , maison qu'il avait acquise le24juin 1482. D'après 
cet acte de dernière volonté, son cœur, placé dans un vase de 
plomb, fut envoyé en Bourgogne et déposé dans la chapelle 
de Villegaudin, près de la sépulture de ses aïeux, sous une 
pierre scellée devant le grand autel de la Vierge et autour 
de laquelle était gravée l'inscription suivante : 

POUR MARCHEPIED, REPOS, PASSET ET MARCHE 
SOIT BON LE CŒUR OLIVIER DE LA MARCHE 
AU TRÈS DIGNE PRESTRE SAINCT ET SACRÉ 
DONT LE CORPS-DIEU EST CE JOUR CONSACRÉ. 

C'était un signe naïf et touchant d'humilité chrétienne. 
Quant à son corps, il voulut qu'il fût inhumé, devant l'au- 
tel de Sainte-Croix 2 , dans l'église des chanoines réguliers 

Adrien de But dans sa Chronique, et en 1496 un Gérardo de la 
Marche, lieutenant du capitaine des hallebardiers de l'archiduc 
Philippe. (Archives du Nord, B. 2157.) Mais sont-ce des parents 
d'Olivier? Enfin, en 1471, les Archives générales de Belgique 
mentionnent un s r de Pey ou de Péry, frère du s r de la Marche, 
dont on ignore la véritable origine. 

1. V. plus loin ce testament, extrait de la Collection de Bour- 
gogne, 99, f os 830-35, à la Bibl. nat. Une copie se trouve dans le 
ms. n° 4332, fol. 42, f. fr. de la même bibliothèque. Les Archives du 
royaume de Belgique (Acquits des comptes de la recette générale du 
Hainaut) possèdent la dernière, pièce peut-être qu'il ait signée. 
C'est un reçu, daté du 17 janvier 1501, d'une pension annuelle 
de 300 fr. ou 480 livres tournois, dont le paiement était arriéré 
depuis plus d'une année (V. registre n° 3198, fol. xl r° et v°, de 
la Chambre des comptes, aux mêmes Archives) ; la signature de 
cette quittance est presque indéchiffrable; il est vrai que celle 
du 20 juillet précédent n'est guère meilleure. 

2. « Sepultus in choro beatae Maria? Virginis, sub turnba, ante 
altare Sancte Crucis. » (Arch. de Belgique, Cart. etmss., 733 a prov.) 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. lxxxix 

de Caudenberg, autrement dite Saint-Jacques de Montfroid, 
près du palais des ducs de Brabant, à Bruxelles. Cette église 
avait été fréquemment enrichie par ses libéralités, ainsi 
qu'elle le fut après lui par sa veuve 1 . Son tombeau, où 
Isabeau Machefoing vint le rejoindre le 11 novembre 1510, 
a été détruit au temps de Philippe II. On y lisait l'épitaphe 
suivante : 

GY GIST MESSIRE OLIVIER DE LA MARCHE, 

QUI TRESPASSA L'AN 1501, LE PREMIER JOUR DE FÉVRIER, 

ET DAME YSABEAU MACHEFOIN, 

QUI TRESPASSA L'AN 1510, LE XI e JOUR DE NOVEMBRE. 

En face, dans la muraille, une plaque de marbre portait 
cette autre inscription : 

CY GIST OLIVIER DE LA MARCHE, SEIGNEUR 

ET GRAND MAISTRE D'HOSTEL, REMPLI DE TOUT HONNEUR, 

QUI FUT SAGE ET SECRET, LÉAL ET MAGNIFIQUE, 

ET QUI FIT MAINTS BEAUX DITS EN BELLE RHÉTORIQUE. 

LAN QUINZE CENT ET UN, LE PREMIER FEVRIER, 

MOURUT PLEIN DE VERTU : VEUILLEZ PRIER POUR LUI. 

DAME ISABEAU MACHFOIN MOURUT NEUF ANS APRÈS ; 

PRIEZ QUE PARADIS A ELLE SOIT OUVERT 

ET AU BON CHEVALIER, LEQUEL A TANT SOUFFERT. 

1. Dans un inventaire des Archives de la prévôté de Saint- 
Jacques-sur-Caudenberg, fol. 99 v°, n° vi c lvii, on lit : « Item, 
une obligation du prévost et couvent de Gouberghe, en date du 
xx e de janvier l'an de grâce mil cincq cens et ung, par laquelle 
appert qu'ilz confessent avoir receu de messire Olivier de la 
Marche, chevalier, conseillier et premier maistre d'hostel de 
monseigneur l'archiduc d'Austriche, et de madame Ysabeau 
Machefoins, sa compaigne, par prest, une très belle monstrance 
faicte d'or et d'argent, à eulx appartenant, pour y mectre le Sainct 
Sacrement, laquelle ilz promectent garder sain et enthier et la 
leur rendre toutes et quantes fois que requis en seront. » — On 
conserve au dépôt des Archives des hospices civils de Bruxelles 
divers actes des années 1505, 1507 et 1508, relatifs à des fonda- 
tions de rentes faites par la veuve d'Olivier en faveur des pauvres 
de la paroisse Saint-Jacques-sur-Caudenberg. Une lettre d'Érard, 



Xcij NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

II. 

Il y a dans Olivier de la Marche considéré comme écrivain 
deux hommes bien distincts, le poète et le chroniqueur. 

Par ce mot poète, j'entends non seulement le versificateur, 
mais l'auteur de moralités, de contes et même d'œuvres phi- 
losophiques en prose. La philosophie ne se distinguait guère 
alors de la poésie ; elle ne constituait à proprement parler 
une science que lorsqu'elle se confondait avec la théologie ; 
par réciprocité, les poèmes les plus légers se piquaient de 
moraliser. 

Poète, conteur ou philosophe, il ne sort pas d'une honnête 
médiocrité. Ses œuvres purement littéraires ont cependant 
d'agréables parties, comme Y Histoire de Griselidis, mar- 
quise de Saluées, que l'on a faussement attribuée à Pierre 
Michault, dit Taillevent, et dont la forme appartient en réa- 
lité à Olivier de la Marche, quoiqu'il en ait emprunté le fond 
lui-même à Pétrarque 1 . En chantant et en rimant, le bon 
écuyer obéissait sans doute à son naturel mélancolique et 
rêveur, à ce besoin d'épanchement et à cette sensibilité en 
quelque sorte musicale qui saisissent les jeunes hommes à 
l'aube de la vie et dont il s'accusera plus tard lui-même 
presque comme d'un péché. Mais il obéissait encore à de 
nobles exemples. Dans cette cour brillante et raffinée de 
Bourgogne, jeunes pages, clercs, hommes d'armes eux-mêmes, 
presque tous étaient poètes à leurs heures. Ce n'était pas seu- 

1. V. Epistola de historia Griseldis mulieris maxims Constantin, 
Colonise, typis Uclalrici Zel de Hanau, circa 1470. Cette histoire 
se rencontre dans le Parement des dames d'Olivier. On sait que 
Perrault l'a rajeunie et mise en vers. — Un ms. de la bibliothèque 
du comte d'Ashburnham (n° 402, fonds Barrois), qui provient sans 
doute de la Bibliothèque nationale, nous apprend que Pétrarque 
l'avait lui-même « translatée de lombart en latin. » Ce ms. est 
du xv e siècle. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XCllj 

lement Pierre Michault, secrétaire du comte de Charolais, 
l'auteur du Doctrinal de Court et de la Danse des 
aveugles, George Chastellain, Martin Franc, qui dédia à 
Philippe le Bon son Champion des Dames et son Estrif 
de Fortune et de Vertu*; c'était Charles, duc d'Orléans, 
le premier des lyriques du xv e siècle, Guiot et Philippe Pot, 
le bâtard de la Trémoïlle, le seigneur de Torcy, Frédet, 
M e Etienne Le Goux, Jean Régnier, seigneur de Guerchy, 
bailli d'Auxerre 2 , le sire de Trazegnies 3 , et Philippe le Bon 
lui-même, ainsi que le constatent différentes ballades adres- 
sées par lui à son compère le duc d'Orléans 4 ; c'était René 
d'Anjou, le royal prisonnier des Bourguignons dans la tour 
de Bar à Dijon, bien d'autres enfin encore que l'on ne peut 
tous citer. Rimer était délassement de princes. Olivier de la 
Marche n'eût pas cédé à sa propre inspiration qu'il eût été 
entraîné par l'exemple d'autrui. Plus jeune d'au moins trente 
années que Charles d'Orléans et Alain Chartier , contemporain 
de Villon, il leur est sans contredit inférieur. Il n'a au même 
degré ni la grâce souple, délicate et caressante des uns, ni 
la hardiesse, l'expression pittoresque et la verdeur de l'autre. 
Mais il possède ce que Marot appellera plus tard un « gentil 

1. Martin Franc ou Le Franc, né à Arras, prévôt et chanoine 
de l'église de Leuse en Hainaut, secrétaire de l'antipape Félix V 
et du pape Nicolas V. (V. Jean Lemaire des Belges, Couronne 
margaritique.) 

2. Auteur des Fortunes et Adversitez, imprimées à Paris en 1526, 
in-8°; mort après 1463. 

3. Auteur des « Loenges des Vertus du très vaillant duc Charles 
de Bourgongne. » (Ms. de la Bibl. publ. de Douai, n° 767, fol. 14.) 

4. Dans sa Bibliothèque française, t. IX, p. 232, l'abbé Goujet 
déclare qu'il examina à loisir plusieurs pièces de vers du duc de 
Bourgogne insérées dans uu ms. intitulé : Dalladiez du duc d'Or- 
léans, et qui appartenait au xviu e siècle à M. de Bombarde. V. au 
même tome, p. 259, une ballade adressée avant 1440 par Philippe 
le Bon à Charles d'Orléans et le catalogue des mss. de la Biblio- 
thèque nationale. 



Xciv NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

entendement, » une finesse mélangée de candeur, une tou- 
chante mélancolie, que gâtent malheureusement parfois trop 
d'uniformité, des allégories trop recherchées, des images trop 
froides et des tours un peu forcés, sauf dans ses poésies enfan- 
tines, qui sont naïves et simples. 

Le siècle l'exigeait-il ainsi? On serait tenté de le croire, 
à n'en juger que par le diffus et pâteux Chastellain, si 
quelques ravissantes ballades de Charles d'Orléans n'attes- 
taient le contraire. Comme on est loin même de celles de 
Froissart ! 

Mais nous ne voulons parler que du narrateur. Ici sa 
supériorité éclate : il est original, il est vivant, il est aisé, il 
est historien. Qu'on daigne nous entendre : si l'histoire est 
une pure critique, comme la comprenait Tillemont par 
exemple, une simple chronologie, un enchaînement correct 
et méthodique des dates et des faits, si l'on attend d'elle une 
rigoureuse exactitude, non, Olivier de la Marche, dont la 
mémoire n'est pas toujours fidèle et qui, mêlant, transposant 
les événements, se trompe trop souvent sur les lieux ou les 
années, n'est pas un historien. Il ne l'est pas encore, si l'his- 
toire, telle que la pressentait Commines, est une science 
politique, qui doit s'élever aux causes premières, ou, telle 
que la concevait Gibbon au dernier siècle, un thème de phi- 
losophie, une sorte de métaphysique de l'humanité. Mais si 
on ne lui demande qu'une enquête curieuse sur les mœurs 
d'une race ou d'une époque et la vive représentation des faits, 
si l'on se contente de vojr défiler le cortège des acteurs en 
costume et d'assister à leur jeu sur la scène sans les suivre 
dans la coulisse, en se réservant de tirer soi-même la mora- 
lité delà pièce, l'écuyer bourguignon est, presque autant que 
le chanoine de Chimay, un véritable peintre d'histoire. Il en 
a souvent, sans les chercher, la maestria, le dessin, le colo- 
ris. C'est un ymaigier des dernières années de la chevalerie. 

Il est vrai que celle-ci l'absorbe, qu'en décrivant par le 
menu les prouesses et les tournois de ses contemporains, en 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XCV 

célébrant les splendeurs de la cour de Bourgogne, il oublie 
parfois les événements politiques ou militaires qu'il a entrepris 
de raconter, et que, modeste jusqu'au silence sur lui-même, 
il semble ne l'être pas assez sur ses maîtres, ses louanges 
n'étant pas alors suffisamment justifiées par la concision de 
son récit. Ce reproche lui a été fait ; nous ne le croyons 
pas fondé. Olivier de la Marche n'est pas un écrivain de 
profession : il n'a pas été, comme Chastellain et Molinet, 
revêtu de la charge d'historiographe ou à'indiciaire; il n'a 
pas même reçu, comme Saint-Remy, la mission officielle et 
spéciale de rapporter à Yhistorieur ou greffier de la Toison 
d'or les hauts faits des membres de l'ordre dont la renommée 
parviendrait jusqu'à lui. Il écrit d'abord pour se complaire 
à lui seul, pour occuper ses loisirs et, ainsi que l'ont fait 
Jean de Wavrin, Monstrelet et le seigneur de Saint-Remy 
lui-même, pour échapper à l'oisiveté, la mère de tous les 
vices. Il a quarante-cinq ans environ lorsqu'il commence en 
1472 ou 1473 à rédiger ses Mémoires, et vingt ans après 
seulement, en 1493, quand il en a soixante-cinq accomplis, 
il imagine de les faire lire à son jeune souverain, en y joi- 
gnant une introduction qui les rende plus instructifs pour 
Philippe le Beau. Ce sont donc bien vraiment et avant tout 
des Mémoires, c'est-à-dire des souvenirs personnels, le récit 
des faits auxquels il a été mêlé ou dont il a été le témoin 
oculaire et qu'il a enregistrés au fur et à mesure sur un car- 
net de poche. Faut-il s'étonner qu'il s'attache à ceux qui 
l'ont frappé davantage et qu'entre mille il insiste de préfé- 
rence sur ceux qu'il a suivis de plus près, en un mot, qu'il soit, 
comme Froissart, plus occupé du spectacle que du fond de l'his- 
toire? Faut-il à ce « laïc, » à ce militaire, qui s'excuse de 
n'avoir ni « le stile et subtil parler » de Chastellain, ni « la 
clergie, la mémoire ou l'entendement » du Portugais Vas de 
Lusane, ni « l'influence de rhétoricque si prompte et tant 
experte » de Molinet, à ce brave officier de princes somp- 
tueux et magnifiques, dont l'honneur, la courtoisie, les grands 



XCVJ NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

exploits et les aventures chevaleresques ont été dès le berceau 
l'idéal, demander autre chose que la fine vignette, la minia- 
ture attendrie de ces fêtes où étincela la vieille chevalerie ? 
Mais, si l'on s'en tient là, l'image est parfaite ; elle est prise 
sur le vif, et, malgré les légères retouches qui l'ont ennoblie, 
on peut dire qu'elle est photographique. Villehardouin et 
Joinville nous ont peint la chevalerie loyale, croyante, 
enthousiaste des croisades, à son âge d'or et dans sa pleine 
virilité; leur narration forte et candide tient dans l'histoire 
la place qu'occupe dans l'architecture la Sainte-Chapelle au 
xm e siècle. Dans sa chronique qui est une seconde chanson 
de geste, Froissart nous l'a montrée plus épanouie, mais bien 
moins naïve et déjà déclinante; c'est le gothique fleuri du 
xrv e siècle. A la veille de disparaître, elle jette un fulgurant 
mais dernier rayon dans La Marche ; c'est l'art flamboyant 
du xv e . 

Notre chroniqueur appartient par la date de sa mort à 
l'ère moderne. Mais il est bien du moyen âge par les idées, 
par la foi sincère et naïve, par le culte de l'aristocratie mili- 
taire. Ce n'est pas lui qui dirait comme un trouvère du 
xm e siècle, Guy de Cambrai, dans son poème de Baarlam 
et Josaphat : 

Pylates et Herodes vit, 

Car souvent sont à grant délit 

Et en Franche et en Lombardie ; 

Car Herodes pas ne mendie 

Tant com li rois est à Paris ; 

Et Pylates, che m'est avis, 

Est molt sires de Vermandois. 

Il honore profondément l'Eglise, la royauté et les barons. 
Soit qu'il puise ses renseignements historiques dans les chro- 
niques antérieures, dans ces manuscrits enluminés dont la 
librairie des ducs de Bourgogne était si bien pourvue 1 , ou 

1. V. Barrois, Bibliothèque protypographique, Achille Godefroy 
et les Comptes de Charles le Téméraire. 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. xcvij 

dans Froissart qu'il a visiblement consulté 1 , soit qu'il ras- 
semble ses propres souvenirs, il est toujours respectueux des 
clercs et des nobles, sans y apporter la moindre gauloiserie 
ni la moindre malice. Là comme ailleurs, son cœur est à 
découvert et pour ainsi dire transparent. C'est celui d'un 
féal qui s'est donné tout entier. Nous ne savons même si à 
cet égard il n'est pas plus désintéressé que Froissart qui, 
comme lui, a sans doute le culte des grands seigneurs, mais 
aussi de ce qui rapporte profit, honneur et renommée dans ce 
monde. Il clora bien d'un mot le portrait de Louis XI en 
disant : « Il fut prince 2 , » en d'autres termes, il était large 
et « achetoitau poix d'or » (s'attachait par des libéralités les 
hommes de bon renom). La largesse est à ses yeux l'une des 
vertus maîtresses d'un souverain; mais elle n'en est pas la 
reine : la « haulte seignourie » vient de ce que Dieu a « élevé 
la nativité des rois sur les aultres. » Comme le dira plus tard 
Henri IV, les nobles et les rois « sont des têtes que Dieu a 
réservées pour conserver les autres. » Sa doctrine sur l'ori- 
gine du pouvoir est essentiellement monarchique. 

Elle ne le rend pas néanmoins hostile au peuple. Parlant 

1. Comparez par exemple le passage de son Introduction sur la 
descendance de saint Louis avec le premier chapitre du livre I 
de Froissart : « Li biaus rois Phelippes de France, etc. » Mais il 
cite de mémoire et se trompe dans la généalogie. Une remarque 
à faire à cette occasion, c'est qu'Olivier de la Marche n'a pas 
besoin d'une traduction comme les chroniqueurs qui l'ont précédé. 
Les gens du monde peuvent aisément le lire dans l'original. 

2. Duclos lui a pris ce trait, sans le citer d'ailleurs, dans son 
Histoire de Louis XL — Olivier n'aimait pas le roi et cependant, tout 
en accusant ses « soubtiz moyens, » il n'en a jamais parlé qu'avec 
respect. On ne saurait lui attribuer la pièce de poésie intitulée : 
le Mauvais Prince, publiée dans les OEuvres de Chaslellain (t. VII, 
p. 457), et dans laquelle M. de Reiffenberg a cru voir un portrait 
l'ait par La Marche du monarque français. Mais il est vrai de dire 
qu'il est beaucoup plus ami de la Bourgogne et de l'Autriche que 
de la France, sans aller jusqu'à prétendre, comme certains histo- 
riens, que ses Mémoires sont uu pamphlet dirigé contre celle-ci. 

il 



XCV11J NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

d'un Gantois « villain et de petit estât, » qui se battit vail- 
lamment à Gavre, il dit : « Que je le sceusse nommer, je m'ac- 
quitteroie de porter honneur à son hardement, car vaillance 
est entre les bons si privilégiée et de telle aucthorité qu'elle 
doit estre manifestée, publiée et dicte de petite personne ou 
de petit estât comme des plus grans. » Pour tous il est équi- 
table, mais il n'aime pas ce que nous appellerions aujour- 
d'hui la démocratie. Lorsque Gand se révolte, il la plaint 
d'avoir sacrifié « son pucelage, » en d'autres termes de s'être 
ravalée « ou povoir et soubs les mains de ribaultz, pillars et 
gourmans, norriz et empoisonnez de vices, sans vergongne, 
entendement ou raison. » Comme on le voit, la sentence est 
dure pour la multitude, encore bien qu'il distingue et qu'il 
faille distinguer dans son sein, et elle a paru telle à un écri- 
vain de Flandre qui lui reproche, non sans aigreur, d'avoir 
calomnié les Flamands. Mais Valère André est. injuste lui- 
même et ne semble pas l'avoir lu. La Marche n'a nulle acri- 
monie contre la nation, ni même contre le populaire; il ne 
s'indigne que contre les révoltés. 

Son œuvre est donc une source infiniment curieuse et 
presque intarissable de renseignements intéressants sur le 
xv e siècle. Si l'on y ajoute Y État de la maison du duc 
Charles de Bourgogne, dans lequel il énumère avec un 
grand luxe de détails les serviteurs et décrit l'étiquette de 
cette royale branche des descendants de Hugues Capet, 
presque égale en puissance et supérieure en richesses à la 
dynastie française, on y trouve un tableau achevé de l'es- 
prit, de la vie et des mœurs aristocratiques de son temps. 
On y rencontre même autre chose : çà et là, sa plume trace 
de vraies pages d'histoire, par exemple le siège de Neuss et 
les portraits de Philippe le Bon et de Charles le Téméraire ; 
ailleurs, sur plusieurs points purement historiques, il com- 
plète ou rectifie les chroniques contemporaines; quoiqu'il 
n'ait pas, comme Commines, la curiosité des causes, il rend 
avec précision les effets. On peut lui reprocher un grand 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. XC1X 

mépris de la chronologie, qu'il observa rarement, même, 
chose bizarre, pour les événements qui le concernent per- 
sonnellement et dont il aurait dû le mieux garder la date en 
mémoire 1 . Mais, du moins, sa sincérité, sinon sa critique, 
est absolue; c'est un témoin qui parle; sauf dans son Intro- 
duction où, selon la mode du temps, il donne une origine 
fabuleuse aux maisons dont il se propose de faire l'histoire, 
afin d'en reculer le berceau le plus possible, s'il n'a pas vu 
de ses propres jeux, il le dit. Rare et précieux témoin que 
celui dont les souvenirs embrassent cinquante-quatre ans 
environ, les plus riches en événements du siècle. Monstrelet 
s'arrête en 1444 ; Mathieu d'Escouchy, qui l'a continué, en 
J 461 ; Le Fèvre de Saint-Remy , en 1435 ; Molinet ne va que 
de 1474 à 1504 ; Jean de Troyes, de 1460 à 1483, et Phi- 
lippe de Gommines qui débute en 1464, au moment où s'éteint 
Ghastellain, ne dépasse point l'année 1498. Aucun d'eux n'a 
parcouru un cycle aussi étendu ; aucun d'ailleurs n'a pénétré 
aussi avant dans l'intimité quotidienne des deux derniers ducs 
de Bourgogne, aucun ne les a suivis ni observés de plus près , 
aucun n'a pu mieux étudier dans la personne de Charles le 
Téméraire la chute de leur glorieuse dynastie, qui fut peut- 
être le fait le plus considérable de l'histoire contemporaine, 
puisque d'elle est sortie la rivalité séculaire des maisons de 
France et d'Autriche 2 . Il demeurera un guide toujours inter- 
rogé et le plus souvent fidèle : l'histoire de France au xv e siècle 
ne peut pas mieux se passer de lui que ne le fait de Tite-Live 

1. C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas inscrit entête 
de chaque page le millésime de l'année à laquelle elle se rapporte, 
afin d'éviter des confusions regrettables. 

2. Olivier de la Marche glisse rapidement, il est vrai, dans ses 
Mémoires sur les défaites de Charles à Granson, à Morat et enfin 
à Nancy, parce qu'il n'aime pas à insister sur les désastres de ses 
maîtres et qu'il s'adresse d'ailleurs à leur héritier. Mais il ressent 
profondément la « destruction de la maison de Bourgongne » et 
les graves conséquences de cette « divine hateure. » 



C NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

celle de la République romaine. Il faut le remarquer pour- 
tant, la valeur historique des diverses parties de se&Mémoires 
est très différente. On l'a déjà dit, l'Introduction n'est 
qu'une fantaisie généalogique, dont on ne peut faire usage, 
parce qu'elle égarerait le lecteur ; le second livre renferme 
beaucoup de lacunes et d'erreurs qu'il faut combler ou redres- 
ser. Olivier n'en a évidemment construit que le squelette et 
attendait pour le compléter une heure que lui a ravie la 
mort. Mais le premier livre est excellent, sauf quelques 
fautes de noms et de dates, et il mérite l'éloge qui en a été 
fait, parce qu'il est écrit par un témoin oculaire et, quoique 
complaisant parfois, toujours sincère et bien informé. Oli- 
vier y a moins qu'ailleurs besoin d'être contrôlé. Il y a fait 
une œuvre certainement personnelle. 

Nous négligeons à dessein sa langue, non qu'elle soit 
incorrecte, mais parce qu'elle a vieilli. Historia, quoque 
modo scripta, semper legitur. Un siècle a le droit d'en 
juger un autre ; mais le seul qui ait vraiment compétence 
pour se prononcer sur la langue d'un écrivain, c'est celui 
qui l'a parlée et dans lequel cet écrivain a vécu. Tous les 
siècles et tous les pays ont leurs langues vivantes et toutes 
sont également bonnes. Chacun écrit la sienne pour soi- 
même et pour ses contemporains : il ne saurait prétendre 
l'imposer à la postérité. Si nous devons donc nous abstenir de 
porter un jugement sur un idiome qui n'était pas encore 
formé à l'époque où s'en servait Olivier, nous pouvons du 
moins signaler en lui certaines qualités personnelles du style 
qui n'ont pas d'âge et ne devraient pas avoir de patrie : la 
limpidité, la mesure, la décence, le sentiment et l'élévation 
morale, à laquelle se mêle une vague tristesse, comme s'il 
ne pouvait oublier la chute sanglante de la maison qu'il 
servit si loyalement. Chose curieuse ! ses Mémoires com- 
mencés vers le milieu de la vie, continués et achevés à 
l'approche de la caducité, n'ont rien du vieillard, si ce 
n'est parfois l'accent mélancolique ; il y règne le plus sou- 



NOTICE BIOGRAPHIQUE. Cj 

vent un accent de naïve émotion qui sent le jeune homme; 
sa prose est plus poétique que ses vers. Par là, il est à la 
fois plus ancien et plus moderne que Chastellain, auquel on 
l'a quelquefois comparé : plus ancien, parce qu'il a plus de 
candeur et de touchante bonhomie; même lorsqu'il l'imite, 
il est plus modéré que lui et n'exagère pas la manière du 
maître; la Renaissance ne l'a point effleuré de son aile; plus 
moderne, parce qu'il a plus de goût et est moins flamand 
que lui, parce qu'il franchit d'un bond cette époque de tran- 
sition où l'on prit souvent le pédantisme pour la science et 
où l'obscurité fut chez quelques-uns une condition du succès 
dans l'art d'écrire. Il reste vif, aisé, simple, naturel : c'était 
naguère et ce fut presque toujours une qualité éminemment 
française. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE 

SUR LES OUVRAGES 

D'OLIVIER DE LÀ MARCHE 



Le chevalier bourguignon a laissé des œuvres nombreuses 
dont plusieurs sont inédites, dont quelques-unes même sont 
peut-être encore inconnues et gisent enfouies dans les biblio- 
thèques, sans qu'on les ait restituées à leur véritable auteur. 
Mais, comme on l'a vu plus haut, elles n'ont pas toutes une 
valeur égale. 

On peut les diviser en trois catégories principales : les 
Mémoires proprement dits, les pièces historiques et philoso- 
phiques en prose et les œuvres poétiques, quoiqu'elles soient 
parfois mélangées de prose. 

Nous allons les passer successivement en revue, en indi- 
quant les principaux manuscrits et spécialement ceux dont 
nous avons fait usage pour cette édition. 

A. 

MÉMOIRES. 

Ils comprennent trois livres ou trois parties. Cette divi- 
sion faite par La Marche a été respectée par tous ses éditeurs. 
Cependant, Denis Sauvage, le plus ancien d'entre eux, a 
donné au premier livre le nom à' Introduction, afin de le 
distinguer des deux autres auxquels il sert pour ainsi dire 
de préface. Dans ce livre, on effet, l'écrivain se borne à résu- 



civ NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

mer la généalogie et l'histoire, le plus souvent fabuleuse sous 
sa plume, des ancêtres de Philippe le Beau, archiduc d'Au- 
triche, pour lequel il l'a composé et auquel il l'a dédié. Il ne 
décrit aucun fait particulier dont il ait été personnellement 
témoin en dehors de ceux qu'il raconte dans les parties sui- 
vantes. Ce sont donc moins des mémoires originaux qu'une 
compilation historique, mélangée ça et là de digressions et 
de courtes réflexions. En outre, dans l'ordre chronologique 
de la rédaction, ce livre n'a pas précédé mais suivi les autres, 
à l'exception des derniers chapitres, terminés en juin 1501. 
Il a été écrit, soit en 1488, si, comme Olivier le prétend, 
Philippe le Beau touchait alors à sa dixième année, soit plu- 
tôt vers 1493, si son rédacteur avait à ce moment soixante- 
six ans. Les Mémoires proprement dits, au contraire, ont 
été commencés de 1472 à 1473, moins pour instruire ce jeune 
prince que pour délasser leur auteur et fixer ses souvenirs. 
Bien que La Marche n'ait point expressément réservé cette 
dénomination aux deux dernières parties, nous la leur avons 
donnée, comme l'avait déjà fait Denis Sauvage, afin de mieux 
marquer la différence de rédaction et pour la plus grande 
commodité du lecteur. 

On connaît dix manuscrits de Y Introduction ou des 
Mémoires. 

l°Ms. delà Bibl. nat. de Paris (ancien 8419), n° 2868, 
fonds franc., gr. in-fol. vélin. Ecriture fin du xv e siècle; 
enrichi de lettres ornées et de treize miniatures dont les trois 
premières seules sont authentiques, les autres ayant été exé- 
cutées au xvii e siècle sur l'ordre de Petau , possesseur du 
manuscrit, qui porte sa devise : Non est mortale quod 
opto, et les armes : au 1 et 4 d'azur à trois roses d'argent, 
au chef d'or chargé d'une aigle issante et éployée de sable ; 
au 2 et 3 d'argent à la croix pattée de gueules. Au fol. 5 se 
trouve une jolie enluminure, peinte en 1495, et représentant 
Olivier de la Marche, à genoux, offrant son œuvre à l'archi- 
duc Philippe le Beau. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CV 

Ce ms. qui commence par ces mots : « Révérence, hon- 
neur, oblacion, » etc., et se termine par ceux-ci : « Ainsy 
fine le premier volume des Mémoires de La Marche, dont il 
vous fait humble présent, se recommandant à vostre noble 
grâce. Tant a souffert La Marche, » est très beau et très 
intéressant, mais ne contient que Y Introduction. C'est celui 
dont nous avons fait usage pour cette première partie, bien 
qu'il ne sorte pas de la main du chroniqueur lui-même et 
qu'il soit l'œuvre d'un scribe, probablement d'origine fla- 
mande ou picarde. Nous avons adopté le texte de ce ms. de 
préférence à tout autre, en ayant soin néanmoins de le com- 
pléter à l'aide du ms. suivant, parce qu'il est évidemment le 
plus ancien (sa date remonte au moins à 1495) et que son 
exécution luxueuse, en harmonie avec la qualité de la per- 
sonne à laquelle il devait être offert, révèle l'attention, la 
vigilance qui ont présidé à sa confection. Quoiqu'il renferme 
certaines lacunes et des erreurs de copiste, on peut vraisem- 
blablement supposer qu'il a été écrit sous les auspices, si 
ce n'est même sous la dictée de La Marche. Nous en avons 
aussi scrupuleusement respecté l'orthographe, tout en y 
introduisant une ponctuation nécessaire à l'intelligence du 
texte. 

2°Ms. de la Bibl. nat. (ancien 8419 2 , de la Mare 332), 
n° 2869, fonds français, in-fol. papier. Écriture du com- 
mencement du xvi e siècle. Point de miniatures. 

Ce ms. contient X Introduction et les deux autres livres 
des Mémoires . Il n'est pas non plus de la main de La Marche ; 
mais c'est une copie presque contemporaine et faite pour un 
allié de sa famille. Denis Sauvage, qui s'en est servi pour 
son édition de 1562, déclare qu'il a tiré cet « exemplaire 
escript en papier, et en bonne et belle lettre, mais sans vraye 
ponctuation à la mode du temps passé, » delà « librairie de 
la noble maison de la Chaux, en la comté de Bourgongne. » 
Ainsi que l'indique en effet une note placée sur la garde, ce 
ms. est sorti « du château de Pérès appartenant h M. le comte 



CVJ NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

de Saint- Amour. » Qu'était-ce que la maison de la Chaux ? 
L'oncle maternel d'Olivier, Jacques Bouton, avait épousé 
Antoinette de Salins-la-Tour, fille du seigneur de Poupet, 
dont certains descendants prirent le nom de seigneurs de la 
Chaux. Celui qui le porta plus particulièrement fut Charles 
de Poupet, chevalier, seigneur de la Chaux, Crèvecœur, 
Roches, Bayne et Malarcé, chambellan et premier somme- 
lier de corps du roi de France Charles VIII, puis nommé 
chambellan de l'archiduc Philippe d'Autriche en 1500 1 , 
demeuré en la même qualité au service de Charles-Quint et 
dont le fils Jean, aussi gentilhomme de la chambre de cet 
empereur, posséda longtemps le ms. n° 2869. Les Poupet 
étaient donc proches alliés des La Marche 2 , et l'on ne sau- 
rait s'étonner qu'ils aient tenu des enfants d'Olivier une 
copie de ses Mémoires, revue d'ailleurs et corrigée selon le 
vœu que celui-ci exprime dans son Introduction. Avant de 
passer entre les mains de Guichenon, dont elle porte Y ex 
libris, et de Ph. de la Mare, elle fut communiquée à Denis 
Sauvage qui en a fait usage pour la première édition des 
Mémoires donnée à Lyon, « par Guillaume Rouille 3 , àl'escu 
de Venise, 1562, avec privilège du Roy. » Mais l'historio- 
graphe du roi très chrétien Henri II reconnaît lui-même 
qu'il a été souvent forcé « d'ayder à s'expliquer » à son 
auteur, « principalement en toute sa première préface, » en 
d'autres termes, qu'il a beaucoup altéré le texte sous pré- 
texte de le rendre plus clair 4 ; nous avons dû en conséquence 

1. Archives du Nord, B. 2171. 

2. Antoine, seigneur de la Marche, assista en 1462 à la presta- 
tion de serment de Jean de Poupet, frère du seigneur de la Chaux, 
comme évêque de Ghalon. (Perry, Histoire de Chalon, p. 289.) 

3. C'est Guillaume Rouville, dont le nom a été imprimé par 
erreur Rouillé pour Rouille ou Roville dans la note t. 1, p. 7. 
(V. H. Baudrier, De l'orthographe du nom de Guillaume Rouville. 
Lyon, 1883.) 

4. Toutes les éditions postérieures ont reproduit plus nu moins 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. Cvij 

scrupuleusement rétablir ce texte en consultant exclusive- 
ment le ms. n° 2869 pour les Mémoires proprement dits et 
en le rapprochant, pour Y Introduction, du ms. n° 2868, 
moins complet sans doute, mais plus ancien et qui donne, 
semble-t-il, malgré quelques légères lacunes, la rédaction 
primitive de l'auteur. A eux deux, bien que le ms. n° 2869 
laisse fort à désirer en plusieurs endroits et qu'il appartienne 
à une époque relativement moderne, ces manuscrits forment 
la source la plus authentique que nous possédions de l'œuvre 
principale de La Marche. 

On peut se demander, à cette occasion, quel a été le sort 
de la minute ou de l'original des Mémoires, dont le ms. 
n° 2869 est une copie. Un curieux incident, rapporté dans 
une note sous le ch. xi du livre II, jette une faible lueur 
sur cette question, mais malheureusement sans l'éclairer 
tout à fait. Deux ans après la mort d'Olivier, en 1504, 
Charles de Lalaing, informé que l'œuvre de notre chroni- 
queur contenait un passage offensant pour la mémoire de son 
père, Josse de Lalaing, auquel La Marche imputait d'avoir, 
« durant les mueteries de Gand, plus favorisé aux Ganthois 
que à monseigneur Maximilian, lors archiduc d'Austrice, en 
la détention de monseigneur Philippe d'Austrice, » se plaignit 
à ce dernier et obtint de lui un ordre enjoignant à Isabeau 
Machefoing de produire le texte des Mémoires de son époux 
défunt. Charles de Croy, prince de Chimay, Pierre de Lan- 
noy, seigneur de Fresnoy, et Claude de Bonard, premier 
écuyer du roi de Castille, furent chargés de « visiter » le 
manuscrit produit par la veuve de La Marche et de statuer 

servilement le texte donné par Denis Sauvage, avec ses correc- 
tions, parfois justifiées, et ses interpolations. Celle de Lautens ou 
Lautte de Gand, publiée en 1566 à Gand, chez Gérard de Salen- 
sou, a cependant quelques très légères variantes, qui se retrouvent 
dans l'édition de Bruxelles de 1616 et dans celle de Louvain, chez 
de Witte, 1645. Petitot a donné en 1820 le texte de Denis Sauvage, 
également adopté plus tard par Buchon et Michaudet Poujoulat. 



cviij NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

sur la réclamation de Charles de Lalaing. Ce tribunal d'hon- 
neur fit une enquête qui fut favorable au demandeur et, le 
22 janvier 1505 (n. st.), il ordonna la suppression des 
phrases incriminées. Il prescrivit en outre, « de par le roy . . . , 
à tous ceulx qui, de présent ou de tout temps advenir, por- 
roient avoir l'original ou la mynute du livre dessusdit, les 
facent semblablement trancher et mectre hors, comme rai- 
son est. » Il résulte des termes de cette décision , rappor- 
tée tout au long par Molinet 1 , que la veuve d'Olivier n'avait 
pas, en 1504, le manuscrit original des Mémoires, mais 
une simple copie et que le ms. 2869 n'est lui-même qu'une 
copie postérieure au 22 janvier 1505, puisqu'il ne renferme 
pas le passage dont la suppression fut alors ordonnée. Des 
recherches ultérieures feront-elles découvrir la « mynute » 
que ne put produire Isabeau Machefoing? Il est permis d'en 
douter. 

Bien que cet original nous ait fait défaut, nous avons cru 
nous en rapprocher autant que possible, en reproduisant pour 
Y Introduction le texte du ms. n° 2868, éclairé par une 
comparaison avec celui du ms. n° 2869, et, pour les deux 
livres des Mémoires, le texte de ce dernier. Nous avons 
pris soin d'indiquer dans les notes les additions, changements, 
corrections ou lacunes de l'édition Sauvage et celles qui 
l'ont suivie, au moins toutes les fois qu'il ne s'agissait pas 
d'un mot insignifiant et d'une simple différence d'ortho- 
graphe. Si, pour le traité d'Arras seulement, nous avons 
remplacé le texte de La Marche par celui de l'un des instru- 



1. Molinet, Chroniques, V, 240. "V. Brassart, Histoire et généa- 
logie des comtes de Lalaing, et Mémoires sur Valenciennes, de Goc- 
queau (Archives de Belgique à Mons), t. II, fol. 501. M. Stein a 
publié « la rédargution que fit monsieur Charles de Lalaing contre 
le livre des Mémoires de messire Olivier de la Marche, » d'après 
le ms. Histoire, n° 70, de la Collection Moons-Van-der-Straelen-Van- 
Lerius, qui se trouve aux Archives d'Anvers. Mais ce document 
existait déjà dans Molinet. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. C1X 

ments officiels, conservé aux Archives de la Côte-d'Or, nous 
avons en cela déféré au désir formellement exprimé, au nom 
de la Société de l'histoire de France, par notre commissaire 
responsable. Tout en respectant les textes, il nous a paru 
cependant convenable de substituer le v à Vu et le j à Yi, 
conformément à l'usage actuel. Nous avons pris une liberté 
semblable pour la ponctuation et l'emploi des majuscules. 
Quant aux notes purement historiques, nous avons dû les 
multiplier, afin de rectifier les erreurs chronologiques com- 
mises par le chroniqueur, et cela n'a pas été la moindre par- 
tie de notre tâche. La vérité, sur quelque sujet que ce soit, 
tient en quelques lignes. Mais on ne calculera jamais avec 
exactitude ce que coûte de travail le redressement d'une 
simple erreur de date. 

3° Ms. de la Bibliothèque nationale, n° 23232, fonds fr., 
papier. Ecriture du xvf siècle ; 383 feuillets de 280 millim. 
sur 197. Provient du -président Bouhier. 

Il est intitulé : « Cy commence le premier volume des 
mémoires de messire Olivier de la Marche. Révérence, hon- 
neur, oblation, etc. » Dans sa Bibliothèque des auteurs 
de Bourgogne, Papillon lui donne pour titre : Mémoires 
contenant ce qui s'est passé à la cour de Philippe le 
Bon, de Charles, dernier duc de Bourgogne, et de la 
princesse Marie , leur fille , jusque vers la fin du 
XV e siècle. C'est une copie du ms. n° 2869. 

4° Ms. de la Bibliothèque de la ville de Valenciennes, 
n° 581. Petit in-fol. sur papier, relié en veau; écriture cur- 
sive gothique à longues lignes du xv e siècle, 152 feuillets 
de 35 lignes à la page ; initiales rouges. 

Les 43 premiers feuillets de ce ms. renferment une partie 
de la description des noces de Marguerite d'York avec 
Charles le Téméraire, c'est-à-dire du ch. iv du liv. II des 
Mémoires. Ils commencent à ces mots : « De Sainct Pol, 
Monsieur de Roussy. » Il y manque un feuillet qui s'inter- 
calait entre le cinquième et le sixième. 



CX NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

On y trouve également, aux feuillets 44-61 , le récit, sur 
lequel nous reviendrons plus loin (B. IV), du pas d'armes 
tenu à Gand par Claude de Vaudrey, seigneur de l'Aigle, 
en 1469 (v. s.). 

Tel qu'il est, ce ms. ne donne donc qu'un court fragment 
des Mémoires. Il n'offre d'ailleurs que de rares et légères 
variantes de mots ou d'orthographe avec le texte des mss. 
précédents et semble se rattacher à la famille du suivant. 

5° Ms. de la Bibliothèque publique de la ville de Lille, 
G. A. 23 de l'ancien répertoire, aujourd'hui classé sous le 
n°329, grand in-fol. non paginé, de 503 feuilles, sur papier. 
Ecriture du xvi e siècle. Provenant de l'abbaye bénédictine 
de Notre-Dame de Loos. 

Ce ms. contient Y Introduction et les deux livres des 
Mémoires. Il commence par ces mots : « Révérence, hon- 
neur, oblacion y et finit par ceux-ci : « Je fais fin de mes 
volumes. Tant a souffert La Marche, » c'est-à-dire par la 
dernière phrase du treizième chapitre du livre I de l'édition 
de 1562 et des suivantes. 

Le texte de ce ms. diffère très peu de celui que nous don- 
nons ici. Cependant on y remarque une interversion dans 
l'ordre des livres. Ainsi les treize premiers chapitres du 
livre I se trouvent placés à la fin du volume. Le livre II com- 
mence au chap. xiv de l'édition de Denis Sauvage et des 
postérieures. L'Introduction n'est pas divisée par cha- 
pitres, comme dans ces éditions, ou même comme dans le ms. 
n° 2868, mais par des paragraphes désignés sous ces titres : 
Histoire ; Grande Histoire ; Petite Histoire. VÉtat de 
la maison du duc Charles ne s'y trouve pas. A la suite des 
Mémoires se trouve une nomenclature des saints person- 
nages de la maison de Bourgogne, ainsi terminée : « Dudit 
Phelippe descendit Monsieur le duc Jehan; dudit duc Jehan, 
Phelippe; dudit Phelippe, Charles à qui Dieu doint victoire 
et bonne vie. Mil 1111 e LXXVI. Et sic est finis. Monsei- 
gneur, cecy vous présente Jacobin de Tenuyerres, vostre 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXJ 

serviteur. » Ce fragment n'appartient donc pas à La Marche. 
6° Ms. de la Bibliothèque royale de Bruxelles, n° 10999, 
in-fol. de 418 feuillets et 835 pages. Petite écriture du pre- 
mier quart du xvi e siècle. Point de miniatures. Provient des 
jésuites d'Anvers. 

Il commence par ces mots de Y Introduction : « Révé- 
rence, honneur, oblacion, » et finit par le paragraphe du 
dernier chapitre du II e livre des Mémoires, dont les pre- 
miers mots sont : « Et peult-on entendre » et les derniers : 
« Vertueux prince. » Son titre est : De rébus burgundicis 
libri très . 

Ce manuscrit donne le texte complet des chroniques de 
La Marche, mais ne s'éloigne pas de celui que nous fournit 
le n° 2869, dont il semble être une copie. Il a très peu de 
valeur. 

7° Ms. de la Bibliothèque royale de Bruxelles, n° 5760, 
aliàs 5763, petit in-fol., d'une écriture de la fin du 
xvif siècle. 

Il est intitulé : Chronyk van Brabant en Vlaend (603- 
1497), ou encore : « Généalogie et descente de Philippe 
d'Austrice, » et donne la généalogie des ducs de Bourgogne 
jusqu'à Philippe le Bon. Il commence ainsi : « Le bisayeul 
de cestuy Philippe. » C'est un fragment de Y Introduction, 
modifié et accommodé par le copiste, qui en a fait disparaître 
l'interlocuteur auquel Olivier s'adresse à la deuxième per- 
sonne du pluriel. Il n'offre aucun intérêt. 

8° Ms. de la Bibliothèque du musée Plantin , à Anvers, 
n° 141. Papier; copie du xvi e siècle. 

9° Ms. de la Bibliothèque de sir Thomas Philipps, en 
Angleterre, n° 4291. Nous n'avons pas malheureusement 
de renseignement sur ce manuscrit. 

10° Ms. de la Bibliothèque royale de la Haye, n" 1344 
(fonds Gérard, A. 130). 

Dans l'appendice de sa Bibliothèque prottjpographique , 
p. 317, M. Barrois cite, sous le n" 2242, comme provenant 



Cxij NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

de la librairie des ducs de Bourgogne un ms. intitulé : 
« Ordonnance du banquet que fist en la ville de Lille Phi- 
lippe, duc de Bourgongne, en 1453, le 17 février, avec les 
vœux des seigneurs de Flandres, d'Artois et de Hainault, la 
bulle de Pie II en 1463etuneépistre. » Petit in-fol. sur vélin, 
d'environ 200 feuillets. Dans l'inventaire de la librairie de 
ces ducs « qui est en la maison à Bruges, » circa 1467, on 
trouve aussi, dit Barrois, ïbid. , p. 195, la mention suivante : 
« Ung autre livre en parchemin , couvert de cuir jaune, 
escript tout neuf, intitulé au dos : le banquet, la beulle et une 
espitre, quemanchant : Pour ce que grandes et honnourables 
euvres, et le dernier feuillet : Se les Turcs sont en très gros 
nombres. » Enfin, M. Van Praet, dans ses Recherches sur 
Louis de Bruges (notes, p. 326, n° 13), cite « l'Ordon- 
nance du Banquet, ms. in-4°, original, qui se trouve dans 
la Bibliothèque du Roi. » Ce dernier ms. semble être celui 
qu'a décrit plus haut Barrois comme étant un petit in-folio. 
Or, dans le ms. précité de la Haye, n° 1344, qui est écrit 
de sa main, M. Gérard, auteur d'un travail sur la vie et les 
œuvres de La Marche, déclare, dans une note ajoutée à sa 
copie faite en 1786, qu'il a extrait « les vœux » d'un ms. 
sur vélin, in-4°, relié en maroquin rouge, qui faisait partie 
de la Bibliothèque de Bourgogne à Bruxelles et en fut enlevé 
après la prise de cette ville en 1746 par les Français qui le 
déposèrent à la Bibliothèque du roi à Paris. Restitué depuis 
par la France, il fut replacé dans celle de Bourgogne le 7 juin 
1770; mais les troupes françaises le reprirent de nouveau, 
ajoute M. Gérard, en 1795. Qu'est devenu ce ms. dont l'au- 
teur est, d'après toute vraisemblance, Olivier delà Marche? 
M. de Beaucourt, dans son édition de Mathieu d'Escouchy, 
t. II, p. 116, note, dit qu'il ne connaît à la Bibliothèque 
nationale d'autre relation du banquet de Lille que celle du 
ms. Baluze 10319 3 (Fr. 7539). Quoi qu'il en soit, la copie 
faite par M. Gérard subsiste à la Haye dans le ms. n° 1344 
cité plus haut. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CX11] 

Tels sont les seuls manuscrits actuellement connus des 
Mémoires d'Olivier de la Marche. Il est probable, il est cer- 
tain même qu'il en a existé plusieurs autres, soit complets, 
soit par fragments. Dans sa Bibliothèque protypogra- 
phique précitée, p. 317, Barrois indique comme provenant 
de la librairie des ducs de Bourgogne une histoire de Bour- 
gogne, par Olivier de la Marche, in-fol. sur papier. Il cite 
dans le même ouvrage, p. 190, comme figurant dans l'in- 
ventaire de la librairie de ces ducs à Bruges, circa 1467, 
« ung livre en papier couvert de parchemin, escript a deux 
coulompnes et au dessus. : du conte de Ponthieu, du roy 
Pépin, etc., un quayer de papier non atachiez : des 
armes que Monseigneur Jacques de Lalaing fist emprez 
Chalon en Bourgongne. » Était-ce un extrait des 
Mémoires 1 ^ On ne saurait le dire. Que sont devenus tous 
ces manuscrits? Il est impossible de le déterminer. 

Dans sa notice sur Olivier de la Marche {Nouvelle Bio- 
graphie générale de Didot), M. Vallet de Viriville prétend 
que le ms. delà Bibl. nat. n°9597, 9, 4 (aujourd'hui n° 4907, 
fonds franc.) contient des mémoires de notre chroniqueur, 
mais il a commis sur ce point une inexactitude. Le ms. ainsi 
désigné ne renferme que des fragments des Chroniques de 
Mathieu d'Escouchy sur la guerre de Gand, la prise de 
Secauebergue et celle de Poucques 1 . 

Les Mémoires d'Olivier de la Marche ont été imprimés à 
plusieurs reprises : 

1° Édition de Denis Sauvage. Lyon, Guillaume Ro ville, 
1562.In-fol. dex-435-4p. 

2° Édition de Jean Lautens. Gand, Gérard de Salenson, 
1566 et 1567. In-4° de xvi-645 p. 

3° Bruxelles, Hubert Antoine, 1616. Petit in-8° dexxvm- 
713 p. 

1. V. l'Introduction à la Chronique de Mathieu d'Escouchy, 
par M. le marquis de Beaucourt, p. xun. 

h 



Cxiv NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

4° Louvain, Everaerdt de Witte, 1645. In-4° de 714 p. 

5° Collection universelle des Mémoires particuliers 
relatifs à V Histoire de France, t. VIII (xiv-422 p.) et 
t. IX (les 359 premières pages). Londres et Paris, 1785. 
Réimpression de l'édition de Gand. 

6° Collection complète des Mémoires relatifs à V His- 
toire de France, par Petitot, t. IX (478 p.), t. X (566 p.). 
Paris, Foucault, 1820. 

7o Edition Buchon, dans le Panthéon littéraire. Paris, 
1837. 

8° Nouvelle collection des Mémoires pour servir à 
V Histoire de France, par Michaud et Poujoulat, l' e série, 
t. III, p. 301-577. Paris, 1837. 

B. 

Pièces historiques et philosophiques. 

I. Estât de la maison du duc Charles de Bourgogne, 
dit le Hardy. 

Cette pièce a été écrite sur la demande d'Edouard, roi 
d'Angleterre, qui voulait se constituer une maison semblable 
avant d'opérer sa descente en France. Elle est adressée à 
Yavitailleur de Calais et datée du siège de Neuss, en 
novembre 1474. Mais cette date ne paraît être que celle de 
sa transcription ou de son envoi. En effet, Olivier y indique 
la composition du conseil de justice ducal tel qu'il existait 
en 1471, d'après Wielant 1 , et ne fait aucune allusion à l'ins- 
titution du parlement de Malines, établi par l'édit de Thion- 
ville en 1473 2 . D'autre part, il y tient compte des modiflca- 

1. Antiquités de Flandre, dans le Corpus chron. Flandrie, t. IV, 
p. 135. 

2. V. Placards de Brabant, 4 e part., p. 32t. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXV 

tions apportées à la composition des compagnies d'ordonnance 
et de leur division en escadres par l'ordonnance de 1473 
rendue à Trêves 1 . On peut donc fixer entre cette ordonnance 
et l'édit de Thionville la date de la première rédaction de 
Y État de la maison. 

1° Ms. de la Bibliothèque nationale de Paris, n° 5365, 
fonds français, papier, 52 feuillets. Belle écriture de la fin du 
xv e ou plutôt du commencement du xvi e siècle. 

A la suite de ce ms. se trouve une petite chronique étran- 
gère aux œuvres d'Olivier de la Marche, et dont la présence 
indique qu'il s'agit ici d'une copie faite en dehors de celui-ci 
et après lui. Dans l'appendice de sa Bibliothèque protypo- 
graphique, p. 317, Barrois cite comme provenant de la 
librairie des ducs de Bourgogne un ms. de Y Etat de la 
maison. Mais il ne s'agit pas sans doute du n° 5365, qui est 
plus récent. 

En tout cas, cette copie est bonne ; elle a été faite avec 
soin, et nous y avons plus d'une fois recouru pour cette 
édition. 

2° Ms. de la Bibliothèque nationale de Paris, n° 18689, 
fonds français (n° 1570 du fonds Saint-Germain), papier. 
Ecriture du xvf siècle, 91 feuillets de 276 millim. sur 208 ; 
reliure en bois, recouverte de cuir, du temps. Il a appartenu 
à Jacqueline de Créquy et à L.-A. Tort, de Salins. 

Il commence au fol. 1 par ces mots : « En accomplissant 
à vostre requeste, etc. » 

Au fol. 76 se trouve le débat de Cuidier et de Fortune. 

3° Ms. de la Bibliothèque nationale de Paris, fonds fran- 
çais, n° 5413. Copie du xvr siècle, papier. 

4° Ms. de la Bibliothèque impériale de Vienne, n° 3392 
(X. D. 50-Cat. hist., 263), papier. Écriture de la fin 
du xv e siècle ou du commencement du xvf, lettres rouges 

1. Guillaume, Histoire de l'organisation militaire des ducs de 
Bourgogne. 



CXVJ NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

ornées; reliure en bois recouverte en cuir. In -4° de 
287 feuillets. 

Il commence également par ces mots : « En accomplissant 
à vostre requeste, etc., » et finit au fol. 63 par ceux-ci : 
« Le bien vostre Olivier de la Marche, chevalier, conseiller 
et maistre d'ostel de monseigneur le duc de Bourgongne, 
capitaine de sa garde et son bailly d'Amont ou conté de Bour- 
gongne. Tant a souffert La Marche. » 

Ce ms., très correct, a été collationné avec le ms. de la 
Haye, n° 62, pour l'édition actuelle. 

5° Ms. de la même bibliothèque, n° 3360 (X. D. 58-Cat. 
hist. , 280), papier. Ecriture du commencement du xvi e siècle, 
lettres rouges ornées ; reliure en cuir. In-4°. 

A la suite de Y Avis des gratis officiers que doit avoir 
ung Roy et de leur pouvoir et entreprise, placé en tête 
de ce ms., se trouve Y État de la maison, qui commence et 
finit comme ci-dessus. 

Bonne copie, vraisemblablement revue par Olivier de la 
Marche. Nous l'avons consultée avec soin pour l'édition 
actuelle. 

6° Ms. de la Bibliothèque de la ville de Douai, anc. G. 511 , 
D. 848, aujourd'hui n° 903. Petit in-fol. papier, relié en 
veau, de 90 feuillets, mesurant 290 mill. sur 200; écriture 
gothique mixte de 22 lignes longues à la page, piquées et 
tracées à la mine de plomb, de la fin du xv e ou du commen- 
cement du xvi e siècle; majuscules gothiques rouges qui ne 
sont pas remarquables au point de vue calligraphique ; point 
de ratures, mais quelques fautes de copiste ; la disposition de 
la signature, placée dans le corps du texte, et les caractères 
très ordinaires de l'écriture indiquent non seulement qu'ils 
ne sont point de la main de La Marche, contrairement à 
l'opinion de l'auteur d'un article inséré dans les Archives 
du Nord, nouv. sér., II, 114, mais qu'il n'a pas été écrit 
pour un prince de la maison de Bourgogne. Provient des 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXvij 

capucins de Douai, à qui il a été donné au xvif siècle par 
Antoine Le Francq. 

Il commence par ces mots : « En accomplissant à vostre 
requeste, Monsieur l'avitailleur de Caloys, » et finit par 
ceux-ci : « Capitaine de sa garde et son bailly d'Amont ou 
conté de Bourgoigne. » 

Les éditeurs précédents n'ont pas fait usage de ce ms. , dont 
ils ne reproduisent ni le commencement ni la fin. Mais, sauf 
ces deux paragraphes omis et quelques erreurs d'orthographe 
ou de mots mal lus par le copiste, il ne donne aucune variante 
importante avec les éditions imprimées. Papillon 1 semble 
toutefois l'avoir connu, mais par ouï-dire seulement, car il 
fait un ouvrage séparé d'une pièce qu'il intitule : Discours 
dressé à M. l'avitailleur de Calais des états, affaires, 
police et revenu annuel des deux derniers ducs de 
Bourgogne. 

7° Ms. de la Bibliothèque royale de la Haye, T. 29 
(Gérard, B. n°62), in-4° de 47 feuillets, papier. Écriture 
du commencement du xvf siècle. On lit en tête : Ex Gérard 2 , 
B. n° 62. Pas de miniatures ni de lettres ornées. 

Ce ms., très correct, qui se rapproche beaucoup de celui 
de la Bibliothèque nationale n° 5365, mais qui est plus com- 
plet, est celui que reproduit l'édition actuelle, bien qu'il soit 
l'œuvre d'un copiste. Il contient, avec plus d'exactitude, 
toutes les matières du ms. précité de Douai, et c'est le motif 
qui nous l'a fait préférer. On l'a souvent regardé comme 
l'original ; mais il paraît plus vraisemblablement copié sur 
celui-ci, qui a disparu. 

8°Ms. delà Bibliothèque royale de Bourgogne à Bruxelles, 
n° 10443, petit in-fol.; jolie écriture du xvi° siècle. Pas de 
miniatures. Copie passable. 



1. Bibliothèque des auteurs de Bourgogne. 

2. Georges-Joseph Gérard, premier secrétaire de l'Académie 
de Bruxelles, mort en 1814. 



CXviij NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

Ce ms., enlevé aux archives de la secrétairerie d'État et 
de guerre de Bruxelles lors de l'invasion française en 1746, 
fut restitué plus tard avec les mss. pris à la Bibliothèque de 
Bourgogne. Il commence, comme les deux précédents, par 
ces mots : « En accomplissant à vostre requeste, » et n'en 
diffère pas sensiblement. 

9° Ms. de la Bibliothèque nationale de Madrid, estante 
A a -54, in-fol. papier; écrit en lettres claires du second tiers du 
xvi e siècle, compris dans un volume couvert en parchemin, 
contenant plusieurs autres pièces de Pedro Chacon, et pro- 
venant de la bibliothèque de Saint-Vincent des RR. FF. Prê- 
cheurs de la ville de Plaisance, à qui il avait été transmis 
par les héritiers de D. Pedro Carvajal, évêque de Goria, qui 
le tenait lui-même de D. Garcia de Loaysa, archevêque de 
Tolède. 

Ce ms. renferme une traduction espagnole de Y État de la 
ynaison sous le titre de : El estado de la casa del Duque 
Carlos de Borgona, y or don de la guerra puesio todo 
por escripto por Oliver os de la Marcha, cavallero, con- 
sejero y mayordomo del dicho Duque, capitan de su 
guarda y balyo de Amont enel condado de Borgona, 
trasladado de francés en vulgar castellano. Il commence 
au fol. 113 par ces mots : « Ay en su capilla quaranta perso- 
nas, » et finit au fol. 175 par ceux-ci : « En la casa de 
Borgona viene à montar cada ano dos millones. » Cette 
traduction est donc moins complète que les manuscrits pré- 
cédents. 

10° Ms. de la Bibliothèque nationale de Madrid, E-35, 
in-fol. papier, de 96 pages, couvert en parchemin, de la fin 
du xvf siècle. 

Traduction espagnole de Y État de la maison, commen- 
çant, fol. 1, par : « En su capilla tiene el Duque quarenta 
personas, » et finissant, fol. 46, par : « En Alemana en el 
mes de noviembre de mill y quatrocientos y setenta y qua- 
tro. » Aux fol. 48-96 se trouve une Relaçion de la forma 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. cxix 

de servir que se ténia en la casa del Emperador Don 
Carlos nuestro senorque ayr gloria el ano de 1545, de 
Juan Sigoney, qui était, en 1573, contrôleur de la maison 
de Charles-Quint. Cette relation débute par la traduction de 
l'envoi à l'avitailleur de Calais. 

11° Ms. de la Bibliothèque nationale de Madrid, Q-229, 
in-4°, en lettres variées du xvn e siècle, contenant, fol. 1-28, 
une traduction espagnole de Y État de la maison qui com- 
mence par : « E cumplido vuestra demanda y He hecho en 
brève todo to que he podido del estato y casa del duque 
Charles de Borgona my Soberano S r , » et finit par : « Los 
conductores de las dhàs ordenanzas. » 

12° Ms. de la même bibliothèque, E-179, in-4°, renfermant 
une traduction espagnole du même Etat, « escrita en el 
ano 1647. » 

13° Ms. de la même bibliothèque, D d -8, in-fol. papier, de 
85 pages, relié en parchemin, avec dédicace autographe du 
P. Burriel, de la Compagnie de Jésus, à Tolède, le 8 mars 
1755, contenant El estado de la casa del Duque Carlos 
de Borgona, etc., avec « Anadidas dos relaciones de la 
casa del Emperador D n Carlos V, y del Rey D n Phelipe 
Segundo. » 

14° Ms. de la Bibliothèque d'Oxford, Bodléienne, Douce 
n° 181 ; copie du xvi e siècle sur parchemin, in-fol. de 58 feuil- 
lets. Provient de Lalaing. 

15° Ms. de l'université de Groningue, L b , section de l'His- 
toire de France. Ecriture de la fin du xv e siècle, in-4° papier, 
comprenant onze cahiers de 8 feuillets. Porte la signature 
autographe de G. Alting, bourgmestre de Groningue en 
1619. En tête, on lit, au verso de la feuille de garde : Liber 
academicus ex donatione v. cl. Joachimi Altingii cons. 
anno 1619, martii. C'est une traduction flamande ano- 
nyme de Y État de la maison. Dédiée à Daniel de Milan, 
elle a été imprimée, sous le titre latin de Rationarum aulœ 
Caroli audacis analecta, dans le 1. 1 de la collection d'An- 



CXX NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

tonius Mattheus, intitulée Veteris œvi analecta, Leyde, 
1698, 10 vol. in-8°, et édit. de la Haye, 1738. 

V Estât de la maison du duc Charles fut, comme on le 
voit, fréquemment copié et traduit, ce qui indique le prix 
qu'on y attachait, car il ne fut imprimé pour la première fois 
qu'en 1616, à Bruxelles, chez Hubert Antoine, 1 vol. in-4°. 
Réimprimé depuis dans presque toutes les éditions des 
Mémoires, il a eu également, comme nous le disons ci- 
dessus, les honneurs d'une traduction flamande. 

D'après Moréri, cet opuscule serait suivi d'un autre inti- 
tulé : Enterrement des ducs de Bourgogne et cérémo- 
nies d'un baptême. On ignore où ce biographe a pu puiser 
un semblable renseignement que démentent les manuscrits 
connus. 

II. Atns des grands officiers que doit avoir un roi et 
de leur pouvoir et entreprise, avec dédicace au roi des 
Romains Maximilien d 'Autriche. 

C'est une lettre d'envoi de Y État de la maison du duc 
Charles à Maximilien datée de Bruxelles, 10 juin 1500. 
Nous la donnons dans cette édition pour la première fois. 

Ms. précité de la Bibliothèque impériale de Vienne, n° 3360 
(X. D. G. 8-Cat. hist., 280, et Jur. Civ., 197). Ce ms. 
est une copie faite peut-être sous les yeux de La Marche, car 
il y a des mots soulignés après coup et qui se rapportent à sa 
personne. L'État de la maison suitl' Avis dans ce manuscrit. 

III. Historia nuptiarum Caroli ducis Burgundiœ ou 
Traictié des nopces de monseigneur le duc de Bour- 
goigne et de Brabant, relation des fêtes du mariage de 
Charles le Téméraire avec Marguerite d'York , écrite en 1 468 . 

Ms. de la Bibliothèque nationale de Turin (G 1 21; Manus- 
cript. g allie, codex XXI, L, V, I), papier. Écriture du 
xv e siècle, in-4°. 

Imprimé dans les Mémoires de la Commission des anti- 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXJ 

quités de la Cote-d'Or, t. IX, p. 311-353, par MM. Aug. 
Dufour et Fr. Rabut, avec tirage à part. 

Cems., évidemment contemporain d'Olivier de la Marche, 
contient plusieurs pièces de sa composition en prose et en 
vers. Au fol. 131 commence cette relation, déjà signalée par 
M. Paul Lacroix 1 , et qui se termine au fol. 158. On suppose 
qu'elle a été envoyée par notre chroniqueur à la cour de 
Savoie peu après le mariage de son maître, au moment où il 
adressait un récit des mêmes cérémonies à son collègue et 
ami Gilles du Mas, maître d'hôtel du duc de Bretagne, récit 
qu'il a inséré in extenso dans ses mémoires. Cependant, les 
corrections faites par une autre main que celle du transcrip- 
teur du texte pourraient démentir cette opinion, car il semble 
un peu surprenant qu'Olivier ait envoyé au duc de Savoie un 
ms. raturé. Quoiqu'elles ne diffèrent qu'en un petit nombre 
de passages, les deux descriptions se complètent l'une par 
l'autre. Le ms. de Turin renferme notamment sur l'arrivée 
de la flottille anglaise au port de l'Ecluse, sur ses passagers 
et sa réception à Dam, sur les choses requises du chevalier 
de l'Arbre d'or, sur les costumes, les meubles, les harnais, 
les incidents de la température, sur les « louables histoires » 
qui paraient les rues de Bruges, et le rôle particulier du sei- 
gneur de la Marche une foule de détails qui ne se rencontrent 
pas dans les Mémoires. Sa narration est, en un mot, plus 
minutieuse et plus personnelle. 

IV. Traicté d'un tournoy tenu à Gand par Claude 
de Vauldray, seigneur de Laigle, Van 1469 (v. st.). Cet 
ouvrage a été écrit probablement en 1470 et adressé à Phi- 
lippe, comte de Bresse. 

1° Ms. de la bibliothèque publique de Valenciennes, n° 601 , 
in-fol. sur papier. Ecriture cursive gothique à longues lignes 
du xvi e siècle, avec figures coloriées et nombreux blasons. 

1. Mélanges historiques, t. III, supplément, p. 322, dans la Col- 
lection des documents inédits sur l'histoire de France. 



CXXJj NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

Au fol. 168 de ce ras. intitulé : Diverses joustes et tour- 
nois, fêtes et rois de l'épinette, se trouve ce traité ou plu- 
tôt cette description qui se termine par la devise connue de 
notre chroniqueur : tant a souffert La Marche. On estime 
que le ms. lui-même est de la main de Jacques Le Boucq, 
peintre et généalogiste, héraut de la Toison d'or sous 
Charles-Quint, mort le 2 mai 1573 et enterré à Valen- 
ciennes, dont sa famille était originaire 1 . 

2° Ms. de la même bibliothèque, n° 581, petit-in-fol., 
papier, de la fin du xv e siècle, fol. 44-61 , intitulé Recueil de 
pièces diverses. Le texte donné dans ce ms. paraît 
médiocre 2 . 

3° Ms. du xvi e siècle, sur papier, aujourd'hui entre les 
mains de M. Van Trigt, libraire à Bruxelles, et provenant 
de la bibliothèque d'un bibliophile lyonnais, M. J. Renard, 
qui l'avait acheté à la vente H. D. M. (Paris, Potier, 1867). 
Il portait le n° 1477 dans le catalogue de la vente des livres 
de M. Renard (Labitte, 1881). 

Le Tournoy de Claude de Vauldray a été publié par 
M. B. Prost en 1872 d'après les deux manuscrits de Valen- 
ciennes. 

V. Espitre pour tenir et célébrer la noble feste du 
Thoison d'or. 

Cette épître, écrite par Olivier de la Marche en décembre 
1500 ou janvier 1501, à l'âge de soixante-treize ans, est 
l'une de ses dernières œuvres, et, à ce seul titre, nous a paru 
devoir être reproduite, sans tenir, d'ailleurs, compte des 
détails curieux qu'elle renferme sur le cérémonial usité pour 
les fêtes et les chapitres de l'ordre de la Toison d'or. Il 

1. Mangoard, Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque de 
Valenciennes, p. 595. 

2. Dans ce manuscrit se trouvent plusieurs pièces inédites de 
Michault Taillevent, secrétaire du comte de Gharolais et poète 
bien connu. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXllj 

l'adressa à Philippe le Beau , auquel ses Mémoires sont aussi 
dédiés. 

On n'en connaît que trois manuscrits, dont aucun n'est 
l'original, mais seulement une copie faite au xvi e siècle. Le 
texte authentique paraît avoir été déposé dans les archives 
de l'ordre et fut annoté par Laurent du Blioud, seigneur du 
Sart, chevalier, secrétaire et greffier de l'ordre de la Toison 
d'or, qui a rédigé la « forme de l'indiction et insinuation du 
chapitre du très insigne ordre du Thoison d'or, de la célébra- 
tion d'icelluy et des sollempnitez et cérimonies y requises, 
prinse et extraicte des statutz dudit ordre, de diverses ins- 
tructions, mémoires et ordonnances, et des registres des 
chapitres, actes et cérimonies d'iceulx. » Ce travail de com- 
pilation, accompli sur l'ordre de Charles-Quint à la suite du 
chapitre tenu à Tournay en décembre 1531, fut communi- 
qué à « vénérable messire Philippe Nigri, docteur es droiz, 
grand archidiacre de Thérouanne et doyen de Saiiit- 
Rombault, à Malines, chancellier, à messire Jehan Micault, 
seigneur et maire de Lalouet, aussi chevalier, trésorier, 
et à Thomas Ysacq, dict Thoison d'or, roy d'armes dudict 
ordre. » 

L'épître d'Olivier de la Marche figure : 1° au fol. 77 d'un 
manuscrit n° 5046, fonds français, de la Bibliothèque natio- 
nale (ancien Colbert, 3083), dans lequel se trouvent rassem- 
blés divers documents sur la Toison d'or; 2° dans le ms. 
Renard ou Van Trigt, précédemment cité à propos du Tour- 
noi/ de Claude de Vauldray. Elle est, comme on l'a dit, 
du xvi e siècle et occupe dans le volume les feuillets 90 à 106 ; 
3° enfin, une troisième copie, du même siècle, mais soignée, 
sur papier in-fol., est conservée à la Bibliothèque de la ville 
de Besançon, mss. Chiflet, n° 108, fol. 51-67, sous le titre 
de « Advis de messire Olivier de la Marche, premier maistre 
d'hostel de l'archiduc Philippe, pour tenir et célébrer la feste 
de la Thoyson d'or. » 

Pontus Heuterus a traité cette épître d'impertinente et de 



CXxiv NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

prolixe 1 ; critique vivement relevée par J. Weiss dans sa 
Dissertation sur V ordre de la Toison d'or, publiée en 
1730 à Wittemberg. 

M. Prost a édité ce travail d'après le ms. de la Biblio- 
thèque nationale. 

VI. Les gages de bataille. 

On connaît plusieurs manuscrits de ce traité écrit vers 
1494 et qui a été imprimé pour la première fois à Paris, en 
1586, chez Jean Richer, in-8°, sous le titre de : « Traitez et 
advis de quelques gentilshommes françois sur les duels et 
gages de bataille, assavoir de messire Olivier de la Marche, 
de messire Jean de Villiers, s. de l'Isle-Adam, de messire 
Hardouin de la Jaille, et autres escripts sur le mesme sujet 
non encore imprimés. » 

La même année, le même éditeur a publié séparément 
l'œuvre de La Marche. 

Jean de Villiers, maréchal de l'Isle-Adam, chevalier de la 
Toison d'or, aïeul de l'illustre grand-maître de Malte, avait 
composé, sur l'ordre de Philippe le Bon, un « formulaire du 
gaige de bataille. » A son exemple, Olivier de la Marche 
écrivit un formulaire semblable, sur l'invitation de Philippe 
le Beau, ou plutôt il « réforma » celui de Jean de Villiers et 
l'intercala dans son œuvre. Il indique lui-même, dans le 
cours de celle-ci, l'époque à laquelle il l'entreprit. Ce fut 
après avoir « achevé, dit-il, plusieurs volumes, grans et 
petis, et nouvellement le Chevalier délibéré, le Parement 
des dames, et ce que j'ai escrit pour tenir forme et ordre à 
la feste de la Toison d'or, et le premier volume de mes 
Mémoires, moy qui ay demeuré en ceste noble cour (de 
Bourgoigne) plus de soixante ans. » 

Les manuscrits de ce travail sont les suivants : 

1° Ms. de la Bibliothèque nationale, n° 1436, fonds fran- 

1. Rerum burgundicarum, liv. IV. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXV 

çais (ancien 7528 3 , Cangé 71), vélin et papier; miniatures 
coloriées. Ecriture du xvi e siècle; texte médiocre. 

Au fol. 140 commencent les Gages de bataille par ces 
mots : « Mon très redoubté seigneur, par la grâce de Dieu, 
archeduc d'Austrice, » et ils se terminent par ceux-ci : « De 
ce gentil chevallier le seigneur de l'Isle-Adam » (fol. 153). 

2° Ms. de la même bibliothèque, n° 5518, fonds français 
(ancien 9910), papier. Écriture du commencement du 
xv e siècle, provenant de du Bouchet; assez bon texte. 

Des fol. 1 à 28 se trouve « le livre de l'advis de gaige de 
bataille, » commençant par ces mots : « Mon très redoubté 
et souverain seigneur Philippe. » 

3° Ms. de la Bibliothèque nationale, fonds Duchesne, n° 49 
(ancien 6912 A. B. E.), in-fol., papier, de 548 feuillets, du 
milieu du xvn e siècle. Copie assez exacte mêlée à des extraits 
de chroniques, de cartulaires, etc., et à des pièces historiques. 

4° Ms. de la même bibliothèque, fonds Brienne, n° 272, 
in-fol., papier, de 468 feuillets, du milieu du xvn e siècle, 
intitulé : « Cérémonies anciennes observées aux gages 
de batailles, » etc. Texte peu important. 

5° Ms. de la même bibliothèque, fonds français, n° 16752, 
in-fol., papier, sans pagination après le feuillet 145, de la 
seconde moitié du xvn e siècle. Copie du précédent. 

6° Ms. de la même bibliothèque, fonds français, n° 194 
(ancien 6853 2 , Baluze 27), in-fol., papier, de 575 feuillets, 
de la fin du xvn e siècle. Egalement copie de celui qui est ci- 
dessus décrit sous le n° 4. 

7° Ms. de la Bibliothèque d'Angers, n° 972, petit in-4°, 
papier, de 36 feuillets, de la fin du xv e siècle. Le texte de ce 
ms. est correct et a servi à l'édition donnée en 1872 par 
M. Bernard Prost sous le nom de Traités du duel judi- 
ciaire. Il est contemporain d'Olivier de la Marche. Son 
auteur a confondu l'œuvre de ce dernier avec le Livre du 
seigneur de l'Isle-Adam pour gaige de bataille. 

8° Ms. de la Bibliothèque de la ville de Rouen, n° 1152 



CXXVJ NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

(ancien E. 102). Écriture de la fin du xv e siècle. In-4° sur 
parchemin, 14 feuillets. Provient des capucins de Mortagne. 

9° Ms. du British Muséum, n° 5217, copie du xvi e siècle, 
in-4° sur parchemin, 35 feuillets 1 . 

10° Ms. de la Bibliothèque publique de Besançon, ms. Chi- 
flet, n° 96, fol. 118-148. Copie soignée des premières années 
du xvi e siècle, papier, in-4°, avec titres, lettrines et bouts de 
lignes en vermillon, majuscules mouchetées à la gomme- 
gutte. La signature latine de Jean-Jacques Chiflet est en haut 
ainsi qu'en bas de la première page. 

Un ms. de la bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, n° 4379, 
contient « les cérémonies et ordonnances appartenant à gage 
de bataille fait pour querelle, etc. » Un autre ms. de la Biblio- 
thèque nationale, n° 2257, fonds français, est intitulé « les 
ordonnances des faitz qui s'appartiennent à ung gage de 
bataille, faittes par la haulte prudence du bon roy Philippe 
de France. » Enfin, dans un ms. du xv e siècle appartenant 
au comte de Ribaucourt, en -Belgique, en 1841, et décrit par 
M. Gachard dans les Comptes-rendus des séances de la 
commission roijale de V histoire de Belgique, 1842, 
p. 371, se trouve au fol. 96 « la manière de gage de bataille 
selon la coutume générale de France. » Mais ces ouvrages" 
ne doivent pas être confondus avec celui d'Olivier de la 
Marche. 

VIL « Lettre d'Olivier de la Marche à mons r le comte 
de Nevers et de Retellois... Bruselle, le vn e d'octobre. » 

Ms. de la Bibliothèque nationale, n° 2901, fonds français 
(ancien 8440), papier, xv e siècle. 

Cette lettre se trouve au fol. 17 de ce ms., intitulé : 
Recueil de lettres et de pièces originales, et de copies 
de pièces. 

Publiée dans la présente édition ; par M. Stein, p. 168, et 

1. V. Bibl. Harleianss Cat. libror. ms., t. III, p. 252. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXvij 

antérieurement dans la Collection des documents inédits, 
t. II, p. 395. 

VIII. Lettre d'Olivier de la Marche sur la reddition de 
Beaurevoir, du 5 novembre 1572, et datée de Beaurevoir. 

Extraite des archives cantonales de Neufchàtel, en Suisse, 
C. 16, n° 1. M. H. Stein l'a publiée dans son Étude pré- 
citée, p. 203. 

IX. Autre lettre d'Olivier de la Marche aux gens de la 
chambre des comptes relativement au contrôle de la dépense 
de l'hôtel de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Datée 
de Bruxelles, le 8 janvier 1478. 

Extraite des archives du Nord, B. 2117. M. H. Stein en 
a également donné le texte dans Y Étude précitée, p. 184. 

X. Petit mémorial sur la feste de la Thoison d'or 
solemnisée à Bois-le-Luc en 1481. 

Cette pièce n'est connue que par un seul manuscrit, déjà 
cité , celui de la Bibliothèque nationale de Turin (G 1 21 ; 
Manuscript. gall. codex., XXI, L, V, I). Elle appartient 
vraisemblablement à notre chroniqueur, mais il serait témé- 
raire de l'affirmer avec une entière certitude. Imprimée pour 
la première fois dans la présente édition. 

XI. Advis au roy Maœimilien premier touchant la 
manière qu'on se doibt comporter à V occasion de rup- 
ture avec la France. — Cette pièce, rédigée en 1491, a été 
publiée ; mais on ne connaît qu'un seul exemplaire de l'édi- 
tion imprimée en 1635 à Bruxelles, chez la veuve d'Antoine 
Velpius, et qui existe à la Bibliothèque royale de cette ville. 

M. H. Stein l'a donnée dans son Étude, p. 232. 

Plusieurs autres ouvrages ou opuscules ont été attribués à 
Olivier de la Marche. Mais ou ils sont perdus, c'est-à-dire 
non encore retrouvés, ou leur attribution à notre auteur est 
erronée. En voici la liste : 

Le livre des conseils économiques ; 



CXXviij NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

Le livre des conseils polémiques ; 

Vart de faire diverses machines de guerre; 

Le livre des conseils touchant les usages et manières 
de la cour. 

Ces ouvrages sont attribués par Papillon {Bibliothèque 
des auteurs de Bourgogne) à Olivier de la Marche, et les 
manuscrits en avaient été, selon ce bibliographe et le 
P. Lelong, possédés au xvm e siècle par M. de Lampinet, 
conseiller au parlement de Besançon. Mais on ignore ce qu'ils 
sont devenus. 

De arte heraldica. 

Le P. Andrès-Marcos Burriel, de la Compagnie de Jésus, 
indique sous ce titre un traité inédit de La Marche dans sa 
dédicace, adressée au duc d'Albe le 8 mars 1755, de la tra- 
duction espagnole de YÉtat de la maison de Charles le 
Téméraire. On ne sait ce qu'est devenu ce traité qui rentrait 
si bien dans le goût d'Olivier. Plusieurs écrivains ont répété 
que celui-ci avait composé uft livre sur le blason ; mais aucun 
d'eux n'a indiqué la source d'où sortait ce renseignement. 

Faut-il confondre avec le traité De arte heraldica les 
Enseignements pour officiers et clercs poursuivans le 
noble office d'armes, ms. in-4°, du xvf siècle, sur papier, 
de 228 feuillets, provenant de Lisbonne et appartenant 
aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de Paris sous le 
n° 4381 des Mss. nouv. acq. franc.? Ce titre est également 
celui d'un autre ms. in-4° de 6 feuillets, du xvf siècle, qui 
existe à la Bibliothèque royale de Bruxelles, sér. II, 521. 
Mais, si ces deux manuscrits sont attribués par les catalogues 
ou des notes marginales à notre chroniqueur, dont la devise 
est même rappelée par le second, ils ne contiennent, en réa- 
lité, que des extraits de documents chevaleresques ou héral- 
diques étrangers à La Marche. 

Dans sa Bibliothèque française, v° Olivier de la 
Marche, p. 932, Du Verdier cite comme venant de lui, et 
écrite vers 1490, une Sommaire description de la taille, 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXX1X 

mœurs, complexion, piété et faits mémorables des deux 
derniers ducs de Bourgogne. Il n'y a pas d'apparence que 
cette pièce, dont le titre est d'ailleurs mal rapporté, provienne 
de la plume d'Olivier. 

Gérard cite également comme rédigé par lui un Recueil 
des ordonnances de la cour ducale de Bourgogne. Mais 
il n'indique aucun manuscrit qui permette de vérifier cette 
attribution. 

Nicéron donne aussi mal à propos à Olivier de la Marche 
la Source d'honneur pour maintenir la corporelle élé- 
gance des dames en vigueur fleurissant et pris inesti- 
mable, avec une belle epistre d'une noble dame à son 
seigneur et amy, nouvellement imprimée, Lyon, en la 
boutique de Romain Morin, 1531, petit in-8° goth. Cette 
œuvre n'est pas du chroniqueur bourguignon, pas plus que 
Les nobles prouesses et vaillances de Galien Restauré, 
fils de noble Olivier de la Marche et de la belle Jacque- 
line, fille du roi Hugon, empereur de Constantinople, 
Lyon, 1625, in-fol. , que Papillon croit également lui appar- 
tenir. C'est un roman de chevalerie, dont Papillon a mal lu 
le titre, qui porte dans l'édition de Troyes, s. d., le nom 
d'Olivier le Marquis. 

Enfin, dans sa Bibliothèque protypographique, Bar- 
rois indique comme sortie de la plume d'Olivier de la Marche 
une Vie de Philippe le Bon qui, selon lui, serait déposée 
aux archives du ministère des affaires étrangères , où elle 
n'existe pas, et qu'il a probablement confondue avec une 
œuvre de Chastellain. On a également placé sous le nom de 
notre auteur la Controversie de noblesse, tenson rhéto- 
rical d'après Surse de Pistoye, qui appartient à Jean 
Mielot, son compatriote, et a été publiée à Bruges en 1475. 
Ce fragment se trouve dans un ms. de la bibliothèque du 
musée Plantin, à Anvers, n° 50. Nous reviendrons d'ailleurs 
plus loin, quand nous étudierons les poésies d'Olivier, sur les 
fausses attributions dont il a été l'objet. 

i 



CXXX NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 



Œuvres poétiques. 



Les œuvres poétiques d'Olivier de la Marche sont nom- 
breuses, et l'on ne peut se flatter d'en donner ici l'énuméra- 
tion complète, car plusieurs d'entre elles, déjà connues, sont 
peut-être encore attribuées à d'autres auteurs. 

I. Le Chevalier délibéré, poème de 248 octaves achevé 
à la fin d'avril 1483. 

Dans cet ouvrage, auquel La Croix du Maine 1 veut bien 
reconnaître « quelque invention et des descriptions assez bien 
frappées, » Olivier de la Marche raconte, sous une forme 
romanesque et allégorique, la vie et la mort de Charles le 
Téméraire. Il y décrit les voyages et les aventures merveil- 
leuses d'un chevalier errant qui parcourt la terre, armé de 
toutes pièces, et se mesure, en diverses rencontres, avec des 
adversaires qui sont autant de personnages moraux, tels que 
Débile ou Mort naturelle, par opposition à messire Acci- 
dent. L'ermite Entendement s'entretient avec le chevalier 
que Désir veut arrêter, mais que Souvenir fait passer 
outre. Vingt-huit stances sont consacrées au portrait ou à 
l'éloge d'autant de personnages historiques contemporains ; 
la plus belle, au moins la plus mélancolique , est celle qui 
raconte la fin du dernier duc de Bourgogne de la maison de 
Valois. 

Ce poème, que Papillon appelle le Chevalier déterminé, 
et qui a été mal à propos attribué à Georges Chastellain, a 
été fort goûté parles contemporains, ainsi que l'attestent les 
nombreuses copies et éditions imprimées au xv e siècle que l'on 
en possède. François I er en avait un exemplaire dans sa 
bibliothèque. Voici les manuscrits connus : 

1. Bibliotlièque française, t. II, p. 210. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXXJ 

1° Commençons par citer la description du plus important, 
telle qu'elle est donnée dans le Catalogue des livres de feu 
M. le duc de la V allier e, publié par G. de Bure, Paris, 
1783, t. II, p. 289 : « Cy commence le traictié appelé le 
Chevalier délibéré, in-fol. m. r. — Superbe ms. sur vélin 
très blanc, de la fin du xv e siècle, contenant 47 feuillets. Il 
est écrit en ancienne bâtarde, à longues lignes, et enrichi de 
douze très belles miniatures, dont les plus grandes portent 
5 pouces 3 lignes de hauteur sur 4 pouces de largeur, et les 
plus petites 4 pouces de largeur sur 3 pouces de hauteur. Ce 
beau ms. provient de la vente de M. Gaignat, où il a coûté 
270 liv. » Il avait certainement appartenu aux héritiers de 
Charles le Téméraire, car il est cité par Barrois, dans l'ap- 
pendice de sa Bibliothèque protypographique , p. 317, 
comme provenant de la librairie de Bourgogne, sous cette 
désignation : « Le Chevalier délibéré, 1483, bâtarde, 47 feuil- 
lets in-fol. sur vélin avec douze miniatures. » Il est mainte- 
nant au fonds La Vallière, n° 74, à la Bibliothèque natio- 
nale, n° 24373 fonds franc. 

2° Ms. de la Bibliothèque nationale, n°2361, fonds franc, 
(ancien 8048), papier, xv e siècle. Bonne copie, 65 feuillets. 

Il commence par ces mots : 

Ainsi qu'à l'arrière saison 

Tant de mes jours que de l'année. 

et finit par ceux-ci : 

De ceulx à qui il est offert 
Par celluy qui tant a souffert. 

3° Ms. de la même bibliothèque, n° 1634, suppl. franc., 
n° 15099 actuel. Parchemin, écriture du xv e siècle, 63 feuil- 
lets de 200 millim. sur 145. En tête, une miniature assez 
grossière représentant Olivier de la Marche, sous la figure 
d'un homme debout, couvert d'une armure, tenant de la 
main droite une hallebarde et de la gauche un livre, avec 
une inscription qui le désigne comme « serviteur et premier 
maistre d'ostel du duc Charles de Bourgongne. » Ce ms. 



CXXXIJ NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

a appartenu à Jean-Armand de Mauvillain et ensuite aux 
Récollets de Paris. 
Il commence par : 

Ainsy qu'à l'arrière saison 

Tant de mes jours que de l'année. 

4° Ms. de la même bibliothèque, n° 1606, fonds franc, 
(anc. 7622 3 - 5 -, Colbert2820), papier, xv e siècle. Texte assez 
bon, mais incomplet. 

Ce ms., qui renferme plusieurs autres poésies d'Olivier de 
la Marche, contient le Chevalier délibéré, commençant 
par ces mots : « En cette histoire, » et finissant : 

De ceulx à qui il est offert 
Par celluy qui tant a souffert. 

5° Ms. de la même bibliothèque, n° 9597 F - F -, De la Mare, 
353 (aujourd'hui, n°4907 du fonds franc.), in-fol. sur papier. 
Ecriture cursive de la fin du xv e siècle, titres des chapitres en 
rouge, lettres ornées. 

Il renferme en trois feuillets un fragment du Chevalier 
délibéré. 

6° Ms. de la Bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, n° 5117; 
copie du xv e siècle, sur parchemin, ornée de miniatures, dont 
l'une (fol. 53) représente l'auteur couché. Ce ms. est aujour- 
d'hui en assez mauvais état. Le texte en est incomplet. Plu- 
sieurs strophes en ont été ajoutées après coup et copiées sur 
l'édition gothique de Michel Le Noir. 

7° Ms. de la Bibliothèque nationale de Turin {Manus- 
cript. gallic. codex XXI, L. V. I; G 1 21), déjà cité, 
67 feuillets. Bon texte. 

8° Ms. de la même bibliothèque, cod. I. e. IIP, 62 feuil- 
lets, papier, in-fol. Copie fin du xv e siècle. 

9° Ms. de la Bibliothèque impériale de Vienne, n° 2654. 
Copie du xvr siècle, in-4°, 75 feuillets. 

10° Ms. de la Bibliothèque Ashburnham, n° 478, papier, 
231 fol. Ecriture du xv e siècle ; nombreuses miniatures et 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXXlij 

bordures coloriées. Les armes de Lalaing s'y trouvent en 
deux endroits, ainsi que le nom de La Marche. Les titres 
des chapitres sont écrits par Marie de Luxembourg. Il porte 
aussi les armes de Berlaymont. 

Ce ms., qui provient du fonds Barrois, et que M. Léo- 
pold Delisle suppose avoir été en 1829 entre les mains de 
M. le comte d'Hauterive, contient, aux fol. 17-78, le Che- 
valier délibéré avec le Pas de la mort et le Roman du 
bien avisé et du mal avisé. Le premier poème y com- 
mence ainsi : 

Ainsi qu'en l'arrière saison 

Tant de mes jours que de l'année, 

Départir hors de ma maison 

Par une soudaine occoision. 

11° Ms. de la Bibliothèque nationale de Madrid, M-184, 
in-4°, couvert en parchemin; 6 pages préliminaires, 101 de 
texte et une à la fin; dessins à la plume. Écriture du 
xvf siècle. 

Il renferme une traduction espagnole du Chevalier déli- 
béré, sous le titre : El cavalier o determinado, traduzido 
de lengua francesa en castellana por Don Hernando 
de Acuna y dirigido al Emperador Don Carlos V 
maximo, rey de Espana nro senor. 

Ce ms. a servi à l'impression des éditions de cette traduc- 
tion, données à Barcelone en 1565 et à Anvers en 1591. 
Sur les marges sont placées quelques instructions pour l'im- 
primeur, qui paraissent de la main de H. de Acuna 1 . 

1. Deux éditions de cette traduction avaient été déjà données 
à Anvers par dom Hernando de Acuna chez Juan Steelsio, en 
1553 et 1555, in-8°, avec figures. Elles ont été réimprimées en 
1591 à l'imprimerie plantinienne. Peut-être le manuscrit indiqué 
plus haut y a-t-il également servi. V. sur ces éditions espagnoles 
Brunet, Manuel du libraire, t. III, p. 782. L'une d'elles, celle de 
1555, figurait dans la bibliothèque de M. Ambroise-Firmin Didot, 
n° 358 de son catalogue Théologie, jurisprudence, etc. 



CXXXiv NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

12° Ms. de la Bibliothèque d'Oxford, Bodléienne, Douce 
n° 168. Copie du xvn e siècle sur papier, in-fol., 79 feuillets. 

13° Ms. de la Bibliothèque d'Edimbourg, Advocates 
library, no 19. 1. 8. Texte sur parchemin de la fin du 
xv e siècle. 

14° Ms. de la Bibliothèque de la ville de Chalon-sur- 
Saône, n° 123. Sans valeur; copie de 1873. 

Dans son travail Sur quelques anciens poètes et sur 
quelques romans gaulois peu connus, inséré au t. II des 
Mémoires de V Académie des inscriptions et belles- 
lettres, p. 728, M. Galland cite aussi un ms. du Chevalier 
délibéré, sur papier, avec miniatures « qui ne sont pas 
fort exquises, » et qui appartenait à M. Foucault. Qu'est-il 
devenu ? 

Les éditions du Chevalier délibéré imprimées au 
xv e siècle ne sont pas moins nombreuses. On peut citer la 
première, imprimée à Schiedam, en Hollande, 1483, in-4°; 
celle d'Antoine Vérard, « le 8 e jour d'aoust 1488, sur le 
pont Nostre-Dame, à l'image Saint-Jehan l'Evangéliste, » 
in-4° goth.; celle de Michel Le Noir, de 1489, citée par plu- 
sieurs bibliographes, mais aujourd'hui perdue ou douteuse, 
d'après Brunet; celle de Jehan Lambert, 1493, in-4o goth. 
de 49 ff.; celle de Michel Le Noir, in-4° goth. de 20 fi .; 
celle de Paris, 1495, in-4°, avec gravures sur bois; une 
autre donnée à Schiedam, vers 1500, petit in-fol. de 31 fi".; 
une autre faite à Anvers, à la même époque, in-fol. goth. 
de 33 ff.; deux éditions données à Lyon par Martin Havard, 
petit in-4° goth.; celle de Jehan Trepperel, à Paris, 19 sep- 
tembre 1500, in-4° goth. de 42 ff., avec figures sur bois l . 

IL La Vie de Philippe le Hardy, poème en 73 qua- 
trains, dont le titre est inexact, car il renferme plutôt une 
généalogie et un récit des prouesses des ducs de Bourgogne 

1. V. du reste le Manuel de Brunet, t. III, p. 779, qui s'est 
trompé sur la première édition de 1 183, et M. Stein. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXXV 

qu'une biographie particulière du chef de la seconde race 
ducale. 

M. Stein l'a publié d'après le seul manuscrit connu, qui 
appartient à la Bibliothèque de Turin, G 1 21, déjà cité, 
fol. 125-130. 

III. Le Parement et triumphe des dames. Cette pièce 
a été imprimée par Jehan Petit, Paris, 1510, in-8° goth. de 
77 ff., avec les annotations de Pierre Desrey ; sur le dernier 
feuillet, se trouve la marque de Michel Le Noir; par Michel 
Le Noir, 1520; par la veuve de Jehan Trepperel, Paris, 
sans date, petit in-8° goth.; par ou pour Olivier Arnoullet, 
Lyon, sans date, mais avant la précédente édition, in-16 
goth. de 80 ff. 

Elle est, dans toutes ces éditions, l'œuvre non de La 
Marche, mais celle de Pierre Desrey, de Troyes, un arran- 
geur de mauvais goût, qui a profondément remanié et altéré 
le poème d'Olivier en y ajoutant des passages tirés de l'Écri- 
ture sainte. 

Réimprimée à Lille en 1870. 

Cependant, Olivier de la Marche a composé, vers 1493 
ou 1494, à l'imitation de Rodriguez de la Chambre 1 , une 
pièce du même nom, dont le texte primitif se trouve dans le 
ms. franc. n° 25431 de la Bibliothèque nationale, et diffère 
beaucoup du travail de Desrey. Cette pièce mériterait d'être 
publiée dans son état original, surtout au point de vue 
archéologique, car elle contient la description d'une foule 
d'ornements empruntés à la toilette des femmes. On y ren- 
contre aussi une curieuse aventure arrivée au seigneur de 
Varembon et un trait intéressant de la vie de sainte Wan- 
dru, fondatrice du chapitre de Mons. Enfin, c'est dans cet 
ouvrage que se trouve, comme on l'a dit plus haut, le char- 

1. V. La Serna-Santander, Mémoires sur la bibliothèque de Bour- 
gogne, p. 17 ; Richter, Die franzosische Lilteratur am Hofe der 
Hcrzoge von Burgund, 1882, p. 44. 



CXXXVj NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

mant épisode de Griselidis 1 . Olivier y imite visiblement 
René d'Anjou, surtout dans le début qui se rapproche beau- 
coup du Livre du cuer d'amour espris 2 . 

Dans les éditions imprimées, le Parement des dames 
comprend vingt -six chapitres ou moralités, dont chacun 
compte plusieurs strophes de huit vers. Il eut un grand suc- 
cès et se répandit dans les palais et les châteaux. Margue- 
rite d'Autriche en possédait un exemplaire manuscrit et la 
reine Marie de Hongrie, sœur de Charles-Quint, régente des 
Pays-Bas, l'avait placé dans sa « librairie » privée. 

Voici l'indication de plusieurs manuscrits connus de cette 
pièce : 

1° Ms. de la Bibliothèque nationale, n° 1705, fonds franc, 
(ancien 7678 3 , Cangé 66), vélin, vignette, lettres ornées; 
56 feuillets, 269 mill. sur 190. De la fin du xv e ou du com- 
mencement du xvf siècle. 

Il commence ainsi : 

L'aultrier, passant une nuit de décembre, 

et finit par : 

Puisque ainsi est, je me rens et adonne 
A la Vierge qui les péchez pardonne. 

2° Ms. de la même bibliothèque, n° 25431 (fonds La Val- 
lière, n° 128). C'est le seul bon manuscrit connu qui con- 
tienne l'œuvre originale d'Olivier, avant les altérations de 
Desrey. Dans le Catalogue des livres de feu M. le duc 
de la Vallière, publié par G. de Bure, Paris, 1783, t. III, 
p. 291, ce ms. est ainsi décrit : « N° 2866. Le Parement 

1. V. le ms. de la Bibl. nat., n° 2201 fonds franc, (ancien 7999), 
vélin, du xv e siècle, qui contient au fol. m : « l'istoire de Grisi- 
lidis, marquise de Saluées, » et le ms. n° 2203 (ancien 7999 3 , 
Gange 74), qui la donne également sous la date de 1393. 

2. On peut rapprocher du Parement des dames le Miroir des 
dames et damoiselles, qui se trouve dans le ms. n° 6813 de la Bibl. 
nat. (ancien 238), petit poème en quatrains du xv e siècle. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXXvij 

des dames, savoir : les pantouffles, les souliers, etc., in-4°, 
v. b. Beau ms. sur vélin du commencement du xv e siècle 
(lisez xvi e ), contenant 35 feuillets écrits en ancienne ronde 
bâtarde, à longues lignes. Il est enrichi de tourneures 
peintes en couleur, rehaussées d'or, et de 25 jolies minia- 
tures qui ont trois pouces et demi de longueur, sur deux 
pouces de hauteur. La première est de moitié la plus grande. » 

3° Ms. de la même bibliothèque, n° 1706 (ancien 7679), 
vélin, lettres ornées, xvi e siècle. Même commencement et 
même fin que le n° 1705. 48 feuillets de 292 millim. sur 220. 

4° Ms. de la même bibliothèque, n° 1848, fonds franc, 
(ancien 7869), vélin, miniatures, lettres ornées, xvi e siècle. 
Même commencement et même fin que le n° 1705. 

5° Ms. de la même bibliothèque, n° 2376, fonds franc, 
(ancien 8061), papier. xvi e siècle, 36 feuillets de 212 mil- 
lim. sur 149. 

Il commence par : 

Le jour passant, une nuyt en décembre, 
et finit par : 

Puisque ainsi est, mon corps et âme donne 
A la Vierge qui les péchez pardonne. 

6° Ms. de la même bibliothèque, n° 2333, fonds franc, 
(ancien 8042), vélin. xvi e siècle, parchemin, 40 feuillets. 
Il commence par : 

Autre hyer, lisant une nuyt pour apprendre, 
et finit par : 

Puisque ainsi est, je me rends et me donne 
A Jesu Grist qui les péchez pardonne. 
Cy finist le parement et triumphe des dames d'honneur, com- 
posé par messire Olivier de la Marche, en son vivant grant 
maistre d'hostel du roy de Oastille. 

7° Ms. de la Bibliothèque royale de Bruxelles, n° 10970, 
fin xvf siècle, sur papier, fol. 173-226, intitulé les Vertus 
des dames, commençant par : 

L'aultrier passant une nuyt, etc. 



CXXXVÎij NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

8° Ms. de la Bibliothèque du musée Plantin, à Anvers, 
n« 130, papier, xvi e siècle, non folioté. Il a appartenu au 
même siècle à Gilles van Wissen-Kerke. 

M. Galland, dans le mémoire cité plus haut, dit que 
M. Foucault possédait au xvnr 3 siècle un ms. in-4° sur vélin 
du Parement des dames, et un autre exemplaire du même 
poème, petit in-4° sur vélin avec des miniatures, sous ce 
titre : « Traité de l'amour des dames, auquel traité sont dis- 
courues plusieurs raisons, qu'il faut plus tost aimer les 
dames à cause de leurs vertus que pour les sensualitez et 
concupiscence charnelle, » ce dernier exemplaire ne conte- 
nant que des vers, sans explication, en prose. Que sont 
devenus ces deux manuscrits ? 

IV. Le Débat de Cuidier et de Fortune. Nous connais- 
sons trois manuscrits de ce poème, composé en 1477, pendant 
qu'Olivier était prisonnier de guerre, après la bataille de 
Nancy. 

1° Ms. de la Bibliothèque Méjanes, de la ville d'Aix-en- 
Provence, n° 400, in-8° vélin de 55 pages de 16 à 17 lignes ; 
miniatures et lettres enluminées. La miniature placée au 
verso de la seconde page représente un personnage en longue 
robe bleue, paraissant prononcer une harangue qu'écoute 
une femme en robe rose, appuyée sur une sorte de pupitre. 
16 cent. 5 mill. sur 11 cent.; reliure moderne en cuir du 
Levant ou de Russie. Écriture du commencement du 
xvi e siècle, gothique presque ronde, très lisible. Beau ms. 
dont la provenance est inconnue. 

Le Débat de Cuidier et de Fortune commence à la 
3 e page recto, par la lettre D enluminée or sur fond bleu. Il 
finit à la 30 e page par ces mots : Eœplicit le Débat de 
Cuidier et de Fortune. 

2° Ms. de la Bibliothèque nationale de Paris, n° 2232 du 
fonds franc. Copie du xvi e siècle, papier, fol. 56-66. 

3° Ms. de la Bibliothèque nationale de Paris, n° 18689, 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. CXXX1X 

fonds franc., décrit plus haut. Au fol. 76, le Débat de Cui- 
dier et de Fortune commence ainsi : 

Par ung matin, ainsi qu'on resveille, 

N'a pas long tamps qu'en repos traveilloye. 

Ce poème a été imprimé vers 1500 à Valenciennes, par 
Jehan de Liège, « demorant devant le couvent de Saint- 
Pol. » Petit in-4° goth. de 10 ff. à longues lignes, avec la 
devise : « Tant a souffert La Marche. » 

Réimprimé dans la Revue franc-comtoise, 1843. 

V. Dialogue de la dame et de l'œil et Complainte 
sur la mort de Madame Marie de Bourgogne (1482). 

Le manuscrit désigné plus haut sous le n° 400 de la 
Bibliothèque Méjanes, de la ville d'Aix, contient à la page 31 
une pièce de vers sans titre, qui commence par la lettre 
enluminée D avec ces mots : 

Des grans merveilles de ce monde. 

Cette pièce, qui s'étend de la page 31 à la page 44, sert 
en quelque sorte de préface au Dialogue de la dame et 
de Vceil. Celui-ci ne commence lui-même qu'à la page 44 
et se termine à la page 55 par la devise : Tant a souffert 
La Marche. 

Mais cette préface sans titre du Dialogue se retrouve 
sous unautre nom aufol. 561 dums. n° 3391 (hist. prof. 576) 
de la Bibliothèque impériale de Vienne (Autriche), in-4°, 
papier, relié en veau gaufré, de 581 feuillets, intitulé 
Miscellanea Gallica; écriture des premières années du 
xvi e siècle. Elle porte dans ce ms. le titre de Complainte 
sur la mort de Madame Marie de Bourgogne, etc. 
M. Gachard l'a regardée comme un poème distinct et inédit l . 



1 . Comptes-rendus des séances de la Commission royale d'histoire 
de Belgique, 3 e série, t. V, p. 261 et suiv. (Bruxelles, Hayez, 
1863.) — On ignore comment ce manuscrit est arrivé à la Biblio- 
thèque de Vienne. 



Cxi NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

Il était bien en effet, inédit en 1863; seulement il ne doit 
pas être distingué de la pièce précédente, qualifiée de pré- 
face parce qu'elle précède dans le ms. de la Bibliothèque 
Méjanes le Dialogue de la darne et de l'œil. Nous n'avons 
eu sous les yeux que le ms. de la Bibliothèque de Vienne ; 
cependant ses premiers vers sont identiques à ceux du ms. 
Méjanes, et, par conséquent, il semble certain qu'il s'agit 
dans les deux de la même pièce. Un examen plus attentif 
en convaincra sans doute les futurs éditeurs, s'il s'en trouve. 
Il existe enfin à la Bibliothèque royale de Bruxelles un 
ms. (sér. II, n° 140), qui renferme (fol. 7 à 12) la Com- 
plainte de la mort de Madame Marie de Bourgogne. 
Elle a été imprimée par la Société des bibliophiles de Bel- 
gique, dans le Recueil de chansons, poèmes, etc., 
Bruxelles, 1878. 

VI. Doctrine et loz pour Madame Aliénor d'Aus- 
trie, ou Les cinq sens. 

Pièce de vers composée pour la fille de Philippe le Beau 
et comptant quarante-trois stances. Elle a été publiée par 
M. Stein, op. cit., p. 219. 

Nous ne connaissons que deux mss. de ce poème : 

1° Ms. n° 3391 delà Bibliothèque de Vienne précité, fol. 5. 
Il a été analysé par M. Gachard. 

2° Ms. de la Bibliothèque du musée Plantin, à Anvers, 
n° 146. 

VII. De la puissance de nature et comment les coy^ps 
celestiaux gouvernent naturellement le monde. 

Cet opuscule est attribué à Olivier de la Marche par 
M. Galland [Mémoires de V Académie des inscriptions 
et belles-lettres, t. II, p. 728) et par Lacroix du Maine, 
qui assure qu'il n'a pas été imprimé. D'après ce dernier, il 
serait en vers de huit syllabes. Un ms. de ce poème est cité 
dans le catalogue des manuscrits de la bibliothèque du car- 
dinal Dubois, n° 5877, in-4°. M. Galland affirme qu'il en a 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. cxlj 

vu un dans celle de M. Foucault. Est-ce le même? Nous 
n'avons pu découvrir le lieu où ce ms. a passé. 

VIII. Épistre en la contemplation du saint voyaige 
de Turquie adveissant à la très crestienne et très heu- 
reuse maison de Bourg oigne. 

Mélange de vers et de prose. Cette épître, commencée en 
1453, lors du vœu du faisan, commence ainsi : 

Heureuse maison de Bourgoigne, 
Donne à tes yeulx larmes de joye, 
Essours ton ceur, metz le en besoigne 
Et à ce faire ne resoigne, 
Ton duc se met en saincte voye. 
Fay donc tel chière qu'on la voye, 
Et monstre ton joyeux maintien ; 
Chascun s'esjoist en son bien. 

Suit l'éloge du duc et de la duchesse de Bourgogne. 
Ms. de la Bibliothèque royale de la Haye, n° 1344 (fonds 
Gérard, A, 130). 

IX. Prière à la Vierge. 

Ms. de la Bibliothèque nationale, n° 1606, fonds français 
(ancien 7622 3 - 3 -; Colbert, 2820), papier, xv e siècle. 

Au fol. 78 de ce ms., qui contient aussi le Chevalier 
délibéré, se trouve cette pièce qui commence ainsi : 
Déesse, clarté et lumière 
De tout le femenin honneur 

Cette pièce a été imprimée en 1842 par A. Veinant, à la 
suite du Chevalier délibéré. 

X. Huitain, commençant par ces mots : 

Tant a souffert mon Dieu de mon ordure, 
et finissant par : 

Que tout confus se rend à toy La Marche. 
Même ms. La pièce se trouve au fol. 80. Elle a été publiée 
par M. Stein, p. 229. 

XI. Autre pièce de poésie, ou rondeau, au fol. 91 du 
ms. de la Bibliothèque nationale n° 1104, fonds franc, (ancien 



cxlij NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

7357 4 , Golbert 2502), vélin, vignettes, lettres ornées. Écri- 
ture du xv e siècle. Egalement publiée par M. Stein. 

XII. Vers donnez par La Marche à monseigneur l'ar- 
chiduc (Philippe le Beau) pour sa nouvelle escole (1488). 

1° Ms. de la Bibliothèque impériale de Vienne, n° 3391, 
précédemment décrit. 

La pièce, écrite en 1488, commence au fol. 200 et finit 
ainsi : 

Puis j'ouvrirai le secret de mon arche : 
Car à vous est le vieillard de la Marche. 
Tant a souffert 
La Marche. 

2° Ms. de la même bibliothèque, n° 10139 (XV, C, 26; 
cat. phil. Cil, CIII), in-fol. du commencement du xvi e siècle. 

Une seule variante existe dans ce ms. Elle se trouve au 
dernier vers : 

Car à bons est le vaillant de la Marche. 

3° Ms. de la Bibliothèque du musée Plantin, à Anvers, 
no 50, fol. 1. 

4° Ms. delà bibliothèque Ashburnham, collection Bar rois, 
n° 478. xv e siècle. Provient de la famille de Lalaing. 

Publiée par la Société des bibliophiles de Belgique, op. cil. 

XIII. Vers dorez que donne messire Olivier de la 
Marche à son maistre (Philippe le Beau) en Vaage de 
XV ans (1493). 

Cette pièce comprend 168 vers. 

1° Ms. précité de la Bibliothèque impériale de Vienne, 
n° 10139. 

2° Ms. précité de la même Bibliothèque de Vienne, n° 3391 , 
fol. 201-204. 

3° Ms. de la Bibliothèque du musée Plantin, à Anvers, 
n° 50, fol. 1 à 3. 

4° Ms. de la Bibliothèque nationale de Madrid, R-5, 1 vol. 
in-fol. du xvf ou xvn e siècle, intitulé Varios de curiosi- 
dad, couvert en parchemin, fol. 89-91. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. Cxliij 

5° Ms. de la même bibliothèque, E-35, fol. 48-50. 

6° La première strophe se trouve aussi, sous le titre de : 
« Vers dorez que donna La Marche à son maistre en l'eaige 
de xv ans, » au fol. 30 du ms. de la Bibliothèque publique 
de la ville de Douai, n° 767 (G. 611, D. 726), du xvi e siècle. 
(V. Catalogue général des manuscrits des bibliothèques 
publiques des départements, t. VI, p. 465.) 

Publiée par la Société des bibliophiles de Belgique, op . cit. 

XIV. Vers faiz à la requeste de monseigneur de 
Ravestain, et donnez par La Marche à son maistre 
l'archiduc, en l'eage de XVIII ans (1496). 

1° Ms. précité de la Bibliothèque impériale de Vienne, 
n° 3391, au fol. 205. 

2° Ms. précité de la même bibliothèque, n° 10139. 

3° Ms. de la Bibliothèque du musée Plantin, à Anvers, 
n° 50, fol. 6. 

Publiés dans le Recueil de chansons, etc., précité. 

XV. Vers et petit traictié fait à la requeste de 
Madame Marguerite d'Austrice, princesse de Cas- 
tille, et donnez par La Marche, à monseigneur l'ar- 
chiduc, en l'eage de XX ans (1498). 

Ce poème, de seize stances, se trouve dans les mss. pré- 
cités de la Bibliothèque de Vienne, n os 3391 et 10139, au 
fol. 207 du premier, et dans le ms. précité n° 50, de la 
Bibliothèque du musée Plantin, à Anvers. Il a été publié, 
d'après ce dernier ms., par M. Ch. Ruelens, en 1878, puis 
par M. le marquis de Granges de Surgères, dans le Bulletin 
de la Société des bibliophiles bretons et de l'histoire 
de Bretagne, t. V, p. 49, en 1882. 

La dernière stance commence par ces deux vers : 

Mon prince et maistre, prenez en gré les vers 
Fais par La Marche à soixante-dix ans 1 . 

1. La Marche donne ici implicitement la date véritable de sa 
naissance. V. la notice biographique qui précède. 



C.xliv NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

XVI. Nouvelles prophéties, 11 strophes. 

1° Ms. de la Bibliothèque royale à Bruxelles, n° 11029, 
fol. 152. 

2° Ms. de la Bibliothèque royale de la Haye, n° 1344 
(fonds Gérard, A, 130). Copie faite au dernier siècle par 
M. Gérard sur le ms. précèdent. 

M. Stein a publié ces prophéties, op. cit., p. 207. 

Le ms. de la Bibliothèque nationale de Paris, n° 2200, 
fonds franc, (de la Mare, 220), qui contient entre autres 
pièces l'épitaphe de Philippe le Bon et celle d'Isabelle de Por- 
tugal, femme de ce duc, renferme aussi, fol. 26, « une aultre 

prophétie du très hault Charles, » commençant par : 

« Une prophétie faicte par ung très saige docteur turc, qui 
fut baptisé. » Mais cette pièce ne paraît pas être d'Olivier 
de la Marche. 

XVII. Prédestination des sept fées et leurs dons à 
V empereur Charles. 

Pièce de quatre-vingt-dix stances, composée en l'année 
1500 ou 1501, peu après la naissance du futur Charles- 
Quint à Gand. Le titre qui lui est ici donné n'appartient 
pas évidemment à La Marche, puisque celui-ci était mort 
depuis longtemps lorsque l'archiduc fut élu empereur. 

1° Ms. n° 3391 précité, de la Bibliothèque impériale de 
Vienne, fol. 567. 

2° Ms. précité, n° 50 de la Bibliothèque du musée Plantin, 
à Anvers, fol. 13. 

Cette pièce a été imprimée en 1878 par la Société des 
bibliophiles de Belgique. 

On peut attribuer les pièces suivantes à La Marche avec 
une certitude presque égale. 

XVIII. Entretien de Cupido et de l'amant. 
Pièce de vers commençant par : 

A la saison que Silla renouvelle 

Ce doux trembler pour mieux cythariser, etc. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. Cxlv 

et finissant par : 

Si vous requier tous que l'avez oy, 
Priez pour ceulx qui font dures clamours 
Eu ce hideuz purgatoire d'amours. 

Ms. de la Bibliothèque de monseigneur le duc d'Aumale, 
au château de Chantilly, n° 897. Dans ce ms., la pièce 
commence au fol. 11 recto et finit au fol. 28 verso. 

XIX. Deux pièces élégiaques. 
La première commence par ces vers : 

Hélas, hélas, que fera la doulente 
Qui seullette se détort et tourmente 
Et jour et nuit se complaint et lamente 
Sans oser dire, etc. 

Elle finit par ceux-ci : 

Ainsi s'en va la pouvre douloureuse 
Mussant son mal es secrets de son cuer, 
Entre les autres faisant de la joyeuse 
Et si a nom la pleine de douleur. 

La seconde commence ainsi : 

Ghoiz assouvis, merveilleuse beaulté, 
Mirouer d'honneur, abisme de bonté, etc. 

et se termine par ces vers : 

Ainsi remaint l'esgaré douloureux, 
Pouvre d'espoir, habandonné de désir 1 , 
Loing de son bien pensif et langoureux, 
Qui riens ne voit où il prengne plaisir. 
Ms. de la Bibliothèque de monseigneur le duc d'Aumale, 
n° 897 précité. Ces deux pièces y occupent les premiers fol., 
de 1 à 10 verso. 

Comme nous l'avons déjà dit pour les œuvres historiques 
ou morales d'Olivier de la Marche, on a attribué à cet auteur 
plusieurs poèmes qui ne lui appartiennent pas, ou dont 
l'attribution n'est pas certaine. 

L'un d'eux est le Miroer de mort. 

1. Le vers est faux; mais il a été exactement transcrit. 

j 



cxlvj NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

Il existe deux pièces de ce nom. L'une a été donnée comme 
un poème séparé, bien qu'elle fasse partie du Parement 
des dames, dont elle forme la 26 e et dernière moralité. Le 
miroir qu'Olivier de la Marche place dans la main de sa 
dame lui réfléchit l'image de la mort, qui est la fin de toutes 
choses. La moralité se termine par cette strophe : 

Se vous vives le droit cours de nature 

Dont soixante ans est pour ung bien grand nombre, 

Vostre beaulté changera en laydure, 

Vostre santé en maladie obscure, 

Et ne ferez en ce monde que encumbre ; 

Se fille avez, vous luy serez ung umbre : 

Celle sera requise et demandée 

Et de chascun la mère habandonnée, 

et par Y Exemple du miroer d'entendement par la mort, 
qui contient l'éloge de diverses grandes dames décédées. 

L'autre est en effet un poème distinct, intitulé : Cy com- 
mence ung excellent et très prouffitable livre pour 
toute créature humaine appelé le Miroer de mort, dont 
nous connaissons deux manuscrits : 

1° Ms. delà Bibliothèque de Turin (Manuscript. Gallic. 
codex XXI, L, V. 9). 

2° Ms. de la Bibliothèque de monseigneur le duc d' Aumale, 
n° 897, petit in-4°, aux armes de Condé sur les plats, maro- 
quin rouge, parchemin. Écriture de la fin du xv e siècle. 

Ce ms. contient peu d'ornements. Aux fol. 1 r°et 10 v° se 
trouvent des miniatures peu importantes au bas desquelles, 
dans un cartouche, les lettres majuscules E . A et E. FR. 
(jointes en monogramme) et A. Le monogramme FR est 
souvent répété dans les encadrements. 

Au fol. 29 r° du manuscrit, qui renferme plusieurs pièces 
de poésie attribuées à Olivier de la Marche, commence le 
Mirouer de mort par les vers suivants : 

Je fus indigne serviteur 

Du temps de ma prime jeunesse, etc. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. Cxlvij 

La pièce finit au fol. 44 v° par ces mots : 

Explicit le Mirouer de mort 

A glace obscure et ténébreuse, etc. 

Brunet donne sans hésitation le Miroer de mort à Olivier 
de la Marche. Cette attribution a été contestée par M. Henri 
Stein {Étude précitée, p. 106). Il semble que l'erreur de 
Brunet, si erreur il y a, a été occasionnée par renonciation 
d'un catalogue de M. de Bure 1 . Quant à nous, en l'absence 

1. Dans le Catalogue des livres de M. le duc de la Vallière, publié 
par de Bure, Paris, 1783, t. III, p. 289, on lit : 

« N° 2861. Cy commence ung excellent et très prouffitable 
livre pour toute créature humaine apellé le Miroer de mort (par 
Olivier de la Marcbe), in-fol. goth. m. r. » 

Édition ancienne, sans date, sans nom de ville ni d'imprimeur, 
avec signatures et contenant 16 feuillets. Le texte commence au 
bas de la figure qui est au premier feuillet par ces vers : 

E fus indigne serviteur 

Au temps de ma prime jeunesse 

De l'outrespasse de valeur 

La joye de mon pouvre cueur 

Ma parassouvie maistresse. 

Mais la mort par sa grande rudesse, 

Ennuyeuse de nostre bien, 

Print son corps et laissa le myen. 
On lit à la fin : 

Cy finist le Mirouer de mort 

A glace obscure et ténébreuse, 

Là où on voit chose doubteuse 

Et matière de desconfort. 
Ce petit poème fut, dit M. Deschamps dans son Supplément au 
manuel du libraire, traduit en vers bretons par Christophe de 
Gbeffontaines (Penfeunteunyou) et imprimé sous le titre : Des 
quatre fins de l'homme, en 1570 et 1573, dans un couvent situé 
au bas de la rivière de Morlaix, appelé Saint-François Guburien. 
(Brunet, Suppl., p. 766.) Mais le volume auquel il renvoie, et qui 
a été retrouvé par M. de la Villemarqué dans la bibliothèque de 
feu M. de Kerdanet, ne porte nullement ce titre. Il est intitulé : 
le Mirouer de la mort (v. article de M. Arthur de la Borderie, 
dans le Bulletin du bibliophile breton, p. 5, 1884), et a été « com- 



Cxlviij NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

de toute preuve positive, nous croyons prudent, jusqu'à plus 
ample démonstration, d'écarter cet ouvrage delà bibliogra- 
phie d'Olivier. 

Un autre est intitulé : Les demandes et réponses 
d'amour, ou Les adevineaux amoureux. 

Cet ouvrage en prose et en vers a été attribué à Olivier 
de la Marche, mais ne lui appartient pas en entier. Il 
existait dès 1373, comme l'attestent un ms. n° 177, inti- 
tulé : « Chansons pastourelles couronnées, demandes 
d'amour, etc., en ung cayer couvert de parchemin, » porté 
sur le catalogue de la librairie de Charles V, dressé en 1373 
par son bibliothécaire Gilles Mallet, et un autre ms. n° 180 
du même catalogue, intitulé : « Demandes et responses 
d'amour, en ung cayer couvert de parchemin. » 

Il n'existe aucun ms. de ce poème à la Bibliothèque natio- 
nale 1 ; mais on peut en citer plusieurs qui sont connus et 
catalogués. Ainsi, le n° 1000 du catalogue Crozet, 1841, 
in-8°, concerne un ms. du xv e siècle, des Adevineaux 
amoureux, qui se trouvait relié dans le même volume avec 
un exemplaire de Y Évangile de quenouilles. Peut-être 
est-ce le manuscrit qui existe aujourd'hui dans la biblio- 
thèque de monseigneur le duc d'Aumale, à Chantilly. Le 
British Muséum à Londres en possède un de 248 feuillets 
sur vélin, avec miniatures, lettres ornées, bordures, de 
37 cent, sur 27, contenant quatre ouvrages distincts, parmi 
lesquels se trouvent les Adevineaux amoureux ou plutôt 
les Demandes d'amour, car c'est le titre donné au poème. 

Le texte commence ainsi : 

[Demande.] Du chastel d'amours il convient que vous nommez 
le fondement. 
[Réponse.] Loyaument aimer. 

posé en l'an 1519 par maître Jean l'Archer, l'ancien, de la paroisse 
de Plougouven. » 
1. Vallet de Viriville, Bulletin du bibliophile, année 1846, p. 845. 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. cxlix 

Et finit au fol. 209 v° : 

[Demande.] Dame, je vous demande quel est le mantel d'amours 
sans penne. 

[Réponse.] Beau sire, le mantel d'amours, c'est une nyce 
demande ; et non pourtant je vous diray ce que j'en sçay : aucuns 
dient que c'est acoler sans baisier. 

Plusieurs éditions de ce poème ont été données aux xv e et 
xvi e siècles 1 . La première a été reproduite au xix e siècle 
dans la collection de Facéties de Techener, 1831, in-18, 
sous le titre de : les Adevineaux amoureux, par Colart 
Mansion. 

Mais cette pièce n'est exclusivement ni de Colart Man- 
sion, ni d'Alain Chartier, comme l'a pensé M. Brunet 2 , ni 
d'Olivier de la Marche même, comme l'ont dit certains 
auteurs. Elle est en réalité l'œuvre de tout le monde; c'est 
peut-être l'une des dernières productions des cours d'amour. 
Quoi qu'il en soit, elle a été revue, augmentée et publiée sur 
les conseils et les indications d'Olivier de la Marche, ainsi 
que l'atteste la préface de l'éditeur in fine, dans l'édition de 
Bruges, 1477 : 

« Or, me soit donc pardonné, car ceste hardiesse m'a mis 
en corrage le noble et gentil chevalier, seigneur de la Marche, 
que Dieu gard. Et ainçoires, pour augmenter cedit traictié, 
m'a de sa grâce donné aucunes demandes et responses moult 
honnestes, dont je l'en remercie. » 

Olivier a donc contribué à augmenter cet ouvrage, mais 
il n'en est pas le véritable auteur. 

1. V. Bulletin du bibliophile, loc. cit.; Revue de Paris, 1853, 
p. 374; Mélanges tirés d'une grande bibliothèque, t. IV, p. 275. — 
La 2 e édition des Adevineaux amoureux (titre relativement 
moderne, ajouté à la main par le libraire sur l'exemplaire le plus 
ancien que l'on connaisse) a été donnée à Bruges en 1477, in-8°. 
(V. Van Praët, Notice sur Colart Mansion, 1829, p. 47.) Cette 
édition existe à la Bibl. nat., collection des Incunables. 

2. Manuel du libraire, v° Chartier. 



Clij NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 

adressées au duc Philippe le Bon. Peut-être y en a-t-il 
quelques-unes d'Olivier de la Marche, mais elles ne sont 
pas signées. 

On a également donné, comme provenant d'Olivier de la 
Marche, un fragment de poème français, dans le ms. 
n° 14637 de la même bibliothèque. Mais ce ms. est du 
xm e siècle, dit le catalogue, et ne saurait donc rien contenir 
de La Marche. 

Enfin, dans le ms. de la Bibliothèque impériale de Vienne 
n° 10139 se trouvent plusieurs ballades placées à la suite 
de poésies d'Olivier. Mais rien ne nous autorise à les lui 
attribuer, quoiqu'elles se rapprochent de ses œuvres par le 
style. 

D'après Papillon, la bibliothèque de l'Escurial posséderait 
un Poème des sept douleurs de la Vierge Marie et 
d'autres ouvrages pieux. Mais le conservateur de la Biblio- 
thèque nationale de Madrid, à qui nous nous sommes adres- 
sés, n'a pas trouvé dans le dépôt dont il a la garde le pre- 
mier de ces ouvrages et ne nous a signalé aucun autre 
manuscrit que ceux dont nous avons fait plus haut la des- 
cription. 

Ajoutons toutefois que la bibliothèque de sir Thomas Phi- 
lipps, à Gheltenham (Middlehill), possédait, sous le n° 4291, 
un ms. d'Olivier de la Marche contenant des vers. Nous 
n'avons pu malheureusement obtenir la communication de 
ce ms., pas plus que celle d'un autre déposé à Glascow, et 
qui, dit-on, pourrait être autographe. M me la baronne James 
de Rothschild en aurait également un qui vient de la biblio- 
thèque Didot, et qui renferme des poésies. Mais il serait 
téméraire de se flatter d'avoir, dans ce travail forcément 
incomplet, épuisé la bibliographie poétique d'Olivier, que 
des recherches plus favorisées éclaireront encore; il suffît 
d'avoir consulté et indiqué les manuscrits réellement impor- 
tants de ses œuvres historiques. 

Nous ne terminerons pas cette notice sans adresser nos 



NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. cliij 

remerciements aux personnes qui nous ont aidés de leurs 
connaissances et de leurs communications. 

Les manuscrits de la Bibliothèque nationale de Paris ont 
été libéralement mis à notre disposition par M. Léopold 
Delisle, à qui le gouvernement a confié le riche dépôt de nos 
lettres, comme s'il eût consulté le suffrage de tous ceux qui 
les cultivent. M. le prince de Hohenlohe, grand maître de 
la maison de S. M. l'empereur d'Autriche- Hongrie, a bien 
voulu, sur la demande de M. le comte Duchâtel, autoriser 
le déplacement de plusieurs manuscrits de la Bibliothèque 
impériale de Vienne, que cette rare faveur nous a permis 
d'étudier à loisir en France. M. le ministre de l'intérieur du 
royaume des Pays-Bas nous a accordé le même privilège 
pour ceux de la Bibliothèque de la Haye, et, grâce à la cour- 
toise intervention de M. le sénateur Gorresio, directeur de la 
Bibliothèque nationale de Turin, un manuscrit de cette grande 
collection nous a été envoyé, pour être consulté en France, 
par le gouvernement italien. Monseigneur le duc d'Aumale 
nous a honorés de communications puisées dans son inesti- 
mable trésor de Chantilly. M. Octavio de Toledo, conserva- 
teur de la Biblioteca nacional de Madrid, a patiemment 
dépouillé pour nous les manuscrits de cette précieuse collec- 
tion, encore trop peu connue en deçà des Pyrénées. M. l'abbé 
Dehaisnes, ancien conservateur des Archives du Nord à Lille, 
le plus obligeant et le plus laborieux des archivistes, nous a 
adressé de nombreux extraits des Comptes des ducs. Enfin, 
sans oublier le travail tout récent de M. H. Stein, que nous 
avons parfois contredit, mais qui nous a toujours été utile, 
nous devons des remerciements spéciaux à notre bienveillant 
commissaire responsable, M. le marquis de Beaucourt, à 
MM. le baron Kervyn de Lettenhove et Alexandre Pinchart, 
aujourd'hui décédé, qui nous ont secourus de leur expérience, 
de leurs notes et de leurs travaux. 

H. B. 



ANNEXES DE LÀ NOTICE BIOGRAPHIQUE. clvij 

II. 

LETTRES DE MAXIMILIEN AUX ÉTATS DE HAINAUT, EN 1482'. 

De par le duc d'Auterice, de Bourgoingne, Brabant, Lim- 
bourg, Lucembourg et de Gelres, conte de Flandres, Artois, 
Bourgoingne, Haynnau, Hollande, Zeelande, Namur et de Zuit- 
phen. 

Très chiers et bien amez, nous avons chargié noz amez et 
feaulx chevaliers et conseilliers le sire d'Aymeries, nostre cham- 
bellan et grand bailli de Haynnau, et messire Olivier de la 
Marche, nostre premier maistre d'ostel, vous dire et exposer 
aucunes choses de par nous. Si vous requerrons et néantmoins 
mandons que adjoutiez plaine foi et crédence à ce qu'il vous 
diront ceste foiz de nostre part, comme à nous mesmes et vous 
y emploiez comme y avons entière confidence. Très chiers et 
bien amez, Nostre Seigneur soit garde de vous. Escript en 
nostre ville de Bruges, le xij e jour d'avril, Pan IIII XX et deux, 
après Pasques. 

Mixi us , Numàn. 

A nos très chiers et bien amez les gens des trois Estaz de 
nostre pays de Haynnau. 

(Archives de Belgique à Mons, recueil des mandements 
du prince.) 



III. 



ASSEMBLEE DU CONSEIL DE LA VILLE DE MONS 
DU MERCREDI 17 AVRIL 1482. 

En ce conseil firent relation les députez du conseil de chéens 
qui avoient esté à l'assemblée des Estas de ce pays le jour d'huy 

1. Le 17 avril 1482, Olivier de la Marche et le grand bailli de 
Bainaut exposèrent aux états de Hainaut les besoins de l'archi- 
duc, et demandèrent une aide de 2,000 liv. pour l'entretien, pen- 



clviij ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

en la maison de chéens, auxquels nostre très redoubté seigneur 
et prince avoit, par ses lettres de créance sur monseigneur le 
bailli de Haynnau et messire Olivier de la Marche, fait exposer 
ses grans affaires par leur instruction monstrée et lieulte en ce 
conseil, requérant en effect sur ce pas, de par le pays, vouloir 
accorder n m bonnes livres à convertir en l'entretènement de 
l lances, mises les xxx au Quesnoy, à Aymeries x et à Chimay 
les autres x, et en l'accroissement de ir lances et lx compaignons 
à piet, dont à Beaumont sera mis une partie, sur laquelle 
requeste les prelatz avoient prins retraite, et les nobles locqueté 
la matère que mieux vaulroit d'accorder le paye desdis gens de 
guère pour ung mois à venir, qui montera environ m m livres, 
monnoie de ce pays, ou en dessoulx. Et lesdis députez aussi 
avoient pris retraite, requérant oudit conseil qu'il en fera de 
faire. Prometant nostredit très redoubté seigneur de le somme 
de l'acort déduer et rabattre sur le premier aydde qu'il requerra, 
pour quel cas que ce soit. 

Et le tout débattu, non d'acort pour le présent, mais soit 
atendu le retour de la journée des Estas à Lille, mandez estre 
au xxij e de ce mois. 

(3 e registre des consaux de Mons, fol. iiii c xiv v°, aux 
Archives de Belgique à Mons.) 

Le merquedy xvij e jour du mois d'avril, que lors les Estas 
du pays furent assamblez à Mons et que lors monsigneur le 
bailly de Haynnau et monsigneur de la Marche, par leur expo- 
sition, requisentde par mon très redoubté seigneur que le pays 
volsist faire le paiement de l lances estans au Quesnoy, Ayme- 
ries et Chimay, encores pour ung mois, promettant par lesdis 
exposans que, à la première fois que ledit pays donroit quelque 
chose à mondit seigneur, le rabattre; se leur fu fait présent de 
vi cannes de vin, le tout à vu sols le lot, monte à ... mi 1. nn s. 
(1 er compte de Jean Goret, massard de la ville de Mons, 
1481 à 1482, ibid.) 

dant un mois, de 50 lances. Les états accordèrent l'aide néces- 
saire pour le mois de mai. 

La lettre de créance ci-dessus est celle que Maximilien avait 
donnée à Olivier et au sire d'Aymeries. 



ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. dix 

IV. 

TESTAMENT D'OLIVIER, SEIGNEUR DE LA MARCHE. 

Au nom de la sainte et inséparable Trinité, le père, le fïlz et 
le Saint Esprit, amen. Par la teneur de cestuy présent public 
instrument soit notoire et évident à tous présents et à venir 
que le viij e jour d'octobre, l'an de la Nativité Nostre Seigneur 
mil cinq cent et un, indiction un et en la première année du 
pontificat de nostre très saint père le pape Alexandre, par la 
divine Providence VI de ce nom, comparu en sa personne par 
devant nous notaires publics et les tesmoins cy-dessous escrits 
noble, vertueux, sage et puissant chevalier, messire Olivier, 
seigneur de la Marche, conseiller et premier maistre d'hostel de 
très haut, très excellent et très puissant prince mon très 
redouté seigneur Monseigneur l'archiduc d'Autriche, duc de 
Bourgongne, lequel comparant ayant regard, comme il disoit, 
à la fragilité de nature humaine, et qu'il n'est rien plus certain 
que la mort, ne moins certain que l'heure d'icelle, a, pour cette 
cause et autres à ce le mouvant, de sa propre, pure et franche 
volonté, et luy estant en son bon sens et vray entendement, 
fais, ordonné et constitué son testament et dernière volonté 
pour le proffit et salut de son âme en la manière qui s'ensuit. 

Et premièrement, iceluy testateur a recommandé et doné son 
âme à Dieu nostre créateur, à la glorieuse Vierge Marie et à 
tous les saints et saintes de Paradis, quand elle partira de son 
corps, supliant nostredit Créateur qu'il luy plaise de sa bénigne 
grâce luy pardoner ses mesfaits et implorant la plénitude de sa 
miséricorde, et, au regard de son corps, il le livre à présent, 
combien que indigne, à la terre et sépulture de nostre mère 
Sainte Église pour y prendre pourriture et attendre le grand et 
espouvantable jour du jugement et la résurrection générale, 
espérant audit jour en la clémence et miséricorde de nostredit 
Créateur, et eslit sa sépulture en l'église de Saint-Jacques à 
Cardebengberghe en la bone ville de Bruxelles, lez la cour du 
prince, pour y estre mis sous une tombe de pierre -, et est d'in- 



clx ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

tention de en ladite église ériger et ordonner quelque fondation 
pour faire dire messes, obils et prières pour le remède de son 
âme selon et ainsy qu'il advisera cy après et comme ses biens 
le pourront supporter. Et combien qu'il veuille estre enterré 
audit lieu de Saint-Jacques, toutesvoyes pour ce qu'il a chapelle 
en Bourgongne où ses prédécesseurs seigneurs de la Marche en 
Bresse sont enterrés, il a ordoné et ordone pour leur faire com- 
plaisance que, luy trespassé, son cœur soit mis en un coffret de 
plomb et porté en Bourgongne en saditte chapelle qui est située 
auprès de la Marche en un lieu appelé Villersgaldin, et veut 
sondit cœur estre mis devant le grand autel de laditte chapelle 
en façon que il puisse faire marchepied au prestre qui dira la 
messe, et que ses héritiers fassent faire une pierre sur laquelle 
le prestre aura les pieds en célébrant la messe, et à l'entour du 
bord d'icelle pierre, non pas au-dessus, mais en cottière seront 
mises quatre lignes qui s'ensuivent : 

Pour marchepied, repos, passet et marche 
Soit bon le cœur Olivier de la Marche 
Au très digne prestre sainct et sacré 
Dont le Corps-Dieu est ce jour consacré. 

Item, a ordonné qu'à le porter en terre soient douze pauvres 
hommes revestus de noir, tenants chacun en la main une torche 
armoyée de ses armes, pour à quoy survenir et aussy aux messes 
et aumosncs qui se feront pour ce jour, il a ordonné deux cent 
livres de quarante gros la livre, à les prendre sur les plus appa- 
rents biens en outre et pardessus la fondation qu'il entend faire 
esdittes églises de Saint-Jacques à Gambenberghe et chapelle de 
Villersgaldin. 

Item, il a ordoné pour le remède de son âme et d'autres 
envers lesquels il peut estre tenu, que son héritier ou héritiers 
seront tenus en dedans un an après son décès fonder un Salve 
Regina en l'église parroissiale dudit Villersgaldin où il a esté 
baptisé, lequel Salve, ensemble la collecte à ce servant, se chan- 
tera à perpétuité une fois la semeine a tel jour que la Nostre- 
Dame de mars escherra pour l'année, à sçavoir à l'heure de 
complies et par trois personnes entre lesquelles du moins il y 



ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. clxj 

aura un prestre. Veut aussy que sesdits héritiers fondent per- 
pétuellement un cierge de cire qui sera allumé durant ledit 
Salve et non autrement, et que ledit Salve soit sonné par quinze 
coups de cloche pour inciter etesmouvoir les bones gens à celle 
dévotion, et que laditte fondation soit souffisante et comme il 
apartient, au cas toutesvoyes que faitte ne l'eust en sa vie, dont, 
se ainsy esloit, sesdits héritiers demeureront deschargés. 

Item, a ordoné et ordone que sondit héritier ou héritiers 
seront tenus de en dedans un an après son décès fonder et 
amortir bien et suffisamment audit lieu de Villersgaldin, en 
sadite chapelle de la Marche, une messe de Requiem, avec 
vigiles et commendation, qui se chantera à perpétuité une fois 
Tan, à sçavoir à tel jour qu'il trespassera de ce monde, n'estoit 
que de son vivant il eut fait ladite fondation etadmortissement, 
auquel cas sondit héritier ou héritiers en demeureront des- 
chargés. 

Item, a doné et légué à noble, honneste et vertueuse dame, 
Madame Isabeau Machefoing, sa compagne, au cas qu'elle le 
survive, tous et quelquonques ses biens meubles qui seront 
trouvés es marches de par deçà à luy apartenants, ensemble 
tous les deniers qui leur sont deus par messires Thomas et 
Folque de Portinaire frères, comme peut apparoir par leurs 
lettres d'obligation, sans ce qu'en ladite debte aucuns des hoirs 
dudit testateur puissent quereller ou demander aucun droict, 
moitié ou autre portion, et ce, à cause que ladite debte procède 
de la part de sadite compagne. Et parmy ce, icelle ladite com- 
pagne ne pourra, après le trespas dudit testateur, demander 
aucun droict de douaire à ses héritiers de toutes les terres qui 
leur demeureront, ains sera tenue de y renonchier, réservés 
ceux dont il a disposé par cettuy son présent testament, réservé 
aussy assignations de gaiges, pensions ou autres obligations 
faittes en son nom, dont elle prendra une moitié et sesdits héri- 
tiers l'autre, nonobstant tous et quelquonques traittés et cous- 
tumes de villes ou pays et toutes autres choses faisants au con- 
traire, auxquelles il a renoncé et renonce par exprès. 

Item, a voulu et ordoné que sadite compagne, au cas qu'elle 
le survive, jouisse sa vie durant de la rente de cent et cinquante 
livres de quarante gros la livre qu'ilz ont chacun an sur la 



Clxij ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

recepte générale de Haynault au rachapt de deux mille livres du 
prix comme dessus, sans ce que sesdits héritiers puissent en 
aucune chose quereller ou demander, ne luy baillier aucun des- 
tourbier ou empeschement, pourveu toutesvoyes que icelle sa 
compagne ne pourra vendre ne engaiger ladite rente, mais seu- 
lement recevoir le cours d'icelle sa vie durant; et après son 
trespas, il veut, ordone que saditte rente de cent et cinquante 
livres retourne plainement et entièrement à Charles de la Marche, 
son filz, et aux héritiers d'iceluy Charles procréés de son corps 
en léal mariage, et s'il advenoil que iceluy Charles de la Marche 
son filz allast de vie à trespas avant ladite dame Ysabeau Mache- 
foing, sa compagne, sans délaisser hoirs procréés de sa char en 
léal mariage, comme dit est, en ce cas ledit testateur a ordoné 
que Jean de Lenoncourt, filz de sa fille, et damoiselle Gornille des 
Camps, niepce de sadite compagne, après le décès d'icelle sa 
compagne, joissent chacun an paresgales portions héritablement 
et à tousjours, eux et leurs hoirs, desdittes cent cinquante livres 
de rente et des deux mille livres du rachapt d'icelle, se aucun 
s'en faisoit, sans ce que les héritiers de saditte compagne 
puissent quereller ou demander aucun droict en laditte rente ou 
rachapt d'icelle. 

Item, a ordonné que ledit Charles de la Marche joisse d'une 
descharge des deniers venants d'icelle montants à quatre mille 
deux cent vingt livres de quarante gros la livre, dont il est assi- 
gné par le Roy des Romains et mondit seigneur l'Archiduc son 
filz sur les pays de Bourgongne et ce à cause des services, 
gaiges et pensions à luy deues du temps qu'il fut premier 
maistre d'hostel du Roy nostre sire. 

Item, veut et ordone que ledit Charles joisse d'une gaigière 
à luy faitte par le Roy et mondit seigneur sur le chastel et sei- 
gneurie de Chastelgirard au duchié de Bourgongne, montant à 
la somme de trois mille sept cent livres ou environ. 

Item, touchant les debtes par luy faittes premier qu'il fut 
allié par mariage avec laditte dame Ysabeau, sa compagne, au 
cas que aucunes en fussent treuvées après son trespas, il a 
ordoné qu'elles soient et demeurent à la charge non pas de 
saditte compagne ou des héritiers d'icelle, mais de son héritier 
cy après nommé, lequel sera tenu les payer et entièrement 



ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. clxiij 

supporter à sa descharge, sans toutes voy es desroguer aux gai- 
giers et autres points cy dessus escrits. 

Item, a doné à sondit fîlz Charles de la Marche la maison 
qu'il a en laditte ville de Bruxelles, située devant l'Arque, pour 
en joir luy et ses hoirs perpétuellement et à tousjours après le 
trespas de laditte dame Ysabeau Machefoing et non autrement; 
devant lequel trespas ils ne pourront quereller aucun droict, 
ains seront tenus les souffrir plainement et paisiblement joir 
et user. 

Item, a doné à saditte compagne et aux héritiers d'icelle une 
maison qu'ilz ont en la ville de Malines pour en disposer à son 
hon plaisir. 

Item, a donné et légaté à sa fille Philippote de la Marche, 
vefve de feu Thierry de Charme, escuyer, et à présent femme 
de Philippes de la Noncoirot * , chevalier, seigneur de Loches, la 
somme de deux cent francs trente cinq gros, monnoye de 
Flandres, pour le franc, pour une fois, outre et pardessus ce 
qu'on treuvera luy estre deu à cause de son traittié de mariage 
fait avec sondit feu mary, pourveu toutesvoyes que partant 
saditte fille se tiendra pour contente et qu'elle ou ses hoirs ne 
pourront quereller aucun droict sur ses biens meubles, rentes, 
cens, héritages ne autres quelquonques quelque part qu'ilz 
soient situés ou gisants. 

Item, en après ledit testateur a nommé et esleu de sa propre 
bouche son héritier universel à sçavoir ledit Charles de la 
Marche es seigneuries de la Marche, d'Esnay et de Chassé et en 
tout ce que esdittes terres et seigneuries luy compete et apar- 
tient tant de son ancien héritage comme aussy de tous acquestz 
qu'il a faits et peu faire, ensemble de toutes et quelquonques 
leurs appartenances et autres acquêts faits ou à faire, et géné- 
ralement en tous et quelquonques bien meubles, immeubles, 
debtes et autres dont cy dessus n'est disposé ne faitte mention, 
qui luy competeront et apartiendront au jour de son trespas, à 
quelque titre, cause ou raison que ce soit ou peust estre, ne en 
quelquonque part qu'ilz soient situés ou assis, y compris aussy 
le chastel, terre et seigneurie dudit Cbastelgirard en Bour- 

1. Lcuoncourt. 



clxiv ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

gongne, ensemble la descharge montant à quatre mille deux 
cent vingt livres de quarante gros dont cy dessus est faitte 
mention. Et s'il advenoit que ledit Charles de la Marche termi- 
nast vie par mort auparavant luy sans délaisser hoirs procréés 
de son propre corps en léal mariage, iceluy testateur en ce cas 
et dois maintenant pour lors dénomme sa vraye héritière laditte 
Philippote de la Marche, sa fille, pour succéder en tous et quel- 
quonques ses biens de la manière cy dessus déclarée et comme 
eut peu faire ledit Charles de la Marche, pourveu que Cathe- 
rine Chamboye, sa belle fille, soit contente et satisfaitte de son 
droict de douaire et d'autres choses, si avant que Ton se sen- 
tira tenu envers elle et que tout soit bien fait en bone équité et 
raison. 

Item, veut ledit testateur et ordone que une custode du sacre- 
ment où reposera le corps de Nostre Seigneur, laquelle il a fait 
faire, soit mise et donée par les exécuteurs dénommés en sondit 
testament en l'église où son corps sera enterré. 

Item, et pour cettuy présent testament mettre à exécution 
deue selon sa forme et teneur, il a prins, nommé et choisy et 
esleu très-révérend père en Dieu, vénérable et discrette per- 
sone, messire François, archevesque de Bezançon et prévost des 
églises cathédrales de Saint-Lambert en Liège et collégiale de 
Saint-Donat de Bruges, messire Thibaud Barradol, chevalier, 
conseiller, chambellan et maistre d'hostel de mondit seigneur 
l'archiduc, sire Robert Robine, chapelain domestique d'iceluy 
seigneur, Jean de la Chapelle, maistre de la chambre aux deniers 
de ma très redoutée dame Madame l'Archiduchesse d'Autriche, 
auxquels ses exécuteurs et à chacun d'eux seul et pour le tout 
comme à ses bons seigneurs et vrays amys et esquels il se confie 
du tout, ledit testateur a doné et done par ce présent instrument 
plain pouvoir, autorité et mandement especial de disposer et 
ordoner en toutes et singulières les choses dessusdittes, selon 
et ainsy qu'il est contenu et déclaré cy dessus, les requérant en 
ce vouloir prendre la charge, et à cette fin et pour à ce fournir 
leur a consenty et accordé, consent et accorde qu'ilz puissent 
prendre et apréhender tous et quelquonques ses biens meubles 
et immeubles jusques au plain fournissement de cettuy son 
présent testament. 



ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. clxv 

Item, et afin qu'ilz soient de tant plus enclins à vacquer à 
l'exécution audit testament, et pour leurs peines, labeurs et 
vacations, leur a doné et done, à sçavoir à mondit seigneur de 
Bezançon cinquante escus de quarante huit gros pièce, à mes- 
sire Thibaud quinze dudit prix, et à chacun desdits sire Robert 
et Jean de la Chapelle deux marcs d'argent, et au surplus a 
voulu et ordonné, veut et ordone que cettuy son présent testa- 
ment et dernière volonté soit valable par droict de testament 
dernier, de codicille ou de quelquonque autre dernière volonté 
et par toutes les meilleures formes et manières que valoir peut 
et doit de droict ou de coustume, en cassant, révoquant et annu- 
lant tous autres testaments, codicilles et quelquonques autres 
volontés, priant en outre aux tesmoins cy dessous nommés 
vouloir des choses dessusdittes faire foy et tesmoignage en 
temps et lieu, et aussy signer cedit testament de leurs seings 
manuels, et à nous, notaires cy après escrits, luy en faire un 
ou plusieurs instruments publics qui se puist ou puissent cor- 
riger, refaire et admender par le conseil et advis du sage, sans 
toutesvoyes au principal et en la substance faire mention ou 
changement quelquonque. 

Ce faict, incontinent après, laditte dame Ysabeau Machefoing, 
après la lecture à elle faitte dudit testament, consentit, agréa, 
ratifia et appreuva de sa franche et pure volonté, si comme elle 
disoit, tout ce que par ledit testament a esté dict et ordoné, 
légaté et disposé, et mesme renonche à son droict de douaire 
selon et sous les conditions cy dessous déclarées. 

Ces choses furent faittes et passées en laditte ville de Bruxelles, 
sur la porte de Thostel de mondit seigneur l'Archiduc les an, 
indiction, jour, mois et pontificat dessusdits, en la présence de 
honorables et discrettes persones messire Philippe Loitte, che- 
valier, seigneur d'Aresse et pardessus de Salins, Roland Le 
Febvre, seigneur de Thomesche, maistre Lyon de Saint- Vast, 
parsone de Herental, maistre Jean Wouters, maistre de la 
chambre des comptes à L'Isle, Jean Le Blancq, sommelier 
d'oratoire du Roy des Romains, maistre Jean de Rogierville, 
secrétaire de mondit seigneur l'Archiduc, Jean Desne, somme- 
lier de la panneterie, Jean Courtois, huissier des finances, tes- 
moins à ce requis et appelés, avec le scel dudit testateur armoyé 



clxvj ANNEXES DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. 

de ses armes cy mis et apposé, ensemble et avec les seings 
manuels tant de luy que de maditte dame Ysabeau de Mache- 
foing, sa compagne, et des tesmoins cy dessus escrits. 

Ainsy signé : De la Marche, Y. Machefoing, Phi- 
lippe Loytle, Febvre, de Saint-Vast, Wouters, 
J. Albi, de Bogierville, Desne, Courtois. 

Suivent les attestations des notaires apostoliques et impé- 
riaux Jehan Canis et Jehan de Cart, qui ont reçu ce testament 
et l'ont revêtu de leurs signatures. 

(Ms. de la Bibl. nat., fonds franc. n° 4332, copie colla- 
tionnée par le secrétaire du roi de Ghevanes.) 



MÉMOIRES 
D'OLIVIER DE LA MARCHE 



PIECES ANNEXEES. 



^ 

V 



S'ENSUYT LESTAT DE LA MAISON 



DUC CHARLES DE BOURGOINGNE, DIT LE HARDY 4 



En acomplissant à vostre requeste, monseigneur 
l'avitailleur de Calais, j'ay mis en brief ce que j'ay 

1. On peut comparer à cette description « l'Estat de la maison 
de Charles, dernier duc de Bourgongne, » ms. de la Bibl. nat. 
n° 3867 fonds franc, (ancien 8430 2 ), commençant par ces mots : 
« Gomme mon très redoubté seigneur, Monseigneur le duc de 
Bourgongne et de Brabant... » et finissant par ceux-ci : « et aura 
de gages six solz par jour comptez par les escroes de l'ostel de 
mondit seigneur. Faict audit Nancy, les jour et an dessusdicts. » 
Ce ms. se réfère à la date du 31 décembre 1475; mais l'écriture en 
est du xvi e siècle. C'est la copie d'un recueil des ordonnances de 
Charles le Téméraire sur sa maison et de la liste de ses officiers et 
gardes avec l'indication de leurs gages. — Quant à l'État publié 
ci-dessus, sa rédaction primitive, malgré sa date apparente, 
est vraisemblablement de 1473. (V. la Notice bibliographique.) 
Nous avons ici suivi principalement le ms. de la Haye (Fonds 
Gérard, B. n° 62), en le rapprochant des autres, notamment de 
ceux de Vienne (V. ibid.). 

IV I 



% MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

peu comprendre de l'estat de la maison du duc 
Charles de Bourgoingne, mon très souverain seigneur, 
ensemble des ordonnances de sa guerre. Et commen- 
cerons à Testât de sa maison, et au service de Dieu et 
de sa chapelle, qui doit estre commencement de toutes 
choses * . 

En sa chapelle a quarante hommes, à comprendre 
ung evesque, son 2 confesseur, et trois autres Jacopins 
prestres et confesseurs, autres chappellains et autres 
officiers, organistes et sommeilliers 3 , lesquels chappel- 
lains, chantres et officiers sont gouvernez par le pre- 
mier chappellain 4 . Et tous les jours, où qu'ilz soient, 
chantent les heures du jour et la grant messe solen- 
nel. Ouquel service et à toutes heures est le prince 5 
quant ils sont devers lui, et principalement à la messe 
et aux vespres. Et n'est pas à oublier que l'evesque 
dessusdit et les frères Jacopins sont grans clercs, 
doctes 6 et prescheurs, et preschent très souvent. 

Et d'abondant 7 a le duc ung aumosnier et ung soubz 
aumosnier, gens de tel auctorité et de tel crédit, qu'ilz 
font les aumosnes pour le prince par discrétion 8 et en 
conscience, qui sont grandes jusques à passer xx m livres 
par an. Et pour approuver qu'il soit ainsi, quant le 

1. Ce premier paragraphe a été supprimé dans les éditions pré- 
cédentes. 

2. « Pour son. » 

3. « Organiste et sommellier. » 

4. D'après le ms. n" 3867, cité ci-dessus, la chapelle de Charles 
se composait de quinze chapelains, deux demi-chapelains, quatre 
clercs, six sommeliers et deux fourriers. 

5. « Le prince est présent. » 

6. « Docteurs. » 

7. « D'avantage. » 

8. « Distributiun. » 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 3 

duc doit partir d'une ville, son aumosnier lui apporte 
par escript ce dont il peut enquérir et savoir où bien- 
tais et aumosnes sont bien emploiées en icelle ville, si 
comme de vielles gens, povres prisonniers enchar- 
trez 1 , femmes gisans, orphenins, povres filles à marier, 
gens bruslez de feu, marchans destruis par fortune, 
et toutes autres choses nécessaires. Et à chascun le 
duc, à sa dévotion, départ son aumosne et signe le 
papier et les sommes, et sont paiez avant que l'au- 
mosnier départe de la ville. Aussi l' aumosnier distri- 
bue et départ l'argent de l'offrande du prince qui, tous 
les jours et où qu'il soit, fait 2 offrande en la messe. 
Et lui est icelle offrande présentée par le plus grant 
prince de son hostel, et qui là soit. Et doit l'aumos- 
nier dire le benedicite à la table du prince, et les 
grâces après. Et à icelles grâces doit estre le maistre 
d'ostel et au dessus. Et doit l'aumosnier lever la nef 
où est l'aumosne devant le prince, et puis oster la 
nappe de la table, et doit commencer au hault bout 3 . 
En ensuivant la chappelle, nous parlerons de Testât 
du conseil et de la justice, pour ce que, après le ser- 
vice fait de Dieu en l'Église, la justice est le second 
service dont Dieu doit estre 4 servy. Et pour le conseil, 
tant de ses grans affaires comme pour ladicte justice, 
le duc a ung ehancellier en chief, ung evesque chief du 
conseil en son absence, quatre chevaliers notables, 
vin maistres des requestes, quinze secrétaires, huis- 



1. « Comme de gens anciens , gens pauvres , prisonniers 
femmes. » 

2. « Qui tous les jours se font, et où que soit faicte. » 

3. « Qui est le contraire au servir viandes. » 

4. « Est. » 



4 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

siers, fourriers et autres officiers à ce servans. Et 
quant le duc n'est point en la guerre, la chambre du 
conseil se tient près de celle du duc. Et se treuve le 
duc souvent à cedit conseil, et principalement à déduire 
et déterminer grans sentences et grans affaires, et prent 
la peine d'oyr toutes les opinions. Et ne peut en celui 
conseil entrer sinon i les ordonnez, les chevaliers de la 
Thoison, et les maistres d'ostel, sans y estre par le duc 
ou par son chancellier menez ou mandez. Et me passe 
de deviser de l'auctorité et prééminence du chancel- 
lier, pour ce que l'en scet bien partout que ung chan- 
cellier préside, et mesmes en la présence 2 du prince il 
demande les opinions. Il a le grand seel en ses mains, 
et est le premier homme nommé et le premier officier 
et devant tous en toutes choses 3 . 

En ensuivant le fait de la justice, le duc estant en 
ses pays tient audience publique pour oyr et despe- 
chier toutes requestes qui lui sont apportées, et prin- 
cipalement despovres et des petis, qui pourroient faire 
plainctes des riches et des grans, et ne pourroient 
approuchier ne avoir lieu devant lui ; et pour ce tient 
il audience publicque en sa personne deux fois la sep- 
maine ; et nous arresterons aux cérémonies et pompes 
d'icelle audience, afin que du tout soit adverty en 
temps et par ordre. 

Ladicte audience se tient le lundi et le vendredi, et 

1. « Et ne peuvent en iceluy conseil autres que. » 

2. « Personne. » 

3. Les six derniers mots ont été détachés de ce paragraphe, 
dans les éditions précédentes, et maladroitement rattachés, comme 
suit, à un paragraphe qui manque dans notre manuscrit : 

« Et devant tout en toutes choses, audit hostel y a autre dif- 
férence qu'en France : le connestable va devant, et encore va 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 5 

le duc au départir de son disner va en la sale où l'au- 
dience est préparée, et est acompaigné de la noblesse 
de son hostel, assavoir princes, chevaliers 4 , escuyers 
et autres, et n'y oseroit homme nul faillir. Le duc se 
siet en sa chayere, richement parée de paile 2 et de 
drap d'or, et le marchepié, qui est large et de trois 
pas de montée, est tout couvert de tapicerie richement ; 
et à ses piez a ung petit bancq auquel sont appoiez 
deux maistres des requestes et l'audiencier, qui lisent 
les requestes devant le duc, et aussi ung secrétaire 
pour enregistrer les appoinctemens ; et sont iceulx 
quatre à genoulx, et derrière ledit secrétaire a ung 
clerc qui enfile les requestes en ung cordon, selon que 
les luy baille ledit secrétaire. Et sont les bancqs 3 ordon- 
nez par ordre, à l'encontre du passet 4 , pour seoir les 
princes du sang, les ambassadeurs, les chevaliers de 
l'ordre et les grans pencionnaires par ordre ; et scet 
chascun où il doibt aler. Et derrière la chayere et le 
dos du duc sont empriz 5 les escuiers du duc, c'est 
assavoir ceulx de la chambre, qu'en France on dit 
enfans d'honneur, qui aucunefois servent à Testât d'es- 
chanson , panetier et escuyer trenchant , quant le 
prince est en chambre à sa privauté ; et point d'es- 
cuyer d'escuyrie, pour ce que cestuy estât se sert 

par-dessus un lieutenant-général ; nota que ledit chancellier est 
de plus grand proufit que celuy de France car il congnoit des 
finances et autres choses que ne faict celuy de France. » 

1. « Chancelier. » 

2. « Palle, » tapis. 

3. « Chascun. » 

4. Passage. 

5. Aliàs : « empiez » (Ms. de Vienne n° 3392). « En pieds » 
(édit. précédentes). 



6 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

publiquement l . Et en continuant 2 la fourme de l'au- 
dience 3 , la sale est close d'un grant parquet tout bail- 
lié, et clos de bancs et de bailles 4 , et tout couvert de 
tapiceries aux armes du duc ; et sont au costé dextre 
les panetiers et les eschanssons, escuiers du duc, et 
au costé senestre escuiers trenchans et escuier d'es- 
cuyrie, et sont debout appuyez aux bailes 5 . Et devant 
icelles bailles sont bancs à l'entour du parquet, où 
seent les chevaliers, chambellans et estrangiers qui 
surviennent, et aussi les maistres d'ostel. Et au bout 
d'iceluy parquet, devant le visaige 6 du prince sont les 
escuiers hommes d'armes de la garde, chascun ung 
baston au poing, ayans bailles comme dessus 7 ; et n'y 
vont ce jour que les quinze qui doibvent faire le guet 
devant luy à leur tour 8 . A l'entrée 9 d'iceluy parquet et 
à la porte sont huissiers d'armes, et devant le piet du 
passet sont deux sergens d'armes à piet, et chascun 
la masse au col, aux armes du prince. Et se conduit 
ceste ceremonye par les maistres d'ostel ; et, l'assiette 
faicte, sont deux portes ouvertes aux deux bouts de 
la sale, et entrent par l'une ceulx qui apportent les 
requestes et les présentent au duc, et s'en revont par 

1 . Ce passage depuis « de la chambre » jusqu a « publiquement, » 
ne se trouve que dans le ms. de la Haye n° 62, et n'existe pas 
dans ceux de Vienne, n os 3360 et 3392. 

2. « Et incontinent. » 

3. « Passée. » 

4. Baillé, bailles, entouré de balustrades. 

5. Mss. de la Haye et de Vienne. Ce passage a été interverti 
par les précédents éditeurs. 

6. « La face. » 

7. Quatre mots omis dans les mss. de la Haye et de Vienne. 

8. « A l'entour. » 

0. « Et allencontre. » 



MEMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 7 

l'autre porte; et sont mises icelles requestes sur le 
banc devant ceulx qui les doibvent lire, et lisent tour 
à tour. Et le duc appoincte les requestes à son plai- 
sir, et selon que le cas le requiert, et toutes les des- 
pesches avant qu'il parte de la place. Et pendant ce 
temps chascun se taist et tient ordre ; et, le tout achevé, 
s'en rêva le duc 1 en sa chambre, et puis chascun en 
ses affaires. 

Continuant la cause 2 de la justice, le duc a ung pre- 
vost des mareschaux , fort acompaigné de compai- 
gnons de guerre ; iceluy prevost sert en temps de paix 
de faire les exécutions criminelles, et a par tout le 
pays du duc juridiction et povoir, et par toutes villes, 
excepté en l'ostel du duc, qui est en la juridiction des 
maistres d'ostel ; et sert icelui prevost pour les divers 
pays et les diverses seignouries qui sont en la main 
du duc. Car, ung cas criminel, meudre ou autre, faict 
en Brabant, le criminel ne pourroit estre poursuivy 
en Flandres ne en Haynnau, pour ce que les justices 
ne ressortissent point l'une à l'autre; et pareillement 
de pays en pays se sauveroient les malfacteurs. Par- 
quoy a esté ordonné le prevost des mareschaulx pour 
aller partout, et a povoir du prince par tout 3 ; et certes 
il a moult prouflfité depuis le règne du duc Charles ; 
car il a dechassié plusieurs vicieux 4 malfaiteurs, et 
a puny plusieurs cas mauvais, et dont raison vouloit 
punition. Et ou temps de la guerre, le prevost des 
mareschaulx, soubz l'auctorité du duc et soubz l'auc- 



1. « Le duc s'en retourne. » 

2. « Le faict. » 

3. « Pour aller par toute la contrée. » 

4. Ce mot manque dans les mss. de la Haye et de Vienne. 



8 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

torité des mareschaulx, conduict les marchans, meet 
les vivres à prix, tient la justice parmy l'ost, tant cri- 
minelle comme civile, et peut oyr de toutes matières, 
excepté de faict de guerre ; juge et exécute criminelle- 
ment, appointe et juge les causes civiles, sans y appe- 
ler autre personne, s'il ne luy plaist. 

Or avons devisé de l'ordre de justice. Si fault devi- 
ser de la guerre et de son estât, qui est l'appuy et le 
baston, et aussi le soustenail de la seignourie et de la 
chose publique ; car sans seigneur et, sans seignourie 4 
ne povons nous vivre, et sans soustenir le droict et 
l'auctorité du seigneur et de la seignourie du pays ; et 
faut aucunefois les soustenir par assault 2 , et aucune- 
fois par defence ; et pour ce est nommée la guerre en 
l'arbre des batailles ou nombre des branches de jus- 
tice, et se nomme justice à main forte. Pourquoy en 
ensuyvant mon commencement, qui a esté du service 
de Dieu, en descendant ue l'Eglise à la justice, je per- 
severeray par la tierce, qui est de la guerre, et par 
laquelle Dieu si peut et doibt estre servy, en entrepre- 
nant et faisant guerre justement, et en l'exécutant par 
forme deue. 

Le duc a quatre chevaliers ordonnez, devant les- 
quelz se mettent les matières de la guerre, pour en 
faire rapport au duc. Et se assemblent iceulx quatre 
chevaliers en la chambre du premier chambellan, où 
ilz se tiennent à conseil, et n'y entrent nulz que le 
premier chambellan, le chancellier, le grant maistre, 
les quatre chevaliers, les maistres d'ostel et mares- 
chaulx de l'ost et du logis, et le maistre de l'artillerie, 

1. « De seigneur. » 

2. Attaque. 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 9 

le roy d'armes de la Thoison d'or, et deux secrétaires 
du nombre dessusdit, qui escrivent et mettent en 
forme les choses conclûtes et advisées x . Et sont iceulx 
secrétaires nommez et ordonnez pour la matière de ia 
guerre, et des choses advisées et exposées; lesditz 
quatre chevaliers en font rapport au duc, pour en faire 
son bon plaisir. 

Et pour ce que grant chose, grans estas, [et] grans 
affaires ne se peuvent vuider ne 2 conduire sans grans 
deniers et sans grandes finances, je continueray la ma- 
nière de servir Dieu par la quarte voye, et monstreray 
comment le duc voyt et congnoist Testât de ses finances, 
et comment le service de Dieu y peut estre emploie ; 
car ung prince, par despendre sans savoir où les 
deniers se prendent et treuvent, apprent ses serviteurs 
à 3 prendre le sien sans desserte, et retenir à ceulx qui 
l'ont desservy, et à ordonner et distribuer les biens à 
leur plaisir et singulier prouffit, et sans discrétion; 
dont le peuple porte grans faiz, à grans cris 4 et grans 
plaintes devant Dieu ; pourquoy il appert que le prince 
qui a le regart et l'œil aux choses dessusdictes sert 
Dieu et luy mesme en prouffit 5 et en conscience. 

Le duc a en son ostel la chambre des finances, en 
laquelle se rapportent tous les deniers de ses pays, 
ordinaires et extraordinaires. Là viennent tous les 
deniers et les receptes, et d'illec sont distribuez les 
appointemens aux officiers, selon ce qu'ilz ont de 



1. « Ordonnées et exposées. » 

2. Deux mots omis dans les précédentes éditions. 

3. « Apprend à ses secrétaires do. » 

4. « Grand faix, grands cris. » 

5. « Sert Dieu, et luy mesme en prouiïite. » 



10 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

charge. Là sont ordonnez deux prothonotaires de 
l'Eglise, grans seigneurs, et deux notables chevaliers ; 
et à ce bureau siéent iceulx quatre, en chief le maistre 
de la chambre aux deniers ; et celuy reçoit les appoin- 
terons pour la despence ordinaire, tant de bouche 
comme de gaiges, qui montent bien par an à plus de 
quatre cens mille livres. Là siet le trésorier des guerres, 
qui reçoit en sa main tous les appointemens de tous 
les gens d'armes tant de pié que de cheval, ordinaires 
et extraordinaires ; et monte par an l'ordinaire [à] huict 
cens mille livres, et l'extraordinaire communément à 
huict vingt mille livres ; et départ iceulx deniers aux 
clercs et commis dessoubz luy, pour en faire la distribu- 
tion. Là siet l'argentier, auquel sont baillez les appoin- 
temens pour paieries dons des ambassades et voyages, 
le faict des habillemens et garderobe, et autres choses 
extraordinaires, et n'est pas chose que l'on sceust 1 
mectre en règle et en nombre ; mais je suis acertené 
que le duc Charles a despendu pour celuy estât seule- 
ment, chascun an, l'ung portant l'autre, plus de deux 
cens mille livres. Là siet le receveur gênerai, qui rend 
compte de toutes les receptes, et qui toutes viennent 
en sa main, et à qui les receptes particulières, toutes 
en gênerai, viennent à compte. Là est l'audiencier qui 
signe toutes manières 2 des finances, et non autres; et ne 
siet à iceluy bureau sinon les dessus nommez. Là vient 
le duc bien souvent, et ne se cloent nulz comptes sans 
luy ou sans son sceu. Il signe de sa main tous appoin- 
temens de tous dons ; il signe tous comptes et tous 
rolles; il scet bien ce qu'il a vaillant et ce qu'il des- 

1. « Puist. » 

2. « Matières. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. M 

pend; tout chiet en sa main, et tout en vuide, et luy 
mesme siet au bureau à ung bout 1 , jecte et calcule 
comme les autres; et n'y a différence en eulx en ice- 
luy exercite sinon que le duc jecte de jectoirs 2 d'or, et 
les autres de jectoirs 3 d'argent. En icelle chambre a 
une petite table à part, où siet le greffier et les clers ; 
et est servie des huissiers 4 et autres officiers, comme 
il appartient. 

Or ay devisé des quatre chambres ordinaires de 
l'ostel du duc; si est nécessaire 5 et besoing de reciter 
le nombre des grans pencionnaires qui sont en sa mai- 
son, où il y a six ducs, et douze autres grans person- 
naiges, princes, contes et marquis; et se paient iceulx 
personnaiges 6 par la main de l'argentier, comme il 
est escript cy dessus. 

Et au regard de Testât des dames et de leur pen- 
cion, je n'en fay pas grant mention, combien que ce 
soit en frait pour le prince plus de quarante mille 
livres 7 par an. 

Il est besoing que j'entre à deviser Testât ordinaire 
et comptes par les escroes et escrips 8 de l'ostel du 
duc. Et certifie qu'il a en sa maison, oultre et pardes- 
sus les dessus nommez, quarante quatre personnaiges 9 , 



1. « Sied au bout du bureau. » 

2. « En jects. » 

3. « Jects. » 

4. Ce mot n'est pas dans les mss. de Vienne. — « Fermée de 
portiers. » 

5. « Nécessité. » 

6. Mot supprimé par les précédents éditeurs. 

7. « Écus. » Le ms. de la Haye porte seul « livres. » 

8. Deux mots omis dans les éditions précédentes. 

9. Le ms. n° 3867 précité compte trente-cinq pensionnaires, 



\% MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

tant princes, contes, marquis et grans barons, qui 
sont journellement comptez par les escroes. Item, vingt 
chevaliers comptez par demy an, les uns contre les 
autres 4 . Item, trente chevaliers comptez par quatre 
mois, qui est à entendre tousjours dix d'iceulx trente 2 . 
Item, quarante 3 chevaliers 4 qui sont comptez par trois 
mois, à entendre tousjours dix d'iceulx quarante. 

Item, oultre et pardessus iceulx chevaliers comptez 
par termes, le duc a quarante autres chevaliers, qui 
sont tousjours comptez aux gaiges et pencions, et ont 
tel estât qu'ilz ont chascun ung hommes d'armes avec 
eulx. Ainsi sont quatre vingts hommes d'armes en 
icelle compaignie, et sont iceulx chevaliers et leurs 
hommes conduitz et gouvernez par quatre autres 
notables chevaliers, contes, marquis et barons, les- 
quelz sont chiefs chascun de dix chevaliers et de leurs 
hommes d'armes, et chevauchent par chambrées en 
armes et soubz la cornette de leurs chiefz. 

Le duc a ung premier chambellan, comme desjà il 
est escript cy dessus, soubz lequel sont et respondent 
tous les chambellans chevaliers dont cy dessus est 
escript, et peuvent en toutes causes du bureau avoir 
leur renvoy devant ledit chambellan. Et touteffois s'ilz 
sont venus sans faire deffault devant le maistre d'ostel, 
il a la première journée 5 . Il a la clef de la chambre 
du prince ; il a le scel du secret en garde devant tous 

dont il donne la liste pour l'année 1474. Mais six furent ajoutés 
à cette liste en 1475. 

1 . Le ras. n" 3867 en compte dix-neuf. 

1. Ce chiffre est aussi donné par le ms. n° 3867. 

3. « Autres. » 

4. Le ms. n° 3867 ne donne la liste que de trente-neuf. 

5. Cette phrase entière a été omise par les précédents éditeurs. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 13 

les autres; son droict est de porter la bannière en 
bataille; des fiefz et hommaiges des nobles fais au 
prince il doibt prendre le serment ; il a la première 
chambre après le prince, et a plat et service comme 
luy mesme, et doibt estre obey en ses commandemens 
comme le lieutenant du prince. 

Le duc a ung grant maistre d'ostel qui peult à tous 
consaulx 1 , tant de la justice comme de la guerre; et 
se doibvent adrecier à luy reçoiptes et cœulloites 2 de 
princes et d'ambassades. Il peut servir aux quatre 
nataulx 3 de l'an, et quant le prince tient estât solem- 
nel. Et doibt aller devant la viande du prince, le bas- 
ton levé en contremont ; mais il ne doibt point faire 
les assays en la cuisine, mais les doibt faire le pre- 
mier maistre d'ostel, ou l'ung des aultres maistres 
d'ostel en son absence. Et, la viande assise devant le 
prince, le grant maistre d'ostel a toutes les couver- 
tures de tous les metz dont le prince est servy, tant 
de la première fois comme de la seconde, et généra- 
lement 4 de tout le service qui est à iceluy disner. Et 
pour donner mieulx à entendre, ces choses sont le 
droit du grant maistre d'ostel en Bourgoingne ; mais 
je ne veulx pas jugier qu'il eust celle aucthorité es 
pays et seignouries que tient le duc, si ce n'estoit que 
sa retenue fust generalle, donnée par le prince en 
droictz et prééminence, telz qu'il les peult avoir en 
Bourgoingne. 

Le duc a ung premier maistre d'ostel, qui a chambre 

1. Conseils. 

2. Cérémonies de réception. 

3. Les quatre grandes fêtes. 

4. Mot omis dans les éditions précédentes. 



14 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

et plat en l'ostel du prince, comme le premier cham- 
bellan; et au surplus a quatre autres maistres d'ostel, 
lesquelz avec le premier ont le regart à la police de 
la maison du prince, à l'union des nobles hommes et 
autres seigneurs domestiques de la maison *. Hz con- 
duisent les cérémonies et ordre de l'ostel, ilz ont le 
regart à la despence du prince, ilz tiennent le bureau 
une fois le jour, pour compter la despence du jour 
précèdent, et pour faire justice à ung chascun ; deux 
huissiers de salle sont les sergens du bureau, qui 
adjournent les parties aux requestes d'autres parties ; 
et dedans trois jours faict on justice à ung chascun par 
justice sommiere, et du bureau ne peut nul appeller. 
A ce bureau siéent les maistres d'ostel, le maistre de 
la chambre aux deniers, le contrerolleur et deux clercs 
d'office, et nulz aultres plus qui 2 qu'ilz soient. Le 
maistre de la chambre aux deniers voit la despence 
dont il fault qu'il face payement, qui pour 3 jour monte 
plus de huit cens livres, comprins gaiges et despens 
de bouche, qui se payent seullement par ses mains. 
Le contrerolleur voit si la despence est bien employée 
et en advertist les maistres d'ostel, et voit si les clercs 
d'office ont bien recueilly la despence du jour précè- 
dent. Les clercs d'office rapportent au bureau les 
parties despensées en chascun office, et les rescrivent 
par parties et par office en ung rolle de parchemin, 
pour chascun jour ; et les maistres d'ostel, le maistre 
de la chambre aux deniers, le contrerolleur jectent et 
calculent icelles parties , et sur ce sont mises les 

1. Trois mots également omis. 

2. « Et nuls autres, quels. » 

3. « Et par. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LÀ MARCHE. 15 

sommes ; et pour ce faire ont tous les ans 1 ung chas- 
cun d'eulx pour ung marc de jects d'argent aux armes 
et devises du prince; et pareillement font tous les 
jours ung autre rolle de tous les noms et surnoms de 
ceulx qui sont comptez par les escroes, grans et petiz, 
de quelque estât qu'ilz soient. Et à la fin des noms 
d'ung chascun est escripte la somme de combien ilz 
sont comptez par jour, et de ce comptent et royent 2 les 
maistres d'ostel à leur discrétion , et selon les ordon- 
nances du prince. Etlesdictes sommes et despence de 
gaiges calculées et jectées se mettent tout en une 
somme du jour, et sont toutes les parties particulières 
d'office en office, ensamble les sommes des gaiges, et 
puis les deux parties ensamble par une somme du jour 
mises et escriptes en ung fueillet pour chascun jour 
ou papier du controlle 3 ; et faict on pour chascune 
année 4 ung controlle, où il y a aultant de fueilletz qu'il 
y a de jours en l'an, et non plus ; et ne peult on escrire 
en iceluy controlle que en la présence des maistres 
d'ostel ; et à la fin de l'an se porte en la chambre des 
comptes, et sert pour veoir se les rolles bailliez jour- 
nellement au maistre de la chambre aux deniers se 
rapportent à iceluy controlle. Les clercs d'office 
escrivent toutes autres lettres et appointemens fais au 
bureau, et tous les jours vont en chascune office 
recueillir les parties de leurs despences pour en rendre 
compte comme il est escript cy dessus. 

Le duc a quatre sommelliers pour sa chambre, dont 

1. « Et pour ce faict-on tous les ans pour. » 

2. Disposent ; portent en compte ou rayent à leur volonté. 

3. « Gontrollcur. » 

4. « Tous les ans pour chascune année. » 



16 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

le premier sommellier a en la court chambre et plat, 
comme les maistres d'ostel, et mengent les aultres 
sommelliers avec luy. Et ont iceulx sommelliers la 
clef de sa chambre, et servent de ordonner Testât de 
sa chambre 4 , et peuvent à toutes heures devers le 
prince. 

Item, a le duc pour sa chambre seize escuiers, qui 
sont gens de grant maison, et servent iceulx 2 d'accom- 
paigner le prince où qu'il voise, àpiet ou achevai, et 
d'avoir regart sur sa personne et sur ses habillemens. 
Hz couchent près de sa chambre, par une manière de 
seureté de sa personne. Et quant le duc a tout le jour 
labouré en ses affaires et donné audience à ung chas- 
cun, il se retrait en sa chambre, et iceulx escuiers 
vont avec luy 3 faire compaignie. Les ungs chantent, 
les autres lisent romans et nouvelletez, les autres se 
devisent d'amours et d'armes, et font le prince passer 
le temps en gratieuses nouvelles. Iceulx escuiers 
peuvent à toutes heures en la chambre du prince, s'il 
n'y a conseil; ilz ont chambre à court, plat et viande, 
comme les maistres d'ostel du prince. 

Et pour ce que j'ay commencé à parler de la 
chambre du prince, je continueray sans avoir regart 
aux estatz, mais pour faire mieulx par ordre. 

Le duc a six docteurs médecins, et servent iceulx à 
visiter la personne et Testât de la santé du prince. 
Et quant le duc est à table, iceulx médecins sont der- 
rière le bancq, et voient de qùoy et de quelz metz et 
viandes Ton sert le prince, et luy conseillent, à leur 

1. Cette phrase entière a été omise par les précédents éditeurs, 
depuis : « et servent. » 

2. « Escuvers. » — 3. « Pour luv. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 17 

adviz, lesquelles viandes luy sont plus prouffitables ; 
ilz peuvent à toutes les heures en la chambre du prince 
et sont gens si notables, si bons et si grans clercs, 
qu'ilz peuvent estre à beaucop de conseilz huchiez 
et appelez 1 ; ilz ont plat à court, comme le premier 
sommellier, mais ilz n'ont point de chambre ordinaire. 
Le duc a quatre surgiens 2 ; ces quatre servent pour 
la personne du duc, et pour ceulx de son hostel et 
autres ; et certes ce ne sont point de ceulx qui ont le 
moins à faire en sa maison ; car le prince est cheva- 
leureux, et de tel exercite de guerre, que par bleceure 
de cop à main, de trait à pouldre ou aultrement, il a 
bien souvent tant de gens bleciez en sa maison et en 
ses ordonnances, que, tant pour le grant nombre que 
pour les divers lieux où les bleciés sont, cinquante 
surgiens diligens auroient assez à besoigner, à faire 
leur devoir des cures qui y surviennent. Et pour ceste 
cause a ordonné le duc en chascune compaignie de 
cent lances ung surgien. Iceulx quatre surgiens du duc 
ne prendent riens des compaignons estrangiers ne des 
povres qui sont au service du prince, et s'attendent à 
luy pour leurs oingnemens et drogueries de satisfac- 
tion, et peuvent en la chambre à toutes heures, comme 
les médecins 3 . 



1. Trois mots omis par les précédents éditeurs. 

2. Chirurgiens. 

3. Tout" ce paragraphe a été remanié comme suit par les précé- 
dents éditeurs : « Le duc a quatre chirurgiens : ces quatre servent 
pour la personne du duc, et pour ceux de son hostel et autre»; et 
certes ce ne sont point de ceux qui ont le moins affaire en la maison : 
car le duc est prince chevaleureux, et de tel exercice de guerre, 
que par blessure de coup à main, de trait de pouldre ou aultre- 
ment, il a bien souvent tant de gens blessés en sa maison et en 

iv 2 



18 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Le duc a ung garde des joyaulx et son ayde; et est 
celuy garde des joyaulx fort privé du prince ; car il 
a en ses mains ung million d'or vaillant; et sert à 
garder les deniers de l'espargne du prince, tous ses 
joyaulx d'or et de pierries, dont le duc est riche, eV 
en a les plus beaulx que l'on sache. Il a en sa main 
toute la vaisselle d'or et d'argent, tous les habillemens 2 
et aournemens de sa chapelle; et cuide qu'il en a en 
vaisselle d'argent, [que] blanche que dorée, cinquante 
mille marcs en ses mains. 

Le duc a bien quarante varletz de chambre, dont 
la plus part 3 servent tousjours, et les autres sont 
comptez par terme, et servent iceulx en la chambre 
en diverses manières, les barbiers en leurs estaz, les 
chaussetiers , tailleurs, cousturiers, fourreurs et cor- 
douaniers, chascun en leurs estaz. Les paintres font 
les cottes d'armes, banieres et estandars; les aultres 
varletz de chambre servent de faire le lict, et à mettre 
à point la chambre ; et doibt le fourrier battre et 
escourre 4 le lict 5 , c'est à sçavoir la coustelle 6 et le 

ses ordonnances, que aultre part en divers lieux blessés, que cinc- 
quante chirurgiens diligens auroyent assez à besoigner, à faire 
leur devoir des cures qui surviennent. Et pour ceste cause a 
ordonné le duc en chascune compaignie de cent lances ung chi- 
rurgien. Lesdits quatre chirurgiens du duc ne prendent rien des 
povres, ne des compaignons estrangiers qui sont au service du 
prince, et s'attendent à luy de la satisfaction de leurs ongue- 
ments et drogueries, et peuvent à la chambre à toutes heures, 
comme les médecins. » 

1. « Et lequel. » 

2. Mot supprimé par les précédents éditeurs. 

3. « La plus grand part. » 

4. Secouer. 

5. Les éditions précédentes ajoutent : « Et mettre à point la 
chambre. » — 6. Le lit de plume. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 19 

coussin où le prince doit gésir ; et pour ce seullement 
est le fourrier nommé varlet de chambre ; et doibvent 
les principaulx estendre les linceux 1 et la couverture. 
Et doibt le sommellier tenir une torche en ses mains 
pour veoir faire le lict, et après refermer les cour- 
dines 2 . Et doibt l'ung des quatre sommelliers garder 
le lict, jusques à tant que le prince soit couchié. 

Le duc a deux espiciers et deux aydes, et sont iceulx 
espiciers si privez du prince qu'ilz lui baillent, sans y 3 
autres appeller, tout ce que le prince demande touchant 
médecine. L'espicier apporte le drageoir du prince 
jusques devant 4 sa personne, à quelque grant feste ou 
estât que ce soit ; le premier chambellan prent le dra- 
geoir et baille l'assay à l'espicier, et puis baille le dra- 
geoir au plus grant de l'hostel du duc qui là soit; et 
sert iceluy du drageoir le prince, et puis le rent au 
premier chambellan, et le premier chambellan le 
rend 5 à l'espicier. Ledit espicier délivre toutes drage- 
ries et confitures; il faict et délivre l'ypocras; et a 
priz ordinaire en la livre d'espice de chambre et en la 
quarte d'ypocras, et se compte par les escroes, soubz 
Testât de la fourrière. 

Or ay devisé de Testât de la chambre et de divers 
offices y appartenans. Si faut que je entre suyve ma 
matière; et entreray à deviser de quatre estaz qui 
servent le corps et la bouche du prince. 

Et premièrement, commencerons à deviser Testât 

1. Draps de lit. 

2. « Gourdines ; » rideaux. 

3. « Nuls. » 

4. « A. »» 

5. Deux mots omis dans les éditions antérieures. 



20 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

des panetiers, et pourquoy ne en quel temps iceluy 
estât doibt estre premier nommé, car Testât du pane- 
tier, de l'eschanson, de l'escuyer trenehant et de l'es- 
cuyer d'escuyrie, sont aussi nobles les uns que les 
autres, [et] les gaiges aussi des uns que des autres; et 
pour ce que c'est tout ung, quant à noblesse et à estât, 
mais il faut 1 en toutes choses ordre, règle 2 et raison. 
Si deviseray, selon ce que j'ay peu aprendre 3 et con- 
cevoir, comment iceulx estaz doivent aller et estre 
conduis. 

Le duc a ung premier panetier, et cinquante 
escuyers panetiers ; et sont conduis à la guerre et à la 
paix soubz le premier panetier, et sont gouvernez par 
cinq chiefz de chambre ordonnez par le prince, dont 
chascun a neuf panetiers soubz luy ; et chevauchent 
tous soubz la cornette du premier panetier en une 
escadre. Et ay nommé le premier estât des panetiers; 
car en ensuyvant la règle des escroes et des ordon- 
nances faictes en la maison de Bourgoingne, de plus 
de cent ans 4 , doibt estre le panetier le premier nommé, 
pour l'honneur du sainct sacrement de l'autel, dont le 
pain est la saincte chose où 5 le précieux corps de Nostre 
Seigneur Jésus Christ 6 est consacré. 

Le premier panetier faict la despence de la panete- 
rie, et se compte soubz luy 7 celle despence par les 

1. « Toutesfois faut-il. » 

2. Mot omis. 

3. « Comprendre. » 

4. « Passés. » 

5. « Dont. » 

6. Deux mots omis. 

7. Les précédents éditeurs n'ont pas bien lu ces deux mots et 
les ont remplacés par « toute. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 21 

escroes ; il sert en l'absence des maistres d'hostel, se 
tous estoient dehors. Et est la cause pourquoy aucuns 
veullent dire que le premier panetier a droit d'estre 
pourveu de Testât de premier maistre d'hostel ou * 
maistre d'hostel avant tous les autres, mais quant à ce 
qu'il a droit, il n'en a point; ains le peut faire le prince 
de qui qu'il luy plaist, sans faire tort audit premier 
panetier. Bien est vray semblable que le premier pane- 
tier, qui a faict despence journellement, et a desjà 
servy en l'absence des maistres d'hostel, et a compté 
au bureau, et qui a cognu Testât de la despence de la 
maison du prince par praticque, doibt 2 mieux entendre 
et cognoistre par raison ce que ung maistre d'hostel a 
à faire, que ne font ceulx qui n'ont point praticque 
ladicte despence. Et en ce cas doibt estre pourveu par 
raison. Et 3 certes pour les raisons 4 dictes, ledit panetier 
doibt estre premier nommé, et doibt aller devant, sinon 
en certain temps que je diray, quant je deviseray 5 les 
ordres et les mutations en temps et en lieu. 

Et en continuant Testât des panetiers, je deviseray 
comment le panetier se doibt conduire à servir la 
bouche du prince. Quant le prince veult 6 disner et qu'il 
est couvert, l'huissier de salle va quérir le panetier 
qui doibt servir pour ce jour, et le maine en la pane- 
terie. Et là le sommelier de la paneterie baille une 
serviette audit panetier, et la baise, en faisant créance 7 ; 

1. Cinq mots omis. 

2. « Il est bien vraysemblable, dis-je, qu'il doibt. » 

3. Six mots omis. 

4. « Dessus. » 

5. « Temps, ainsi que j'adviseray. » 

6. « Va. » 

7. « Gredance. » 



22 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

et le panetier la met sur son espaule senestre, les 
deux bouts pendans devant et derrière ; et puis le 
sommelier luy baille la salliere couverte, laquelle ledit 
panetier doibt porter entre ses dois tenant entre le 
piet et le ventre de la salliere, en différence du gou- 
bellet, qui se doibt porter par le piet; et va le pane- 
tier après l'huissier de la salle, la teste nue ; et après 
luy va le sommellier, qui porte en ses bras la nef 
d'argent qui sert à l'aumosne 1 ; et dedans icelle nef 2 
sont les trenchoirs d'argent et la petite salliere, et 
une autre petite nef; ensamble le baston 3 et lycorne 
dont on faict l'espreuve en la viande du prince. Et, eulx 
venus en la salle et devant la table, le sommellier 
doibt asseoir la nef où le panetier luy monstre, et 
doibt estre le bas bout ; et le panetier ouvre la salliere, 
et du couvercle prend 4 du sel, et le baille audit som- 
mellier, qui en faict l'assay en présence dudit panetier ; 
et lors assiet iceluy panetier sa salliere et ses tren- 
choirs, la petite salliere, la petite nef et l'espreuve, 
et puis met sa serviette pendant 5 à la nef. Et quant 
le prince veult laver, le panetier baille la serviete au 
premier maistre d'hostel qui doibt servir pour ceste 
fois. Le maistre d'hostel le doibt bailler au premier 
chambellan, et le premier chambellan le baille à sa 
discrétion au plus grant de luy, se plus grant y a, et 
rend au maistre d'ostel icelle serviete. Après que le 
prince a essué ses mains, le maistre d'hostel la rend 



1. « Aux aumosnes. » 

2. « D'argent. » 

3. « D'argent. » 

4. « Doibt prendre. » 

5. « Pendre. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 23 

au panetier, qui la reploie et remet sur son espaule, 
et puis s'en va après le maistre d'hostel en la cuisine ; 
et à lever les metz, le panetier lieve * les couvertures, 
et le maistre d'hostel faict les assays desdits metz ; et, 
ce faict, ledit panetier recouvre le plat, et baille les 
plats couvers par celle manière les ungs après les 
autres aux gentilshommes des quatre estaz, qui ont 
suyvy pour apporter la viande du prince, et aux 
paiges et varletz servans du prince. Geulx sont ordon- 
nez à porter la viande du prince 2 , et sont nues testes. 
Et, la viande chargée, le saulsier présente au panetier 
verjus, et le panetier prend ung assay pour chascune 
saulse et le baille au saulsier 3 pour en faire la créance ; 
et le panetier doibt porter lesdictes saulses, et est la 
cause pourquoy le panetier baille l'assay au saulsier, 
et non pas le maistre d'hostel, et si ne baille que ung 
assay, et le maistre d'hostel deux, et ce pour ce que 
le panetier rend compte seul de ce qu'il lieve 4 ; et le 
maistre d'hostel ne le queux 5 n'en rendent plus de 
compte, mais mettent la viande en la charge du pane- 
tier et de l'escuier qui la porte ; et pour ce baille le 
maistre d'hostel deux assays pour chascun metz; ainsi, 
la viande chargée, l'huissier se met devant le maistre 
d'hostel et après luy le panetier, et puis 6 les metz vont 
après et doibt estre le plat le premier 7 . L'escuier de 
cuisine doibt venir après la viande, et devant le prince 

1. « Ouvre. » 

2. Dix-sept mots omis dans les éditions précédentes. 

3. Huit mots également omis. 

4. « Livre. » 

5. Cuisinier. 

6. Mot supprimé. 

7. Sept mots omis. 



24 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

s'agenouille l'huissier en faisant place et voie, et puis 
le maistre d'hostel qui 1 se met au bout de la table, où 
il doit demourer jusques à tant que la viande soit 
assise et assays fais, et doibt avoir tousjours l'œil et 
le regart 2 sur ce. Et le panetier assiet la viande sur la 
table, et puis prend son assay, et le baille aux autres 
l'ung après l'autre. Et se remet le panetier au bout de 
la table devant la nef, et sert le duc à deux fois, et à 
chascune fois de douze ou treize metz; et le soupper 
se sert à une fois ; et doibt le panetier prendre ung 
des couteaulx, et mettre le sel de la grande salliere 
en la petite, et faire son assay, et le mettre devant le 
prince. Le panetier prend au buffet les oublies; et s'il 
y a assemblée au banquet, il peut asseoir les oublies 
devant tous ceulx qui sont assis à la table du prince, 
et non aultres ; et puis le sommellier de la paneterie 
apporte au panetier une blanche serviette courte ployée 
et la baise, et le panetier l'enveloppe en une serviette 
qu'il a sur le col au droit 3 de sa poictrine ; et c'est 
la cause pourquoy le panetier met les deux boutz de 
la serviette en sa chinture, afin qu'il puist mieux tenir 
et garder la serviette qui luy doibt estre baillée. Et 
après avoir receu ladicte serviette, le panetier rend 
au sommellier les trenchoirs, la petite nef et les sal- 
lieres. Et au regard de la grant nef, l'aumosnier la 
doibt lever comme il est dit cy dessus 4 ; et, la nappe 
ostée, le panetier desveloppe sa serviette et la baise, 
et puis la desploie devant le prince et tient le bout de 

1. Mot supprimé avec raison par les précédents éditeurs. 
'2. Trois mots omis. 

3. « Ses espaules auprès. » 

4. « Ci-dossus esl declairé. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 25 

sa serviette à son costé et l'escuier trenchant de l'aultre. 
Et la cause pourquoy l'escuier trenchant prent le hault 
bout, c'est pour tenir l'ordre qu'ilz ont tenu à la table 
devant le prince 1 . Et quant le prince a ses mains 
essuées, ledit panetier doibt reprendre la serviette, 
et la rend au sommellier avec la première. Et, en def- 
fault du maistre d'hostel et du panetier, le panetier ser- 
vant doibt tenir le lieu de maistre d'hostel aux grâces, 
et doibt faire les assays en la cuisine en l'absence 
d'iceulx. Le premier panetier doibt servir aux quatre 
nataulx de l'an en sa personne, et les aultres jours il 
doibt ordonner au bureau qui servira, et faire royer 
les defaillans, en les accusant au 2 bureau. Et pour les 
affaires du prince, soit à la paix soit à la guerre, il 
ordonne aux chiefz de chambre , et les chiefz de 
chambre 3 à ceulx qui sont dessoubz eulx, et tient le 
regard à faire et accomplir ce que le prince a com- 
mandé 4 . 

Et pour entre suyr l'ordre de la paneterie, je devi- 
seray ce que l'on 5 despend, et commenceray aux var- 
letz servans qui font le pain. Et combien que ce soit 
estât de nobles hommes, ilz sont appeliez varletz ser- 
vans, pour ce que c'est le commencement de Testât. 
Et communément le prince met varletz servans de ses 
paiges , et montent à estât d'escuiers pour la bouche ; 



1. Quarante-quatre mots omis dans les éditions précédentes, 
depuis « et tient. » 

2. « Audit. » 

3. Cinq mots omis. 

4. « Désire. » 

5. « Ce qu'il en. » 

6. « Met ses paiges vàrlets servans. » 



20 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

et de là viennent à croissance (Testât * selon leurs ver- 
tus et la maison dont ils sont 2 . Le duc a huict varletz 
servans comptez par terme ; et doibt le varlet servant 
aller d'heure à la paneterie 3 et demander le pain, les 
coutteaux et les serviettes ; le sommellier luy baille le 
pain et le garde linge 4 les coutteaux et trois ser- 
viettes ; le varlet servant en doibt prendre l'une, et enve- 
lopper la main dont il doibt tenir 5 le pain de bouche, 
et doibt chapelier iceluy pain, et donner et bail 1er l'essay 
au sommellier, et pareillement des pains bis, dont il 
doibt taire les trenchoirs et les essays pour le prince. 
Et quant le varlet servant a le pain chappellé, il doibt 
prendre l'une des serviettes et mettre le pain dedans, 
et puis prendre la seconde serviette toute ploiée, et 
mettre sur le pain et puis envelopper de la serviette 
le pain si que il soit 6 tout couvert, et en après 7 la nouer 
dessus. Et doibt le varlet servant faire les trenchoirs 
de pain bis, et en doibt faire huict pilles de quatre tren- 
choirs, et les doibt lier de la tierce serviette, et doibt 
nettoyer les coutteaux de quoy l'on doibt trenchier 
devant le prince. Et quant le panetier porte la salliere, 
le varlet servant doibt aller après le sommellier de la 
paneterie et doibt 8 avoir en son bras senestre les cout- 
teaux pendans en la gayne, et en icelle main porter les 
trenchoirs de pain, et en la main dextre doibt porter 

1. Deux mots omis. 

2. « Venus. » 

3. « Aller à la paneterie de bonne heure. » 

4. « Luy baille. » 

5. « Tient. » 

6. « Et mettre sur le pain tant qu'il soit. » 

7. « Puis. » 

8. Neuf mots omis. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 27 

le pain pour le prince ; et quant le panetier et le som- 
mellier ont tout assiz, le varlet servant doibt mettre 
son pain et les trenchoirs sur la table, et puis doibt tirer 
les coutteaux, et doibt asseoir les deux grans cout- 
teaux, en baisant les manches, devant le lieu où le 
prince doibt estre assis, et doibt mettre les pointes 
devers le prince, en couvrant icelles pointes de la nappe 
qui est redoublée; et puis doit mettre le petit cout- 
teau au milieu des deux grans, et 1 mettre le manche 
devers le prince ; et les causes pourquoy 2 sont que 
les grans coutteaux se doibvent retirer par l'escuier 
trenchant, et pour ce sont les manches devers luy, et 
le petit coutteau est tourné au contraire, pour ce que 
le prince s'en doibt aydier. Et, les coutteaux et les 
trenchoirs assiz, le varlet servant doibt mettre le pain 
sur les deux coutteaux, et les trenchoirs demeurent 
emprès la petite nef. Et quant le prince est venu et 
assiz, et la viande venue, le varlet servant doit des- 
noucr la serviette où sont iceulx trenchoirs, et les 
mettre en ordre et par pilles devant la nef, et puis doit 
prendre le plus grant coutteau, et faire de l'une des 
pilles des essays, et les bailler au panetier, pour faire 
les essays de la viande. Il doit attacher la gayne des 
coutteaux au tréteau de la table, au droit 3 de la nef, à 
la couverte de la nappe ; et doit le varlet servant 
prendre la petite nef où est la lycorne, et la porter au 
sommellier 4 au buffet, et le sommellier doit mettre de 
l'eaue fresche sur la lycorne et en la petite nef, et doit 

\. « Doibt aussi. « 

2. Mot omis dans les éditions précédentes. 

3. « A l'endroit. » 

4. « Qui est. » 



28 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

bailler l'essay au sommellier, vuydant de la petite nef 
en une tasse, et la doit apporter à sa place, et faire 
son essay devant le prince, vuydant l'eaue de la nef 
en sa main ; et doibt 4 le varlet servant soy tenir der- 
rière l'escuier trenchant, et recevoir tous les plats qui 
se lievent par luy de devant le prince, et doibt bailler 
iceulx plats aux commis de la saulserie, qui doibvent 
estre prests pour les recevoir ; et quant l'escuier 
trenchant rend les coutteaux, le varlet servant les doit 
apporter en sa main dextre, et la gayne en la main 
senestre, comme il est escript cy devant ; et ainsi a 
son service achevé. Mais il fault maintenant sçavoir 
pourquoy et à quelle raison le varlet servant ne rend 
compte des serviettes 2 qu'il a apportées, et aussi pour- 
quoy il est plustost mis en Testât des panetiers, et ne 
rapporte plustost les coutteaux à l'escuier trenchant 
que à la paneterie (mais au regart des serviettes, elles 
sont mises en la main de l'escuier trenchant, et pour 
ce en rend on compte par sa main, comme il est 
escript cy devant) ; et quant à ce que le varlet servant 
a 3 le plus à faire en l'office de la paneterie, et aussi 
des coutteaux, c'est pour ce que on luy livre illec 
pain et serviettes, et aussi n'oseroit il mettre ailleurs 
les coutteaux 4 , car l'escuier trenchant n'a point de 
logis pour l'office, ne a autre entremise que de tren- 
chier ; et pour ce doibt tenir place le varlet servant 
avec les panetiers, et en l'office de la paneterie. 



1. Mot omis dans les éditions précédentes. 
•2. Mot également omis. 

3. « Les varlets servans ont. » 

4. Cette phrase a été omise par les précédents éditeurs depuis 
« c'est pour ce... >j 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 29 

En ensuyvant iceluy office, le duc a deux huissiers 
de la sale comptez à termes ; et doit l'huissier, quant 
on doibt apprester pour le mengier du prince, aller à 
la paneterie et prendre une verge longue et déliée, qui 
doibt estre de quatre piez de long, et lui doibt bailler 
le sommellier une serviette blanche, laquelle il doit 
mettre autour de son bras dextre, et près de son bras 
et 4 de sa main dont il tient la verge ; et sert icelle 
serviette en telle manière que, quant l'huissier vient à 
la viande en la cuisine pour le prince, il doit bailler 
au queux icelle serviette, et le queux luy rend celle 
qu'il avoit paravant, laquelle l'huissier doit porter en 
son bras comme la première, jusques qu'il l'ayt ren- 
due au garde linge ; l'huissier doit prendre en la pane- 
terie le tapis pour seoir le prince, et le coussin sur 
quoy il doit seoir, et doit porter iceulx soubz 2 son 
bras senestre, et la verge en la main dextre. Et le 
garde linge doit livrer les nappes au sommellier en 
faisant créance, et doit le sommellier suyvre l'huissier, 
et doivent trouver drecié le banc et le buffet par les 
fourriers; et doit l'huissier estendre son tapiz sur le 
banc et mettre son coussin droit au milieu, où doit 
seoir le prince 3 ; et quant le prince en a faict, il le 
doit reporter en la paneterie, et en rendre compte. 
Et est la cause pourquoy ne se meslent de la tapisse- 
rie, c'est à dire du banquier et du coussin, ceux de 
la tapisserie, et toutesfois c'est leur office et se y 
prennent une fois iceulx banquiers et coussin, et les 

1. Quatre mots omis dans les éditions précédentes. 

2. « Sur. » 

3. « Au lieu où doit seoir le prince et par dessus mettre le 
coussin. » 



30 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

fault renouveller en ladicte tapisserie, ce est que 1 iceluy 
banquier doit estre le bureau sus quoy on tient les 
comptes devant les maistres d'hostel ; et le doivent 
communément ceulx de Gand des draps royez dont ils 
vestent ceulx de la loy de la ville ; et est ledit bureau 
à l'huissier de la sale, quant il le fault renouveller ; et 
s'il le failloit acheter, il le fauldroit compter au bureau 
et payer par le maistre de la chambre aux deniers ; 
et pour ce n'a que faire à la tapisserie, et aussi on le 
mect en la paneterie, pour estre plus prest pour le 
service du prince. 

L'huissier de sale doit aller par les offices faire 
abregier le service, et est le sergeant du bureau et 
des maistres d'ostel, comme il estescript cy dessus. 

Le sommellier doibt couvrir la table de deux nappes, 
et redoubler la nappe devant le prince comme ung 
doublier ; il doit livrer le pain, la moustarde, le fro- 
maige, le beure frais et la craisme doulce, tant au 
prince comme aux autres, c'est à sçavoir aux estatz. 

Le garde linge doit garder le linge, et le délivrer 
pour le prince et pour les estatz ; le porte chappe 2 , es 
grans assamblées, doit porter une nappe nouée à son 
col plaine de pain, et le doit asseoir sur les tables pour 
le commun, et doibt recevoir le pain par compte de 
la main du boulengier, pour servir les estatz ; mais 
le pain de bouche se doibt recevoir par ung sommel- 
lier de la paneterie, et non par autres. 

1. « En rendre compte, et est la cause pourquoy ne se meslent 
ceux de la tapisserie du banquier et du coussin, et toutesfois 
c'est leur office ; et faut renouveller desdits coussins en la tapis- 
serie, car... » 

2. « Porte -nappe. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 31 

L'oublieur 1 doibt prendre la fleur 2 de ses oublies 
d'achapt, et prendre en la cuisine le sucre, le bois et 
le charbon ; il doit avoir ung estuy d'argent pour 
mettre les oublies du prince, et se doibt pourveoir à 
chascune fois es mains du saulsier de vaisselle d'argent, 
pour servir le prince, se mestier est ; et peut asseoir 
son estuy sur le buffet de l'eschanssonnerie, jusques à 
ce que le prince soit servy ; et se doibt servir le prince 
comme il est escript cy dessus. 

Le lavandier doibt laver et nettoyer le linge 3 , et 
pour ce est il comprins 4 de la paneterie. 

Or avons nous devisé [de] l'ordre et Testât des pane- 
tiers, et de l'office de paneterie ; si fault parler du second 
estât, qui sont les eschansons, qui est le second estât 
selon l'ancien ordre que je treuve par escript; et la 
raison pourquoy, si est, pour ce que l'eschanson sert 
du vin où se consacre le précieux sang et corps de 
Nostre Seigneur Jhesus Crist 5 , ainsi que nous avons 
dit du pain cy dessus, et est bien raison que le ser- 
vice du pain et du vin soit privilégié avant toutes 
choses 6 . Mais de une chose je m'esmerveille et fay en 
moy mesme de grans questions pour l'eschanson et 
pour l'eschansonerie, qui ont nom particulier, sans le 
tenir du vin ou de la vigne, comme fait le nom du 
panetier ou de 7 l'escuyer trenchant, dont l'un tient du 

1. L'officier chargé de fournir les oublies. 

2. « Le fléau. » 

3. « Les linges. » 

4. Mot omis dans les précédentes éditions. 

5. Deux mots omis. 

6. « Gomme nous avons dit du pain et du vin, qui sont privi- 
légiés devant toutes choses. » 

7. « Gomme le panetier ou. » 



32 MÉMOIRES L> OLIVIER DE LA MARCHE. 

pain son nom, et l'autre le tient de son offiee, qui est 
de trenchier. Et certes je ne l'ay pas treuvé par escript, 
ne ne le puis comprendre ne sçavoir, mais à deviner ; 
et y treuve deux raisons, et non plus. La première, il 
y a en France et en plusieurs autres grans seignouries 
boutilliers héritiers, et qui sont rentez soubz ce nom ; 
et combien que ce boutillier soubz ce nom * soit cause 
pour le vin, si ne treuve je point qu'il ait quelque droit 
ou prééminence sus l'eschanson ne sus l'eschansone- 
rie, mais l'ont 2 seullement sur les celliers où se mettent 
les vins du creu 3 du prince, et non pas des provisions ; 
et pour ceste cause fut trouvé différence de nommer 
aultrement celuy qui a la charge du service domesticque 
à celui qui sert le prince 4 ; et est ce que je puis 
entendre quant à la mutation du nom. Et pour la 
seconde raison, pour ce que le prince mange publi- 
quement et qu'il est regardé de tous, et qu'il doit 
estre miroir de toutes vertus et honnesteté, et que le 
vin porte en soy mesme nom de plus grant gourman- 
dise que nulle autre viande, et ne seroit pas bien séant 
de crier souvent au vin pour le prince; pour ce fut 
ordonné par les anciens saiges ung autre nom pour 
servir à iceluy service. Et n'y puis entendre que ces 
deux raisons. Or nous fault encore entendre un tiers 
point, pourquoy et pour quelle cause fut donné en 
cest estât nom d'eschanson et non autrement. Je croy 
que ce fut un nom joyeulx donné par délibération, qui 
tient du nom de chanter, pour ce que les anciens es 

1. Trois mots omis dans les éditions précédentes. 

2. « Mais tant. » 

3. « De la cour. » 

4. « Dumestique, qui sert le prince, à celuy des celliers. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 33 

convives et es grans chieres et esjoissemens se 1 sont 
resveillez et resjoys par vin, et la première et princi- 
pale 2 joye se monstre en chanter ; pourquoy le nom 
cTeschanson se monstre 3 sus la chanterie. Et autre 
chose n'y puis entendre; et qui mieulx scet cause au 
contraire si me l'appreigne 4 , et il me fera ung très 
grant plaisir. 

Le duc a ung premier escuier eschanson, et a des- 
soubz luy cinquante escuiers eschansons toujours 
comptez, qui sont conduitz et gouvernez par cham- 
brées et par chiefs de chambres, et chevauchent des- 
soubz la cornette de l'eschanson en une escadre ; et a 
l'eschanson telle auctorité et semblable sur eulx, 
comme il est escript 5 du panetier. Le premier eschan- 
son faict la despence de vin qui se despend à l'hostel 
du prince, et se compte l'ypocras par l'eschansonnerie ; 
aussi se compte au bureau icelle 6 despence soubz luy; 
il a regart au faict de la cave et de l'eschansonnerie, 
et des serviteurs servans en icelle ; il a le regart es 
celliers et es provisions. Et est son estât à l'hostel du 
duc de grant despence ; car il ne se passe nulle année 
que le duc de Bourgoingne ne despende en son hostel 
plus de mille queues de vin, et telle année mille 7 par- 
dessus, selon les assemblées et les festoiemens. Le pre- 
mier eschanson sert les quatre nataulx de l'an en per- 

1. « Les anciens convives, les grandes chères et resjouisse- 
mens. » 

2. Trois mots omis par les précédents éditeurs. 

3. « Est prins. » 

4. « Et qui mieux l'entend le m'apprenne. » 

5. « Gy-dessus. » 

6. « Et se compte au bureau d'icelle. » 

7. « Encore. »- 

iv 3 



34 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

sonne ; et quant le maistre d'hostel tient estât après 
le disncr du prince, il doit estre assiz au banc entre 
l'eschanson et le panetier ; et doit estre assiz l'eschan- 
son au dcssoubz du maistre d'hostel, pour telle raison 
que, en grans festes et en grans jours, le prince après 
son disner demande le vin i et les espices, et fault que 
l'eschanson se lieve ; et pour ce siet il au dessoubz, 
pour estre plus tost prest 2 . Et pour deviser icelle cere- 
monye, l'escuier trenchant doit seoir devant le queux 
qui a servy le prince, sa serviette sur son col en quoy 
il a servy; et à icelle table ne doit autre 3 seoir. Or je 
demande pourquoy y siet le queux, et non pas l'es- 
cuier de cuisine, qui toutesfois est chief en la cuisine. 
A ce respons je que deux raisons y a. La première, 
que selon les estatuts royaulx l'on crie au queux et 
non à l'escuier de cuisine ; et y a en grans seigneuries 
grans queux héritiers, qui est office de grant magnifi- 
cence. Et l'autre raison si est pour ce que l'escuier de 
cuisine qui a charge du service doit faire servir le pre- 
mier maistre d'hostel à icelle table. Et m'est force 
d'entremesler les estatz pour reciter les drois d'ung 
chascun ; et parlerons maintenant comment les eschan- 
sons sont ordonnez chascun pour le jour. 

Quant la table est couverte, le 4 panetier venu, et son 
faict assiz, l'huissier de salle va quérir l'eschanson qui 
doit servir pour le jour, et le meine en l'eschansonnerie, 
et le garde huche 5 baille le gobellet couvert, que l'es- 
chanson prent par le piet en sa main dextre, et en la 

1. « Pain. » 

2. « Plus prest. » 

3. « Ne doivent autres. » 

4. « Pour le jour, quand la table est couverte. Le. » 

5. « Garde-linge. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 35 

main senestre tient une tasse, ensemble Testât pour le 
prince de bacins, de pots, d'esguieres, à l'ayde du 
sommellier qui les lave et nettoyé, et puis met icelui 
estât es mains du sommellier ; et le sommellier baille 
le gobellet à l'eschanson, et se met après l'huissier de 
la salle qui doit porter les bacins pendans en la main 
senestre. Et après l'eschanson va le sommellier de 
l'eschansonnerie , qui doit porter en sa main dextre 
deux potz d'argent, où est le vin du prince en l'ung 
et en l'autre de l'eaue ; et doit estre le pot du prince 
recongneu à une pièce de lycorne pendant à iceluy pot 
à une chaisne. Le sommellier doit porter en sa main 
senestre une tasse et non plus, et dedans icelle doit 
estre couchée l'esguiere pour servir de l'eaue. Et sert 
la tasse que porte le sommellier à faire l'essay que 
l'eschanson lui baille. Après, le 1 sommellier va à l'ayde 
qui doit porter les potz et les tasses pour le buffet du 
prince. Et est ce 2 quant à Testât du commun de tous 
les jours à faire 3 quant le prince disne ou souppe ; et 
s'appelle servir le prince à simple estât. Ainsi va l'es- 
chanson en la salle, et assiet son gobellet au bout d'en 
hault 4 , et du costé de l'assiette du prince; et la tasse 
qu'il a apportée, il Tassiet à l'autre bout de l'assiette 
du gobellet ; et doit demourer sans soy eslongner, 
pour garder ce qu'il a apporté ; et l'huissier de salle 5 
va au buffet, et met ses bacins dessus, et le sommellier 
assiet sa vaisselle et doit garder le buffet à l'un des 
boutz, et l'ayde à l'autre; et le barillier doit aller et 

1. « Lui baille après. Le. » 

2. « Voilà. » 

3. « Selon que on se règle journellement. » 

4. « Au haut bout de la table. » 

5. « La ville. » 



36 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

venir pour aller quérir de l'autre vin pour les suittes, 
se besoing est ; mais se il en falloit pour la bouche du 
prince, il n'appartient à homme de y aller ne de y 
mettre la main que au sommellier ou à son ayde. 

Or deviserons comment doit faire l'eschanson, et 
pourquoy on le mect au hault bout au dessus du pane- 
tier, et toutesfois le panetier est le premier venu et 
le premier nommé ; la cause si est que de la panete- 
rie viennent les nappes à couvrir la table, et dont il 
fault qu'elle soit couverte premier que autre chose s'y 
assiee ; et pour ce fault entre suyre iceluy office et ce 
qui en despend. Secondement, on le fait pour gaigner 
le temps, et pour avoir fait quant le prince viendra ; 
car souvent advient que, par les grans affaires du 
prince, il ne vient point aux heures communes; et en 
cas se on avoit apporté le gobbelet, le vin ne seroit 
point frais, à 1 avoir esté deux heures peut estre sur le 
buffet, et ainsi l'on abrège le service, où riens ne peut 
empirer. Et la cause pourquoy l'eschanson a le hault 
bout, c'est pour l'honnesteté du service, pour ce que 
en iceluy costé n'a que le gobbelet et la tasse. Et 
viennent communément les grans 2 princes et ambas- 
sadeurs au hault bout veoir le prince à sa table, et 
le gobbelet ne les empesche de riens ; ce que ferait 
la nef, qui est haulte, petite nef, salliere et trenchoirs, 
qui se mettent de l'autre costé. Et pour entre suyre et 
de tout deviser, quant on parle du hault bout en com- 
mune parolle, l'on dit que c'est à dextre main, et bien 
est vray le plus souvent ; mais à prendre le hault bout 



1. « Pour. 

2. « Hauts 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 37 

en toutes assiettes et en tous lieux, on doit avoir 
regart aux veues et aux venues et 1 entrées de Ja sale, 
et doit estre le hault bout à la plus belle veue et du 
costé des fenestres, soit à dextre ou à senestre. Le 
prince 2 venu et l'assiette baillée, comme il est escript 
cy dessus en Testât des panetiers, le maistre d'hostel 
appelle l'eschanson, et lors l'eschanson 3 abandonne la 
table, et va au buffet, et treuve les bacins couvers que 
le sommellier a 4 apprestez ; si les prent, et baille l'es- 
say de l'eaue au sommellier, et se agenouille devant le 
prince, et lieve le bacin qu'il cœuvre 5 de la main 
senestre, et verse de l'eaue de l'autre bacin sur le bord 
d'iceluy, et en fait créance et essay, et donne à laver 
de l'ung des bacins, et reçoit l'eaue en l'autre bacin ; et 
sans recouvrir Jesdits bacins les rend au sommellier. 
Ce fait, l'eschanson se met devant le gobellet, et regarde 
le prince, et y doibt avoir si grant regart que le prince 
ne doibt demander le vin que par signe. Si prent 
après le signe le gobellet en sa main et la tasse, et 
doit porter son gobellet hault, affiin que son alaine 
n'y attainde point; et l'huissier de la salle luy faict 
voie, et quant le sommellier le voit venir, il emplit 
son esguierre d'eaue fresche, et rafreschit le gobellet 
en la main de l'eschanson dedans et dehors, puis prent 
une tasse en sa main senestre, et le pot de la bouche 
en la main dextre, et verse premier en la tasse qu'il 
tient, et puis au gobellet, et puis prend l'esguierre et 

1. Deux mots omis dans les précédentes éditions. 

2. « Estant. » 

3. Trois mots omis. 

4. « Apportés et. » 
ô. « Tient. » 



38 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

verse en la tasse, et puis i atempre le vin en son gobel- 
let, selon ce qu'il scet et cognoist le goust du prince 
et sa complexion. Et certes quant au duc Charles, il a 
tousjours tellement 2 faict attemprer son vin, que je 
ne croy pas qu'il soit prince qui si peu boive de vin , 
et qui plus en despende. Le vin attempré, l'eschanson 
verse de son gobellet 3 en la tasse qu'il tient, et recouvre 
le gobellet, et doit tenir le couvercle entre ses deux 
petiz dois de la main de quoy il tient la tasse, jusques 
à ce qu'il ait recouvert ledit gobellet, et baillé ce qu'il 
a versé en sa tasse au sommellier ; et mect dedans la 
sienne, et doit le sommellier faire l'essay devant luy. 
Ainsi porte l'eschanson le gobellet au prince, et 4 des- 
cœuvre le gobellet, et met du vin en sa tasse, et puis 
le recœuvre et faict son essay. Et quant le prince tend 
la main, l'eschanson luy baille le gobellet descouvert, 
et met la tasse soubz le gobellet, jusques à tant que le 
prince ait beu, pour garder l'honnesteté du prince, de 
ses habiz, et pour magnificence que l'on doibt au prince 
plus que aux autres. Et quant 5 le prince a beu, il rend le 
gobellet à l'eschanson, qui le doibt recepvoir en grant 
révérence ; [et] ledit eschanson le rescœuvre et le remet 
sur la table, comme il estoit paravant. Quant le pane- 
lier va aux oublies, l'huissier appelle l'eschanson et il c 
aporte son gobellet, et prent le vin ou l'ypocras du 
sommellier en la manière devant dicte. Et quant l'ou- 
blieur a assis ses oublies devant le prince, l'eschan- 

1. Mot omis dans les précédentes éditions. 

2. Mot omis. — 3. « Vin. » — 4. « Puis. » 

5. « Habits. Et pour une magnificence que l'on doibt au prince 
plus que à autres, et quant. » 

6. « Lequel. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 39 

son, après son essay fait, mect la tasse sur Ja table 
devant luy , et puis assiet le gobellet devant le prince, 
et descœuvre le gobellet, et doibt mettre le cou- 
vercle reposer 1 devant icelle tasse, jusques à ce que 
le prince ait fait son bon plaisir ; et doibt reporter son 
gobellet couvert au buffet, et rendre au sommeiller ; 
et, la nappe et la table levées, il doibt reprendre les 
bacins, et porter à laver au duc pour la seconde fois. 
Et se doibvent faire essay et cérémonies par la manière 
dessusdicte, et se doit mettre l'eschanson 2 devant le 
prince entre l'escuier trenchant et le panetier, qui 
tiennent les deux bouts de la serviette, comme il est 
escript cy dessus, et doit asseoir le bacin qu'il cœuvre 
sus la table devant le prince, et de l'autre donner 
l'eaue. Et puis raporte ses bacins et les rend au som- 
mellier, et reprend le gobellet et la tasse, et puis s'en 
revont en l'eschansonnerie comme ilz sont venus. Le 
premier eschanson, ou autre eschansonen son absence, 
apporte le gobellet à tous estaz et à toutes assemblées 
d'estat et d'honneur. Et combien que ung prince ou 
que ung grant seigneur serve du drageoir, toutesfois 
l'eschanson doit servir du gobellet ; et fait on tort à 
un gentil homme de luy oster le gobellet qu'il a apporté 
pour le mettre en une autre main, et ne le doit par 
droit nul faire, quelque grant qu'il soit, si ce n'estoit 
le filz du prince qui voulsist servir son père. Mais bien 
est vray que en la chambre où le vin est apporté par 
les varletz de chambre, et où l'eschanson n'est point 
appelle, en ce cas le plus grant prince ou le premier 



1. Mot omis dans les précédentes éditions. 

2. Id. 



40 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

chambellan * doit servir ; car en la chambre du prince 
le plus grant pensionaire ou le chambellan doit servir 
à mettre le cœuvre chief de nuit ; et le plus grant hon- 
neur si est de servir le prince es choses plus secrètes. 
Le premier eschanson a tel droit que, quant on pré- 
sente au prince vin en vaisselle d'argent, le présent 
est à l'eschanson, et en vaisselle d'estain au sommel- 
lier, et en vaisselle de bois ou de pierre est au garde 
huche 2 . 

En ensuyvant iceluy estât d'eschansonnerie , nous 
parlerons de ce qui en despend. Le duc a deux som- 
melliers en l'eschansonnerie, dont l'ung est tousjours 
compté 3 qui rend compte de la despence faicte par 
chascun jour, par nuits et par sextiers. Et se mesurent 
à la gauge françoise. Et touchant les provisions des 
vins qui sont de plusieurs prix et de plusieurs pays, 
tout se mect en nombre de muyz, et dont le contrerol- 
leur a [le] nombre en son contrerolle, et se despendent 
iceulx muyz par quatre données et délivrées aux 
estatz selon ce que chascun a d'ordonnance; et se 
met la despence du jour en la main des clercs d'office, 
comme il est escript cy dessus. Touttes videnges de 
fust sont siennes ; et quant le prince va aux champs, 
soit à la chasse, ou à cheminer de ville en ville, le 
sommellier de l'eschansonnerie doit porter en sa per- 
sonne une tasse, et dedans icelle tasse ung pain; et 
doivent estre enveloppez en une serviette dont le som- 
mellier doit estre enceinct 4 , et à son archon doit porter 

1. « Le plus grand seigneur. » 

2. « Garde-linge. » 

3. Mot omis par les précédents éditeurs. 

4. « Ceinct. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 41 

le gobellet du prince et deux bouteilles, l'une de vin 
et l'autre d'eaue, et doit chevauchier après les che- 
vaux du prince; et si a le prince 1 deux aydes de som- 
melliers qui servent en leur absence. 

Le duc a deux gardes huches servans à termes 
comme dessus, dont celuy qui sert garde l'eschanson- 
nerie, et a en sa main 2 toute la vaisselle d'or et d'ar- 
gent dont on sert communément le prince et les estaz 
en sa maison , touchant vaisselle de buffet ; et les 
délivre es mains des commiz desdiz estaz ; et luy est 
icelle vaisselle aportée à chascune fois, soit au disner 
ou au soupper ; et s'il y a crue de festoyement où il 
faille crue de vaisselle, le garde huche 3 va au garde 
des joyaux, qui luy délivre ce qu'il luy fault et non 
aultre 4 . 

Le duc a deux barilliers, et doivent iceulx barilliers 5 
livrer l'eaue au sommellier pour la bouche du prince, 
et avoir le soing des barilz que l'on porte en la salle 
pour la grant despence ; et aussi doivent ilz mettre en 
escript les quartes de vin qui se donnent par jour et 
despensent , lesquelz 6 sont hors les ordonnances , les 
crues qui se font, à quoy, qui et comment, et aussi 
combien, pour les bailler au sommellier, afin d'en 
rendre compte au bureau; et dessoubz eulx a deux 
porte barilz qui doivent porter les barilz du commun 
de l'eschansonnerie en la salle. Et en la cave doit avoir 



1. Deux mots omis dans les précédentes éditions. 

2. « Ses mains. » 

3. « Garde- linge. » 

4. Trois mots omis dans les précédentes éditions. 

5. « Lesquels doivent. » 

6. « Noter coulx lesquelz. » 



{■2 MEMOIRES 1) OLIVIER DE LA MARCHE 

une portier, afin que nul homme n'entre où est le vin 
du prince, sans estre cogneu ou par confie. 

Pour le tiers estât, je pariera? de l'escuier tren- 
ehant, et pourquoi il doit estre le tiers nommé devant 
t'escuier d'eseuvrie. et des drois qu'il a. Et pourquoy l 
l'escuier trenehant doit estre le tiers nomme, pour ee 
qu'il entresuvt le service de la bouche du prince; et 
doit estre nomme devant l'escuier d'eseuvrie, pour ce 
que en bataille le penon des armes du prince est 
ordonne es mains de l'escuier trenehant : et y doit estre 
tout le jour à son povoir. où que le prince voise ou 
viegne, auprès du prince et derrière luy, le penon au 
poing desploie, pour donner enseigne et oongnoissance 
à ehascun où est la personne du prince, et de là en 
avant tant que l'armée dure; l'eseuyer trenehant doit 
avoir plat comme les maistres d'hostel. Et pour ee 
que le penon est armoyé des armes du prince ainsi 
comme la baniere, il doit aller devant l'escuier d'es- 
euyrie. et- seroit nomme devant les deux dessusdits, 
si ee ne fussent les causes dessusdietes \ Et si a l'es- 
euier trenehant tel droit et telle auetorite. que se tous 
les chambellans estoient hors de l'hostel du due par 
aucune adventure, le premier eseuier trenehant doit 
tenir le lieu du premier chambellan. Et ee veux je dire ' 
et maintenir par deux raisons : la première si est, 
car le chambellan est personne Tort privée et secrète 
du prince, et appartient que en son lieu soit mise per- 
sonne de granl prisante ; et est nécessaire au prince 

l. lieux mots omis dans les précédentes éditions. 
C. « Lequel, s 
3. « Que dessus 

Ge que je veux due • 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 43 

d'avoir plus grant privauté à son escuier trenchant 
que à 1 autres, car se il vouloit estre en sa chambre 
secrètement, il se passeroit mieulx à prendre son 
repas des autres trois estaz que de l'escuier trenchant, 
car l'escuier trenchant peut bien servir d'eschanson 
et de panetier, et à celle heure n'a 2 cheval ne harnois ; 
mais communément les autres ne sont point 3 addre- 
ciez à trenchier, et ne congnoissent point 1 le goust du 
prince ; ce que l'escuier trenchant doit sçavoir. Par- 
quoy il appert que le prince par nécessité a plus de 5 
privauté à Testât de l'escuier trenchant que à autre. 
Et la seconde cause et la plus vraye, est pour ce que 
l'escuier trenchant porte le penon et les armes du prince, 
comme dit est, qui approche 6 la baniere mise es mains 
du chambellan; et pour ce conclus je qu'il doit servir 
de chambellan avant tous les autres. Mais pourquoy 
est il que l'escuier trenchant a le penon devant tous 
les autres, et que ne l'a aussi bien le panetier, qui est 
le premier nommé, ou l'eschanson, car au regard de 
l'escuier d'escuyrie j'en parleray cy après? A ce je res- 
pons qu'il a esté anciennement ordonné pour départir 
à chascun estât, embesongnementet prérogative. Quant 
à l'embesongnement, les autres trois estaz rendent 
compte de despence, et l'escuier trenchant n'en a 
nulle charge; et quant aux prérogatives et honneurs 7 , 
le panetier sert en l'absence de maistre d'hostel. L'es- 

1. « Nuls. » 

2. « Et alors ne faut au prince. » 

3. << Mais au contraire les autres ne sont communément. » 

4. «Et ne scavent ou cognoisseut. » 
.">. a Plus grande, t 

i). « L'estat de. » 

7. '< Prérogatives d'honneur. » 



44 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

chanson sert du gobellet publiquement avec ung duc 
ou ung conte qui sert du drageoir, et siet en la sale 
d'honneur au dessus du maistre d'hostel; l'escuier 
d'escuyrie a l'estandart du prince et l'enseigne, s'il 
convenoit ' que l'escuyer trenchant fust pourveu subi- 
tement d'autre 2 bénéfice ; et certes l'escuier trenchant 
se doit premier nommer, comme dit est, et si doit 
marchier en armes et son estandart, puisque le penon 
est desployé devant les autres escuiers, qui qu'ilz 
soient ; et doit marchier à toutes entrées seignourieuses, 
le penon demprès de la baniere au dessoubz, et plus 
derrière de la moitié de son cheval. Et c'est ce que 3 
je puis sçavoir des prérogatives, des drois et des rai- 
sons 4 de l'escuier trenchant. 

Doncques le duc a ung premier escuier trenchant, 
lequel a cinquante escuiers trenchans soubz luy; et 
sont gouvernez 5 à la paix et à la guerre par cinq chiefz 
de chambre, et le tout soubz le premier escuier tren- 
chant, en la forme et manière des autres cy dessus 
nommez. Le premier escuier trenchant doit servir aux 
quatre nataulx de l'an ; il doibt faire et entretenir 
netz à ses despens 6 les coutteaux; et à ceste cause a 
l'escuier qui sert toute la viande et tous les metz 7 qu'on 
lieve de devant le prince ; mais les coutteaux nouveaux 8 



1. « Et l'enseigne. Si convenoit. » 

2. « Pourveu d'aucun. » 

3. « Voilà ce que. » 

4. « Prérogatives et droits. » 

5. « Et conduits. » 

6. « Il doibt à ses despens faire entretenir nets, i 

7. Quatre mots omis par les précédents éditeurs. 

8. Mot également omis. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 45 

se paient par l'argentier, soubz la certification de Pes- 
cuier trenchant. 

Or est besoing que je declaire comment Pescuier 
trenchant y sert, et en quelle manière. Quant les estaz 
sont appointez et la table parée, Pescuier trenchant 
qui doit servir doit pour ce jour 1 mettre son chaperon 
ou chapeau sus le buffet, es mains du sommelier; et 
en doit le sommelier prendre garde, et doit bailler à 
laver à Pescuier trenchant , qui essue ses mains à la 
nappe du buffet; et ces choses ne doit on souffrir ne 
laissier faire à nul autre que à Pescuier trenchant. Et, 
le prince assiz, Pescuier trenchant va devant luy, et 
retire le pain et les coutteaux devers luy 2 , puis des- 
veloppe le pain, et baise la petite serviette qu'il treuve 
enveloppée, et [le] mect entre les mains du prince, et 
puis prent celle où estoit le pain enveloppé, l'escout 3 
et la mect sus son col, et y met les deux bouts d'icelle 
devant luy ; et la cause pourquoy 4 est telle, car Pes- 
cuier trenchant doit tousjours veoir toutes les choses 
qui doivent toucher au pain, à la viande et aux 
coutteaux dont il doit trenchier, et qu'il doit touchier 
luy mesme^ 1 à ses mains et à sa bouche. Puis prent le 
pain, si le met en la main senestre, qui doit estre cou- 
verte de la serviette ; et du plus grant coutteau le 
doit partir en deux pièces 6 , et en doit prendre l'une, 
et la bailler au varlet servant pour faire son essay ; 



1. Trois mots omis dans les précédentes éditions. 

2. Neuf mots aussi omis. 

3. La déploie. 

4. Un mot omis. 

5. « Et doit toucher. » 

6. Mot omis. 



46 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

puis prent l'espreuve de la licorne en la petite nef, et 
touche le pain tout à l'entour, et puis trenche devant 
le prince; et quant il a servy de pain, il la remet sur 
la table entre luy et le panetier, et puis prent le petit 
coutteau et baise le manche, et puis le met devant le 
prince ; et tous les metz et toute la viande qui est sur 
la table, il la 1 doibt descouvrir et mettre devant le 
prince l'une après l'autre, soit fruict ou autrement; et 
quant le prince a mangié de l'une, il luy baille de l'autre 
selon son appétit; et doit avoir discrétion de présen- 
ter au prince les metz comme ilz doivent aller, c'est à 
sçavoir les potaiges premiers que le plat, et les œfz 
avant que le poisson ; et quant il a mis chascun plat 
devant le prince, il le doibt descouvrir, et puis faire 
l'espreuve de la lycorne, et après faire son essay avant 
que le prince en mange ; et se c'est viande qu'il faille 
trenchier, il doit prendre ung trenchoir d'argent, et 
mectre dessuz quatre trenchoirs de pain, et les mettre 
devant le prince; et devant soy doit mettre quatre 
trenchoirs de pain, et sus iceulx quatre 2 ung autre, 
qui fait le cinquiesme. Et doit estre le cinquiesme 
trenchoir 3 de la crouste, pour soustenir le faix du 
trenchoir et du coutteau ; et doit l'escuier prendre la 
chair sur son coutteau, et la mettre devant le prince ; 
et s'il est bon compaignon, il doit très bien mangier 
et soy repaistre avec le prince 4 , et son droit est de 
mangier ce que luy demeure en la main en trenchant ; 
et certes s'il mange bien , le prince luy en scet bon 

1. « Qui sont sur la table, il les. » 

2. Mot omis dans les précédentes éditions. 

3. « Qui font le cinquiesme trenchoir. » 

4. Six mots également omis. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 47 

gré ; car en ce faisant il luy monstre appétit et seurté ; 
il peut aller boire au buffet, et ne luy peut on refuser 
le vin de la bouche ; toute la viande qui est devant le 
prince est sienne, pour en faire son plaisir, pourvcu 
que le prince mange publiquement ; car se le prince 
mangeoit en sa chambre à privé, en ce cas la viande 
est à ceulx de la chambre, et n'en auroit l'escuier tren- 
chant que par portion. Aux quatre nataulx de l'an, le 
plat du prince est au prescheur qui presche ; le jour 
sainct Eloy, le plat est au mareschal 1 qui ferre les che- 
vaulx du prince 2 ; et le jour de sainct George, pour 
l'armoyeur qui nettoyé les harnois ; et leur doit estre 
baillé sans refuz 3 . L'escuier trenchant doit nettoier 
ses coutteaux de la serviette en quoy estoient les tren- 
choirs enveloppez, et les doit tenir netz sur toutes 
riens 4 , et doit mettre en la nef pièces de bouilly et de 
rosty, afin que les varletz de l'aumosne ne facent leur 
présent et leurs 5 prouffiz, mais le donnent aux povres 
comme il appartient, [et] l'escuier trenchant doit donner 
en chascune pièce deux ou trois cops de coutteau. Et 
quant le prince est servy d'oubliés, l'escuier trenchant 
doit rassambler les coutteaux et les envelopper, et 
couvrir l'allumelle G de sa serviette dont il les a net- 
toiez, et tenir la pointe en hault et les doit 7 rendre au 
varlet servant, qui les doit recevoir moult humble- 
ment en sa main dextre ; et en la senestre doit avoir 

1. « Du prince. » 

2. « Qui ferre ses chevaux. » 

3. « Et ne leur doit-on point refuser. » 

4. « Toute chose. » 

5. Trois mots omis dans les précédentes éditions. 

6. La lame. 

7. Mot aussi omis. 



48 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

la gaine de ses 1 coutteaux, elles rapporter en lapane- 
terie ; et l'escuier reprend la serviette qui est devant 
le prince, et la rend au sommellier de la paneterie ; et 
quant la table est levée, l'escuier trenchant doit estre 
prest pour aller au prince, et de la serviette qu'il a au 
col luy nettoie 2 les myes de pain, ou autres choses qui 
luy peuvent estre cheues dessuz ; et puis va rendre sa 
serviette au sommellier de la paneterie ou au garde 
huche 3 illec attendant; et par ainsi a fait 4 son service. 
Or avons devisé du fait de l'escuier trenchant; 
si fault maintenant que devisons de ce qui en despend, 
et premier de la cuisine. L'escuier trenchant n'a nulle 
auctorité en la cuisine, fors seullement qu'il peut par- 
ler en la cuisine de la viande mal appointée ou mal 
cuitte 5 , et le doit dire au maistre d'hostel, et le maistre 
d'hostel en advertit le queux ; toutesfois est le droit 
quant à escripre ou reciter, que l'on parle de Tes- 
tât de la cuisine, après 6 l'escuier trenchant. Et au regart 
d'iceluy estât de la cuisine, elle est gouvernée et con- 
duite par deux escuiers de cuisine, après l'escuier 
trenchant 7 qui sont comptez par termes l'ung après 
l'autre, et tiennent en reigle ceulx de la cuisine, et 
doibvent sçavoir la despense 8 , et comment la viande 9 



1. a Desdits. » 

2. « Nettoier. » 

3. « Garde-linge. » 

4. « Il achève. » 

5. Trois mots omis dans les précédentes éditions. 

6. « Toutesfois c'est bien raison d'escrire et réciter touchant 
Testât de la cuisine, après avoir parlé de. » 

7. Quatre mots omis. 

8. « La viande. » 

9. « Elle. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 49 

est despensée 1 ; et se délivre la boucherie par mar- 
chans et par marchiez fais au bureau, et se renou- 
velle iceluy marchié tous les ans, ensamble le marchié 
des boulengiers ou mois de mars aussi 2 en plain 
bureau, et est le marchié es mains du contrerolleur et 
des 3 chiefz d'office. Et au regart du poisson, il se fait 
tous les jours par achapt, et doit estre à iceluy achapt 4 
le contrerolleur, l'escuier de cuisine et le clerc de la 
chambre aux deniers pour le payer ; et doit toute la 
viande, soit chair ou poisson, estre apportée devant 
le queux, qui choisit ce qui luy semble bon pour la 
bouche du prince, et la départ et met es mains de 
ceulx de la cuisine, chascun à ce servant; et le surplus 
de la viande est délivrée aux compaignons de la cui- 
sine à ce ordonnez, qui en une autre cuisine appointent 
la viande pour ceulx qui doibvent avoir viande et plat 
en l'hostel du prince. L'escuier de cuisine a droit sur 
les bestes grosses que l'on donne au prince ; car il a 
le cuyr, et le queux a le sieu 5 ; et quant on sert le 
prince, il va après la viande, comme j'ay escript cy 
dessus, et doit avoir tous les jours une 6 torche qui luy 
doit estre délivrée en la fruiterie ; et quant le prince 
souppe, l'escuier de cuisine doit avoir la torche allu- 
mée au poing pour esclairer le derrenier de la viande ; 
et l'huissier de la salle 7 en doit aussi avoir une pour 

1. Les éditeurs précédents ont ajouté ici : « Et la despence qui 
se fait. » 

2. « Les ans ensamble : le marché ... de mars en plain. » 

3. « Des contrôleurs et. » 

4. « Auquel achapt doit estre. » 

5. Suif. — « Sien » dans les précédentes éditions. 

6. « Petite. » 

7. « De la chambre. » 

iv 4 



50 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

esclairer le devant. Le duc a trois queux J pour sa bouche , 
chascun compté par quatre mois ; et doit le queux en 
sa cuisine commander, ordonner et estre obey, et doit 
♦avoir une chaiere entre le buffet et la cheminée, pour 
seoir et soy reposer se besoing fait ~ ; et doit estre assise 
icelle chaiere en tel lieu qu'il puist veoir et congnoistre 
tout ce que l'on fait en ladicte cuisine, et doit avoir en 
sa main une grande louche 3 de bois, qui luy sert à 
deux fins : l'une pour assayer potaige et brouez, et 
l'autre pour chasser avant 4 les enfans hors de la cuisine, 
pour faire leur devoir, et ferir dessus 5 se besoing est. 
Le queux a en sa garde les espices de garnison, et en 
rend compte à conscience et à discrétion, et luy sont 
baillées icelles espices, comme sucre et autres choses, 
par le contrerolleur, qui en a le double; et quant il 
est adverty que le prince veult venir 6 à table, il doit 
faire couvrir son buffet par le saussier, qui doit appor- 
ter la nappe et la vaisselle ; et doit le queux soy ves- 
tir 7 d'ung honneste habit, et avoir la serviette pendante 
à son espaule dextre, et doit recevoir la viande de 
ceulx à qui il l'a mise en main, et leur bailler à tous 
leur essay ; et puis recœuvre les platz, et reçoit l'es- 
say que luy baille le maistre d'hostel, comme il est 
devant dit. Et peult le queux aporter un metz devant 
le prince, et faire son essay luy mesmes, et aller boire 
au buffet; et luy doit on bailler du vin de la bouche, 

1. Cuisiniers. 

2. « Est. » 

3. Cuiller. 

4. Mot omis par les précédents éditeurs. 

5. Mot omis. 

6. « Aller. » 

7. « Et parer. » 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 51 

comme à l'escuier trenchant, mais il ne se fait pas sou- 
vent. Et le peult faire quant il a appointé nouvelle 
viande, comme de truffes et de harens frais pour la 
première fois en l'année ; il doibt avoir torche d'ordi- 
naire, comme l'escuier de cuisine, tant pour visiter 
son rost que pour allumer au buffet, pour lever la 
viande. Et feray cy une question touchant le fait du 
queux, et premièrement, comment se doibt faire le 
queux, et qui donne Testât, et aussi qui doit servir 
de queux en son absence. A ce je respons que, quant 
il fault ung queux à l'hostel du prince, les maistres 
d'hostel doivent mander les escuiers de cuisine, et tous 
ceulx de ladicte cuisine l'ung après l'autre ; et par élec- 
tion solennelle i , et après avoir receu le serment de 
chascun se doit créer le queux ; car ce n'est pas estât 
ou office commun, c'est mestier subtil et sumptueux, 
et qui toute seureté sent 2 , et est le prouffit nécessaire 
du prince, et dont on ne se peut passer ; et est bien 
raison que 3 le prince, par le rapport de ses 4 maistres 
d'hostel, [et] de l'élection sur ce faite, donne 5 le don au 
queux. Et au regart de celuy qui servira en son 
absence, quant les queux seront dehors ou malades, 
le hateur 6 est le premier en la cuisine après le queux ; 
etsembleroitqueàceste cause il debvroit servir devant 
tous les autres, et pareillement le potaigier, qui est moult 
aprins du goust du prince, et de la saveur 7 que le 

1. « Souveraine. » 

2. « Serve. » 

3. Quatre mots supprimés par les précédents éditeurs. 
\. « Des. » 

5. « Doibt donner. » 

6. Rôtisseur. 

7. « Sauce. » 



52 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

queux ordonne à l'appétit d'iceluy. Mais je res- 
pons que l'ung ne l'autre n'y a point de droit, mais 
se doit faire i par élection comme le queux ; et le 
peuvent les maistres d'hostel ordonner, sans parler 
au prince. 

Le duc a en sa cuisine vingt cinq hommes, chascun 
servant en son mestier et en son office, et 2 plusieurs 
enfans de cuisine, qui sont sans gaiges, et qui y sont 
mis pour apprendre 3 . Le hateur retient le compte du 
rost et 4 son ayde ; le potaigier rend compte des potaiges 
et son ayde, et livre le potaigier toutes potaigeries, 
comme de fèves, pois, bledz et lait, à faire fourmen- 
ter le persin 5 , et aussi le sel qui se despense en la 
cuisine ; et ce par marchié fait au bureau une fois tous 
les ans 6 comme les autres marchans; et se compte 
tous les jours par la cuisine, à tel prix et somme que 
l'on doit payer pour jour. Et s'il fault espices en iceulx 
potaiges, le queux en fait la délivrance. Les enfans de 
cuisine ordinaires plument et nettoient les poissons, 
et les livrent à ceulx qui les doivent appointiez Les 
souffleurs font bouillir la chaudière, et rendent compte. 
Les portiers gardent la porte, et doivent prendre 
garde, quant on va aux champs, aux chariotz qui 
portent les vaisseaux de la cuisine, comme chaudières, 
payelles, grilz, hattiers et autres choses. Les buchiers 7 
doivent livrer le bois et le charbon pour la cuisine, et 

1. « Sinon. » 

2. « Et aussi. » 

3. « Le mestier. » 

4. a Avec. » 

5. Persil. 

6. « L an. » 

7. « Bouchiers. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. o3 

ce pour le pris et par le marchié ' qui se délivre en la 
fourrière, et se compte par cent de bois, et par man- 
dées 2 de charbon, soubz la despence de la cuisine. Et 
en suyvant ce que le buchier se mesle de Testât de la 
fourrière, le buchier doit logier et prendre logis pour 
l'escuier de 3 cuisine ; les garde mengier doivent garder 
toutes les viandes crues dont l'on fait provision, soit 
salure ou autrement ; les potiers 4 doivent nettoier tous 
les vaisseaux et les habillemens de cuisine, ilz doivent 
tirer toute l'eaue qui sert à la cuisine 5 . Les galopins 6 
et les enfans sans gaiges nourris en la cuisine doivent 
tourner les rostz et faire tous les autres services menus 
qui appartiennent en ladicte cuisine. 

En continuant le fait 7 de la cuisine , nous revien- 
drons à la sausserie. Le duc a deux saussiers, comp- 
tez par termes; et doit le saussier garder et rendre 
compte de toute la vaisselle d'argent en quoy l'on sert 
le prince pour le fait de la cuisine, et aussi de toute 
la vaisselle, soit d'argent ou autrement, de quoy on 
sert les estatz pour icelle cause. Et quant le prince 
veult aller à la table, le saussier si doit 8 couvrir le buf- 
fet devant le queux d'une blanche nappe, et puis doit 
mettre la vaisselle du prince par pilles de platz et par 
pilles d'escuelles devant le queux. Et sur iceluy buf- 
fet la doit mettre au bas bout en faisant place pour 

1. « Du bois. » 

2. « Mandelles. » Mande, espèce de grand panier. 

3. « Pour la. » 

4. « Portiers. » 

5. a Qui y sert. » 

6. « Happe-lopins, » marmitons. 

7. « L'estat. » 

8. « Le saussier doit aller. » 



54 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

asseoir la viande. Et à l'autre bout doit mettre le saus- 
sier entre deux escuelles couvertes les essais tous frois 
et tous prestz, dont le maistre d'hostel doit faire ses 
essays avec le queux, et doivent estre de pain biz 1 . 
Le saussier doit livrer les sausses de verdure, et le 
buaige des nappes pour le buffet, et des napperons 
à nettoyer la vaisselle; et ce par ung marchié fait 
qui se compte tous les jours soubz la despence de la 
cuisine ; et aussi le verjus de grain, le verjus de vin 
aigre semblablement, et de ce on fait provision es mains 
du saussier, et dont le contrerolleur a le double, et se 
despense par nombre de lotz en la cuisine. Et en l'of- 
fice de la sausserie, soubz iceulx saussiers sont les 
aydes et les varletz de la chaudière. Les aydes font 
les sausses et les varletz de la chaudière nettoient la 
vaisselle, et la lavent 2 ; et quant la viande du prince 
est levée pour servir à table, le saussier doit présen- 
ter les sausses au panetier toutes couvertes, et le pane- 
tier luy doit bailler son essay, comme cy dessus est 
escript. Le saussier doit estre en la salle où le prince 
mange, et doit recevoir toute la vaisselle par les 
mains du varlet servant, pour sçavoir qu'elle devient ; 
car s'il y a voit perte, ce seroit sur luy. Et au regart 
de la vaisselle pour la viande des estatz, il la délivre 
au commis des estatz, comme fait le garde huche la 
vaisselle du buffet, et se rend à chascune fois audit 
saussier. Le saussier doit délivrer le sel qui se des- 
pense par les estatz, et doit avoir le pain en chascun 

1 . Les deux phrases qui précèdent ont. été omises par les pré- 
cédents éditeurs. 

2. « De lots en la cuisine et en l'office de la sausserie. Soubs 
iceux saussiers sont les aides, et les vallets de la chaudière net- 
toient la vaisselle et la lavent. » 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. ob 

estât, sur quoy on met le sel pour faire la salliere. 
Et combien que le fait de la fruiterie ne touche en 
riens le fait de la cuisine, toutesfois je entre suivray 
continuant et suivant 1 iceluy estât, pour ce qu'il sert à 
la bouche. Le duc a deux fruitiers comptez par 
termes, et a le fruitier telle auctorité qu'il apporte le 
fruit devant le prince, et faict son essay. Il livre toutes 
manières de fruis, comme poires, pommes, cerises et 
raisins, et se compte tous les jours soubz luy et soubz 
son office, selon ce qu'il a en despense 2 , l'une fois plus 
et l'autre fois moins pour 3 jour. Il livre prunes sèches, 
câpres, figues, dates, roisins, nois et noisettes; et ce 
se achate par provision et se despense par quantité ; 
et pareillement livre la cire qui se despense à l'hostel 
du prince, tant en flambeaux, torches, comme en des- 
roys 4 d'obsèques de prince ; et s'achate la cire par pro- 
vision de milliers et par cens, et se despensent par 
onces et par livres soubz iceluy office ; et en la fin du 
mois l'on compte au fruitier bastons et lumynons 5 , 
pour les torches et flambeaux que il a despendu en 
iceluy mois, et ce selon la quantité de sa dépense. Il 
a en garde les chandeliers d'argent à mettre les flam- 
beaux, et doit asseoir lesdits flambeaux à la table du 
prince et au buffet. Il a 6 en garde la vaisselle d'argent 
pour servir le fruit, et doit estre icelle vaisselle trouée 7 
en trois lieux, pour plus habilement laver son fruit; [et] 
l'on nomme en la maison de Bourgoingne les flambeaux 

1 . Deux mots omis dans les précédentes éditions. 

2. « Selon ce qu'il en a despensé. » 

3. « L'une fois plus que l'autre par. » 

4. « Deffroy. » — 5. « Bastons-luminons. » 

6. < Du prince ; et au buffel il a. » 

7. « Trouvée. » 



»G MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

qui se allument au prince les Mestiers d ; et se prent 
cestuy nom, à que 2 le fruitier doit estre homme de mes- 
tier, et doit faire luy mesmes les torches et les flam- 
beaux. Et pourquoy se met le mestierde la cire es 
mains du fruitier qui a son nom sur le fruit 3 , et non 
pas sur la cire, qui toutesfois est plus grande despence? 
C'est en efïect pour ce que la cire est tirée par la mouche 
es Heurs, dont viennent les fruis ; pourquoy on a 
ordonné très bien ceste chose 4 . Et quant le prince veult 
servir à l'église, comme à la feste de Dieu devant le 
Corpus Domini, ou le jour du bon vendredy, le frui- 
tier apporte la torche du prince et la baise, et 5 la baille 
au premier chambellan, et délivre les autres torches 
aux princes, contes et barons, aux chevaliers et aux 
seigneurs, par trois ou quatre douzaines. Et le jour de 
la Chandeleur, à fi aller à la procession, le fruitier baille 
pareillement le cierge du prince, qui est armoyé de 
ses armes et de sa devise, et pareillement de tous les 
princes et princesses ; et ne sont nulz cierges armoyez 
délivrez sinon aux princes et princesses, comme dit 
est 7 , et prochains du sang du prince 8 ; et à tous les 
autres sont délivrez cierges selon leurs estatz, et 
jusques au moindre varlet de l'hostel, compté par les 
escroez ; et ne se comptent pas par nombre de cent 

1. « Qui s'allument autour des Mestiers. » 

2. « Parce que. » 

3. Sept mots omis dans les précédentes éditions. 

4. « Pourquoy a bien esté ordonné à ceste cause. » 

5. « Puis. » 

6. « Pour. » 

7. Phrase omise dans les précédentes éditions, depuis « et ne 
sont nulz cierges. » 

8. Deux mots également omis. 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. o7 

ou de quartrons, mais par milliers ; et tous suivent le 
duc en la procession, le cierge allumé, par estât et par 
ordre, qui est moult grant chose à veoir. Le fruitier 
livre torches et flambeaux, filez, mortiers de cire et 
de chandelles de sieu 1 par tous les estatz, et selon ce 
que ordonné luy est. En la fruiterie a deux sommel- 
liers qui délivrent icelles choses, et si a six varletz de 
torches qui doivent tenir les torches à toutes heures, 
soit en salle ou en chambre, excepté seullement 2 que 
quant on tient conseil, les secrétaires tiennent les 
torches en la chambre dudit conseil ; et quant le prince 
va dehors de son hostel, et qu'il convient avoir plus 
largement de torches, comme par douzaines, pour 
allumer au prince 3 , le fruitier peut prendre gens aux 
despens du prince pour porter icelles torches, et luy 
est compté par les escroes soubz son office. Le frui- 
tier livre torches et cire en la chappelle, et sont les 
grans torches merchées 4 par le contrerolleur, et se 
rapportent les coppons des grans torches au bureau, 
auquel lieu elles sont desmerchées 5 ; et rend ledit frui- 
tier son compte par livres et par onces, et se compte 
quatorze onces pour la livre. Et au regart de la chan- 
deille de sieu, le sommellier de la fruiterie la délivre 
et a l'argent, et scet combien il doit avoir de la livre, 
et est compté par les escroez soubz iceluy office. Et au 
regart des marchans, tant boulengiers comme bou- 
chiers, ils doivent livrer le pain en la paneterie, et la 
chair et les pastez en la cuisine ; et pour ceste cause 
ont certaines bouches comptées par les escroez, pour 

1. » Sien, « comme ci-devant, p. 49, et t\e. mémo plus loin. 

2. Un mot omis dans les précédentes éditions. 
'■'>. Deux mots omis. — i. 5. « Marquées* » 



58 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

chascune trois solz par jour ; et se compte à la fin du 
moys les boulengiers en la paneterie, et les bouchiers 
en la cuisine. 

Item, les petites torches dont l'escuier de cuisine et 
les autres queux esclairent la viande sont marquées en 
queue, et en rendant les bouts ainsi marquées en ont 
d'autres. 

Or ay devisé de la manière de servir la bouche du 
prince; si fault que j'entre au quatriesme estât, qui 
est de l'escuyrie. Et prent iceluy estât et office son 
nom au 4 labeur des autres , car les autres escuiers 2 
prennent leur nom et leur office par la manière que 
j'ay escript cy dessus ; aussi le nom de l'escuyrie se 
prent sous le nom d'escuier pour ce que l'escuier 
gouverne l'office, et n'y a estât en la maison qui se 
puist nommer escuier sans queue, sinon l'escuier d'es- 
cuyrie, et quant on dit : « J'ay veu l'escuier, » c'est à 
dire l'escuier d'escuyrie, et ne desplaise à ceulx qui 
dient : « J'ay veu ou parlé à monsieur l'escuier d'es- 
cuyrie, » certes c'est mal usé de la manière de par- 
ler selon la coustume ancienne de la maison de Bour- 
goingne, car l'on doit dire l'escuier seullement, et en 
France l'on dit le grant escuier, et non autrement. Mais 
je croy bien que nous avons aprins ceste manière de 
parler aux autres maisons de princes voisins. Et ne 
peut on trop honnourer le nom et Testât, car il le 
vault, et est de grant magnificence. 

Le duc a un escuier d'escuyrie , lequel a soubz sa 
charge cinquante escuiers d'escuyrie , et a povoir et 

1. « Et office à la. » 

?. Un mot omis dans les précédentes éditions. 



MEMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 59 

auctorité sur eulx, et sont gouvernez par chambrées et 
en escadres, comme il est escript es trois estatz cy 
dessus nommez ; et soubz luy se rend compte par les 
escroez, et soubz sa certification, de toute la despence 
faite pour tes chevaulx, pour rembourure, de méde- 
cine, et autres choses nécessaires à la despence com- 
mune, et si se paye en compte journellement par les 
escroez soubz son office ! . Et c'est à la charge du 
maistre de la chambre aux deniers. Et au regart des 
pompeux habillemens des chevaulx et des paiges, des 
paintures pour bannières etestandarts, de harnois, de 
l'armoyrie aussi 2 , ces choses se payent soubz certifi- 
cation par la main de l'argentier. 

L'escuier d'escuyrie doit avoir trois proprietez, qui 
ne sont pas 3 legieres à rencontrer ensamble. Il doit 
estre puissant de corps, saige, mixte 4 , vaillant et hardy. 
Premièrement, je diray pourquoy il doit estre vaillant ; 
car force de couraige, qui 5 est le principal point de vail- 
lance, est 6 la principale des quatre vertus cardinales. 
Il doit estre vaillant et hardy, pour ce que en armes il 
doit avoir l'estandart du prince en gouvernement, qui 
est enseigne qui toujours est portée et veue, et que 
chascun suit, et où chascun tient règle, et où chascun 
se rallye ; et convient que celuy qui le maine et con- 
duit soit hardy pour emprendre et vaillant pour sous- 
tenir; et doit estre telle la renommée de luy 7 , pour 

1. Phrase omise dans les précédentes éditions depuis : « et si 
se paye. » 

2. Quatre mots <>nii>. 
i. « Trop. » 

4. « Juste. » 

h. Un mot supprimé. 

6. « Et. » — 7 » Sa renommée. » 



GO MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

donner à chascun couraige de valloir et honte de faire 
le contraire. Il doit estre puissant de corps, pour ce 
que luy mesmes en personne porte l'estandart du prince 
en bataille, qui est ung puissant faiz à porter; car 
l'estandart du prince doit estre grant et eslevé par 
dessuz les autres, et se doivent toutes autres enseignes 
ployer et amoindrir là où est l'estandart du prince ; 
et toutesfois pour desploier la bannière du prince où 
sont ses propres armes, les bannières de ses subjetz 
ne se reploient point, ains se desployent ; et la cause 
si est 1 que les enseignes doivent révérence à l'estan- 
dart, comme font les petiz batteaux en la mer devant 
une carracque ou une grant nef. Et pour l'autre 
enseigne, qui est la bannière, doit on hommage et 
service ; et pour ce desploie chascun banneret la ban- 
nière de ses armes , pour monstrer qu'il sert en per- 
sonne, et qu'il veult tenir sa foy et loyaulté, comme 
il veult vivre et morir avec son prince et que faire le 
doit 2 . 

L'estandart doit estre paint des couleurs, devise ou 
mot 3 du prince, afin d'estre recongneu, et doit avoir 
ung fer de lance au bout de l'estandart en hault ; car 
au besoing l'escuier peut couchier son estandart, se 
la bannière est à ceste heure desploiée ; et pareillement 
doit avoir fer la lance du penon, pour ce que l'escuier 
trenchant 4 est si près du prince ordonné en la bataille, 
que au besoing il le doit deffendre et faire lance de 
son penon. Et ne sceus oneques, par escript ou autre- 

1. « Raison est. » 

2. « Gomme il doit mourir et vivre avec son prince. » 

3. « Couleurs et devise. » 

4. « L'escuyer du prince. » 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 61 

ment, où le penon fut desploié sans la baniere, ne la 
haniere sans le penon ; mais j'ay bien veu et sceu grans 
choses 1 soubz l'estandart du prince seulement et sans 
avoir baniere ou penon desployé 2 . 

Et pour le tiers point, l'escuier doit estre mixte 3 , 
car il se mesle de toutes les pompes et des parures 
qui se font pour le prince, d'armer et attinter 4 le 
prince, soit pour la guerre, pour le tournoy ou pour 
la jouste; et pour ce fault qu'il soit sage et mixte 5 , 
comme j'ay dit. L'escuier doit avoir en la guerre la 
première chambre après le prince, et en paix la der- 
reniere ; et est la raison pour ce que en la guerre à 
toutes heures il doit estre prest pour armer le prince. 
Et toutes les fois que le prince chevauche en armes à 
estandart desployé, doit avoir plat comme le sommel- 
lier de corps ; son estandart doit chevauchier en armes 
le premier de tous escuiers, excepté quant le penon 
est desployé, comme j'ay dit dessus; car chascune 
escadre doit accompaigner son enseigne. Or je 
demande, se le prince chevauchoit en armes par 
escadres , et ne portassent que les cornettes des esca- 
dres, et que l'estandart n'y fut point , s'il venoit ung 
effroy, à laquelle des quatre cornettes se devroient 
rallier les escuiers? Je respons que ce seroit à l'es- 
cuier d'escuyrie, et ce pour deux raisons : la première, 
pour ce que l'on est plus accoustumé que tous soient 



1. « De bien grandes choses. » 

2. Sept mots omis. 

3. « Juste. » 

4. Ajuster, parer. 

5. « Juste. » 

6. « Viendroient. » 



62 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

soubz la gouvernance de l'estandart et soubz la sienne 
que des autres ; et l'autre raison si est pour ce qu'il 
est plus accoustumé de tenir enseigne que nul des 
autres ; et je cuyde bien jugier de bailler l'auctorité à 
l'escuier d'escuyrie quant à ce point 1 . 

L'escuier a jurisdiction sur ceulx de son escuyrie, 
et peuvent demander leur renvoy au bureau de toutes 
matières qui touchent partie à partie. Et pour ce que 
deux personnes de l'escuyrie seroient ensoignées par 
plusieurs journées, et ne pourroient estre d'emprès 
leurs chevaulx , parquoy pourrait advenir que par 
maladie desroy y fust, ou qu'aucuns chevaulx se per- 
draient, et pour ce sont ilz renvoyez à 2 l'escuier. Mais 
si ung homme de l'escuyrie estoit adjourné pour autre 
cause, et contre ung autre que de l'escuyrie, il seroit 
tenu de respondre et n'aurait point de renvoy ; et 
toutesfois s'il avoit desservi d'estre mis en prison pour 
quelque cas, on le rendroit à l'escuier chargé de ses 
fais, s'il le vouloit avoir, et si la matière ne touchoit à 
l'encontre du prince. L'escuier doit porter l'espée de 
parement devant le prince à toutes entrées honnou- 
rables, soit à piet ou à cheval, et la doit tenir en sa 
main dextre empoingnée 3 entre la croix et le pommeau ; 
et doit porter icelle espée couchée sur l'espaule, la 
pointe dessus, et doit estre l'escuier seul à tout l'es- 
pée 4 et la première personne devant le prince. Soubz 

1. « Nota qu'il y a guidon à l'estandart comme pennon à la 
baniere, que jamais à la guerre on ne ployé; car c'est à quoy et 
soubs qui les archers se conduisent et rallient ; et le gouverne le 
capitaine des archers du prince. » (Note d'Olivier de la Marche.) 

2. « Devant. » 

3. Mot omis dans les précédentes éditions. 

4. « Avec l'épée seul. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 63 

l'escuyer sont trompettes, menestrelz et tous joueurs 
d'instrumens, messaigiers et chevaucheurs portans les 
armes du prince ; et leur donne le prince la retenue, 
et l'escuier leur met la boitte armoyée. Il a en garde 
la cotte d'armes et l'estandart, mais les paintres qui 
les font sont varletz de chambre, et n'ont que faire à 
luy que pour leur mestier. Les armuriers sont pareil- 
lement varletz de chambre, et respondent à l'escuier 
seullement , et non à autre ; paiges et varletz de piet 
sont soubz luy, et tous autres servans à 1 l'escuyrie ; 
et quant le prince jouste ou tournoie, l'escuier 2 doit 
avoir les parures du prince et de son cheval, en quoy 
il a jousté et tournoie pour chascune fois, et quelque 
riche qu'elle soit, excepté 3 l'or pur et la pierrie ; car ce 
revient au prouffit du prince. 

Les escuiers d'escuyrie doivent mettre l'estrier au 
pié du prince, et l'aydier à monter et à descendre, et 
tenir la bride de son cheval; et le varlet de pié 4 doit 
tenir l'estrier hors du montoir, et doivent estre soin- 
gneux que le cheval soit prest à l'heure qu'il le 
demande. Les escuiers d'escuyrie doivent estre bons 
chevaucheurs, et deux ou trois fois le mois et selon 
le temps, se l'escuier l'ordonne, ilz doivent aller aux 
champs et 5 chevauchier les chevaulx du prince. 

Or est temps que nous devisons du nombre de 
ceulx qui sont en l'escuyrie, et quelz gens. Le duc a 
premièrement 6 douze paiges, enfans de bonne maison, 

\. « Et tous autres de. » — 2. « II. » — 3. « Réservé. » 

4. « Le vallet lacquay. » 

5. k Le mois ils doivent aller aux champs selon le temps, si 
l'escuyer ordonne de. » 

6. Un moi, passé dans 1rs précédentes éditions. 



64 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

lesquelz sont en la subjection et gouvernement de l'es- 

cuier, comme dit est, et doivent chevauchier après 

le prince, ainsi que leur est ordonné par lepalfrenier 1 ; 

et n'ont que faire iceulx paiges autour des chevaulx, 

sinon de brider chascun son cheval et les mener boire 

après le palfrenier, et par ordre de chevauchier après 

le prince, comme dit est; et doivent aller à la viande 

pour le prince comme j'ay escriptcy devant 2 . L'escuier 

se sert d'eulx pour les endoctriner. Hz ont varlet 3 aux 

despens du prince, qui les pansent et nettoient ; et doit 

icelui varlet soy l tenir hors de la cuisine, pour garder 

les chevaulx du prince quant les paiges 5 vont à la viande 

du prince. Le plus grant et le plus puissant des paiges 

doit porter l'estandart après le prince ; et le prince, 

selon ce qu'ilz viennent grans, les met ses coustilliers 6 

et ses serviteurs servans en armes autour de luy 

pour fairemessaigerieset courrent 7 là où il les envoie. 

Le duc a ung palfrenier; celui 8 est le premier en 

l'escuyrie, et doit estre obey des autres au regart du 

faict des chevaulx, et doit chevauchier après lesaultres 9 

et porter le manteau du prince, et non autre. Il a en 

garde toutes les selles qui appartiennent aux chevaulx ; 

1. « Que leur ordonne le palfrenier. » 

2. Neuf mots omis dans les précédentes éditions. 

3. « Vallets. » 

4. « Et se doivent iceux vallets. » 

5. « Pour garder les chevaux des pages quand ils. » 

6. Les éditeurs précédents ont lu conseillers, ce qui n'avait 
aucun sens. — Goustillier, soldat armé d'une coustille ou grand 
couteau. - 

7. « Les faict ses conseilliers, et servent en armes auprès de 
luy pour faire message, et pour courir. » 

8. « Qui. » 

9. « Après les pages. » 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 65 

il mect les chevaulx et les paiges en ordre après le 
prince, et doit estre obey 1 , comme dit est. 

Le duc a quatre varletz de pié, iceulx 2 doivent ame- 
ner le cheval du prince au montoir, et le doivent aller 
quérir à l'escuyrie, et le mener par la bride, et non 
monter sus, et doivent 3 bien garder que nul homme 
approche ledit cheval ; et depuis que le palfrenier leur 
a délivré le cheval du prince 4 es mains, nul ne doit le 
attouchier ne à la selle ou à la harnassure 5 , s'il n'est 
escuier d'escuyrie ; et doivent avoir iceulx varletz de 
pié ung chascun ung blanc baston en sa main, sans 
fer et sans glaive, et ce pour reculler le peuple qu'il 
n'approche point le prince. Car il ne seroit pas bien 
séant que le povre peuple, qui amoureusement court 1 ' 
après le prince, et se tire près pour le veoir, fust reculé 
ou féru de glaive ou de trenchant ; mais doit estre 
rebouté par iceluy baston qui n'a point de pointe. Les 
paiges, palfreniers ou varletz de pié 7 doivent estre habil- 
lez paraulx; et les varletz de pié ou palfreniers font les 
aulmosnes avant les champs à tous les povres que le 
prince rencontre ; et rend compte en conscience celuy 
qui faict l'aulmosne de ce qu'il a donné ; et doivent les 
varletz de pié estre 8 aux sallies et entrées de toutes 
villes, et aller à pié autour de son cheval, comme dit 
est. En icelle escuyrie a bien trente hommes servans et 

1. Quatre mots omis dans les précédentes éditions. 

2. « Lacquais vallets, et. » 

3. Un mot omis dans les précédentes éditions. 

4. Quatre mots également omis. 

5. « Nul ne doit attoucher le cheval sellé ou en harnassure. » 

6. « Vient. » 

7. « Vallets lacquais. » 

8. « Aller, » 

iv 5 



66 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

à ceste cause, et selon Testât d'ung ehasoun 1 . Les var- 
letz de corps nettoient les chevaulx d'estrilles et de 
flassars 2 , et leur donnent l'avaine, font les littieres, 
fîentent les chevaulx, et tiennent l'escuyrie honneste. 
Les mareschaulx ferrent et medecinent les chevaulx ; 
les bottelleurs livrent le foin, l'avaine et la littiere ; les 
chevaulcheurs font la despence et les pourveances, et 
les aydes d'iceulx chevaulcheurs sont fourriers de l'es- 
cuyrie, et prendent les logiz. Les varletz des som- 
miers, dont il y a plusieurs, pansent les chevaulx des 
sommiers, et les meinentà tout le 3 sommaige ; et oultre 
plus, sont iceulx chevaulcheurs messaigiers, et n'en 
y a que douze ordinaires; et iceulx douze 4 ont ung 
varlet aux despens du prince, et eulx douze n'ont en 
l'escuyrie que quatrées de 5 chevaulx, qui sont délivrées 6 
aux varletz des chevaucheurs chascun jour, et sont 
mises 7 au prouffit d'iceulx où qu'ilz soient; car selon 
leurs charges et leurs commissions, aucune fois tous 
y sont, aucune fois néant et peu souvent, l'une fois 
deux, l'autre fois point ; et sont payez de leurs voyaiges, 
quant ils vont dehors, par l'argentier 8 ; et pour ce 
fut ordonné qu'ilz auroient quatre livres par jour 
et non plus. Les varletz des chariotz despensent 



1. « Trente hommes à ceste cause et chascun selon son estât. » 

2. Couvertures de chevaux. 

3. « Avec leur. » 

4. « Et lesdits douze messagiers. » 

5. « Quatre. » 

6. « Délivrés. » 

7. « Mis. » 

8. « Les officiers d'armes se créent et baptisent à l'hostel du 
duc. » Phrase maladroitement intercalée ici par les précédents 
éditeurs. Elle se retrouvera plus loin. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 67 

de leurs chevaulx et chariotz * , et se compte le 
tout soubz la main du chevaulcheur, qui fait la des- 
pence par les escroes et en l'office d'escuyrie ; et 
doivent estre dessoubz l'escuier tous ceux qui portent 
esmail du prince ou enseigne armoyée des armes 2 , 
excepté l'office d'armes. 

Et puisque nous avons parlé de l'office d'armes, je 
deviseray d'iceulx. Le duc a en son hostel six roys 
d'armes, huict heraulx et quatre poursuyvans, et leur 
sont leurs cottes d'armes délivrées et renouvellées par 
l'escuyrie ; mais ilz ne sont pas subjectz à l'escuier, et 
n'ont à respondre que au duc et à son premier cham- 
bellan ; et sont iceulx comptez par les escroes, sinon 
quant ils vont es voiaiges, qui sont comptez par l'ar- 
gentier. Les officiers d'armes se créent et baptisent à 
l'hostel du duc es grans jours et es bonnes festes. 
Et à faire ung poursuyvant doit avoir deux heraulx, 
qui doivent tesmoigner qu'il est personne honneste, 
qu'il a discrétion et renommée de vertu et de vérité 
pour entrer en l'office d'armes, qui jadis furent nom- 
mez les voir disans. Le prince luy donne tel nom qu'il 
luy plaist, et en le nommant, le baptise de vin que les 
heraulx luy ont apporté en une tasse, et puis donne 
la tasse au poursuyvant, et la racheté communément 
d'ung marc d'argent; et puis les heraulx luy vestent 
la cotte d'armes du long des bras, et non autrement; 
et la doit [ainsi] porter tant qu'il soit poursuyvant, en 
différence des roys d'armes et heraulx. Et se le poursui- 
vant se gouverne bien, et qu'il soit trouvé homme de 



1. Doux mots omis dans les précédentes éditions 

2. Deux mots également omis. 



68 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

bien et 1 de vertu, il parviendra au noble office de 
herault ; et doit avoir en sa création deux roys d'armes 
et quatre heraulx, qui doivent certifier de sa première 
conduite, et qu'il a esté poursuivant sept ans, et qu'il 
est digne d'estre herault. Si doit estre baptisé encore 
une fois, et le prince luy mue 2 son nom, et les heraulx 
luy tournent la cotte d'armes selon ce qu'elle doit aller ; 
et pour créer ung herault à estre roy d'armes, convient 
que tous les roys d'armes, heraulx et poursuivans que 
l'on peut finer 3 soient là, et qu'ilz portent tesmoignaige 
devant le prince des vertus du herault, et qu'il est stillé 
au très grant* office de roy d'armes, qui est si grant, si 
hault et si noble que jamais ne peut avoir plus hault 
nom en office d'armes. Le herault doit avoir la cotte 
d'armes vestue, et le prince luy met la couronne en 
la teste, qui doit estre d'argent doré et non point 
d'or, et n'y doit avoir pierres que saphirs, en signi- 
fiant que le roy d'armes ne doit avoir nul regart à 
quelques 5 richesses, fors au ciel seullement que le 
saphir figure, et dont il doit tirer vertu et vérité. La 
couronne doit estre en quatre lieux croisettée, et non 
flouronnée ; et luy doit estre baillée nom de province 
subjecte au prince, et où d'ancienneté il y ait eu nom 
de roy d'armes. Et au regart du roy des royers, il se 
nomme par le marquis du Sainct Empire, et se crée 
par l'Empereur, qui ne luy doit refuser ; et est ung 
des principaux roys d'armes qui soit de la çrestienté. 

1. Trois mots omis dans les éditions précédentes. 

2. « Et lui change le prince. » 

3. Trouver. 

4. « Haut. » 

5. « Point avoir regard à nulles. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 69 

Et du temps des nobles tournois, ils se combatoyent 
par deux partiz, les ungs royers et les autres poyers. 
Et furent deux roys d'armes fais pour soustenir iceulx 
deux partiz, et pour mettre par ordre les blasons des 
nobles hommes, en gardant à chascun son estât et 
degré : c'est à sçavoir le roy d'armes des royers pour 
toute la noblesse de Germanie, et le roy d'armes des 
poyers pour toute la noblesse de Gaulle ; et certes les 
matières sont de grans recommandations. Mais je m'en 
passe pour abregier et pour entre suire ma matière. 
Et qui désir aura de sçavoir à parler de ceste chose 
quiere 1 ung traicté que fist Anthoine de la Salle 2 , et il 
trouvera matière de grant recommandation. Et au 
regart de créer le roy d'armes de la Thoison d'or 3 , il 
doit estre fait par élection des chevaliers de l'ordre. 
C'est le premier et le principal de l'hostel du duc de 
Bourgoingne, et a l'entremise de la feste de la Thoison ; 
[et] ne doit avoir autre officier d'armes pour conduire 
les cérémonies que luy seullement, et se doit aider de 
Fusil 4 , poursuyvant, et non plus. Hz doivent tous à 
toutes grandes choses accompaigner le prince, leurs 
cottes d'armes vestues ; ilz ont de grans drois et de 
grans dons. L'office d'armes doit honnourer les nobles, 
et la noblesse les doit nourrir, soustenir et porter. Les 
officiers d'armes doivent porter les blasons du prince 
au costc dextre, selon nostre coustume ; mais les offi- 

1. « Cherche. » 

2. Cet ouvrage n'a pas été publié. Sur les Royers et les Poyers, 
voy. du Cange, Gloss., V is Poheri et Ripuarii, et Vulson de la 
Colombière, Théâtre d'honneur et de chevalerie, t. I, p. 55. 

3. Deux mots omis dans les précédentes éditions. 

4. Les précédents éditeurs n'ont pu lire ce nom et l'ont rem- 
placé par le mot « iceulx, » qui n'a ici aucun sens. 



70 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

ciers d'armes d'Angleterre portent leurs blasons au 
costé senestre. Et autrefois ay demandé au roy 
d'armes de leur party pourquoy ilz avoient telle cous- 
tume en Angleterre. Sur quoy il me respondit qu'il 
luy sembloit 1 que leur raison estoit plus grande que 
autre, et que se ung noble josne homme qui jamais 
n'auroit esté armé vouloit sçavoir de quel costé il 
devroit prendre son escu, il le verroit aux blasons 
des officiers d'armes de quel costé ilz les portent. 
Et pardeçà les officiers d'armes les portent au dextre 
costé, pour ce que le dextre est le plus noble pour 
faire honneur aux armes et 2 au blason, et ainsi chas- 
cun a opinion raisonnable. Et la cause pourquoy le 
prince [leur] donne la tasse d'argent à les créer, c'est 
pour faire le blason de ses armes. Et me tais à tant des 
cérémonies de l'office d'armes pour entre suyre ma 
matière. 

Le duc de Bourgoingne a douze trompettes de 
guerre, les meilleurs qu'il a sceu finer, et sont iceulx 
trompettes gouvernez par l'ung d'eulx qui est leur 
chief. Et le matin que le prince doit partir, ilz doivent 
tous ensamble venir faire une basture devant les 
fenestres du prince pour [le] resveiller à l'heure qui leur 
est baillée, et puis se partent eulx 3 quatre et vont 
sonner à mettre selle par les quatre parties de la ville 
ou de l'ost, et au retour de chascun ilz doivent sonner 
ung mot à rentrer au logiz du prince, et se doivent [là] 
rallier ensamble, puis Mesjeuner aux despens du prince. 

1. Quatre mots omis dans les éditions précédentes. 
•?. Trois mots également omis. 

3. Mot également omis. 

4. « Tous ensamble, puis. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 71 

Et le chief des trompettes se doit tenir prest pour 
sçavoir quant on sonnera à cheval ; et quant le prince 
le commande, les trompettes se départent et vont son- 
ner à cheval ; si se mettent chascun en armes et en 
habillemens , et se tire chascun dessoubz son chief et 
dessoubz sa cornette, et les trompettes se tirent devers 
le prince comme la première fois ; et assez tost après 
sonnent les trompettes la tierce fois; si viennent les 
cornettes et escadres accompaignez chascun de leurs 
gens devant l'hostel du prince; et quant tous sont 
venus, les trompettes font une basture, et à celle 
heure monte le prince ; et doivent toutes les trompettes 1 
sonner à toutes entrées et saillies, tant que la ville 
dure ou le camp où on a esté logé. L'escuier d'escuy- 
rie leur livre bannières de trompettes ; ilz ont droit es 
deniers donnez en largesse dont l'office d'armes prent 
la moitié, et les trompettes, menestrelz et joueurs 
d'instrumens l'autre moitié. Le duc a six haulz menes- 
trelz, qui par l'ung d'eulx six sont gouvernés 2 et 
portent les armes du prince, et sont comptez par les 
escroez comme les trompettes ; le duc a quatre joueurs 
de bas instrumens pareillement comptez, et portent 
les armes du prince ; et m'a esté force d'entre suyre 
les estatz, non pas par ordre, mais 3 par règle. Et 
combien que ceulx dont je parleray cy après soient 
plus nobles, toutefois j'ay voulu entre suyre l'escuyrie 
et ce qui en dépend. 

Le duc a soixante deux archiers pour son corps, 

1. « Et les trompettes doivent. » 

2. « Qui sont gouvernée par un des menestriers qui est roy 
d'iceux. » 

3. Mot omis dans les précédentes éditions. 



72 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

qui sont gouvernez par deux chevaliers qui se nomment 
capitaines des archiers, et sont comptez par les escroez 
ordinaires ; et les peuvent iceulx capitaines corriger et 
pugnir, et doivent annoncer les defaillans au bureau 
et aux maistres d'hostel pour les royer 4 se besoing 
est, et on ne leur doit point refuser quant ils le dyent. 
Hz ont tous les ans, ou souvent, palletoz d'orfavrerie 
richement chargez ; ilz font le guet tour à tour devant 
le prince; ilz le doivent accompaigner où qu'il voise, 
soit à pié, soit à cheval 2 ; s'ilz sont à pié, ilz doivent 
estre autour de son cheval, le gouge ou le baston sur 
le col ; et s'ilz sont 3 à cheval, ilz doivent chevaucher 
après leur enseigne, et doit aller leur enseigne devant 
celle des escuiers, et entre suyre les archiers de la 
garde, comme je declareray cy après. 

Le duc a six vingts et six hommes de sa garde pour 
la seureté de sa personne, tous nobles hommes, et les 
fait appeler les escuiers de la garde, et a chascun 
homme d'armes 4 ung archier à cheval, qui sont six 
vingts et six archiers 5 , et sont lesdits hommes d'armes 
et archiers conduis et gouvernez par ung capitaine 
qui se nomme capitaine de la garde et par quatre 
escuiers chiefs d'escadre, dont chascun a soubz luy 
trente hommes d'armes et trente archiers en son 
escadre ; et est chascune escadre conduite par quatre 
chiefz de chambre, lesquelz en ont dessoubz eux 
chascun six hommes d'armes et leurs archiers. Ainsi 



1. Rayer. 

2. « A pied ou à cheval, où qu'il voye. » 

3. « S'il est. » 

4. « Et a chascun un homme d'armes et. 

5. Sept mots omis. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 73 

sont en chascune chambre sept hommes d'armes, qui 
sont vingt huit pour les quatre chambres, et a chas- 
cun chief d'escadre deux lieutenans, l'ung pour con- 
duire les hommes d'armes en son absence, et l'autre 
pour conduire les archiers. Ainsi sont xxx hommes 
d'armes et les archiers 1 en chascune escadre. Le capi- 
taine de la garde a pour sa chambrée seullement 2 , 
oultre et pardessus le nombre dessusdit, plusieurs 
hommes d'armes qui ont requis estre de la garde. Et 
pour ce que ce n'est chose ordinaire, fors à volenté, et 
que le nombre est aucune fois de plus et l'autre de 
moins, je ne m'y veulx guère arrester, mais viendray 
à l'ordinaire seullement. Le capitaine a ordinairement 
huit archiers et deux coustilliers 3 , deux trompettes 
et ung chappellain, qui sont comptez aux gaiges du 
prince. Item, a deux hommes d'armes, ses lieutenans, 
dont l'ung a conduite de l'estendart en son absence 4 , 
et l'autre conduit le guidon des archiers de toute la 
garde, et ont les chiefz d'escadre chascun ung archier 
ordinaire aux despens du prince, et a telz gaiges que 
les autres ; et d'abondant les chiefz d'escadre et leurs 
lieutenans 5 ont chascun ung coustillier de crue payé aux 
gaiges du prince. Ainsi sont douze coustilliers en ladicte 
garde, et servent iceulx d'aller avec le fourrier de la 
garde prendre les logiz ; et les deux coustilliers font le 
logiz pour leur escadre, et le troiziesme doit revenir au 

1. Neuf mots omis dans les précédentes éditions. 

2. Un mot également omis. 

3. « Conseillers, » comme précédemment, page 64, et de même 
plus loin. 

4. « Dont l'un conduit l'estandart, en son absence, des hommes 
d'armes. » 

5. « Le lieutenant. » 



74 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

devant de l'escadre pour les mener au logiz ; et che- 
vaulchent iceulx hommes d'armes et archiers en huit 
escadres et tousjours en armes, soit à la paix, soit à 
la 1 guerre. Et chevauche le second lieutenant du capi- 
taine le premier, et le guidon des archiers après luy ; 
et pour ce se nomme icelluy capitaine le capitaine 2 
des archiers de la garde ; et après luy chevauche la 
première escadre 3 qui est conduite parl'homme d'armes, 
second lieutenant de la première escadre ; et puis che- 
vauche la seconde escadre, la tierce et la quarte, et 
sont conduites par le second lieutenant, comme dit 
est. Et après iceulx chevaulchent les archiers de corps, 
à guidon desployé, soubz le gouvernement du premier 
capitaine ; et se c'est en temps de paix, les escuiers 
des quatre estatz du prince chevaulchent après luy 
par ordre, et puis les chevaliers, les grans pension- 
naires 4 , ceulx du sang, princes et autres, et puis les 
trompettes et l'office d'armes en ordre. Et au regart 
des huissiers d'armes, ilz chevauchent deçà et delà 
pour tenir la place ouverte ; et puis devant le prince 
chevaulchent sergeans d'armes, la masse sur l'espaule, 
et le dernier est escuier d'escuyrie à tout 5 l'espée. En 
tel ordre chevaulche le prince, ses paiges et ses 
parures 6 après luy, et derrière luy vient le capitaine 
de sa garde à l'estendart desploié, conduit par luy ou 
par son lieutenant; et après 7 vient le premier chief 

1. « En temps de paix ou de. » 

2. Deux mots supprimés dans les précédentes éditions. 

3. « Des archers. » 

4. « Et puis. » 

5. « Avec, » et de même plus loin. 

6. Trois mots également omis. 

7. « Après luy. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 75 

d'escadre, à cornette desploiée, qui conduit la pre- 
mière escadre des hommes d'armes qui accompaignent 
l'enseigne, et puis la seconde, la tierce et la quarte, 
chascune conduite par son chief d'escadre, si comme 
dit est. Mais quant le prince chevauche pour la 
guerre, ceulx de sa maison chevauchent après la per- 
sonne du prince, les chevaliers les plus près de luy, 
les escuiers après et puis la garde ; et se ployé l'estan- 
dart à demy, pour celuy du prince qui est desploié ; 
et ne chevauche nul devant d luy entre les archiers et 
sa personne, sinon les escuiers de sa chambre et ceulx 
de son sang. En la manière devant dicte chevauche le 
duc tous les jours, et de sa personne porte le harnois 
comme les aultres 2 . Et tous les jours sont tenuz ceulx 
de la garde faire le guet devant le prince tour à tour, 
à chascune fois quinze hommes d'armes, la première 
nuyt le chief d'escadre, et la seconde son premier 
lieutenant à tout le demourant ; et doivent iceulx du 
guet tous les jours accompaigner le prince, embasto- 
nez et armez se besoing fait 3 ; et sont iceulx de la garde 
comptez par les escroez et payez par le maistre de la 
chambre aux deniers, et font les clercs d'office ung 
rolle tous les jours de leurs noms, et sont mis dedens 
le contrerolle par ung petit escroe, et sont royez et 
recomptez par le capitaine de la garde seullement, qui 
a le regard sur eulx. Hz ont mantelines et parures du 
prince, et les archiers palletoz d'orfavrerie ; et sont 

1 . « Et ne chevauchent devant. » 

2. Seize mots omis par les précédents éditeurs qui ont rattaché 
le commencement de la phrase : « en la manière devant dicte » à 
la fin de la précédente. 

3. « Est. » 



76 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

comptez à si grans gaiges et en tel estât qu'ilz ont 
chascun ung coustillier armé, qui font six vingt et six 4 
combattans, oultre et pardessus le nombre nommé 2 . 
Tous les hommes d'armes ont par mois argent du 
prince et à ses despens pour tenir sommier à mener 3 
le bagaige; et à tant me tais du fait de la garde. 

Et pour conduire ceste grande chose, fault deviser 
comment il se loge, et la police du logis, selon lequel 
est nommé en tout temps mareschal, [pour] estre et 
servir pour le 4 fait de la guerre ; et doit livrer les quar- 
tiers aux fourriers des compaignies 5 des gens d'armes 
et de tous les quartiers. Le second mareschal, et qui est 
mareschal de l'hostel du duc, doit avoir le choix pour 
logier le prince et son estât. Et ne devïseray gueres 
pour le présent du mareschal du logis, pour ce que je 
y reviendray en temps et lieu; mais deviseray du 
mareschal du logis de l'hostel pour deviser [de] Testât 
de la fouriere, et comment elle se doit conduire. Le 
mareschal du logis se souloit appeller l'escuier du 
logis, et ne se mettoit sus iceluy estât qu'en la guerre 
seulement ; mais pour ce que le duc va tousjours en 
armes, et que sa maison est si grandement accompai- 
gnée, comme on peut veoir, il est ordonné qu'il seroit 
ung mareschal du logis de l'hostel, et est ung moult 
bel estât et office. En l'hostel du duc il y a quatre 
archiers comptez et une trompette par les escroez, qui 
accompaignent le mareschal où qu'il voise ; et quant 



1. « Cent vingt-six. 

2. « Armé. » 

3. « Et amener. » 

4. « Pour servir au. 

5. « Capitaines. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 77 

il doit partir pour aller faire ung logiz de ville en ville, 
il fait sonner sa trompette; et, sa trompette revenue, 
il monte 1 à cheval, et les fourriers du prince doivent 
venir vers luy ; et doit avoir le mareschal une cornette 
pour enseigne, et doit aller par toutes les rues et par 
tous les logiz sa cornette après luy, et le doivent 
suyvre de tous les estatz ung gentilhomme et fourrier 
de tous les seigneurs 2 . Le fourrier de la garde, accom- 
paigné des coustilliers ordinaires, doivent marchier 
en belle ordonnance jusques au lieu où ilz doivent 
faire le logiz ; et est bien besoing en temps de paix 
que ce soit par aucuns jours avant que le prince se 
parte ; et se départ le logiz en deux parties dont la 
première partie est livrée au fourrier pour le prince, 
les chambellans, les quatre estatz, la chappelle, les 
archiers de corps, la garde 3 , la chambre et les officiers 
domestiques ; et le mareschal loge de soy 4 princes et 
grans pencionnaires, chambellans et gens de conseil, 
ambassadeurs et autres survenans qui ne sont point 
domestiques. Et ainsi se départ le logiz, et le fourrier 
et ses aydes font le logiz qui leur est ordonné et baillé. 
Ce quartier de la garde est aussi délivré 5 au fourrier 
de ladicte garde, et iceluy fourrier départ son logiz en 
cinq parties, l'une pour le capitaine et ceulx de sa 
chambre, et l'autre partie se part 6 en quatre pour les 
quatre chiefz et leurs quatre escadres. Et combien que 

1. « Doit monter. » 

2. Huit mots omis dans les éditions précédentes. 

3. « Les quatre estats de la chappelle, les archers de corps de 
la garde. » 

4. Deux mots également omis. 

5. o Est ordonné et le gardier de la garde, et aussi délivre. » 

6. « Départ. » 



78 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

Je duc de Bourgoingne soit prince et seigneur 1 des plus 
belles villes du monde, toutesfois est son estât si grant 
que l'on trouve peu de villes là où ilz puissent tous 
logier, et fault souvent adjunctions de villes et de vil- 
laiges. Le 2 duc a fourrier ordinaire 3 , comme dit est, 
[et] se ce ne fust pour tenir ordre en mon escript, j'eusse 
mis Testât de sa fourrière 4 tenant à sa chambre, car la 
fourrière 5 est de la chambre. Le fourrier est de la 
chambre et 6 fait la despense de tout le bois qui se des- 
pent en l'hostel du prince, réservé de la cuisine, et se 
compte par les escroez en estât de fourier 7 . Et soubz 8 
iceluy se comptent les espices de chambre, dragées 9 
et autres qui se livrent par espicier 10 . Et la cause si 
est 11 pour ce que le fourrier est varlet de chambre, 
et aussi est l'espicier, et ne se compte nulle 12 despence 
de la chambre, sinon en fouriere ; et aussi, pour ce qu'on 
ne veult point entremesler la despence ordinaire 13 des 
officiers, se met il en fourrière et toutes despenses qui 
surviennent qui ne despendent d'autres offices 14 . Le 
fourrier doit porter ung baston, et doit estre verd 
en signifiance de bois, et le doit porter en manière 
comme s'il vouloit tousjours hurter à ung huys pour 

1. Deux mots omis. 

2. « Ainsi le. » 

3. Un mot omis. 

4. 5. « La fourie. » 

6. Cinq mots omis dans les précédentes éditions. 

7. « Soubs Testât de la fourie. » 

8. « Sur. » 

9. « Drageries. » 

10. « Les espiciers. » 
H. « La raison est. » 

12. « Aucune. » 

13. Mot omis. 

14. Seize mots omis. 



MÉMOIRES D'OLIVIEK DE LA MARCHE. 79 

demander ouverture ; sa marque doit estre tenue à 
tous, sur paine de mort. Le fourrier en sa personne 
doit battre le lit du prince de son baston, comme je 
l'ai escript une fois ; et quant le prince vient, le fourrier 
doit mettre le bancq, les tréteaux et la table ; il doit 
reculer, remettre et oster à icelle table les tréteaux 
et à toutes autres dont le prince est servy ; il doit faire 
son bancq, chayeres et toutes autres ouvraiges de 
bois; il doit livrer les linceux et estrain pour les litz 
et pour paillaces de l'hostel du prince; et livre bois 
de livrée et bois de despence, et soubz luy se fait 
une très grande despence. Et en icelluy office sont 
douze personnaiges et aydes pour ayder le fourrier et 
pour 1 servir en son absence. [Et y a] varletz de four- 
rière qui portent le bois en la chambre du prince et 
besongnent des feux et des lumières, comme il appar- 
tient, et doivent tenir l'hostel du prince net et hon- 
neste. Les serviteurs de l'eaue servans à porter l'eaue 2 
doivent porter l'eaue en la chambre du prince et 
livrent caches 3 et ramons 4 . Et quant le prince tient 
un grant estât ou une grant feste, le serf de l'eaue 
doit donner à laver à tous, excepté aux princes ser- 
vans et ambassadeurs. 

Et pour continuer Testât du duc, nous parlerons de 
Testât des portiers. Le duc a deux portiers et deux 
aydes comptez par termes. Le portier doit estre le 
premier levé et doit estre logié à la porte 5 du prince, 
et ne doit point ouvrir que le chief du guet et cculx 

1. Mot omis dans les précédentes éditions. 

2. Quatre mots omis. 

3. Cassettes. 

4. Rameaux, branchages, balais. 

5. « Porterie. » 



80 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

qui ont faict le guet devant le prince ne soient venuz ; 
et puis il ouvre sa porte et la doit bien soigneuse- 
ment garder, que nul n'y entre que il ne congnoisse 
bien. Et quant ce vient à l'entrée de la nuit, il doit 
allumer falloz à sa porte et la doit garder, comme dit 
est, jusques à ce que le prince soit couchié, et que 
les chambellans et ceulx qui ont esté à son couchier 
soient retrais. Et doit le portier visiter la maison et 
sçavoir se il ne trouvera nulluy que il n'ait point 
accoustumé de veoir, et le peut prendre et mettre en 
prison. Et, chascun retrait, le portier ferme la porte 
et ne la doit point ouvrir pour personne qui viengne, 
sans le congié du prince ou du premier maistrc d'hos- 
tel. Le portier est garde des prisons de l'hostel du duc, 
et principalement de ceulx que les maistres d'hostel 
font prendre et punir. Et pour entre suyr ma matière, 
je parleray des sergeans et huissiers d'armes, et prin- 
cipalement parlerons de ses sergeans d'armes. 

Le duc a quatre sergeans d'armes comptez par 
termes, et dont les deux servent tousjours, et doivent 
iceulx sergeans d'armes estre devant la porte du 
prince. Et quant le prince part hors de sa chambre 
pour aller à la messe ou ailleurs, les sergeans d'armes 
se doivent mettre devant luy. Et quant le duc tient 
estât, ou milieu de la sale doit avoir deux basses 
tables, dont l'une doit estre 1 petite pour quatre per- 
sonnes seullement, et doit estre tournée devers le 
prince et devant luy, et doivent à icelle seoir au 
milieu 2 deux huissiers d'armes, et aux deux bouts les 
deux sergeans d'armes, et doivent chascun couchier 

1. o Est. » 

2. « Et ;iu milieu (Ficelle doivent seoir. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 81 

leurs 1 masses sur les bouts de la table et avoir le 
visaige 2 devers le prince. Et derrière eulx doit estre 
la table des officiers d'armes, et 3 doivent estre du 
long de la table et doivent seoir les officiers d'armes 4 
leurs cottes d'armes vestues. Mais je demande pour- 
quoy ne sont les roys d'armes et heraulx plus près du 
prince que les huissiers et sergeans d'armes, et tou- 
tesfois ilz ont leurs cottes d'armes vestues et sont de 
plus noble estât que les autres. A ce je respons que 
c'est pour ce que les huissiers et sergeans d'armes 
sont les exécuteurs du prince, et que telles nouvelles 
pourroient advenir ou telle chose pourroit estre faite, 
que le prince vouldroit faire 5 mettre la main au plus 
grant de ses pays ou autres, et pour ce doivent estre 
assis iceulx sergeans d'armes 6 devant sa face pour 
promptement exécuter son bon plaisir et commande- 
ment. Et, au regart des huissiers d'armes, le duc a 
bien vingt quatre servans par termes, dont les uns 
servent à garder la chambre des chevaliers, autres à 
garder la chambre des escuiers et autres à garder la 
chambre du conseil. Et doivent iceulx huissiers faire 
place devant le prince quant il va de lieu à autre ; ilz 
doivent garder la sale où il mange, et aller et venir 
où il leur commande. Hz adjournent gens au conseil, 
soit devant le chancellier, chambellan ou mareschal; 
ilz exécutent toutes choses ordonnées par le conseil. 



1. « En couchant chascun les. » 

2. « Et ayans leurs visages. » 

3. « Qui. » 

4. « Et seoir. » 

5. Mot omis par les précédents éditeurs. 

6. Deux mots omis. 

IV 



82 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Et cy 4 feray fin de l'ordre de l'hostel du prince et de 
son estât en entrant 2 à parler de sa guerre, en devisant 
le nombre 3 de ses gens qu'il tient journellement pour 4 
son ordonnance. Et ne me suis pas arresté à deviser 5 
plusieurs choses qui sont journellement en toutes 
nobles cours. On scet bien que le confesseur confesse 
le prince, et que luy ou le clerc de la chappelle dit ses 
heures avec luy, et que le prince offre tous les jours 
et porte le clerc de chapelle son coussin pour age- 
nouillier au plus grant 6 , et cent mille menues choses 
qui sont en la maison des princes 7 communes à tous. 
Et aussi n'est pas à entendre que les ordres, les cous- 
tumes et les loix soient pardessuz les princes, mais 
les princes pardessuz elles pour en ordonner à leur 8 
bon plaisir, et sont communément les statutz des 
princes confermez et 9 leurs conditions. 

Or ai je devisé de Testât et de l'ordre de la maison 
du duc Charles de Bourgoingne, ci est bien raison et 10 
besoing que je devise de Testât de sa guerre, du 
nombre de ses gens d'armes, et comment ilz sont 
conduitz, exercitez et gouvernez, et aussi comment les 
conducteurs et chiefz d'escadre sont fais et créez. 

Le duc a deux mil deux cens hommes d'armes en 
ses ordonnances, compté chascun homme d'armes 

1. « Or. » 

2. « Et entrerons. » 

3. « De sa guerre, et le nombre. » 

4. « Et de. » 

5. Mot omis par les précédents éditeurs. 

6. Treize mots omis. 

7. « Du prince. » 

8. « Son. » 

9. « Conformés à. » 

10. Trois mots omis. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 83 

à telz gaiges que a coustilier 1 armé; et dessoubz ung 
chascun homme d'armes y a trois archiers à cheval ; 
et d'abondant 2 pour chascun homme d'armes y a trois 
hommes de pié armez, arbalestriers, coleuvriniers et 
picquenaires ; ainsi sont huit combattans pour chas- 
cune lance ; mais les gens de pié ne sont pas gouver- 
nez par les gens de cheval. 

Et pour gouverner icelle compaignie qui monte à 
dix huit mille combattans, à prendre les conducteurs, 
lieutenans et autres archiers, qui sont oultre le nombre, 
huit combattans pour lance, et sont iceulx payez et 
comptez tous les jours à la souldée 3 du prince par la 
main du trésorier des guerres, je monstreray, par la 
conduite de cent lances, comment se gouvernent tous 
les autres, et semblablement ceux de pié. En chas- 
cune cent lances y a ung conducteur soubz qui respond 
icelle compaignie ; et se nomme conducteur, pour ce 
que le duc veult estre seul capitaine de ses gens, et 
en faire et ordonner son bon plaisir. Et pour ensuivir 
ce propoz, parlerons de la forme et manière com- 
ment le duc crée les conducteurs, et puis après de leur 
conduite ; et m'en abregeray le plus que je pourray, 
pour ce que le duc Charles, qui a ses ordonnances mis 
sus, a labouré en sa personne si notablement, et fait 
mettre par escript les ordonnances de sa guerre si 
bien, si notablement, et a tous mystères 4 esclarci en 



1. Soldat armé de la coustille qui était une sorte d'épée poin- 
tue, à deux tranchants, moins longue que l'estoc. 

2. « D'abondance. » 

3. Solde. 

4. Notre ms. porte ici : « Si notablement et à toutes monstres 
et esclarci, » ce qui n'a pas de sens. 



84 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

telle forme 1 , que mon escripture ne sembleroit après 
que 2 temps perdu, et lesquelles ordonnances sont por- 
tées en Angleterre, et se besoing fait 3 sont recouvrables 
par deçà, toutes et quantes fois que besoing sera; 
pourquoy je me 4 passe pour abregier, et parferay ce 
que j'ay dit. 

Le duc renouvelle tous les ans les conducteurs de ses 
ordonnances, comme il est escript en sesdites ordon- 
nances; et contre le temps que lesdits conducteurs se 
doivent renouveller, iceulx conducteurs viennent ou 
envoient devers le duc, selon leurs affaires et selon la 
charge qu'ilz ont ; et en iceluy temps ceulx qui désirent 
d'avoir charge de conducteur pour l'année advenir se 
tirent devers les secrétaires qui sont ordonnez pour la 
guerre, et ilz les enregistrent et mettent en mémoire; 
et en temps ordonné ilz apportent icelles mémoires au 
duc, qui les retient 5 devers luy par certains jours et à 
son bon plaisir ; et selon les recommendations des 
mérites d'ung chascun, il pointie ceulx à qui il veut 
donner les charges 6 de conducteur, et à la fois de ceulx 
qui l'estoient paravant, et à la fois non, et les fait 
par nom 7 de compaignie 8 ; l'une s'appelle la première 
compaignie, l'autre la seconde, et ainsi jusques à la 
vingt deuxiesme compaignie 9 ; et par ce moyen scevent 

1. « Et manière. » 

2. « Ne me sembleroit que. » 

3. « Et si besoin est. » 

4. « Je m'en. » 

5. « Par. » 

6. « La charge. » 

7. « Et les fois par noms. » 

8. « Compaignie dont. » 

9. Mot omis dans les éditions précédentes. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 85 

les conducteurs en quelle compaignie ilz doivent aller 
quant ils ont le don. Et à jour ordonné, il mande par 
ung huissier d'armes les conducteurs qu'il a choisiz, et 
les faict venir en une sale en laquelle le duc siet en 
chayere parée, comme à prince appartient ; et là sont 
les seigneurs du sang, le conseil et les nobles de la 
maison ; et sont presens ceulx qui ont esté conducteurs 
auparavant 1 . Et le duc par son chambellan fait dire la 
cause pourquoy il se contente de la condicion 2 des 
conducteurs passez; et se grans causes survenoient 
de parlera aucun particulièrement, en soy contentant 3 
le duc feroit dire publiquement, pour rendre à chas- 
cun le mérite de 4 sa desserte. Et n'ay point veu que 
le duc ait deschargié les conducteurs de leurs charges, 
sinon 5 à leur très grand honneur et recommandation. 
Et après iceulx estre deschargiez, le duc fait parler à 
ceulx qu'il a choisiz pour l'année, et leur fait lire les 
ordonnances qui servent 6 à la conduite de la guerre ; 
et après la lecture d'icelles il fait appeller devant 
luy chascun conducteur particulièrement l'ung après 
l'autre, et publiquement baille à ung chascun deux 
choses : premièrement, le livre de ses ordonnances 
richement faict et escript, couvert de veloux, en moult 
honneste vollume, seellé du grant seau en cire verde, 
et en laz de soye; et en luy baillant, parle 7 le duc par 



1. « Qui paravant ont esté conducteurs. » 

2. Trois mots omis par les précédents éditeurs. 

3. « En soy contenant ou non contenant. » 

4. « Mérite selon. » 

5. Un mot omis. 

6. « Qu'il faut. » 

7. « Parlant. » 



86 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

sa bouche, et 1 dict : « Vous tel, je vous fay conduc- 
« teur pour l'année'de telle compaignie de cent lances 
« de mes gens d'armes. Et afin que vous sçachiez, 
« entendiez et ne puissiez ignorer comme j'entens le fait 
« de mes gens d'armes et de la guerre estre conduict et 
« ordonné 2 , je vous baille les ordonnances quej'ay 
« sur ce faites et ordonnées, et vous commande de 
« les estroittement tenir et garder, selon le contenu 
« en icelles. » Et puis prent le duc ung baston que on 
appelle baston de capitaine, et est iceluy baston cou- 
vert de bleu entortillé de blanche soye, qui sont les 
couleurs du prince, et baille le baston au conducteur, 
et luy dit : « A fin que vous soyez obey, et plus puis- 
« sant sur ceulx dont vous avez par moy charge, et 
« que vous puissiez entretenir et faire entretenir mes 
« ordonnances et faire mes commandemens, je vous 
« baille le baston pour avoir la main forte sur voz 
« gens, et vous donne, en effect de les gouverner et 
« pugnir 3 , telle auctorité et povoir 4 que moy mesmes. » 
Et sur ce reçoit du conducteur le serment de faire et 
entretenir les ordonnances du prince, et selon le con- 
tenu d'icelles ; et ainsi l'ung après l'autre crée le duc 
de Bourgoingne ses conducteurs, et sont tenus de ren- 
voyer icelles ordonnances et le baston en la fin de 
l'année pour les bailler à celuy à qui il plaira au duc 
de y ordonner ; et se tire chascun en la compaignie à 
luy ordonnée. 

En chascune compaignie de cent lances a quatre 

1. « II. » 

2. « Gonduicte et gouvernée. » 

3. « Par. » 

4. Deux mots omis dans les éditions précédentes. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 87 

chefs d'escadre, dont l'ung est ordonné par le duc, et 
y met communément ung escuier 1 de son hostel ; et 
n'ay gueres veu que le conducteur ne face d'iceluy son 
lieutenant, combien qu'il le peut faire d'ung autre s'il 
luy plaist; et au regart des autres chiefz d'escadre, le 
conducteur les peut choisir à son bon plaisir. Et soubz 
chascun chief d'escadre y a chiefz de chambre au 
nombre de quatre 2 , [lesquels chiefs de chambre] le 
chef d'escadre peut choisir et nommer sans ceulx de 
son escadre, à son bon plaisir. Soubz chascun chief de 
chambre a cinq hommes d'armes, qui sont en chascune 
des chambres, à prendre le chief de chambre et les 
hommes d'armes ; soubz luy sont six hommes d'armes. 
Ainsi sont vingt quatre hommes d'armes et le chief 
d'escadre, qui font xxv hommes d'armes 3 , et ainsi par 
quatre chiefz d'escadre trouvons cent lances soubz le 
conducteur; chascun homme d'armes a soubz luy trois 
archiers à cheval, ainsi sont trois cens archiers en chas- 
cune compaignie ; et chevauchent chascune cent lances 
en huit escadres, et a en chascune escadre d'archiers 
septante cinq archiers pour ung homme d'armes prin- 
cipal conduis au regart et à la devise d'icelle escadre 
et de son chief 4 . Et chevauche le guidon des archiers 
ou front devant la première escadre, et pareillement 
l'estandart des hommes d'armes au front de la pre- 
mière escadre des hommes d'armes. 

1. « Un des escuiers. » 

2. « Y a quatre chefs de chambre. » 

3. Six mots omis dans les précédentes éditions. 

4. « C'est à sçavoir les archers en quatre esquadres, et en 
chascune esquadre d'archers septante cinq archers; et sont con- 
duits iceux archers par un homme d'armes principal en chascune 
esquadre, au regard et à la devise du chef d'icelle esquadre. » 



88 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Or nous fault deviser de Testât des gens de pié, les- 
quelz sont conduis par ung chevalier chief de toutes 
gens de pié, et soubz qui respondent tous les chiefz 
d'iceux gens de pié. Sur chascune compaignie de trois 
cens piétons a un capitaine, homme d'armes à cheval, 
et porte enseigne et guidon ; et sur chascun cent 
hommes a ung centenier homme d'armes à cheval, qui 
porte une autre plus courte enseigne, et respondent 
iceulx centeniers aux capitaines dessus nommez; et 
oultre plus, en chascun trente ung hommes, l'ung est 
trentenier , à qui respondent tous les autres ; et 
marchent par compaignies et par ordre de capitaine 
de centeniers et de trenteniers, et communément sont 
gardes de l'artillerie et du charroy. Et pour les rai- 
sons devant dites, je me passeray à deviser des ordon- 
nances sur ce faites. 

Et combien que j'ay mis en escript le nombre des 
hommes d'armes, archiers à cheval et gens de pié des 
ordonnances de monseigneur de Bourgoingne, et que 
je aye devisé les gens d'armes, et qui sont tousjours 
prestz et armez les uns comme les autres, où vous 
trouverez en nombre plus de vingt mille combattans, 
toutesfois n'est pas encores tout le nombre de ses 
gens d'armes comptez journellement prestz et en 
point ; car de nouvel 1 oultre et pardessus le nombre 
dessusdit, il a fourny sa maison de douze escadres 
d'archiers d'Angleterre, lesquelles douze escadres sont 
conduites par douze Anglois hommes d'armes 2 , par 
la manière que cy après s'ensuit 3 . 

1 . « Car de nommer. » 

2. « Douze hommes d'armes anglois. » 

3. « Qui s'ensuit. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 89 

Premièrement, le duc a ordonné ung escuier pour 
conduire quarante archiers pour l'escadre de la 
chambre ; et est à entendre deux archiers pour chascun 
homme de sa chambre, qui sont vingt hommes 
d'armes, à prendre l'escuier et les quatre sommelliers, 
comme dit est. La seconde escadre est de quatre 
vingts archiers 1 , pour les quarante archiers toujours 
compter, et les départir en la manière dessusdite. Item, 
quatre autres escadres , chascune de cent archiers, 
pour les quatre estaz des escuiers ; pour chascun estât, 
qui sont cinquante hommes, deux archiers pour chas- 
cune escadre 2 . Item, et pour le renforcement de la 
garde, sont ordonnez quatre escadres de quarante 3 
archiers pour chascune escadre, qui pareillement est 
à entendre deux archiers pour chascun homme d'armes, 
et sont trente hommes d'armes en chascune escadre. 
Et puis que nous avons devisé des gens d'armes ordi- 
naires, il fault deviser de l'artillerie, laquelle est une 
merveilleuse despense, et moult grande. 

L'artillerie se conduit soubz ung chevalier qui se 
nomme le 4 maistre de l'artillerie, lequel a telle aucto- 
rité, qu'il doit estre obey en son estât comme le prince ; 
il a soubz luy le receveur qui paye les officiers, et les 
pouldres, les canons, les forges, les pionniers, les cha- 
retons, et tous les ouvraiges qui se font à cause de l'artil- 
lerie ; et certes la despence qui passe par ses mains 



1. « Hommes. » 

2. « Deux archers; et pour ce cent archers pour chascune 
esquadre. » 

3. Lisez : soixante. Le chiffre quarante se trouve dans tous les 
mss. Mais il y a là une erreur évidente de calcul. 

4. Un mot omis dans les précédentes éditions 



90 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

monte par une fois l'an 1 plus de soixante mille livres; 
et devez sçavoir que en la pluspart des armées du duc 
il meine avec luy, pour le fait de l'artillerie seullement, 
plus de deux mille chariotz, les mieulx enharneciez 2 et 
les plus puissans que l'on puist trouver en Flandres ne 
en Brabant; et certes le duc peut avoir trois cens 
bouches d'artillerie, dont il se peut ayder en bataille, 
sans les hacquebuttes et couleuvrines dont il a sans 
nombre. En l'artillerie est le contrerolleur qui tient 
par ordre et par escript le contrerolle de toutes les 
despences faites et payées, de toutes les provisions 3 de 
l'artillerie, comme d'arcs, flesches, arbalestres, de 
traitz, de bastons à main, de cordes, et toutes autres 
choses nécessaires appartenans à iceluy estât; là est 
le maistre des euvres, charpentiers, mareschaulx, for- 
geurs, et toutes manières de gens. Et quant le duc est 
devant une ville, et il fault asseoir ses bombardes, il 
convient pour chascune bombarde ung gentilhomme 
de son hostel pour la conduite d'icelle bombarde, et la 
suylte 4 , qui est es mains du bombardier, est derechief 5 
estoffée et garnie de toutes choses ; tellement que le duc 
ne se souffre 6 point à passer rivières en peu de temps 
de mille piez de long, se mestier fait 7 ; puissant 8 et fort 
pour passer la plus grande bombarde de tout le monde 9 . 

1. « Monte par an. » 

2. « Chariots, les meilleurs. » 

3. « La dépense... la provision. » 

4. Suite signifie ici l'équipage de la bombarde. 

5. « Bombardier. Et est l'artillerie. » 

6. « Soucie. » 

7. « De mille pieds en peu de temps, si besoin est. » 

8. « Et est puissant. » 

9. « Du monde. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 91 

Le maistre de l'artillerie a prevost en son artillerie, 
lequel a jurisdiction et auctorité de justice sur ceux 
de l'artillerie, et en peut faire justice criminelle ou 
civile, telle qu'il luy plaist selon l'exigence du cas 1 . Et 
n'est pas à oublier le fait des tentes et des pavillons, 
qui est une somptueuse chose, et se conduit par ung 
gentilhomme qui a la charge d'iceluy estât, et meine 
aux despens du prince plus de quatre cens chariotz 
puissamment attelez ; et se comptent iceulx chariotz 
soubz la despence de l'artillerie. Et certainement le 
duc délivre pour sa compaignie bien mille tentes et 
mille pavillons, à prendre pour ambassadeurs et 
estrangiers, pour la maison du duc, pour ses serviteurs 
et gens d'armes. Et à chascun voyage, le maistre des 
tentes a nouvelles tentes et nouveaux pavillons aux 
despens du prince ; et monte icelle despence, à prendre 
toille et ouvrages seullement, plus de trente mille frans. 

Or à ce point ne souffist il pas seullement d'avoir 
devisé de 2 ce grant nombre de gens d'armes à cheval 
et à pié, de ce grant nombre de chariotz, qui est une 
chose merveilleuse; car combien que le duc donne à 
tous argent particulier pour tous sommiers, et mer- 
veilleux nombre de chariotz et charettes pour les 
nécessitez pour ce que le duc fait communément durer 
la guerre en temps d'yver aussi bien qu'en temps 
d'esté, pour ce fault plus de provisions contre les 
froidures et autres nécessitez. Et ne souffiroit point 
qui ne deviseroit par quelle manière et par quel ordre 
aussi 3 se loge cestuy grant ost. Le duc a pour son grant 

1. Cinq mots omis dans les précédentes éditions. 

2. « Or ne sufïit-il d'avoir seulement devisé. » 

3. Un mot omis dans les précédentes éditions. 



92 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

principal officier pour la guerre 1 le mareschal de Bour- 
goingne, lequel a telle prééminence, qu'il prent droit 
de mareschal sur tous gens d'armes, excepté 2 des 
ordonnances ; et se nomme le mareschal de Bour- 
goingne pour ung des mareschaulx 3 de France, et prent 
droit avec, comme les autres, et ce de toute ancien- 
neté. Et 4 se conduit le fait de la guerre par sa main 
avant tous les autres, et doit estre à l'avant garde 
du prince 5 le principal. Et toutesfois se le prince met- 
toit en l'avant garde aucun prince de son sang, le 
mareschal luy seroit per et compaignon touchant 
ladite avant garde; et en l'absence dudit mareschal de 
Bourgoingne se fait ung mareschal de l'ost, qui est 
son lieutenant, lequel conduit les matières de guerre, 
prent les drois de mareschal, et ordonne les commis- 
saires comme se luy mesme y estoit ; et sont soubz le 
mareschal ou son lieutenant les mareschaulx du 6 logiz 
et de l'hostel, et par iceluy mareschal du logiz est 
logée toute 7 ceste grant armée. 

Le mareschal du logiz, quant le prince doit prendre 
logiz nouveau, il doit faire sonner sa trompette, et 
doit avoir enseigne desployée ; et à luy se doivent 
assembler le mareschal de l'hostel, et tous les fourriers 
de toutes les compaignies, soit de pié ou de cheval ; 
et doivent chevaucher en ordre et en bataille soubz la 
conduite dudit mareschal ; et quant ils sont prestz à 

1. Trois mots omis dans les précédentes éditions. 

2. o Mais non point es gens d'armes. » 

3. « Pour un mareschal. » 

4. « Ancienneté, et. » 

5. « Comme le. » 

6. « Des. » Et de même à la ligne suivante. 

7. Un mot omis. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 93 

logier, il peut faire arrester les compaignies avec son 
enseigne, et prent avec luy le mareschal ceulx 1 qu'il 
luy plaist, et là advise le pays et le logiz ; et départ 
les quartiers pour l'avant garde, pour la bataille et 
pour l'arriére garde; et ainsi conclud, assiet l'artillerie 
et luy baille place. 

Par ceste manière ceste grant armée logée, le mares- 
chal de l'ost doit visiter les advenues, mettre en 
ordre les escoutes et guetz ; et doit soigner le mares- 
chal ou son lieutenant d'enquérir et sçavoir des pas- 
saiges et du pays. Il doit avoir des guides avec luy 
pour guider l'armée; et peut on appeller devant luy 
du grant conseil et du parlement, ou autre jugement 
pour matière de guerre et qui touche fait de guerre 
et dont 2 il peut jugier. Et de luy on ne peut appeler, 
et certifie que j'ay expérimenté les fais de la noble 
maison de Bourgoingne plus de trente ans et que j'ay 
bien calculé et debatu à quelles sommes de deniers 
peut venir et monter une fois l'an la grant despense 
et les grans choses dont 3 j'ay icy devant fait mencion. 
Et certes je treuve que par an monte icelle somme de 
despense bien environ deux millions bien payez et bien 
contentez 4 à chacun selon son estât et selon la voca- 
tion 5 à quoy il est appelé. 

Et afin que il appere que je vueil que chascun sache 
que ce qui est baillé par escript est baillé d'homme 
qui le peut bien savoir, jay mis mon nom en escript 



1. « Et prendre avec luy le mareschal et ceux. 

2. « Le fait de la guerre dont. » 

3. « Monter la grand-despence dont. » 

4. « Et comptez. » 

5. « Son estât et vacation. » 



94 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

soubz ceste présente epistre, en moy recommandant 
à vous, laquelle epistre j'ay faitte et compilée au siège 
de Nuysse 1 en Alemaigne ou mois de novembre l'an 
mil GGGG LXXIIII. 

Le bien vostre Olivier de la Marche, chevallier, 
conseillier et maistre d'ostel de monseigneur le duc de 
Bourgoingne, capitaine de sa garde et son bailly 
d'Amont ou comté de Bourgoingne. 

Tant a souffert 
La Marche. 

1. « Aisse. » Mot mal lu par les précédents éditeurs, qui l'ont 
pris à tort pour Aix-la-Chapelle. 



TRAIGTIÉ DES NOPGES 



MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOINGNE 
ET DE BRABANT 1 . 



Les fais et advenues louables ne se doibvent des 
bons souffir 2 extaindre, mais collegier et mettre par 
escript, affin de perpétuelle mémoire, especialement 
quant c'est chose catholicque si digne que sacramen- 
tel , on en doibt reciter la solempnité esmouvant les 
corraiges des hommes à louer Dieu, en vertu duquel 
ce se fait. Pour tant je, moindre entre les plus petis, 
me suis entremis d'escripre une haulte feste et solemp- 
nité de mariage, qui fut célébrée le dimence m e jour 
de jullet l'an mil IIIP soixante huit, en l'ostel de très 
hault, très puissant et excellent prince Charles, par la 
grâce de Dieu duc de Bourgoigne, de Brabant, etc., 
touchant le mariage d'icellui avec noble et puissant 
princesse Marguerite d'Yorc, suer au Roy Edouart 
d'Engleterre , lequel mariage avoit esté pourparlé, 
traictié et conclud longuement au paravant entre ceulx 
des deux parties à grant deliberacion de conseil, du 

1. Transcrit sur le rns. de la Bibl. de Turin, Manuscript. gai- 
lie. codex XXI, L. V. 1. 

2. Souffrir. 



96 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

quel demene je me passe 1 . Et commence ad ce que 
ladicte dame et princesse arriva au port de l'Escluse, 
coursairement selon ma prudesse, suppliant aux lisans 
qu'ilz veullent suppler les faultes et obmissions, s'aul- 
cunes en y a. 

Le vingt cinquiesme jour du moys de jung oudit an 
soixante huit, à l'eure du matin, laditte très noble prin- 
cesse ma très redoubtée dame madame la ducesse 
Marguerite avant dicte, au gré de Dieu par le vent 
qui lui fut propice, sans avoir eu aulcun encombrier, 
se trouva à quatre lieues près de l'Escluse en la mer, 
là où il lui fut mestier d'actendre le marée qui estoit 
retraicte, puis avec ladicte marée retournant entra ou 
havene 2 dudit lieu de l'Escluse entre cinq et six heures 
du soir, à grant et puissant estât, car elle avoit en sa 
compaignie xim navires. Desquelz il en y avoit les 
sept bien puissans, et par especial les quatre estoient 
grans cravelles 3 moult aptes à la guerre, esquelz 
bateaulx estoient pour l'acompagnier pluiseurs nobles, 
chevaliers, escuiers, dames et damoiselles, archiers 
de la couronne, officiers d'armes, menestrelz et huict 
clarons qui sonnoient très mélodieusement lors qu'elle 
arriva et descendit en terre; desquelz seigneurs et 
dames dessusdictes estoient les principaulx monsei- 
gneur de Scalles, monseigneur du Cres, messire Jehan 
d'Oudeville, messire Jehan Havart, admirai d'Engle- 
terre, et messire Thommas de Montgommry, et des 
dames la ducesse de Norfollt, madame de Scalles et 
madame du Cres. 

\ . Dont je me dispense de parler. 

2. Havre. 

3. Caravelles. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 97 

En ladicte ville de l'Escluse avoit au paravant 
envoyé mon très redoubté seignieur monseigneur le 
duc pour recepvoir madicte dame monseigneur le 
conte de Gharny, messire Symon de Lalaing, messire 
Glaude de Tholongeon, seigneur de la Bastie, et mes- 
sire Jehan de Roubenpré, et aussy madame de Charny 
et madame la vidame d'Amiens et mademoiselle de 
Bergues, et sestoit audit lieu de l'Escluse madame de 
Montigny, lesquelz seigneurs et dames en grant hon- 
neur et révérence vindrent bienviengnier madicte 
dame, la conduire et entretenir ; et vindrent au devant 
d'elle les pourcessions, ensamble les estas et mestiers 
de ladicte ville, portans grans nombre de torsses, en 
la conduisant joieusement jusques à l'ostel Guy de 
Baeust, où elle fut par lesditz seigneurs et dames 
logié et festoyé la nuit. 

Le lendemain xxvi e jour de jung, qui estoit dimence, 
vint madame la ducesse, mère à mondit seigneur, et 
mademoiselle de Bourgoingne, avec grant nombre de 
dames et damoiselles, visiter madicte dame Marguerite 
audit lieu de l'Escluse, où elles furent avec elles devi- 
sans par l'espace de quatre ou cinq heures, puis s'en 
retournèrent à Bruges. 

Le lundi, monseigneur le duc à privé estât ala audit 
lieu de l'Escluse et, lui là venu, environ l'eure de dix 
heures de nuit, alla visiter les dames et s'en retourna 
environ mienuit, et le lendemain s'en revint à Bruges. 

Le jeudi ensuivant, y retourna encores mondit sei- 
gneur à plus grant quantité de gens qu'il ne fist la 
première foiz, car il y ala de chascune chambre trois 
hommes, lesquelz là venus firent grant chiere de dan- 
ser et esbatre la nuit ; et le lendemain vint de rechief 
iv 7 



98 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

mondit seigneur vers les dames prendre congié, puis 
s'en retourna vers Bruges. 

Le samedi environ midi, que la marée commen- 
choit à bouter avant 1 , se mist madame en bateau elle 
et son estât, et s'en vint par eaue jusques en la ville 
du Dam 2 , à une lieue près de Bruges, là où, selon la 
faculté de ladicte ville, elle fut très honnourablement 
receue, car avec ce que les pourcessions vindrent au 
devant en grant révérence, et les bourgois et mestiers 
de la ville portails grant quantité de torsses et flam- 
beaux, les rues estoient toutes tendues et parées très 
richement, et en grant jubilacion fut menée au logis 
où lesdis de la ville le festoierent de toute leur puis- 
sance. 

Le dimence m e jour de jullet, monseigneur le duc 
se parti de Bruges environ chine heures du matin et 
s'en ala privement vers ladicte ville du Dam, là où, 
lui venu ainsi comme vers sept heures en l'ostel de 
madicte dame, en la salle disposée à ce, les espousa 
l'evesque de Salsebery, qui scet franchois et anglois, 
oyrent la messe, laquelle fînée mondit seigneur recon- 
voya jusques en la chambre madame sa mère, menga 
ung petit, puis à privé estât s'en retourna à Bruges 
en son hostel, dont il ne se party ne se monstra jusques 
il sera dit cy après. 

Après le department de mondit seigneur, se partit 
madicte dame en une littiere portée de deux chevaulx, 
richement dorée et estoffée de drap d'or moult riche, 
laquelle littiere estoit conduicte d'aulcuns chevaliers, 

1. A monter. 

2. Damme, entre l'Écluse et Bruges, à cinq kil. de cette der- 
nière ville. 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 99 

tant anglois comme de l'ordre de la Thoison, du 
capitaine et xx archiers de mondit seigneur à piet, et 
estoit en ladicte littiere madicte dame assise, vestue 
de drap d'or blanc, couronne d'or en teste, cheveulx 
pendans moult honnourablement ; et ainsi ayans tam- 
bourins, trompettes, clarons et menestrelz, s'en vint 
jusques à la porte Saincte Croix audit lieu de Bruges 
assés legierement, pour ce que pendant sadicte venue 
il fist une très grosse pluye. 

Au venir de madicte dame se vindrent pluiseurs 
présenter aux champs en grant point. Mais pour ce 
que partant de ladicte porte jusques à la court chas- 
cun tint ordre et s'en peult mieulx faire declaracion, 
j'en diray le commenchement ce que j'en vis. 

Premièrement, à ladicte porte et es rues rengiés 
actendoient les collieges 1 dudit Bruges, tant posses- 
sans comme mendians, evesques, abbez, aultres pré- 
lats et gens d'église revestus en grant révérence pour 
illec recepvoir madicte dame pourcessionnellement, 
et actendoient aussi les gens de l'ostel de mondit sei- 
gneur et aultres qui estoient à court pour lors, les- 
quelz par chevaliers commiz à ce faire furent mis en 
ordonnance pour cheminer devant madicte dame en 
la manière que s'ensieult. 

Devant en ladicte ordonnance estoient et chascun à 
cheval : premièrement, les bailli et escouttete 2 de 
Bruges, et après aulcuns gentilzhommes, tant de l'os- 
tel de monseigneur de Ravenstain, de monseigneur 
le bastart , comme ceulx comptez par les escrocs de 
mondit seigneur. 

1. Communautés religieuses. 

2. V. la note, t. III, p. 108. 



100 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

En après les archiers de corps de monseigneur le 
bastart en nombre de xn et leur capittaine. 

Lesquelz avoient journades 1 vestues semées habon- 
damment d'orfavrie blanche, et ou milieu, devant et 
derrière, ung grant arbre doré, le tout assis sus palle- 
tos 2 vermaulx, ayans iesdis archiers pourpoinz de 
satin noir, bonnes jaunes, chausses de pluiseurs cou- 
leurs, et chascun portant vouge 3 . 

Après lesditz archiers commenchierent à sievir 4 
demourant desdiz gentilzhommes comptez en l'ostel de 
mondit seigneur, chascun vestu en la manière qui sera 
dicte cy après, tant d'iceulx comme des chevaliers et 
aultres. 

Ensievant lesditz gentilzhommes, chevauchoient les 
chevaliers des pays estans à la feste, et en après les 
chambellans de mondit seigneur le duc. 

Après lesditz chambellans ceulx du sang de mondit 
seigneur, puiz juoient tambourins, ménestrels, trom- 
pettes de guerre et clarons en grant nombre, tant des 
nostres comme d'Engleterre, et ensievant iceulx les 
officiers d'armes , desquelz , tant d'un costé que 
d'aultre, il en y avoit xxm à cheval en cottes d'armes, 
dont les six estoient roys d'armes, et se y estoient 
tous les archiers de corps de mondit seigneur et les 
deux capitaines avec aussi certaine quantité des archiers 
de corps du Roy d'Engleterre. 

Puis venoit madicte dame en ladicte littiere à com- 



i. Casaques. 

2. Sortes de hoquetons, ou saies à manches, descendant à mi- 
cuisse. 

3. Epieu à large fer. 

4. Suivre. 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 101 

pagnie des seigneurs que, comme dit est, vindrent 
avec elle d'Engleterre , en especial monseigneur de 
Scalles, et nos seigneurs de ladicte Thoison d'or. Et 
après madicte dame xm haquenées richement parées 
de drap d'or cramoisi dont on menoit les deulx en 
main, et les aultres chevauchoient lesdictes dames 
d'Engleterre. Et si avoit chine chariots dorez moult 
richement et couvers, esquelz estoient les dames des- 
ditz pays, desquelles mondit seigneur avoit mandé 
largement à ladicte feste. 

En tel estât se partit madicte dame de ladicte porte 
à laquelle neantmoings l'estoient et bien prèz du Dam 
venu querre les nacions qui sont audit Bruges, c'est 
assavoir Florentins, qui vindrent premiers, Espagnars, 
Osterlings 1 , Venissiens et Jenevoys en grant honneur. 
Mais ilz vindrent en ladicte ville après ledit estât pour 
mieulx abregier. Et s'en vint madicte dame, passant 
lesdictes rues qui estoient tendues de tous riches draps 
et décorées de verdures et fleurs habondamment. Et 
si estoient entre ladicte porte et ladicte court en divers 
lieux assises dix grandes louables histoires, desquelles 
je feroy declaracion pour tant qu'elles estoient ser- 
vans audit mariage et fondées en saincte escripture. 

La première histoire prouchaine de la porte estoit 
comment Dieu conjoingnoit Eve et Adam au paradis 
terrestre selon Genèse. 

La seconde, devant les Jacoppins, estoit moult excel- 
lente. G'estoit comment Cleopatre fut donnée en mariage 
à Alixandre. Et si avoit escript en latin au destre 
costé : Alixander rex, obtenta Victoria super Deome- 
trium regem, ad regem Ptolomeum Egipti regem 

1. Autrichiens. 



10$ MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

legatos destinavit ut Cleopatram ejus filiam sibi daret 
in uxorem. Et au senestre estoit escript : Qualiter 
rex Ptolomeus Ptolomaidam venit et Cleopatram ejus 
filiam Alexandro régi dédit in uxorem. Primo Macha- 
beorum X mo . Et au dessus estoit escript : Gaudeamus 
et exultemus et demus gloriam Deo quia venerunt nupcie 
agni et uxor ejus preparavit se. Apocalipsi XIX . Et 
pluiseurs autres menues escriptures desquelles je 
m'en passe à tant. 

La tierche estoit des cantiques de Salomon et y 
avoit escript : Vulnerasti cor meum, sponsa mea, et 
letijicasti animant meam; plie, annunciate dilecto meo 
quia amore langueo. 

La quarte estoit de l'evangille Johannis secundo : 
Nupcie fade sunt in Ghana Galilée, etc. 

La v e estoit encores des cantiques Cantico tertio, 
etc. : Pulcra es, arnica mea, suavis et décora; inveni 
quem diligit anima mea; tenebo eam nec dimittam. 

La VI e estoit devant Saint Donas où il estoit escript : 
Civitas solis vocabitur una; in die Ma erit altare Domini 
in medio terre et tytulus Domini juxta terminum ejus. 
Ysaie XIX . 

La septiesme estoit dessoubz les prisons qui disoit : 
Moi/ses postquam diutius obsedisset civitatem Saba, Tar- 
ins filia régis Egijpti in eum oculos injecit, quam ipse 
Moijses postmodum in uxorem duxit. Petrus Commes- 
toris in historia scolastica. 

La vm e estoit devant la halle ou marchié où il y 
avoit une femme tenant plain son geron de lions où il 
avoit escript : Léo et pardus se mutuo invenerunt et 
amplexi sunt se invicem sub lilio 4 . 

1 . Allusion aux armes d'Angleterre, de Flandre et de Bourgogne. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 4 03 

La IX e estoit en la fin du marchié vers la court le 
mariage de Hester, qui disoit : Assuerus, rex Persa- 
rum, cui Rester formosa omnium oculis graciosa pla- 
cuit, dueta ad ejus cubiculum dyadema regni capiti 
ejus imposuit, cunctis principibus convivium nuptiarum 
preparavit. Hester secundo. 

La x e près de la court disoit : Benedictio super 
uxorem tuam et super parentes tuos ut videatis filios 
filiorum vestrorum usque in terciam et quartam gene- 
racionem. Thobie IX . 

Esdictes rues aussi, qui ne fait à oublier, estoient 
aulcunes maisons en especial décorées de taintures et 
riches draps, et grans alumeries de torsses, si comme 
es maisons des Cathelans, des Geciliens, des Lucois 
et des Portugalois, sur le marchié. Et si estoient sur 
ledit marchié rengiés lesditz seigneurs de la ville et 
les seremens, si comme archiers et arbalestriers. 
Toutes lesdictes rues passées, histoires et seremens, 
madicte dame vint à ladicte court, à la porte de 
laquelle estoit faicte nouvellement ung riche ouvrage 
de fin or, en quoy sont et demeurent à perpétuel les 
armes tymbrées de mondit seigneur, environnées des 
armes de ses pays tenues de deux grans lions, et sa 
devise desoubz en lettre antique : Je Vaij emprins. Et 
à l'un costé desdictes armes estoit ung archier tyrant 
vin blanc, et à l'aultre costé estoit ung crennequinier 
tyrant vin vermeil tout le jour, que le commun recep- 
voit partant de leur trait. Si entra madicte dame par 
ladicte porte en l'ostel et tout Testât, et la mist on hors 
de ladicte lictiere, et l'emmenèrent monseigneur Adolf 
de Cleves et mondit seigneur de Scalles en chambre 
soy retraire jusques au disner qui fut tost après. 



104 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

Et devez sçavoir aussi qu'en ladicte court estoit ung 
pellican moult riche qui par la poitrine jectoit ypocras. 

Madicte dame entrée dedens ledit hostel de mondit 
seigneur le duc, passèrent pardevant la porte pour 
monstrer devoir les nacions dont devant est faicte 
mencion, en Testât qui s'ensieult : premiers les Venis- 
siens. 

Les Venissiens estoient euJx dix marchans à cheval, 
vestus de velours cramoisi, après eulx x serviteurs 
vestus de drap vermeil, et aloyent devant eulx trois 
poursievans et cinquante hommes à piet vestus de 
vermeil, portans chascun une torsse. 

Les Florentins faisoient porter devant eulx chin- 
quante et quatre torsses, ceulx qui les portoient tous 
habilliez de bleu drap, et quatre paiges vestus de 
pourpoins de drap d'argent cramoisy, mantelines de 
satin blanc, leurs chevaulx houssiez de satin blanc, 
bordez de satin bleu. Puis venoient xi marchans, 
Thommas Portinaire premier, habillié comme conseil- 
lier de monseigneur le duc qu'il est, et les x vestus 
de satin figuré cramoisy et pourpoins de satin noir ; 
après eux xi facteurs vestus de satin simple cramoisi 
et pourpoins de satin noir, et au derrenier xxmi ser- 
viteurs habilliez de bleu, et tous à cheval. 

Les Espangnars estoient xxxmi marchans à cheval, 
vestus de damas violet, ayans xxxim paiges à piet, 
chascun le sien, vestus lesdiz paiges de pourpoins de 
satin noir et jacquectes de velours cramoisi. Et fai- 
soient lesditz marchans porter devant eulx soixante 
torsses, les porteurs vestus de robes de drap violet et 
vert. 

Les Jennevois faisoient chevauchier tout devant la 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 105 

pucelle et saint Jeorge, vestue ladicte pucelle de 
damas blanc, son cheval houchié de velours cramoisi, 
et saint George armé, son cheval couvert de damas 
blanc à la grande croix de cramoisi. Puis sievoient 
trois paiges vestus de pourpoins de damas blanc, jour- 
nades de velours cramoisy. Et si estoient xvm mar- 
chans à cheval, vestus de robes de damas blanc, 
doublées de velours noir, les six longues et les aultres 
courtes, et les pourpoins de satin noir, et xvm var- 
lets à piet vestus de drap blanc à manche rouge, ung 
saint Jeorge broudé dessus. 

Les Osterlings faisoient porter devant eulx lxxii tors- 
ses, les porteurs vestus de violet, et chevauchoient 
après six paiges vestus de pourpoins de satin violet et 
robes de damas violet. Puis sievoient les marchans en 
nombre de cent et huict à cheval, tous vestus de drap 
violet. 

Et n'est pas à oublier, mais est raison que je die, 
que tous les prinches, chambellans, gentilzhommes, 
officiers et serviteurs de mondit seigneur, meismes 
tous ceulx qui lurent à court comptez ou nom, furent 
du don de mondit seigneur à ladicte feste habilliez 
comme il s'ensieult. Aussi tous les anchiens serviteurs 
de feu monseigneur le duc, que Dieu absoille, qui y 
furent, estoient tous vestus comme les aultres, chascun 
selon son estât. C'est assavoir les chambellans et 
princes longues robes de velours noir, pourpoins de 
velours cramoisi, les gentilzhommes satin noir, pour- 
poins de damas violet, le conseil velours noir, et tous 
serviteurs robes de drap noir et violet, et pourpoins 
de camelot violet. 

Ladicte entrée ainsi faicte et la messe chantée en la 



106 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

chapelle, où riens ne fut fait touchant les nopces, le 
disner estoit prest en la court et fist on seoir en divers 
lieux. Premièrement, mondit seigneur le duc disna 
seul en la sallette prez de ladicte chapelle, soy faisant 
servir comme il est de coustume. 

Et madicte dame, accompagnée de madame la 
ducesse, mère de mondit seigneur, et mademoiselle 
de Bourgoingne, desdictes dames d'Engleterre et grant 
nombre de celles de par deçà, vint en la grande salle 
faicte nouvelle pour les nopces, en laquelle estoit la 
haulte table et deux aultres de longueur de ladicte 
salle. Cy lava madicte dame et puis fut menée seoir à 
ladicte haulte table, puis s'assist madicte dame la 
mère à sa destre et au senestre madicte damoiselle, et 
oultre madicte dame la mère à dextre madame d'Ar- 
guel ; et demourerent droites contre le leson d derrière 
madicte dame la ducesse une dame d'Engleterre et 
madame de Scalles. Et à l'une desdictes tables à 
dextre en entrant s'assirent chinquante deux nobles 
femmes de par deçà, et vm d'Engleterre à l'autre 
table seulement. Sy fut servie madicte dame à grant 
honneur et à grant bruit desdictes trompettes, clarons 
et menestrelz, par les maistres d'ostel de mondit sei- 
gneur et d'elle très honnourablement de moyen 
service. 

En une chambre qui est ordinairement pour mon- 
seigneur le bastart furent servis les seigneurs d'En- 
gleterre, les prélats et gens d'église en la gallerie ou 
gardin, monseigneur le chancellier en ung lieu con 
dist la bagnerie, et les chambellans et ceulx de la cha- 

1. Siège, petit lit. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 107 

pelle en la salle sur le court près de mondit seigneur, 
en la salle bas les Anglois et les archiers, et en aultres 
chambres comme desdis maistres d'ostelz jusques à 
xii assietes où très plenierement furent servis pre- 
miers et derreniers jusques à chincq heures après 
nonne et plus. 

La grant salle dont j'ay fait mencion estoit moult 
noblement parée ; elle estoit tendue de la tapisserie de 
Gedeon, qui est, comme pluiseurs scevent, très riche 
d'or et de soye. Et d'emprès ladicte haulte table 
estoit ung très hault dressoir fait à trois quarrés con 
dist losengue, chascune quarré de quinze pies de large 
et îx degrez de hault en estroicissant jusques à pointe. 
Sur lesquelz degrez estoit vaisselle d'or et d'argent 
garnie de riche pierrie, autant qu'il s'i en povoit 
bouter, et en chascun quarré deux cornes de licorgne 
dressées comme chierges moult longues. Et sur le 
sommeron 1 dudit dressoir faisant la fin, une très 
grande et très rice couppe d'or; de laquelle vaisselle 
dicte je m'en passe en brief, pource qu'il m'est impos- 
sible de declairier la valeur. 

En ladicte salle y avoit pluiseurs chandelers pendus 
de bois, comme il est d'usage, entre lesquelz il en y 
avoit deux merveilleuz qui estoient fais à façon de fort 
et puissant chasteau assis sur roce, et soubz chascun 
vers les gens y avoit sept miroirs assis en roze, et 
lesquelz estoient grans et ronds comme de piet et 
demi en rondeur. Et là sembloit à regarder en chas- 
cun qu'il y eust dix mil hommes, et tournoient lesditz 
chastiaux si dru con vouloit. 

1. Au sommet. 



108 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

Geclit jour après disner, à six heures ou environ, 
s'en ala madicte dame à chariot, vestue d'une robe 
de drap d'or cramoisy, en chapiau d'or sans couronne, 
à un très riche collier garni de pierrie, et toutes les 
dames et damoiselles, tant à chariot comme sur 
haquenées, à ung pas de jouste que commenchoit 
monseigneur le bastard de Bourgoingne, et qu'il 
maintint jusques à ce qu'il ot jousté contre xxmi che- 
valiers sur le tiltre de l'arbre d'or ; à laquelle jouste 
je reviendray pour icelle poursieurre et aultres fais 
d'armes ensievans en ung traictié à part comment 
ladicte jouste fut démenée chascun jour et les banc- 
quetz qui s'y firent, qui neantmoins estoient desdictes 
nopces, mais je m'en passe icy pour abregier l'entrée. 
Puis aprez le partement de madicte dame partit mon- 
seigneur le duc à cheval, vestu d'une robe à longues 
manches ouvertes jusques en terre, de drap d'or 
fourré de très fines martres sabelines, et s'en ala à 
ladicte jouste, laquelle finée pour le jour, retournèrent 
les seigneurs et dames à court où estoit préparé ung 
bancquet duquel il me semble honneste d'en faire la 
declaracion. 

Quant il fut temps, monseigneur le duc et madame 
la ducesse, mademoiselle et generalment tous les sei- 
gneurs et dames vindrent audit bancquet qui se fist 
en la grant salle moult excellent en la manière que 
s'ensieult. 

A la haulte table y avoit assises six grans navires à 
façon de grandes naves à trois hunnes ressamblans 
celles de la mer, faictes et garnies moult richement de 
toutes choses quelzconques qu'à navires telles peult 
et doit appartenir, où sur chascune ou milieu estoit 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 109 

assis ung plat de viande, et à chascun plat embas sur 
la table y avoit seze sieultes 1 sans les entremés, ayant 
chascune carvelle 2 , au près d'elle quatre botquins 3 
plains d'espicerie ou fruiterie. Et au milieu, à chascun 
service, c'est assavoir entre deux navires, y avoit une 
grande tour, non pas pareilles les unes aux aultres, 
si estoient lesditz bateaux et tours representans pays 
ou ville appartenans à mondit seigneur, portant avec 
les banieres d'icellui seigneur les banieres et escuçons 
et le nom par escript ce que representoit. 

Item, à chascune longue table dont il en y avoit 
deux en ladicte salle dont j'ay fait mencion au fait du 
disner, y avoit xn desdictes navires et douze tours 
pareilles à ceulx dessusditz ; ainsy en y avoit xxx nefs 
en somme et xxx tours. Si debvez sçavoir qu'avec 
lesditz pays que lesditz navires representoient dont 
chascun scet les noms, il y avoit Bethune, Signy, 
Ostervant, Faulquemont, Aussonne, Ponthieu, Cha- 
rollois, Aussous 4 , Boulongne, Mascom, Alost, Arbrele 
le Grande, le Leyde, la Brielle, Gourtray, Dourdrecht, 
Douay, Herlem, Audenarde, Bruges, Lille, Mons, Bois 
le Duc, Gand, Dijon, Brouxelles, Louvain, Anvers, 
Roterdam, Midelbourg, l'Escluse, Aaras, Valenchienne, 
Trecht, Saint Orner, Aellremare, Austredam, Yppre 
et Delst. Ce sont les lieux qui estoient nommez esdits 
navires et carvelles. 



1. Sieute, se dit parfois des différentes pièces d'un service ou 
d'une parure, lorsqu'elles sont de même façon. 

2. Caravelle. 

3. Petit bateau, nacelle; mot usité dans le dialecte de Valen- 
ciennes et à Lille. 

4. Pour Auxois. 



110 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Item, audevant de ladicte haulte table estoit le 
dressoir dont ou chappitre du disner est faicte men- 
tion, sans estre plus grant ne plus petit. Ainsi ledit 
bancquet disposé, aprez laver s assist mondit seigneur, 
madicte dame à ladicte haulte table, le légat, l'evesque 
de Mes, l'evesque d'Utrecht, monseigneur Adolf de 
Gleves, monseigneur de Scalles, la duchesse de Nort- 
follc, madamoiselle de Bourgoingne, madame d'Ar- 
guel, madame de Montigni, madame d'Arssy, la 
vicontesse de Furnes, et les aultres seigneurs et dames 
aux aultres deulx tables, tous meslez Englois et aultres, 
tant que tout estoit plain. Ce fist chascun grant 
chiere. Et ne fault pas demander comment toutes 
manières de menestrelz faisoient devoir. Et quant ce 
vint à la fin, entra dedens ladicte salle une licorgne 
grande et bien artificielment faicte, sur laquelle seoit 
ung lupart tenant à une pâte banerolle de mondit sei- 
gneur, et à l'autre une marguerite, de laquelle devant 
la table il fist à icellui seigneur présent. 

Après ladicte licorgne retraicte entra ung lion, 
dedans lequel estoient deux chantres chantans une 
chanson qui disoit : Bien viengnant la cloulce bergiere. 
Si fist ledit lion son tour et puis s'en retourna. 

Tiercement et derrenier entra ung dromedaire char- 
gié de deux panniers plains de volille 1 menue, et 
ung homme dessus , lequel prendoit d'un pannier et 
d'aultre dragie qu'il jectoit, et aussi lesdictes volilles 
jectoit voiler parmi ladicte salle, qui fut bien plaisant. 
Lequel dromedaire retrait, ledit bancquet fina et com- 
mencha la dansse, laquelle finée on prist vin et espices, 

\. Volaille, oiseaux. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 1 1 1 

et envers trois heures après mienuit on s'en ala cou- 
cher. 

Les aultres bancqués, festes et esbatemens seront 
our pour jour déclarez en l'autre traictié du fait des 
oustes et tournoy qui se feront journellement tant que 
es nopces dureront. 

Touchant le fait des joustes qui furent aux nopces 
de monseigneur le duc dont la feste s'entretint par l'es- 
pace de neuf jours, elles furent entreprises par mon- 
seigneur le bastart de Bourgoingne soubz umbre du 
commandement d'une dame qui se nomme de Ville 
cellée, laquelle, pour certaines causes ad ce mouvans, 
avoit requis audit chevalier trois choses, est assavoir 
qu'il se volsist trouver pour amour d'elle en une jouste 
où cent et une lanches fussent rompues sur lui, ou qu'il 
les rompist sur aultre ; après qu'il se trouvast en ung 
fait d'armes, où cent et ung cops d'espées fussent par 
lui férus ou qu'on les ferist sur lui; tiercement, que 
ung arbre d'or qu'elle lui bailleroit, qui estoit en son 
trésor, fust par ses fais encores plus enrichi et plus 
noblement décorés qu'il n'estoit. Ce lui bailla ledit 
arbre d'or et ung poursuivant nommé ainsy Arbre d'or, 
et pour les dictes armes regarder ung jayant 1 qu'elle 
avoit prisonnier, qui se nommoit le jayant de la forest 
doubteuse, lequel jayant est par ladicte dame baillié à 
conduire tout lyé à ung nayn qu'elle avoit, et aussi 
audit nayn lesdictes armes à regarder pour lui en faire 
record. Etaffin que mieulx lesdictes armes se peussent 
acomplir en la très noble maison de Bourgoingne que 
ledit chevalier avoit eslevé pour ce faire, ladicte dame 

\. G-éant. 



\\% MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

de File celée en rescripvitau duc, en lui requérant que 
icelles armes volsist souffrir publier et acomplir, des- 
quelles lectres la teneur s'ensieult : 

« Très excellent et très victorieux prince, je me 
recommande humblement à vostre bonne grâce, et 
vous plaise sçavoir, très excellent prince, que comme 
des diverses parties du monde nouvelles vont et 
courent en pluiseurs lieux, est venu à ma cognoissance 
comment ung noble chevalier, mon serviteur et de 
singulière recommandacion de vous, nagaires doit 
avoir prins son accès par devers vostre très noble et 
très haulte seignourie. Et ce à cause et en espoir de 
soy povoir deschargier en vostre très fameuse maison 
d'aulcunes haultes et glorieuses emprises et charges 
peult estre à lui enjointes et dont le exécution, telle qu'il 
plaira à Dieu lui en garder, il en est en sa merchi et en 
l'actente de son adventure non congneue, dont et affin 
que vostre très clere et très renommée haultesse soit 
et puist tant mieulx estre informée et advertie de la 
nature de cestui cas, ensamble de la qualité et estât 
dudit noble chevalier et de la cause de son louable et 
courageux emprendre, ou de son venir vers vous, j'en- 
voye présentement par devers vostre haultesse ung 
mien herault, nommé Arbre <Tor, à tout ces présentes 
par lesquelles de vostre grâce et soubz vostre princial 
bénigne humilité povez clerement et tout au vif com- 
prendre et estre infourmé de ceste matière. Très 
excellent prince, ce chevalier droit cy comme après 
longs et divers voyages par les diverses parties du 
monde, et après multitude de haulx et louables fais et 
prouesses en armes, adventure l'ait mené finablement 
devers moy à ma grant joye, qui par ung cruel et 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 113 

inhumain tyrant longuement ay esté persécutée, deshi- 
retée et destruite et menée à misérable desolacion 
toute confuse, advint lors que lui, meu ung jour de 
noble et vertueulx esperit et de singulière compassion 
en mon triste cas, tendant à soy esprouver en ver- 
tueuse œuvre caritable et à moy relever de ma ruyne 
par sa diligence, se rendi à moy, me requist de rete- 
nance et d'entretenement en ma désolée maison, et 
après foy présentée et promise de loyaulment me ser- 
vir, me prommist aussi et jura soubz mon plaisir per- 
pétuel contendement pour venir à ma grâce, laquelle, 
au prix de son noble et francq corraige, et à la mesure 
de mon honneur, tant que je povoie et dévoie licite- 
ment, je lui accorday, et, considérant ma basse, des- 
confortable fortune et les estrois dangiers esquelz je 
me trouvoye, glorieuse fille de Roy, le retins mon 
serviteur par condicion telle, que tout en chief et pre- 
mièrement il se mettroit en paynne et assay de moy 
délivrer et relever hors de la cruelle main dudit 
jayant, ramener ma personne en sa franchise, et mes 
terres et possessions remettre et relever hors de sa 
tyrannie, de laquelle chose toutes fois, louengeàDieu, 
en peu de temps après tellement le regarda et com- 
pleut que de son hault emprendre il en parvint en 
glorieuse fin, et de son valereux exécuter j'en ay tiré 
l'effect de ma desirance, dont jamais n'en sera heure 
que je ne soye son obligée, et que je ne labeure en ma 
pensée comment je lui polray satisfaire à son condigne 
dont 1 . Et comme ce noble chevalier, en mon regard 



1. On avait lu jusqu'à ce jour : Condigue, dont et comme, etc., 
ce qui n'a aucun sens. 

rv 8 



114 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

tant personnaige comme de meurs, et par ses haulx et 
singuliers fais que je perceus en lui, me sembloit digne 
encores avecques œvres passées d'amonceler encores 
et d'actraire devers lui le sourplus de Ponneur du 
monde, et de venir en la cognoissance de tous les meil- 
leurs, je lui requis, et pour le magniffier tant plus, 
qu'en la plus chevaleureuse maison de la terre il feist 
tant que cent et une lanches feussent rompues sur lui 
ou que lui se meist en assay de les rompre, et autant 
de cops d'espées par arroy de bataille l'un contre 
l'autre, laquelle chose faicte et emprinse à faire luy 
tourneroit et poulroit tourner, ce lui dis je, en grant 
avancement de sa ricquesse. Gomme doncques , ce 
second point déclaré, je désirasse tousjours plus et plus 
gloriffier encorres et grandir ce noble chevalier et le 
pourveoir d'aulcune singulière retribucion pour béné- 
fice receu de lui, m'avisay d'un arbre d'or que j'avoye 
et lequel, pour decoracion de la future emprinse en 
aulcune glorieuse maison, jeconcluds de lui mettre en 
main par condicion telle, que ly de toutes ses vertus 
et vigueurs se doneroit traveil de le moy rendre plus 
digne encores et plus précieux que receu, dont et de 
la richesse et de la dignité là où il la vouldra trouver, 
je m'attendoye bien à luy, croyant véritablement que 
ce feroit il de plus précieuse estoffe que de milles 
gemmes. Or est ainsi, très excellent prince, que comme 
renommée porte ce noble chevalier droit cy, sur et 
devant toutes crespiennes 1 maisons a choisi et eslevé la 
vostre, et a conclu, comme j'entens, de mon arbre d'or 
en vostre chevalereuse court gloriffier droit et grandir 

1. Chrétiennes. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 115 

icellui de precieulx et non communs estoremens por- 
tans mistere, et de quoy le jayant mon prisonnier 
sera garde et administreur jusques au retour du dit 
noble chevalier vers moy, que Dieu domst 1 tost, sy 
vous prie, très excellent prince, et requiers en toute 
humilité qu'en l'avanchement de l'emprinse dudit 
noble chevalier vers vous comparu, et en magnifica- 
cion de son arbre d'or par la nature qui lui est baillié, 
il vous plaise à lui prester faveur, expedicion et 
adresse, telles que gloire et exaltacion de vostre très 
noble renommée, et à ma joye et à son preu, il puist 
très briefment et tost retourner vers moy, pour le 
plus hault de mes désirs, et dont de l'honneur que de 
vostre grâce vous plaira à moy y faire, j'en rendray 
les louenges à Dieu et à vous les remerciemens con- 
dignes à vostre noble estât, que Dieu veulle conserver 
et parmaintenir en félicité sempiterne. Escript en mon 
chasteau de bonne espérance, le vm e jour de janvier 
l'an LXVII. Ainsi subscriptes : la toute vostre très 
humble recommanderesse, la dame de Fille celée. Et 
pareillement subscriptes : A très excellent, très victo- 
rieux et très puissant prince Charles, par la grâce de 
Dieu, duc de Bourgoingne et de Brabant, etc. » 

Lesdictes lectres receues de mondit seigneur le duc 
et présentées par ledit Arbre d'Or poursievant, icelles 
lettres leues, mondit seigneur s'accorda à la volenté 
de ladicte dame de l'isle celée. Ainsi fut sur le marchié 
de Bruges dressé ledit arbre d'or auquel, pour le déco- 
rer et enrichir selon le désir de ladicte dame, furent 
successivement pendus les escus armoiés des armes des 

1. Ou donist. 



116 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

nobles chevaliers et escuiers qui se vin drent présenter 
à la jouste pour furnir l'entreprinse dudit chevalier. Et 
emprès ledit arbre ung peron à trois piliers sur lequel 
durant ladicte jouste sévit ledit nayn en une très riche 
chaiere à tout ung orloge devant luy et ung cor pour 
sonner entrée et yssue sur le champ du chevalier à 
l'arbre d'or ; autour du peron escript ainsi : 

De ce peron nul n'en prende merveille, 
C'est une emprinse qui nobles cuers resveille, 
Pour souvenir de la tant honnorée 
Dame d'honneur et de l'ille celée. 

Au devant dudit arbre estoit lié ledit jayant, et 
emprès estoit ung grant hourt ouquel estoient les 
juges commis pour lesditz fais d'armes de par mondit 
seigneur, assavoir monseigneur de Mirammont comme 
lieutenant de monseigneur le marescal de Bourgoingne, 
messire Giaude de Toulengeon, seigneur de la Bastie, 
le bailli de Gaen et monseigneur de la Roche, et em- 
près eulx en ung aultre hourt les officiers d'armes. 

Ainsi les choses ordonnées, on commença le 
dimence, jour desdictes nopces, III e jour de jullet, par 
la manière qui s'ensieult. 

Monseigneur Adolf de Gleves, seigneur de Ravens- 
tain, fut le premier venant pour jouster contre le che- 
valier de la dame de l'ille celée, qui est monseigneur 
le bastart. Et debvez sçavoir quant ung combatant 
venoit à la porte du parc à l'arbre d'or, le poursievant 
venoit parlera lui lors qu'il avoit busquié 1 d'un maillet 
d'or qui pendoit à ladicte porte, lui demandoit son 
nom, et puis l'aloit dire au défendeur, et de là s'en 

1. Heurté. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 117 

retournoit querre le nayn et le jayant, qui venoient 
mectre ens ledit assaillant. Ainsi vint hurter à ladicte 
porte mondit seigneur de Ravenstain, laquelle fut 
ouverte après lesdictes solempnités. 

Mondit seigneur de Ravenstain entra ou champ moult 
richement en une littiere portée à deux chevaulx, 
ladicte lictiere painte de bleu et blanc, qui sont ses 
couleurs, et armoyée de ses armes, couverte d'un drap 
d'or velours cramoisy, garnie de pluiseurs gros pom- 
meaulx tous de fin argent. Là dedens estoit il couchiés 
sur deux grans coussins de drap d'or cramoisy, et 
estoit armé, et sur son harnas une robe de camelot 
de soye fourrée d'ermines, les deux chevaulx de ladicte 
littiere harneschiez de velours bleu garny de platines 
d'argent, deux paiges sus vestus comme ses aultres 
paiges, est assavoir depalletos de velours bleu, la moi- 
tié semée d'orfavrie blanche à ung collier d'orfavrie 
dorré; et de chascun costé de ladicte littiere aloient 
deux gentilzhommes vestus de velours bleu à tout 
chainnes d'or. Avec ladicte littiere estoit mené ung 
cheval en main pour monter ledit chevalier, houssié de 
drap d'or bleu velours, chargié de grosses campanes 
d'argent, et ung aultre housse de drap d'or velours 
violet, chargié de campanes d'argent à manière de 
poires grosses, sur lequel estoit ung paige vestu comme 
dessus, et ung aultre cheval portant deux panniers 
couvers de velours noir, chargié de campanes comme 
dessus, ung petit fol dessus habilliez comme les 
paiges. En tel estât le conduisit devant les dames, et 
là lisit une lectre messire Olivier de la Marche vestu 
d'une robe de velours bleu. Puis s'alla ledit chevalier 
heaulmer, et revint faire son debvoir, auquel le ser- 



118 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

virent de lances messire Anthoine et messire Josse de 
Lalaing, monseigneur de Peruwez de Haynnaut, mon- 
seigneur de Herchoubbez, et ledit messire Olivier, 
habilliez de mantelines de velours bleu, pourpoins de 
satin cramoisy, harnas de chevaulx de velours bleu, 
bordez de blanc, tous chargiez de campanes d'argent. 
Et le servoit aussi le bastart de Saveuse, son escuier 
d'escuyrie, habilliez de velours bleu. 

Quant j'ay dit de monseigneur Adolf, à ce commen- 
cement je dois dire de nostre chevalier à l'arbre d'or 
comment il vint pour le recevoir très honnorablement, 
vuidant hors d'une porte dorée à ung arbre d'or qui 
estoit à l'autre part du champ. 

Monseigneur le bastart se fîst amener ou champ en 
ung riche pavillon de damas blanc et jaune, à une 
gouttière de drap d'or violet, bordé par bas de 
velours vert, et si fut lors servy de monseigneur de 
Cohem, monseigneur de Montra vel, messire Hugues 
de Lannoy, seigneur de Biaumont, messire Phelippe 
de Cohem et messire Josse de Varsennare, ayant 
chascun demie houssure de velours violet bordez de 
cresée 4 blanche, chargié de grosses campanes d'argent, 
et de Jehan de Maulpas et Alardin Bornel, ses escuyers 
d'escuyerie, ayans harnas de chevaulx chargiez aussi 
de pareilles campanes d'argent. Et mondit seigneur 
ayant sondit cheval couvert d'une riche houssure d'or- 
favrie à ung arbre d'or, et portoit ung escu vert et 
toute la feste durant. 

En tel estât assemblèrent ces deux nobles chevaliers 
et jousterent très puissamment l'un contre l'autre par 

1. Étoffe de laine croisée. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 119 

l'espace de demie heure, qui estoit le temps ordinaire 
pour chascun et non plus; mais des lances qu'ilz ne 
aultres rompoient, je ne fay nulle mencion, affin que 
mon escript n'en soit à nul desplaisant, ainchois pour- 
sieurray de jour en jour sur le fait de leurs estas à 
venir. Et quant au fait aussy des heraulx, tamburins et 
trompettes qui venoient acompagnier les jousteurs, 
vous debvez sçavoir une fois pour toutes que chascun 
qui venoit en estoit grandement accompagniés, les 
aulcuns pour ce qu'à eulx meismes appartenoient, les 
aultres pour les dons qu'ils en esperoient. Si m'en 
remetz en la consideracion des lisans. 

Ledit temps de demie heure passée, le nayn corna, 
les seigneurs dessusditz coururent les planchons pour 
les dames comme chascun fist et que les chapittres 
contenoient. Et, ce fait, se départit la seignourie et s'en 
revint à court, où le soir on fist le riche et solennel 
bancquet, dont devant estfaicte mencion. Là se trouva 
chascun fort en point, mais je seroye trop prolixe à 
declairer les riches robes et habillemens d'orfavrie, de 
brodure, de draps de diverses sortes et grosses 
chainnes que chascun portoit à ces haulx estas ; si ne 
m'y suis point arrestez, fors seulement aux houssures 
et parures desdictes joustes et declaracion des bagues. 

Le lundi 1111 e jour, monseigneur le duc, les dames et 
les juges vindrent sur les rens ; si vint hurter en soy 
présentant à la porte monseigneur de Chasteauguyon, 
frère au prince d'Orenge, moult gentement en point. 
Il avoit sept serviteurs de lances habilliés de pour- 
poins de damas violet et mantelines de satin vert, 
chascun trois tours de chaine d'or au col et plumes 
blanches. Son cheval estoit houssié de drap d'or bleu, 



120 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

et avoit aprez lui deux paiges portans pourpoins de 
satin noir et mantelines de satin vert comme dessus, 
barettes de velours noir et plumes blanches, et autour 
de leurs colz plusieurs tours de chainnes d'or ; l'un des 
chevaulx desdits paiges houssié de drap d'or cra- 
moisi; l'autre de drap d'or violet. 

A l'encontre de mondit seigneur de Chasteauguion 
vint monseigneur le bastart, tousjours servi desdis 
escuiers d'escuierie en especial, son cheval houssié de 
drap d'or cramoisy. 

Ensievant mondit seigneur de Chasteauguion, vint 
sur le champ Charles de Visaen, acompaigniés des capi- 
taines et archiers de corps de mondit seigneur le duc, 
chascun à piet, une branche de may en la main ; et 
n'avoit que ung serviteur vestus de palletos d'orfavrie, 
et lui avoit son cheval houssié d'orfavrie blanche et 
dorée assise par bendes. 

Contre ledit Charles de Visaen vint monseigneur le 
bastart, harnaschié d'orfavrie à campanes d'argent. 

Le jousteur du lundi fut monseigneur de Fiennes, 
lequel servirent monseigneur de Roussy, monseigneur 
Jacques de Luxambourg, son oncle, messire Jehan de 
Luxembourg, son frère, et monseigneur le marquis de 
Ferare, habilliez de hoctons de velours noir et tané, 
et ung collier d'or de brodure devant et derrière 
brodé de fin or, ayans desoubz vestus pourpoins de 
satin cramoisy, et les chevaulx de messire Jehan de 
Luxembourg et de monseigneur le marquis avoient 
harnas de velours noir brodez à xxmi cloches d'argent 
pendans sur chascun ; cellui de messire Jacques de 
Luxembourg estoit de drap d'or de velours cramoisy, 
et celui de monseigneur de Roussy de velours noir 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 121 

broudé. Et avoit septchevaulx moult richement hous- 
siés, que ehevauchoient quatre paiges et palefrenier 
habilliez de palletos de velours noir, tous chargiés d'or- 
favrie blanche, et gros bastons de brodured'or fin, et 
ung large collier de pareille brodure, capronceaulx 1 en 
teste de satin tané et noir bordez de semence de 
rozettes, sa houssure de velours noir à grandes des- 
cendues de brodure de fin or, portans dessus la couppe 
jusques à la bordure qui estoit de bordure pareille 
grossement eslevée, la seconde de velours bleu semé 
de campanes blanches, le 111 e d'ermines bordé de drap 
d'or bleu, le mi e semée de talloces 2 en brodure d'ar- 
gent, le V e d'orfavrie blanche, le VI e de satin noir bordé 
et entersemé de bouillons d'argent, le vu 6 de drap d'or 
cramoisy. 

A l'encontre de mondit seigneur de Fiennes vint 
mondit seigneur le bastart, houssié de drap d'or vert 
brodé d'orfavrie d'argent. Gy sont les trois jousteurs 
de lundi. 

Lesquelz aians fait leur debvoir, mondit seigneur 
et chascun s'en revint à court où on fist ce jour ung 
bancquet de xxx plas de viande furnis de xm mes sans 
les entremés. Et si estoit nouveau dressoir et de nou- 
velle vaisselle, pendant lequel bancquet il vint en salle 
une grande beste, comme ung griffon, faire ung tour 
seulement pour resjouir la compagnie. Et si jua on 
audit bancquet une partie de l'enfance de Hercules, 
comme il est en la poetrie traictant d'icellui ; puis se 
fist la danse en fin dudit bancquet jusques qu'on ala 
couchier. 

1. Chaperons de petite forme; diminutif de caperon. 

2. Boucliers, écus. 



\%% MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Le mardi V e jour de jullet, vint à la jouste mondit 
seigneur, c'est assavoir en une maison sur le marchié 
où lui et les dames tant ce jour comme les autres regar- 
dèrent Testât ; lequel venu et lesditz juges, se vint pré- 
senter monseigneur d'Arguel, filz au prince d'Orenge, 
nepveu au duc de Bretaigne, lequel avoit ses servi- 
teurs vestus de pourpoins de satin noir et hoctons de 
velours vert, ayant chascun son harnas de cheval char- 
gié de campanes d'argent à façon de poire ; entre les- 
quelz en estoit monseigneur de Ravenstain. Il estoit 
houssié de drap d'argent cramoisy chargié de cam- 
panes; son escu estoit cramoisy, blanc et vert; s'avoit 
ung gros plumas sur son heaulme ; et après lui estoient 
trois pages vestus de robes de velours vert à deux 
plois de velours blanc, barettes de velours cramoisy en 
teste rebrussées 1 de velours noir, l'un de leurs che- 
vaulx houssié de drap d'or cramoisy, l'autre de drap 
d'or bleu, et le tierch de drap d'or velours violet. 

Contre mondit seigneur d'Arguel vint monseigneur 
le bastart, houssié de damas blanc bordé de velours 
cramoisy à une croix Saint Andrieu sur le dos d'orfa- 
vrie semés de larmes d'argent dorez à une fiolle d'ar- 
gent qui les espandoit. 

Le second de ce jour fut messire Anthoine de Hale- 
win, qui fut servy à la jouste du visconte de Furnes, 
de monseigneur de Hallewin, monseigneur de Hames 
et monseigneur d'Estrées vestus de pourpoins de satin 
cramoisy, journades de velours noir et tané, à ung 
y devant et derrière de brodure d'or, chascun une 
chainne d'or en son col, lui monté sur ung cheval 

1. A bords relevés. 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 123 

houssié de velours noir et broudé de feullages de fil 
d'or umbrée de grans Y, et sur chascun feullage une 
campane d'argent à fachon d'ancolies jusques au 
nombre de l ; et sy avoit trois paiges vestus de pour- 
poins de velours noir, robes de drap violet broudées 
d'ourfavrie. Le premier cheval desditz paiges houssié 
de violet velours cramoisy à tout i bort d'orfavrie, 
l'autre i ygraton 1 de drap d'or noir, l'autre de satin 
violet semé de bouillons d'argent doré, bordé de fil 
d'or à taches de cramoisy frangées à F environ. 

Et vint monseigneur le bastart contre lui, ayant une 
houssure d'orfavrie assise à façon de drap d'argent. 

Ce jour fut le tierch jousteur messire Jehan de 
Luxembourg, lequel servirent monseigneur de Roussy , 
monseigneur Jacques, son oncle, monseigneur de 
Fiennes et monseigneur le marquis de Ferare, vestus 
de pourpoins de satin noir et de hoctonsde satin bleu, 
à une fleur d'or devant et derrière ; ung fol devant eulx 
vestu d'orfavrie ; et si avoit quatre paiges et son pale- 
frenier vestus de paletos de velours noir chargiez d'or- 
favrie blanche et barettes 2 de sattin vert rebrachées 
de velours noir à grandes chiffres d'or devant et der- 
rière ; ledit messire Jehan ayant houssure toute d'or- 
favrie dorée très riche, son escu violet ; l'un desditz 
aultres chevaulx houssié de velours cramoisy bordé de 
drap d'argent bleu , le II e de satin bleu , à tout tron- 
chons d'argent, et à chascun une campane d'argent 
pendans; le m e de martres sables 3 ; le mi e de drap 
d'or cramoisy velours; le v e de velours noir semé de 

1. Mot inconnu. Ne faudrait-il pas lire : y grégeois? 

2. Sortes de toques ou bonnets. 

3. Martres zibelines. 



\%k MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

grandes lettres d'or. Ce sont ceulx qui jousterent ce 
jour et non aultres. 

Monseigneur le bastart venant à l'encontre dudit 
messire Jehan estoit houssié de velours tané chargié 
de brodure en barbequesnes 1 et ses lettres avec son 
mot à bordure de velours vert. 

Après ladicte jouste, que les seygneurs et dames 
furent retournez à court, il avoit en la grant salle ung 
riche bancquet préparé aux deux grandes tables, et à 
la haulte estoient assises en manière que furent les 
grandes naves pour les plas de viande, grandes tentes 
de soye à deux mas, banerolles dessus, et pour les 
pastez pavillons parez, dorez et johiez richement. Et 
si fut le service de xv mes de cuisine, et y avoit 
encoires nouveau dressoir assis et nouvelle vaysselle. 
A la dextre partie de la haulte table dessusdicte et 
droit devant icelle estoit une grande, puissante et 
haulte tour représentant celle de Gorchem 2 à façon de 
pierre bleue, bachicolemens 3 , faulces braies 4 et tout, sur 
laquelle tour en l'esquarguette avoit ung homme qui 
fist plusieurs remonstrances servans au pourpos tant 
desdictes tentes et pavillons comme desdicte tour, et 
aux fenestres d'icelle tour se monstroient première- 
ment, grans senglers 5 sonnans trompettes de guerre 

1. Barbequennes , de barbacane, ouvrage avancé à créneaux, 
terme emprunté à l'architecture militaire. 

2. Gorcum. 

3. Expression du dialecte de Douai, signifiant construction, et 
que M. Fr. Godefroy, dans son Dictionnaire de l'ancienne langue 
française, dit n'avoir rencontrée qu'au xvn e siècle. On voit qu'elle 
était usitée bien auparavant. 

4. Sorte de corridors établis en avant d'une enceinte fortifiée, 
et munis de murs crénelés, pour couvrir le pied de la forteresse. 

5. Sangliers. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 125 

bien et par ordre, puis, après iceulx retrais, lorsque 
ledit guet le dist, se monstrerent chievres jouans comme 
menestrelz très mélodieusement, tierchement, loups 
jouans de fleutes, et quartement, asnes qui chantèrent 
une chanson très plaisante ; et en la fin sallirent hors 
de ladicte tour six hommes en guise de singes, et dan- 
sèrent et firent merveilles. 

Le mercredi, le premier venant sur les rens fut 
messire Jehan de Chassa, seigneur de Monnet, servi 
de quatre gentilzhommes habilliez de bien riches 
robes à façon de Turcs ; et estoient devant lui quatre 
Moriens 1 et sur ung gros cheval à panniers en avoit 
deux et ung fol jouans de divers instrumens, ledit che- 
val houssié de velours violet broudé de lettres d'or, et 
y avoit ung cheval houssié de velours cramoisy broudé 
de nuées d'or, sur lequel cheval seoit une pucelle ves- 
tue de drap de soye vert royée, à tout une grosse 
chainne d'or au col, habilliée à la manière de Turquie, 
laquelle dame menoit ledit chevalier, icellui vestu 
aussy comme Turcq ; sur son harnas, son cheval hous- 
sié de velours noir semé du hault en bas d'orfavrie 
viaulatre ; et avoit deux paiges à piet portans chausses 
et robes d'orfavrie branlant; et puis avoit quatre 
aultres aprez lui habilliez comme Turcqs de bien riches 
robes, chascun dart ou poing, et ceulx de devant 
aussi, quiestoit riche et nouvelle chose à veoir. 

A l'encontre dudit monsieur de Monnet vient mon- 
seigneur le bastart, houssié de drap d'or velours cra- 
moisy bordé d'ermines. 

Le second de ce jour fut monseigneur Jacques de 

1. Maures. 



126 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Luyxembourg , lequel fut servi de monseigneur de 
Scalles, messire Jehan d'Oudeville, son frère, monsei- 
gneur de Roussy, monseigneur de Fiennes, messire 
Jehan de Luxembourg et monseigneur le marquis de 
Ferare, portans hoctons de satin bleu ; ledit monsei- 
gneur Jacques avoit mi pages et le palafrenier vestus de 
pourpoins de damas noir, mantelines de velours bleu, 
chausses de violet et bonnez vers; mondit seigneur 
Jacques houssié de drap d'or pers bordé de drap d'or 
violet, plumas pers, chamfrains de brodure ; l'un paige 
houssié de velours cramoisy bordé d'ermines, ledit 
houssure ayant une branche d'estoc sur le crupe du 
cheval de brodure d'or s'espandans aval, le feullage 
gros eslevé entresemé de feulles de chesne d'or, 
l'autre, de bleu et violet, à larges feulles d'orfavrie, 
semé de bouillons d'argent et bordée de velours noir 
semé de grosses larmes de fin or en broudure; le 
tierch, houssié de velours noir chargié de chiffres dudit 
seigneur et de y, les chiffres dorez, les y blans, et lar- 
gement campanes à demi dorées ; le quatre, de satin 
violet semé de cardons d'orfavrie, bordé de velours 
noir broudé de larmes et de fringes d'or ; le v% de drap 
de damas noir à chiffres et chardons de mondit sei- 
gneur en brodure semé de campanes dorées, bordé de 
damas blanc semé des mêmes campanes; le vi e , que 
menoit le palefrenier en main, estoit houssié de drap 
d'or noir et violet cramoisy. En tel estât entra sur le 
champ. 

A l'encontre de lui vint monseigneur le bastart 
houssié de drap de velours bleu sur crupe et cringne 1 , 

1. Groupe et crinière. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 127 

ayant ung rabot et toute la houssure semée de rabo- 
tures d'argent. 

Le tierch venant sur le champ fut messire Philippe 
de Poitiers, seigneur de la Frète, servi de monsei- 
gneur de Dormans, son frère, le visconte de Furnes, 
messire Anthoine et messire Josse de Lalaing, portans 
pourpoins de satin noir, palletos de taffetas vermeil et 
chainnes d'or en leurs eolz ; et estoit amené d'une fil- 
lière sur le champ par une pucelle à cheval, vestue de 
taftas blanc, cheveulx pendans, chapiau de roses en 
teste, ung coler d'or au col, son cheval couvert de 
colletés de soye tout semé de violettes ; ledit seigneur 
ayant escu blanc, lui houssié de satin cramoisy bro- 
chié d'or, semé de campanes de vaches d'argent. Et 
avoit deux paiges habilliez de robes volans, le corps 
de taftas vermeil et noir, et petites chappes de satin 
noir; l'un des chevaulx desditz paiges houssié de 
velours noir, et une descendue sur la cruppe de velours 
cramoisy violet ; le second houssié d'un drap d'or bleu. 

Ci vint monseigneur le bastart contre ledit Poitiers, 
houssié de velours noir semé d'orfavrie blanche. 

Le quatriesme ledit jour fut messire Glaude de 
Vauldré, ayant dix serviteurs habilliez de mantelines 
de damas devant vert et derrière violet, sa houssure 
de velours sanguin et vert semé de coquilles d'or en 
brodure, entresemé de campanes d'argent. 

Contre ledit Vauldré jousta monseigneur le bastart, 
houssié de drap d'or cramoisy et bordé de cresée 
blanche. 

Celui jour se fist le souper à court, et n'y eut point 
de banquet jusques à lendemain. 

Le jeudi jousta le premier monseigneur le conte de 



128 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Saulme, lequel servirent quatre nobles hommes habil- 
liez de hoctons de damas noir et violet ; s'estoit ledit 
conte houssié de drap d'or bleu velours; ung paige 
vestu de damas noir et violet, houssié de velours vio- 
let semé de grosses campanes d'argent environ de 
cent. 

Encontre lui vint monseigneur le bastart houssié de 
satin cramoisy et chargié à façon de gorgerins de 
haubergerie d'argent. 

Le deuziesmefut messire Bauduin, bastart de Bour- 
goigne, qui fut servi ce jour de monseigneur de 
Montferrant, le bailli de Bruges, Guillelme de Ternay 
et Guiot de Fougny, vestus de mantelines de velours 
bleu à lettres de brodure devant et derrière, pourpoins 
de satin cramoisy les trois, ledit Montferrant de drap 
d'or, et chascun harnas de cheval chargié de campanes 
d'argent, capeletz de satin vert et plumes blances, et 
chascun une grosse chainne d'or aux colz ; ledit mes- 
sire Bauduin houssié de velours bleu semé de plumes 
en brodure qui sont sa livrée, ayant une longue bane- 
rolle de samis 4 vert sur le heaulme ; et après lui trois 
paiges vestus de robes de velours bleu semé de 
chiffres d'orfavrie blanche et dorée ; le second, de drap 
d'or cramoisy bordé de satin figuré noir, les figures 
rouges ; le tiers, de velours violet semé de campanes 
d'argent et une très grosse sur le dos du cheval ; le mf, 
houssié de velours noir broudé d'orfavrie à sa devise. 

Monseigneur le bastart jousta contre ledit messire 
Bauduin portans harnas de cheval de damas blanc 
chargié de brodure et semé de campanes d'or. 

1. Sorte de satin tramé d'or. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 129 

Le tierch de ce jour, monseigneur de Renty, servi à 
ladicte jouste de monseigneur Adolf de Gleves, mon- 
seigneur Jacques de Luxembourg, monseigneur de 
Bievres, monseigneur de Fiennes et messire Jehan de 
Luxembourg, vestus de pourpoins de damas noir, man- 
telines de satin blanc, à tout chainnes d'or aux colz ; 
lui houssié de velours noir, decopé tout en figure de 
7 Y 7 monstrant sur satin blanc. Et avoit trois paiges 
portans porpoins de satin noir et mantelines de satin 
blanc, l'un houssié de drap d'or cramoisy, l'autre de 
velours bleu semé de tout a. b. c. cl., etc., en brodure 
d'or, l'autre de drap d'or vert. 

Et contre mondit seigneur de Renty jousta monsei- 
gneur le bastart, houssié de velours tané chargié en 
manière de testes de lions plattes tenant chascune teste 
ung aneau ront en sa bouche d'argent, bordé de tafe- 
tas vert. 

Le jour meismes, après que monseigneur le duc et 
les dames eurent veu les joustes, ilz vindrent à ung 
très gracieulx bancquet qui estoit préparé au lieu que 
dessus, lequel, touchant le service, fut très grant, car 
on y servit de xxim mes. Et pour nouvelleté y ot sur 
les tables aultrefois dictes olifans, licorgnes, drome- 
daires et cherfs { grans et richement fais, chascun 
portans coffres sur le dos plains d'espicerie et homme 
dessus, chevauchant lesdictes bestes entresemées de 
paons et chisnes 2 moult riches, toutes lesdictes armoiez 
des armes des seigneurs de la Toison d'or et de plu- 
sieurs aultres nobles. Et en tant con estois assis audit 



1. Cerfs. 

2. Cygnes. 

rv 



130 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

bancquet furent perjouez encores certains fais d'Er- 
cules, si comme quand il ala querre sa dame en enfer, 
etc. Audit bancquet fut on jusques à deux heures 
après mienuit. 

Le vendredi y ot très noble assemblée sur les rens, 
car monseigneur de Scalles, Anglois, y vint pour 
ladicte jouste; mais à cause que lui et monseigneur le 
bastart sont frères d'armes, monseigneur Adolf de 
Cleves soustint le pas, dont il advint que, mondit sei- 
gneur le bastart estant en robe sur les rens regar- 
dant sondit frère d'armes, ung cop de piet de cheval 
lui mist très villanement le genoul hors du lieu, et 
ne pot faire plus avant, mais fournirent ceulx qui 
seront ditz. 

Monseigneur de Scalles vint donc sur les rens très 
honnorablement, car premièrement il avoit service 
de tous les Anglois, et les nostres, de grant couraige, 
lui faisoient compagnie ; ses serviteurs estoient douze 
pour le lance, monseigneur Jacques de Luxembourg 
y est et monseigneur de Fiennes, monseigneur le 
marquis, les aultres Anglois, et messire Jehan de 
Luxembourg, portans palletos vers à une ancolie de 
brodure, aulcuns de damas, aultres de satin figuré ; et 
leurs chevaulx avoient harnas de velours tané à tout 
xii fleurs d'ancolies d'argent sur chascun cheval, et 
chascun une chainne d'or au col. Et avoit six paiges 
vestus de pourpoins de satin noir, mantelines de satin 
figuré vert, semées d'ancolies d'argent, barettes de 
velours noir rebracées de drap d'or cramoisy à plumes 
jaunes et houseaux blancs. Ledit seigneur avoit son 
escu de drap d'or cramoisy et bleu, houssié de drap 
d'or velours cramoisy et bleu; lesditz paiges, l'un 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LÀ MARCHE. 131 

houssié de velours tané, semé de grosses campanes 
et grosses ancolies d'argent ; l'autre de drap d'or cra- 
moisy velours, bordé de velours noir semé d'orfavrie 
blanche; le tierch de drap d'argent violet bordé de 
drap d'or bleu à grandes estendues de velours cra- 
moisy semé de campanes ; l'autre de velours cramoisy 
semé de ses chiffres en brodure d'or, à grans esten- 
dues de drap d'argent et velours noir, semées de 
houpes d'or; l'autre de velours gris semé de grans 
pièces de drap d'or noir et de campanes d'argent; 
l'autre de velours bleu semé de larmes d'argent, 
bandé partout d'ermines, bordé de damas gris semé 
de ses chiffres en brodure d'or. 

Item, contre lui joustant fut monseigneur de Ravens- 
tain, houssié de velours cramoisy chargié d'orfavrie 
d'or et d'argent à feullages. 

Le second de ce jour fut monseigneur de Roussy, 
lequel se fist amener sur le champ en ung très grant 
chastiau à quatre tours et une grosse au milieu. Et 
estoit le chasteau quarré de machonnerie de pierre 
noire, bien fait et bien garny de tout ce qu'à veue de 
chastiau appartient. Là dedens vint jusques sur le 
champ devant les dames où il sailloit dehors armé et 
monté. Si estoit à son devant le nayn d'Engleterre, 
vestu d'une robe de velours noir à ung ploy 1 blanc, 
et quatre chevaliers qui le servirent, c'est assavoir 
monseigneur de Fiennes, messire Jehan de Luxem- 
bourg, monseigneur le marquis de Ferare et messire 
Anthoine de Halewin, vestus de pourpoins de satin 
cramoisy et hoctons de satin noir à ung ploy blanc. 

1. Pli ou bande. 



132 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Et avoit ledit seigneur sept chevaulx couvers ; le 
sien estoit houssié de damas blanc traillié de fil d'or, 
semé de a. e. partout en brodure, et avoit sur son 
heaulme ung long volet; puis avoit quatre paiges et 
son palefrenier et ung varlet à piet menant ung des- 
trier, ledit varlet vestu de velours noir à ung ploy 
blanc. Le premier desditz chevaulx desditz paiges 
houssié de velours noir, bordé de velours cramoisy, 
chargié de campanes d'argent; le second chargié à 
force d'orfavrie blance ; le tierch de satin cramoisy à 
une grosse branche ou estoc de brodure d'or haute- 
ment eslevée jettant ses feullages tout avant la hous- 
sure ; l'autre estoit aussi de brodure d'or entièrement 
toute faicte de gaufrure quarelée comme machonnerie, 
entresemée de larmes d'argent et de fenestres à deux 
testes de dames et une d'homme, et semée de a. e. 
tousjours, bordée ladicte houssure d'une galerie de 
brodure faicte à gros piliers, en chascun parquet ung 
grant pot de violiers ou lectres et tout de brodure 
d'or, d'argent et de soye, semée aussi de larmes; 
l'autre encores estoit de brodure d'or hault eslevée de 
grandes feulles entresemées de lettres et larmes 
d'argent de brodure ayant sur la coingne 4 une grosse 
fleur d'or faicte à l'aguille, bordée de satin cramoisy, 
entresemée que dessus, fringié de noir. Le destrier en 
main houssié de drap d'or cramoisy. Et povez sçavoir 
que lesditz paiges et palefrenier avoient vestues 
mantelines de pareille estoffe chascun à sa houssure, 
pourpoint de satin noir et barettes de velours noir 
decoppées dessus de drap noir et blanc. 

1. L'angle. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LÀ MARCHE. 133 

A l'encontre de mondit seigneur de Roussy jousta 
pour monseigneur le bastart Charles de Visaen, hous- 
sié de damas blanc semé d'arbres d'or, atout un 
bort de velours violet à arbres d'or. 

Le tierch pour le jour fut Jehan de Rochefay, dit 
Rosquin, premier escuier d'escuierie à monseigneur 
le duc, servy de monseigneur d'Aussy, messire Phi- 
lippe de Crevecuer, Drieu de Humieres et Simon, 
frère audit Rosquin, vestus de pourpoins de velours 
cramoisy, hoctons de velours vert semé d'orfavrie 
blance atout deux lettres; l'escu dudit Rosquin et sa 
houssure de velours vert bordé de velours tané char- 
gié d'orfavrie, et par dessus lettres d'orfavrie, l'une 
dorée et l'autre blanche, et n'avoit nulz paiges. 

Ledit Charles de Visaen jousta encoires contre ledit 
Rosquin, houssié d'ermines à bordure de martres 
sables. Ainsi la jouste fina pour le jour. S'en revint on 
souper à court, et n'y eult ce venredi ne le semmedi 
point de bancquet. 

Le semmedi revint monseigneur le duc sur les rens, 
les dames et lesdis juges; puis vindrent ou champ 
deux chevaliers ensamble, dont l'un estoit nommé 
messire Jehan de Ligne, seigneur de Rely, et l'autre 
messire Jacques de Harchies. Ces deux sont compa- 
gnons; si se habillèrent pareilz, est assavoir qu'ilz 
avoient six serviteurs pour la jouste, vestus de hoc- 
tons, le dessus de velours violet et le dessoubz de 
velours noir à une chiffre d'or devant et derrière, à 
une chainne d'or es colz chascun ; leurs houssures de 
velours violet bordé de velours noir chargié de cam- 
panes d'argent, les escus noirs et la chiffre d'or 
devant dicte. 



134 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Phelipe de Poictiers jousta pour monseigneur le 
bastart contre messire Jehan de Ligne, ayant harnas 
de cheval d'orfavrie d'argent. 

Et contre messire Jacques de Harchies ledit Poitiers, 
houssié de satin de coulleur de fleurs de peschier, à 
grosses feulles d'argent comme plumes en brodure, 
pendans au col du cheval, colier de campanes dorées. 

Après ces deux vint ou champ messire Phelippe de 
Crievecuer, ayans douze compaignons à piet devant 
lui, vestus de paletos de tafetas blanc et vert, et pour 
serviteurs monseigneur d'Aussy, monseigneur de la 
Roche, Guillelme Bournel et Rosquin, portans pour- 
poins de damas tané et hoctons de drap d'or cra- 
moisy, ayans trois paiges vestus de pourpoins de satin 
cramoisy, mantelines de damas blanc semées de larmes 
d'orfavrie dorée à ung collier d'orfavrie dorée en façon 
de gorgerin, barettes de velours vert et plumes vertes 
et blanches, l'un houssié de drap d'or vert, l'autre de 
drap d'or noir, le tierch de drap d'or bleu, et lui de 
drap d'or cramoisy, son escu de drap d'or vert. 

Item, jousta contre lui ledit Poitiers, houssié de 
velours bleu chargié de campanes dorées et blanches. 

Le quart jousteur de ce samedi fut messire Jehan de 
Doudeville, frère à monseigneur de Scalles, lequel fut 
amené à toute solemnité tant des nostres comme des 
Anglois. Et le servoient monseigneur de Scalles, mon- 
seigneur Jacques de Luxembourg, monseigneur de 
Roussy et sept Anglois vestus de satin figuré, par moi- 
tié ressamblant drap d'or et l'autre moitié de drap 
d'argent. Si estoit ledit seigneur houssié de drap d'or 
velours blanc bordé de drap d'or cramoisy. Après lui 
quatre paiges habilliez de pourpoins de satin noir, 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 1 35 

mantelines telles que lesditz serviteurs; le premier 
houssié de drap d'or velours moitié cramoisy, moitié 
bleu; le II e de drap d'or noir velours; le tierch de 
drap d'or cramoisy velours. Item, lui menoit on en 
main ung destrier couvert de très riche drap d'or, la 
selle garnie de drap d'or bleu à chamfrain de brodure 
d'or fin ; celui qui le menoit vestu d'une longue robe de 
velours noir, son cheval houssié de velours violet semé 
de campanes dorées et blanches. 

En tel estât fut ledit messire Jehan receu à la jouste 
dudit Philippe de Poitiers, houssié de martres sables 
bordé d'ermines. 

Le cinquiesme ce jour fut monseigneur de Ternant 
servy de monseigneur d'Arguel, messire Mile de Bour- 
bon, messire Jehan de Bourbon, chevalier de Rodes, 
et Phelippe Copin, portans palletos de satin violet; 
ledit seigneur houssié de drap d'or cramoisy, char- 
gié de campanes d'argent, et dessoubz la houssure ung 
harnas de cheval pareil, qui demeura ou jousteur quant 
on osta la houssure. 

Contre mondit seigneur de Ternant jousta Poitiers, 
ayant ung harnas de cheval d'orfavrie d'argent à rennes 
pendans. Ainsi fina la journée, car il estoit bien tart 
quand les seigneurs et dames revindrent à court et bien 
largement heure de souper. 

Le dimence après disner, à heure acoustumée, les 
seigneurs et dames venus, vint soy présenter à la 
jouste Pierre de Bourbon, seigneur de Carency, lequel 
servoit Phelippe de Bourbon, son frère, messire 
Anthoine et messire Josse de Lalaing, et Mile de Bour- 
bon, vestus de palletos de satin cramoisy bajoés 1 de 

1. Chargés. 



136 MÉMOIRES D'OLIYIER DE LA MARCHE. 

bestes devant et derrière en brodure d'or, bonnetz 
blancs en teste, son escu de velours cramoisy à une 
bajoe 1 et ung d'or 2 ; et estoit houssié de velours cra- 
moisy bordé de drap d'or noir. Si avoit trois paiges 
habilliez de pourpoins de satin noir, mantelines de 
satin figuré bleu et bonnetz blans, houssiés l'un de 
drap d'or velours noir, l'autre de velours bleu char- 
gié de trois grosses campanes d'argent, aussi grosses 
comme testes d'enfans, et grandes bajoes d'argent, le 
tierch houssié de drap d'or bleu velours. 

En ce point le receupt Phelippe de Poitiers, houssié 
de drap d'or bleu velours à ung saultoir, et bordé de 
velours violet. 

Le second de ce jour fut monseigneur de Contay, ses 
serviteurs habilliez de velours noir en hoctons, lui hous- 
sié de drap d'or noir, et I paige houssié de drap d'or 
cramoisy velours, ledit paige vestu de velours noir. Et 
de la première course que ledit monseigneur de Con- 
tay courut contre Phelippe de Poitiers, il le desarma 
et fut blechié ou corps, tant qu'il le convint cesser. 
Ainsi demeura là mondit seigneur de Contay jusques 
que tost après entra monseigneur le marquis de Ferare. 

Ledit Phelippe de Poitiers, ou nom que dessus, avoit 
une houssure de drap d'or velours vert, atout ung 
bort de damas blanc et une croix de Sainct Andrieu 
sur le clos du cheval, de damas blanc. 

Monseigneur le marquis à sa venue estoit gentement 
en point. Il fut servy de monseigneur de Roussy, mon- 
seigneur Jacques de Luxembourg, monseigneur de 

1. Hotte, panier, manne d'osier, qui forme la charge d'un 
homme. 

2. Un os de cheval, d'après les Mémoires, t. III, p. 181. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 137 

Fiennes et messire Jehan de Luxembourg, vestus de 
palletos de satin bleu, a. e. m. en brodure d'or, 
capronceaux rebracés de velours noir, decoppez de 
drap violet, ayant xii chevaulx parmi le sien qu'il 
chevauchoit, les six houssiés et lesaultres harnaschiés; 
ceulx qui les chevauchoient vestus de robes toutes 
chargées d'orfavrie blanche, à manches de velours 
noir, capronceaux telz que dessus et pourpoins de 
velours. Les six harnas de chevaulx tous de brodure 
et les houssures, la sienne de satin bleu semée de ser- 
viettes d'or et de brodure de miroirs et fleurs pareilles, 
entrefournie d'orfavrie blanche, brodée de grans 
chiffres d'or et bordure pareille très large et haulte; 
l'un de ses paiges houssié de velours violet chargié de 
roses dorées boutans hors gros aneaux d'argent à trois 
neulx dorez, l'autre de velours noir semé de grosses 
pommes d'argent, à quoy on gette feu es bateaux en 
la mer, de nuées et campanes tout d'argent; le tierch 
de satin figuré gris chargié de reschauffoirs d'argent à 
demie dorure gectans flambe en hault, semée en la bor- 
dure de chardons d'or ; la quarte de damas jaune semée 
de lunes gectans rays et larmes d'argent ; le V e de 
velours vert semée de chardons dorez, de campanes 
et de feulles de chardons d'argent. 

En tel estât jousta mondit seigneur le marquis contre 
monseigneur de Contay, lequel ne chambga point sa 
houssure. 

Après la retraite de monseigneur le marquis fist on 
armer monseigneur Glaude de Vauldré pour jouster 
pour l'arbre d'or contre monseigneur de Contay, et 
vint ledit messire Glaude sur le champ, houssié de 
drap d'or vert semé de campanes d'argent. 



138 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Ledit jour de dimence, aprez la jouste finée, se fist 
ung bancquet à la court, où les seigneurs et les dames 
furent servis très plentineusement seulement en vais- 
selle sans personnages, et y fut servy tant de euisine 
comme de fruiterie et espicerie de xxim mes, et pen- 
dant ledit bancquet se parjoua l'istoire d'Ercules, qui 
estoit commencée auparavant. 

Le lundi XI e jour, nul ne jousta que monseigneur le 
duc, lequel, comme avoient fait les aultres chevaliers, 
vint ou champ à très grant estât ; car, avec l'officier 
d'armes qu'il avoit devant lui et de toutes sortes de 
menestrelz, trompettes et clarons, xn chevaliers le 
servirent, c'est assavoir monseigneur de Scalles, mon- 
seigneur d'Arguel, monseigneur de Ghasteau Guiaut, 
messire Jacques de Luxembourg, monseigneur de 
Fiennes, monseigneur de Roussy, messire Jehan de 
Luxembourg, monseigneur le marquis de Ferare, mes- 
sire Bauduin le bastart, messire Phelippe Pot, mon- 
seigneur de Ternant, monseigneur de Rochefay, dit 
Rosquin, lesquelz estoient vestus de pourpoins de satin 
cramoisy et de hoctons tous chargés d'orfavrie d'or sur 
champ violet ; et dix paiges habilliez de mantelines 
pareilles, à barettes de velours bleu et plumes blanches ; 
lequel mondit seigneur estoit houssié d'une houssure 
de menue orfavrie d'or en brodure, bordée de deniers 
d'or assis en branlant ; une aultre de velours cramoisy 
à grans fusilz d'or en brodure et le feu partout semé ; 
ung de velours bleu fait d'orfavrie d'or en façon de 
drap d'or; ung aultre de drap d'or noir; l'autre de 
drap d'or cramoisy, l'autre en brodure de petis 
fusiz; le destrier en main, de velours cramoisy, plain 
de deniers d'or branlans; les aultres chevaulx tous 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 139 

houssiés d'orfavrie en pluiseurs façons ; ledit palefre- 
nier habiîlié comme les paiges, et chascun cheval cham- 
frain de brodure de soye, et la houssure et plumas de 
la couleur. 

Ainsi mondit seigneur venu sur le champ, vint contre 
lui monseigneur Adolf de Cleves, seigneur de Ravens- 
tain, faisant porter sur lui ung riche pavillon paie de 
damas blanc et violet, duquel il vuida près de la 
toille, prestpour courre. Si avoit sept paiges et aultres 
tant chevaliers comme escuiers jusques à xx chevaulx, 
portans les meismes houssures ensamble qui l'une 
aprez l'autre avoient servy à la jouste précédente. En 
tel estât, saillant dudit pavillon, jousta contre mondit 
seigneur le duc. 

Si debvez sçavoirque, ce dit jour, dès deux heures 
après midi, se fist apporter monseigneur le bastart qui 
avoit le genoul hors du lieu, en une riche littiere painte 
comme drap d'argent et couverte de drap d'or, sur le 
champ, lui vestu d'une riche robe d'orfavrie d'or. 

Quant mondit seigneur le duc et monseigneur de 
Ravenstain eurent jousté leur temps, le nayn corna ; 
si jousterent pour les dames, puis se retrairent. 

Et, incontinent ce fait, vint hors de la porte de 
l'arbre d'or ung destrier bay chargié de deux panniers 
de cuir plains du harnas et l'escu dessus, sur quoy et 
en quoy jousta monseigneur le bastart contre monsei- 
gneur d'Arguel, ledit destrier houssié de velours noir 
chargié d'orfavrie; lesditz panniers couvers d'un 
velours violet; lequel destrier, couverte, harnas et escu 
les officiers d'armes, le nayn et le jayant, après grand 
deliberacion et pluiseurs manières observées, présen- 
tèrent sur le champ devant les dames à mondit sei- 



140 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

gneur d'Arguel pour le plus avoir rompu de lanches 
à ladicte jouste. 

Ladicte jouste faicte, mondit seigneur s'en ala desar- 
mer entrement que on deffist la toille et despeça tout 
le champ. Si s'en ala chascun armer pour le tournoy, 
meismes mondit seigneur le duc, et habillier chascun 
des xxim devant nommez en la jouste de l'arbre d'or 
de demies houssures de violet, aulcuns de velours, 
aultres de damas ou satin, tous semez d'arbres d'or, 
car les chapictres estoient telz qu'aprez ayant jouste ilz 
dévoient compagnier le chevalier entrepreneur audit 
tournoy. Ainsy environ l'eure de six heures et demie 
[vindrent] xxmi nobles hommes de dehors, desquelz 
estoit capitainne messire Charles de Ghalon, conte de 
Joingny, lesquelz se rengierent sur le champ, comme 
pour bataille, et leur furent présentées chascun lance 
ressamblant à fers esmolus. Et avoient chascun espée 
rabatue sans pointe, lesquelles ilz présentèrent aux 
juges pour eschiever l violence, et puis les reprindrent. 
Et tantost aprez vindrent les xxmi de l'arbre d'or vuy- 
dans hors de la porte dont vuydoit tousjours le cham- 
pion et se rengierent pareillement que les aultres, 
envoierent leurs espées et prindrent leurs lances. Ainsi 
regardoient l'un l'autre, et monseigneur le bastart les 
regardoit en sa dicte littiere. 

Et en tant qu'il touche de la venue de mondit seigneur 
le duc sur les rens pour ce tournoy, il estoit de sa per- 
sonne habillié comme les aultres, mais aprez lui il avoit 
x paiges et ung destrier qu'on menoit en main ; les- 
quelz paiges, varlet de piet et palefreniers estoient ves- 

1. Éviter. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 141 

tus de robes de velours cramoisy, le desoubz brodé de 
fin or ; et lesditz paiges à cheval , chascun collier de 
grosses roses de fin or au martel pendant au derrière 
jusques sur le cheval, à deux fillandres 1 de feulles de 
chesne d'or ; leurs chevaulx et ledit destrier en main 
houssiés de velours cramoisy, semé chascun de cent 
campanes de fin or pesans chascune ung marc, menans 
ung merveilleux bruit. 

Lesdis xlviii nobles hommes assamblez ainsi l'un 
devant l'autre, la trompette de guerre sonna; lors se 
ferirent en l'un l'autre des lances très victorieusement, 
puis ferirent des espées l'un sur l'autre chascun à son 
povoir, une bonne espace de tous costez du champ tant 
que le nayn corna, et les dames faisoient signe d'un 
volet. Après quoy à grant paine on les fist abstenir et 
retraire chascun à son renc ; lors osta monseigneur le 
duc son habillement de teste et vint d'un renc à l'autre ; 
si en fist pluiseurs par couples venir l'un contre l'autre 
corps à corps, qui se batoient desdictes espées vilaine- 
ment tant que le plaisir de mondit seigneur fut de faire 
retraicte. Lors deux à deux rentrèrent en la porte de 
l'arbre d'or, et passèrent devant les dames en ce point 
et ramenèrent mondit seigneur à court et mondit sei- 
gneur le bastart en littiere ; puis s'alla chascun desar- 
mer pour venir au bancquet et aux danses. 

Et en tant qu'il touche desdictes joustes et tournoy, 
la chose en la manière que dit est fut honnorablement 
conduitte en toute doulceur et en plus grant richesse 
qu'il ne m'est possible d'escripre que il ne fusse trop 
long. Car il ne futoncques jour que sur les rens, aux- 

1. Espèces de filets. 



142 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

dictes joustes et aux bancquetz pluiseurs ne fussent 
habilliez de riches vestemens d'orfavrie, de brodure, 
de pierrie, de riches draps, de houssures, de harnas 
de chevaulx ung jour l'un, aultre jour l'aultre, et pareil- 
lement aux bancquets et aux danses, meismes mondit 
seigneur le duc et monseigneur le bastart et leurs 
paiges chascun jour nouveau, et en ensievant les 
aultres princes et seigneurs. Pensez que chascun se 
monstroit dont je m'en passe de la déclaration, excepté 
du fait des armes et ce que y servoit. 

Le jour dessusdit, après le tournoy, on avoit préparé 
à court ung bancquet qui fut bien gracieux. Première- 
ment on avoit dressié ung riche dressoir garny de 
riche vaisselle, et, sur les trois tables de la grant salle 
dont aultre fois j'ay fait mencion, y avoit assis 
xxx arbres de chire l portans de toutes manières de 
fruits ; autour de la racine desditz arbres la viande 
mise dont il y avoit xx mes de cuisine, et pour les 
entremets y avoit personnaiges d'hommes et de 
femmes entresemez qui portoient J'un en une hotte, 
l'autre en ung chapiau, l'autre en son geron, fruiteries 
et espiceries, lesditz personnaiges pains de fin or, de 
fin argent et azur très richement. Et devant monsei- 
gneur, à sa table, y avoit une tour sur quoy estoit ung 
homme tenant ung dart, et de ladicte tour comme 
d'une fontaine partoit eaue rose très habondamment. 
Et dedens l'un des chandelers pendans à miroir dont 
j'ay parlé au premier bancquet y avoit ung dragon en 
la roche qui gettoit feu, et de ladicte roche respandoit 
eaue et feulles de roses sur les gens. Item, devant 

1. Cire. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 143 

ladicte table vint une très grande balaine gardée de 
deux jayans, laquelle avoit dedens son ventre deux 
seraines 1 et xn ou xm hommes habilliez estrangement, 
lesquelz hommes et seraines vuiderent hors de ladicte 
balaine pour danser, chanter et esbatre ; et desdiz 
hommes avoit qui se combattoient et les aultres dan- 
soient. 

En la fin dudit bancquet se commença la danse, à 
laquelle fut donné par les dames à messire Jehan 
d'Oudeville, frère à monseigneur de Scalle, le pris 
du tournoy. Et après firent quatre chevaliers adven- 
tureux crier une jouste à lendemain, puis s'en ala on 
couchier environ à trois heures. 

Le lendemain, aprez messe dicte, monseigneur le duc 
fist en la grant salle un très riche disner, auquel seoit 
avec lui le légat de nostre saint père, et les prélats, 
princes et seigneurs aux aultres tables. Après lequel 
disner, qui fut plentineusement servy et longuement 
dura, mondit seigneur le duc donna aux officiers 
d'armes, trompettes et menestrelz vi c frans en mon- 
noye, et lors commencèrent ilz à crier larghesse, 
larghesse à puissance. Et si donna mondit seigneur à 
Cestre, le herault anglois, une longue robe d'un riche 
drap d'or vert fourré d'ermines. 

En l'après disner on ala à la jouste, laquelle tindrent 
monseigneur d'Arguel, monseigneur Jacques de 
Luxembourg, monseigneur de Renti et monseigneur de 
Lens ; mais il n'y vint guaires de jousteurs que monsei- 
gneur de Roussy et le forestier de Bruges, nommé mon- 
seigneur d'Unterche, et deux aultres. Ainsi je me 

1. Sirènes. 



144 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

retrays et cessay d'escripre, car à lendemain, si comme 
on disoit, se debvoit la feste rompre et monseigneur 
partir de Bruges. 



GY FINE LE TRAICTIE DES NOPCES DE MONSEIGNEUR 
LE DUC DE ROURGOINGNE ET DE RRARANT. 



LETTRE D'OLIVIER DE LA MARCHE 
AU COMTE DE NEVERS 1 . 



A haut et puissant prince et mon très redoubté seigneur 
monseigneur le Comte de Nevers et de Retel. 

Haut et puissant prince et mon très redoubté sei- 
gneur, le plus humblement que je puis je me reeog- 
mande à vostre noble grâce ; et vous plaize savoir, mon 
très redoubté seigneur, que les materez dont nous 
parlamez vous et moi sont à ce menéez par desà que 
s'a nous ne tient la matere prendra bonne ysue. Vous 
estez fort amé et désiré par desà, comme vous dira 
monsieur de Vilarnoul, porteur de cestez, qui à son 
pouvoir se montre vostre cerviteur, et me samble, 
monseigneur, et à seux qui bien vous veullent, que 
vous ne devez prendre aultre chemin que cely quy vous 
dira pour le bien de ladite matere. Hault et puissant 
prince et mon très redoubté seigneur, je ne vous escris 
aultre chose fors que je prie à nostre seigneur quy vous 
doinct bonne vie et longue et voz haultx et noblez 
désirs accomplir. Escrit à Rruselle, le vu d'octobre, de 
la main 

Votre très humble cerviteur, 

Olivier de la Marche. 

1. Bibl. nat., ms. n° 2901, fonds français, fol. 17. 
iv 10 



MÉMORIAL DE LA FÊTE DE LA TOISON-D'OR 
TENUE A BOIS-LE-DUG EN J48-H. 



S'ensuyt ung petit mémorial compris sur la feste de la 
Thoison d'or solempnisée au Bois le Duc le vm e de 
may IHI XXI , contenant aucunes cérémonies faites à 
la feste dudit Thoison par monseigneur Varcheduc 
aV kustrice, etc., souverain dudit ordre, et autres 
chevaliers, frères et compaignons. 

Et princes vindrent de cheval le samedy aux vespres ; 
mais devant eulx precedoient xv heraulx, vestus de 
diverses armes, selon la nominacion des seigneurs 
ausquelz ilz estoient. Après venoient Thoison d'or, 
maistre Jehan le Gros, trésorier de l'ordre, et le doyen 
de Bruxelles, secrétaire d'icellui ordre, tous trois ves- 
tus d'une robe de vermeil velours et ung mantel du 
pareil jusques au piet, avec ung chapon 2 à courte cor- 
nette à la mode ancienne du pareil velours, et le col- 
liege de l'église avecques ceulx de la chapelle à tout 
chappes. Lendemain à la messe vindrent pareillement 
vestus, et à aler à l'offrande on les appelloit trois par 
ordre, affin que on veist quelz procureurs estoient com- 
mis pour ceulx qui n'estoient presens pour adonc en 

1. Ce fragment est extrait du ms. de la Bibliothèque nationale 
de Turin, l. v. 1, où il occupe du fol. 170 au fol. 172 inclusivement. 

2. Chaperon. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 147 

leurs lieux aler à l'offrande. Et sachiez que les raame- 
lus l n'y furent pas appeliez jusques au mercredy que on 
leur fîst leur deposicion et le dimence aux vespres. Et 
le lundy à la messe vindrent en habis noirs de la façon 
des premiers. Le mardy ensievant vindrent en blans 
habis de satin, et aux vespres en leurs premiers habis 
sans manteau. Le mercredy à la messe vindrent en 
communs habis. Le dimence ensievant fut fait l'office 
de saint Andrieu. Le second jour des trespassez; et 
quant vint à l'offrande pour ceulx qui estoient trespas- 
sez, offroit Thoison d'or à tout une chandeille ardant et 
au retour l'estaindoit; les autres offroient pour eulx et 
pour ceulx desquelz ilz estoient commis procureurs. 
Le tiers jour [fut fait l'office] de Nostre Dame et le 
derrenier du Saint Esperit. Après venoit le duc vestu 
comme les dessus nommez avec les autres chevaliers 
dudit ordre, et estoient tous leurs manteaulx batus en 
or par dessoubz d'un piet de hault, etc.; mais selon la 
plume les oiseaulx. 

P°. 

Mondit seigneur le duc d'Austrice, etc. Devant l'of- 
fertoire proclama Thoison d'or les filtres d'un chascun 
selon l'ordre dudit Thoison pour aler à l'offrande eulx 
ou leurs procureurs, et n'appelloit pour les trespas- 
sez ne lesmamelus comme dit est. Après fu appelle : 

Très hault et très puissant prince Jehan, Roy d'Ar- 
ragon et de Navarre, trespassé. Nulz ne offri pour lui. 

1. L'adjectif mamelu signifiait ordinairement, dans la langue 
du moyen âge, celui ou celle qui a de grosses mamelles, et, au 
figuré, qui est bien fourni. Ici, il semble désigner les chevaliers 
qui avaient trahi le chef de la Toison en échange de grands 
biens ou avantages. 



148 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Très hault et très puissant prince Edouart, Roy 
d'Angleter et seigneur d'Irlande, pour lequel se pré- 
senta monseigneur de Roman, et offry. 

Très hault et très puissant prince Fernande, Roy de 
Napples. Pour lui offri monseigneur de Nassou comme 
procureur. 

Très hault et très puissant prince Fernande, Roy de 
Gastille, de Lyon et de Sezille, etc. Pour lui offri mon- 
seigneur de Ravestein. 

Anthoine de Groy, seigneur de Porcien. Nul ne offri 
pour lui, car trespassé. 

Le Besque de Lannoy, seigneur de Molembays, tres- 
passé. Nul ne offry pour lui. 

Jehan de Melun, seigneur d'Anthoing. Pour lui offry 
monseigneur de Lannoy. 

Jehan, duc de Gleves, conte de la Marke. Pour lui se 
présenta monseigneur de Ravestein. 

Jehan de Neufchastel, seigneur de Montagu, subget 
naturel de mondit seigneur le duc, etc., chief et sou- 
verain dudit ordre, etc., lequel s'est aie rendre en 
France, et tenant parti contraire à mondit seigneur sans 
avoir renvoie le colier, ne gardé les status dudit ordre 
qu'il a juré. Il a esté jugié hors d'icellui ordre et déclaré 
inhabille de jamais plus porter ledit colier, etc. 

Jehan de Lannoy, comparu personnellement à toute 
la feste en habit comme dessus. 

Messire Phelippe Pot, seigneur de la Roche et de 
Nolay, [subget naturel de mondit seigneur le duc], 
chief et souverain dudit ordre, etc., s'est aie rendre 
au Roy, etc. Et à ceste cause a esté privé dudit ordre 
et déclaré inhabile de jamais plus porter ledit colier, etc. 

Messire Anthoine, bastard de Bourgoingne, conte de 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 149 

la Roche en Ardenne. Attendu que mondit seigneurie 
duc et autres chevaliers dudit ordre ne sont encores 
au vray informez s'il a delaissié à porter le colier 
d'icellui ordre, ne pris autre ordre, ne aussi comment 
il est traictié depuis son retour de prison, a esté dit par 
lesdits de l'ordre que son fait sera remis au futur cha- 
pitre dudit ordre de la Thoison d'or. 

Loys de Bruges, seigneur de la Grutuze, conte de 
Wincestre et prince de Steehuse. Pour lui se présenta 
messire Josse de Lalaing. 

Messire Adolf, duc de Gheldres, trespassé. 

Messire Phelippe de Crevecuer, seigneur d'Es- 
querdes, [subget naturel de mondit seigneur le duc], 
souverain du noble ordre de la Thoison d'or, lequel a 
esté nourry dès son enfance en la maison de Bour- 
goingne, et par cy devant a esté commis à la garde de 
pluseurs bonnes villes et places pour feux de très noble 
mémoire les ducs Phelippe et Charles de Bourgoingne, 
que Dieu absoille, assavoir : Abbeville, Boulongne, le 
Crotoy et autres, et que plus est estoit capitaine gêne- 
rai de Picardie, etc., et lequel avoit fait le serementet 
juré de les garder sans les mettre en autruy main, et 
au contraire de ce les a rendues au Roy et lui fait le 
serment, et avec ce a délaissée à porter ledit colier 
dudit ordre de la Thoison d'or, en mal recongnoissant 
les grans biens et honneurs qui lui ont par cy devant 
esté fais par lesdits ducs Phelippe et Charles, et, qui 
plus est, s'est mis et a fait guerre ouverte contre les 
pays de par deçà en livrant bataille devant la Vief- 
ville, car il estoit lors chief et capitaine de l'armée du 
Roy de France, en commettant par ce et autrement 
faulse trahison et desleauté, pour lesquelles causes, à 



150 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

grande et meure deliberacion , il a esté au chapitre 
dudit ordre présentement tenu, etc., privé et débouté 
dudit ordre, jugié et déclaré inhabille et indigne de 
jamais le porter. Et s'il eust esté présent audit cha- 
pitre, autre et plus grande correction lui eust esté 
déclarée selon ses mesmes demerittes et maléfices. Et 
pour donner congnoissance à chascun de ses dits malé- 
fices, a esté ordonné et déclaré par mondit seigneur le 
duc, etc., et mesdits seigneurs les chevaliers frères et 
compaignons dudit ordre que le tablet de ses armes 
mis et posé à la présente feste au cuer de l'église collé- 
giale dudit Bois le Duc sera hosté de la place où il a 
esté posé et sera porté, mis et actachié au grant portai 
de ladicte église, et ses armes reversées et mises à 
reboux. Fait que dessus. 

Messire Adolf de Gleves, seigneur de Ravestein, 
comparu personnellement pour lui tout durant la feste. 

Messire Jacques de Lucembourg, seigneur de Riche- 
bourg. Combien qu'il ait esté prins en exploix de guerre 
honnorablement et pour la querelle et deffense de ma 
très redoubtée dame Marie, fille légitime et héritière 
de mondit seigneur le duc Charles, chief et souverain 
dudit noble ordre de la Thoison, à présent femme et 
compaigne de mondit seigneur d'Austrice, etc., neant- 
moins, depuis sa liberté de prison, lui qui est cheva- 
lier dudit ordre, n'a pas seulement fait serment au Roy 
de France, leur adversaire, mais a delaissié de porter 
le colier d'icellui ordre de la Thoison d'or sans le rendre 
ou renvoyer, et a receu et porte publiquement l'ordre 
dudit Roy de France, s'est monstre en armes avec les 
ennemis de mondit seigneur, en exploit de guerre, et 
a receu par don et auctorité d'icellui Roy à son prouf- 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 151 

fit villes, places, terres et seigneuries appartenant à 
mesdits seigneur et dame et à leurs leaux vassaulx et 
subgectz, pour quoyila estéjugié hors d'icellui ordre, 
et déclaré inhabille pour jamais cy après plus le por- 
ter. Fait que dessus. 

Englebert, conte de Nassou et de Viende, seigneur 
de Breda, y fu en personne pour lui. 

Messire Jehan de Damas, seigneur de Clessy, se vous 
estiés en vie, veu et considéré les grans biens et hon- 
neurs que avez receuz en la maison de Bourgoingne, 
mesme de feu mondit seigneur feu le duc Charles, et 
les estrois services par vous fais audit ordre quand 
chevalier, frère et compaignon d'icellui, vous avez esté 
notté de pluseurs faultes souffisantes à vostre priva- 
tion dudit ordre, mais l'on a présentement esté acer- 
tené de vostre trespas, parquoy l'on délaisse le juge- 
ment à Dieu, nostre souverain juge. 

Messire Guillaume, seigneur d'Egmonde, y fu 
personnellement durant la feste. 

Josse de Lalaing, seigneur de Montigny, y vint per- 
sonnellement. 

Jacquet de Lucembourg, seigneur de Fiennes. Pour 
lui fist les hommaiges messire Josse de Lalaing. 

Phelippe de Savoye, conte de Baugey et seigneur de 
Bresse. Monseigneur de Romant, comme procureur, 
fist debvoir pour son frère. 

Phelippe de Groy, conte de Chimay, viconte de Bri- 
mon et baron de la Baue. Pour lui ofiri comme procu- 
reur monseigneur de Lannoy. 

Jacques de Savoye, conte de Romond, seigneur du 
pays et de Leuze, y fut personnellement. 

Welfart, conte de Grant Pré, seigneur de la Vere ; 



152 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

pour lui se présenta et offri comme procureur mondit 
seigneur de Nasso à toutes seremonies. 

Phelippe de Bourgoingne, seigneur de Beure. Mon- 
seigneur de Nasso se présenta pour lui et fîst les hom- 
maiges. 

Jehan de Bubempré, seigneur de Vendue 1 . Nul ne 
comparu pour lui. Il est trespassé devant Nanssy. 

Pierre de Lucembourg, conte de Saint Pol, de Linoy, 
de Bryane, de Marie, et seigneur d'Enghien. Pour lui 
offry monseigneur de Nassau. 

Messire Bettrement (ou Vettremien) de Lickestein 2 . 
Pour lui se présenta comme procureur messire Guil- 
laume d'Egmonde. 

1. Jeau de Rubempré est toujours qualifié : seigneur de Bièvres. 

2. Lisez : Bartholomé de Lichtenstcin. 



ADVIS DES GRANS OFFICIERS 

QUE DOIT AVOIR UNG ROY ET DE LEUR POVOIR 
ET ENTREPRISE 1 . 



Sacrée Majesté, mon très redoubté et souverain sei- 
gneur, le plus très humblement que faire puis je me 
recommande à vostrereale magnificence, monseigneur 
Maximilien, par la clémence divine Roy des Romains, 
Empereur apparant et toujours auguste. 

Je, Olivier, seigneur de la Marche, indigne premier 
maistre d'ostel de monseigneur l'archiduc d'Austriche 
vostre filz, et à vous humble serviteur et subject, aiant 
receu voz lettres qui me valent commandement par 
lesquelles me mandez que je vous envoyé ce que je 
sçay et ay apris des officiers qui appartiennent à Tes- 
tât d'un Roy, et me mandez de vostre grâce que, se je 
n'en ay aucune chose par escript, que je en face de 
tout nouveau selon mon advis et entendement, et com- 
bien que je n'ay le sens de si haulte chose comprendre, 
touteffois, pour obeyr à vostre mandement et escrip- 
ture, je employray la capacité de mon entendement à 
mettre par escript ce que je en ay peu enquérir, sça- 
voir et retenir. 

Sire, je ne tienne point en mes registres que j'aye 

1. Transcrit sur un ms. de la Bibl. impériale de Vienne, 
n° 3360. Cette pièce précède la copie de VÉtat de la maison du 
duc Charles. 



154 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

aucune chose par escript de ce que vous me deman- 
dez, mais j'ay careult * et pensé de vous en escripre 
mon advis en deux manières. La première manière, 
c'est des grans et principaulx officiers que doit avoir 
ung Roy, et ne me artre 2 point sur la manière d'Alle- 
maigne ne de l'Empire, car vous estes assez informé 
de ceste matière, et mieulx que je ne vous sauroye 
escripre. Mais vous informeré desestatutz de France, 
d'Angleterre et d'ailleurs, où vous pourrez avoir regard 
à vostre bon plaisir. Et pour la seconde manière, je 
vous envoyé en ce présent volume Testât du duc 
Charles, qui fut pour ung duc grant et magnificque, 
et en la manière que je l'enregistray, nous estant au 
siège devant Nuys, à la requeste du Roy Edouart d'An- 
gleterre qui m'envoya l'avitailleur de Calais pour avoir 
ledit estât par escript, pour ce que en celluy temps il 
vouloit descendre en France à puissance d'armes et 
se monstrer en son estât grant Roy et puissant, ce 
qu'il fist et descendit. Mais la conclusion de son voiage 
fut qu'il retourna en Angleterre par appointement, qui 
ne fut pas trop à son avantaige, et vauldroit mieulx à 
ung prince en prendre plus sobrement que se départir 
de son affaire en confusion . 

Et pour ce, sire, je commenceré et entreré en la 
première voye. C'est quelz officiers doit avoir ung Roy. 
Et n'est pas à entendre que en chascune office il ne 
puist et doye avoir qu'un seul officier; mais s'entend 
que, selon que les seignouries de son royaulme sont 
grandes, il se peult eslargir et tenir plusieurs officiers 
d'une vocation, comme je pourray dire cy après. 

1. Cru. 

2. Arrête. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 155 

Sire, toutes choses se doivent commencher par les 
divins offices. Et doit avoir ung Roy ung confesseur, 
prélat, docteur et renommé de bonne vie, et doit estre 
icelluy prélat aymé et obey du Roy touchant Testât de 
sa conscience. Et ne tienne point par escript ne autre- 
ment que qui n'ayme son confesseur et l'a en chierté, 
cremeur et révérence, à grant peine seroit il obey en 
ses divins commandemens de crainte d'en cheoir en 
pechic et maléfices. Car qui craint et ayme celluy qui 
le chastie et corrige, il monstre dévotion éternelle et 
toute espérance de la voye de Paradis. 

Ung Roy doit avoir ung grant chambellan et le nom- 
mer premier que tous les autres officiers, pour ce que 
c'est le plus prochain de la personne du Roy, et doit 
conduire la bannière du Roy en bataille. Il doit avoir 
les seaulx du secret en ses mains et, au regard des 
grans seaulx, soit pour previlleiges , pour paix et 
pour le fait de la justice, ilz doivent estre es mains du 
chancelier; et doit estre le grant chambellan ung des 
principaulx lieutenans du Roy, et doit estre obey en la 
maison comme la personne du Roy. 

Ung Roy doit avoir ung connestable, et doit estre 
lieutenant du Roy en toutes choses et principalement 
au fait de la guerre. Et se doit faire d'un homme noble 
et puissant, et qui puist soustenir et porter oultre Tes- 
tât de son office, tant ce que le Roy luy commande 
comme aussy les choses qui peuvent survenir devant 
luy des affaires du royaulme en l'absence du Roy. Il 
peult donner sauf conduitz, il peut cognoistre de gaige 
de bataille, et mesmement du fait de gaige, affin que 
par droit y soit congneu que le gaige est recevable ou 
qu'il face à rebouter. 



156 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Ung Roy doit avoir ung chancelier, noble de meurs, 
clerc et bien fondé en loix, et qu'il soit homme pour 
respondre soit en latin ou en la langue du royaulme. 
Et doit estre homme droiturier, droit en justice et en 
ses jugemens hors de toute faveur. 

Ung Roy, se son royaulme est scitué sur la mer, doit 
avoir ung admirai qui soit homme en noblesse et en 
povoir de telle qualité que le connestable. Et doit avoir 
telle autorité et telle puissance par tous les havres du 
royaulme, par la mer, par les nefz et navires, comme 
le connestable a sur terre. Et doit estre lieutenant du 
Roy es parties dessusdites et peult donner en la mer 
grâces et sauf conduitz et faire ce qu'un lieutenant de 
Roy peult faire. 

Ung Roy doit avoir ung mareschal ou plusieurs, 
selon l'estendue et quartiers de son royaulme, le 
mareschal qui est la place du connestable en l'absence 
d'icelluy connestable. Tous gens de guerre qui sont au 
service du Roy se doivent passer à reveues par le 
mareschal ou par ses commis, et prend droiz sur cha- 
cune paye aux paiemens desditz gens d'armes. Et doit 
ordonner le mareschal le prevost des mareschaulx et 
les prevostz des mareschaulx pour avoir regard à fur- 
nir les vivres en l'ost du Roy ou de son armée. Et doit 
le prevost tenir la justice du camp, du siège ou de 
l'armée du Roy ; et ne peult de soy faire grâce aux 
malfaicteurs, mais le peult faire le Roy, le connestable 
ou le mareschal. 

Ung Roy doit avoir ung grant maistre d'oste. Ce 
grant maistre d'oste doit congnoistre de toutes les 
serimonies et police de la maison du Roy, et les aultres 
maistres d'oste luy doivent obeyr. Et doit le grant 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 157 

maistre d'oste soingnier de recepvoir et aller au devant 
des embassadeurs et estrangiers venans à l'ostel du 
Roy, de les festoyer et conduire devers le Roy, ou de 
sçavoir quelz personnaiges les conduiront. Et est à 
entendre que, se les embassadeurs viennent de grant 
Roy ou de grant prince, ilz doivent estre selon leur 
maistre bien benigniez et honnorez. Et si doit le grant 
maistre d'oste soingnier des dons et des gratuitez que 
le Roy son maistre vouldra faire auxditz embassadeurs. 

Ung Roy doit avoir ung premier verlet de chambre, 
que nous appelions en la maison de Bourgoingne ung 
sommilier de corps. Et se doit avoir premier pannetier, 
premier eschanson, premier escuier tranchant et ung 
grant et premier escuier d'escuirye. Et d'iceulx je me 
déporte d'escripre, pour ce que en tous royaulmes ilz 
ont droiz et usaiges selon les coustumes de chacun 
royaulme. Et aussy se pourra veoir, par Testât du duc 
Charles, grand partie de la conduite d'iceulx estatz. 
Si soit prins en gré, sacrée Majesté, ce que j'ay peu 
enregistrer selon mon entendement en ensuivant ce 
qu'il vous a pieu moy mander et escripre. Et pour le 
second point je vous envoyé cy tenant de point en 
point et de mot à autre, ce que je mis enescript pour 
envoyer au Roy Edouart d'Angleterre, que Dieu par- 
doint. Sire, ayez pour recommandé le viellart de 
soixante seize ans et sa vielle compaîngne qui ne ser- 
vons en ce monde que de prier pour vous et pour 
vostre noble lignée. Fait en vostre ville de Bruxelles 
le dixiesme jour de juing l'an de grâce mil cinq cens. 

Ensuite on lit : C'est le double de Vestat du duc 
Charles de Bourgoingne envoyé par la Marche au Roy 
Edouart d'Angleterre. 



ESPITRE 



POUR TENIR ET CELEBRER 



LA NOBLE FESTE DU THOISON D'OR 



FAITE ET COMPOSEE PAR ET COMME S ENSUIT 



Mon souverain seigneur, mon prince et mon maistre, 
je, Olivier, seigneur de la Marche, indigne premier 
maistre d'hostel de vostre noble maison, mes en vostre 
noble main, comme chief de l'ordre de la noble Thoi- 
son d'or, ceste espitre que j'ay faicte et composée pour 
les raisons cy après escriptz. 

Il est notoire que suis en la Lxxvr 3 année de ma vie 
et n'a plus le corps que le bon vouloir et ne vous puis 
suyvre ne servir comme je vouldroye. Et pourroit 
estre que par faulte de vie ou pour non povoir labeur 
de mon corps, je ne pourroye estre es lieux où vous 
tiendrez la sollempnité de la noble feste delà Thoison. 
Et pour ce que, par la grâce de Dieu et par ma longue 
vie, et meismes que j'ay esté long temps maistre d'hos- 
tel tant de feu le duc Charles, que Dieu absoille, du 
Roy vostre père comme de vous, et meismes ay veu 
celle solempnité tenir par plusieurs fois moult soliemp- 
nellement par le duc Philippe, vostre ayeul, premier 

1. Transcrit sur le ms. n° 5046, fonds français, de la Biblio- 
thèque nationale, fol. lxxvii. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 159 

fondateur d'icelle ordre, ayant regard que c'est le 
principal parement de vostre maison et l'honneur que 
vous devez maintenir et exaucer 1 , et rebouter ceulx 
qui le vouldroient reculler ou estaindre, car par ce 
moien vous et voz confrères aurez et avez en plu- 
sieurs grans et notables aliances fraternelles, comme 
Empereurs, Roys, ducz, contes, barons et chevaliers 
de haulte et grande renommée, et pour ces causes je 
me délite et prens le labeur et traveil de mon entende- 
ment de mettre par escript la manière de tenir et 
solempniser ceste haulte solempnité tant à l'ordre qu'il 
appertient de tenir à icelle leste soit à l'église, à la 
maison et aux séances des salles et des tables. Et se 
vostre grand maistre d'hostel n'estoit occupé au con- 
clave et aux affaires de vostre dit ordre dont il est 
confrère et chevalier, il ne seroit ja besoing que je 
m'entremise de donner règle et ordre en ceste matière, 
mais, pour ce qu'il n'y peult estre et qui peult advenir 
que mes compaignons en l'office de maistre d'hostel 
presens et advenir n'ont point tant veu de ceste 
matière que j'ay, priant d'estre excusé en mes def- 
faultes et ignorances, je menray fin 2 , se Dieu plaist, 
mon œuvre commencée en toute bonne affection, et, 
comme j'ay dit, mettray ceste espitre en une noble 
main, affin que, s'il y a chose dont voz maistres d'hos- 
telz se puissent servir, vous les leur baillez pour avoir 
leur advis. Et à eulx et à leur souvenance je recom- 
mande le viellart. 

Et pour mettre si haulte et si solempnelle œuvre en 

1. Exhausser. 

2. Je mènerai à (in, je terminerai. 



160 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

règle et en forme, il est besoing de declairer aucunes 
choses de la fondacion de ceste noble confrairie et fra- 
ternelité. Et est vray que le bon duc Philippe de 
Bourgoigne fonda premier cest ordre et esleva la Thoi- 
son d'or, et la fîst porter à luy, xxv e de chevaliers , 
assavoir xxim chevalliers et luy comme chief le xxv e . 
Et depuis augmenta icelle ordre de six chevalliers, et 
furent en tout xxxi chevalliers, y comprins le chief 
comme dessus. Et affin que je ne soye reprins en 
ceste partie, l'on polroit dire que à présent y sont 
xxxii chevalliers. Et à ce je respons qu'il ne s'entend 
point ainsi, car bien est vray que monseigneur Maxi- 
milien, à présent Roy des Romains, releva ceste ordre 
aruynée et deschutte par la mort de feu le duc Charles, 
dont Dieu ayt l'ame. Et depuis vous fustes né de luy 
et de madame Marie, héritière de ceste maison, dont 
Dieu ayt l'ame, vostre noble mère, et demourastes seul 
filz et duc de Bourgoigne par le trespas d'icelle. Et 
pour ce que cest ordre fut fondée pour chief pour le 
duc de Bourgoigne et ses successeurs, vous parvîntes, 
dès icelle heure que Dieu l'a prise, à estre chief d'icelle 
noble ordre. Et vostre noble père Roy des Romains, 
tant pour ce qu'il avoit relevé ledit ordre comme pour 
ce qu'il est vostre père, est demeuré en estât et nom 
de chief d'icelle ordre comme vous, mais le nom de 
vous deux n'est que ung mesme nom en ceste partie, 
et ne debvez avoir que ung siège à l'église parez de 
deux tableaux; et à la table, au disner solempnel, 
devez estre assiz l'ung d'emprès l'autre et ne devez 
avoir que ung plat pour vous deux et aller à l'offrande 
ensemble. Et tousjours vous devez l'honneur au père 
comme humble et obéissant filz. Et ainsi je concluz 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 161 

que, jaçoit ce que vous soyez xxxn chevalliers portans 
l'ordre pour le présent, toutesfoiz ilz ne s'entent que 
xxxi, pour ce que le père et le filz n'est que une 
meisme chose en ceste cause 1 . 

Mon très redoubté seigneur, en mettant en œuvre 
la manière de tenir et célébrer ceste haulte solempnité 
de la feste de l'ordre de la Thoison d'or, qui est le 
triumphe de vostre maison, comme j'ay dit, il me 
fault arrester pour vous donner à entendre deux pointz 
qui sont assavoir et point à oublier. Le premier point, 
c'est que c'est de ordre de prince et en quelle manière 
on le peult tenir pour ordre. Et avant que je esclair- 
cisse le second point, je declareray le premier au 
mieulx qu'il me sera possible. Quant ung prince donne 
quelque devise à plusieurs nobles hommes sans nombre 
et sans chapitres, cela ne se doit point nommer ordre, 
mais devises seullement. Exemple : les Rois d'Engle- 
terre ont leur ordre de la Jarretière où ils sont nombre 
de chevalliers et chapitres notables, et en celle ordre 
a et a eu moult de notables et vaillans chevalliers. Mais 
oultre celle ordre ilz ont une devise qui donnent à 
plusieurs chevalliers, dames et damoiselles et escuiers. 
Et est icelle devise selon les Roys qui régnent et leurs 
affections, et communément est icelle devise parée de 
roses, l'une fois blance et l'autre vermeille, selon l'af- 
fection des Roys, comme dit est, et se donne sans 
nombre ou quantité de gens, les unes d'or et les 
aultres d'argent. Et puis icelle manière de faire nom- 

1. On lit dans le ms. n° 5046 : « Sur icelluy article fust mis en 
marge par feu le seigneur du Sart, greffier d'icelluy ordre : Ils ont 
esté comptez pour deux et si n'ont esté que xxxi en tout et ont 
eu le père et le filz et devoyent avoir deux sièges en l'église. » 
IV 11 



162 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

mer pour devise et non aultrement. Le Roy Régnier 
de Gecille esleva une confrairie de chevalliers et d'es- 
cuyers qui portoient le croissant soubz l'esselle, les 
chevalliers d'or et les escuiers d'argent, et y avoit 
escript : Croissant en loz; et combien que les enseignes 
furent belles et portées à gens de bien, touttesfois ce 
n'estoit point ordre, car il n'y avoit ne nombre ne 
chapitres, et n'en fut jamais la feste tenue ne célébrée ; 
pourquoy je dis et concluz en ceste partie que ce ne 
fust point ordre, mais la nommerons confrairie ou 
devise, qui certes fut belle et de grand monstre. 
Charles, duc d'Orléans, porta en devise le quamail où 
il pendoit ung porc epic, et fut porté par beaucoup de 
gens de bien, chevalliers et escuyers ; mais il n'eult 
jamais nombre ne chapitres, et pour ce je diz que ce 
n'estoit que une devise et non pas ordre. Les ducs de 
Bretaigne et mesmement le duc François ont sembla- 
blement porté ung collier où pendoit une hermine que 
moult de gens de bien ont porté, chevalliers et escuyers ; 
mais ce ne fut pas ordre, que devise seullement, 
pour les raisons que j'ay escript cy dessus. Les ducz 
de Savoye portent ung ordre d'ung lachz d'amours, et 
le puis nommer ordre, car il y a nombre et chapitres; 
et est et a esté ceste ordre portée par mains bons che- 
valliers. Mais, au regard de Cippre, de Gecille ou d'Ar- 
ragon, se ne sont point ordre, mais devises seulle- 
ment. Le Roy Loys de France et le Roy Charles, son 
filz, et le Roy Loys à présent ont eslevé ung ordre ou 
devise qui s'appelle l'ordre Sainct Michiel ; mais jus- 
qu'à présent il n'y a point de nombre prefix, sinon 
que plusieurs notables chevalliers portent icelle ordre; 
mais de moy et de mon entendement je ne la puis 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 163 

nommer ordre, pour ce qu'il n'y a point de nombre 
de chevalliers, et ne fut oncques la feste tenue ne les 
chevalliers assemblez, pourquoy je diz que ce n'est 
que une obligacion de quoy le Roy de France oblige 
plusieurs chevalliers en son service. Mais vostre noble 
ordre de la Thoison d'or se peult nommer ordre par 
tout le monde, car elle est réglée en nombre et en 
chapitres. Et ceste noble feste a esté tenue et magni- 
fiée tant de fois que ordre se peult bien nommer du 
Thoison d'or. Et sur ce mot que l'on peult dire : il y a 
ordre tant en nombre de chevalliers et chapitres 
escriptz, en festes et solempnitez tenues où ordre a esté 
gardée, je déclare que celle ordre donne le nom à 
l'ordre d'ung prince et se peult nommer ordre. Et 
prenés en grâce ce que je vous ay peu et sceu mons- 
trer et remonstrer que c'est de ordre et que c'est de 
devise ; et devez bien soigneusement avoir l'oiel et le 
regard que si noble compaignie et fraternelle union ne 
soit mis en oubli et en non challoir 1 . 

Et pour ce que j'ay dit que je declareroye deux 
pointz, pour le 11 e il est bien raison que je vous adver- 
tisse et ramentoive sur quoy se fonda le bon duc Phi- 
lippe vostre ayeul, quant il esleva la noble Thoison 
d'or. Et premièrement, il se fonda sur la poeterie de 
Jason, qui dit que en l'isle de Golcoz avoit ung mou- 
ton de merveilleuse grandeur dont la peau, la laine 



1. Le ms. n° 5046 porte ici : « Sur l'article cy dessus, ledit 
greffier d'icelluy ordre a escript sur la marge cest article : Ils 
baptisent l'ordre de S 1 Michiel ordre et ont chapitres assez pareilz 
aux chapitres et status de l'ordre du Thoison d'or, mais le Roy 
seul les donne à qui il luy plaist sans l'advis des chevalliers de 
la compaignie et n'y a nombre arresti'. » 



164 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

et tout le vyayre estoit d'or ; et dit l'histoire, laquelle 
je abregeray à mon possible, que celluy mouton estoit 
gardé de dragons, serpens et de beufs sauvaiges qui 
gectoient feu et flamme et de plusieurs autres enchan- 
temens, et que Jason, qui fut moult vaillant chevallier, 
alla en Golcoz pourconcquerir ledit mouton, ce à quoy 
il ne fut jamais parvenu se ne fust esté par Medée, fille 
du Roy d'icelle ysle, et laquelle sçavoit moult d'en- 
chantemens, de charmes et de sorceries. Icelle Medée 
se énamoura dudit Jason et tant traicterent ensemble 
qu'il luy promist de l'emmener et de la prendre à 
feme, et elle luy aprist les sors qu'il convenoit faire 
contre les dragons et les beufz et aultres enchantemens 
qui moult estoient contraires à ung chevallier qui 
voulloit le mouton concquerir. Jason crut Medée et 
fist ce qu'elle luy enseigna et fîst tellement qu'il vint 
à son dessus de toutes les sorceries dessusdites. Et 
parvint jusques au mouton et l'occit. Mais pour ce 
qu'il trouva ledit mouton si grand et si pesant qu'il ne 
le povoit apporter, il escorcha ledit mouton et apporta 
la peau et le vyaire qui estoit d'or, et à celle peau pen- 
doit la teste, les cornes, les quatre piedz et la queue 
dudit mouton. Et pour ce fut il dit que Jason avoit 
concquis la thoison d'or, et ne parle l'on point du 
mouton, et s'en retourna à toute ladite thoison. Mais 
il trompa Medée et ne l'emmena ou espousa. Et ainsi, 
monseigneur, je vous ay declairé à l'abregiet sur quoy 
le bon duc Philippe vostre ayeul se fonda première- 
ment en la fondacion de son ordre. Mais depuis fut 
ung chancellier en l'ordre, evesque de Chalon en 
Bourgoigne, nommé messire Jehan Germain, moult 
notable clercq et grand orateur, et changea celle opi- 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 165 

nion et fondacion, et s'arresta sur le fort Gedeon, qui 
est histoire de la Bible et approuvée. Et vault bien de 
en ramentevoir aucune chose. Et dist l'histoire que les 
Filistiens persécutèrent moult le peuple de Dieu, qui 
estoient les Juifz, et Nostre Seigneur qui ne vouloit 
plus souffrir l'iniquité des Filistiens ne laisser son 
peuple en la misère où il avoit longuement demouré, 
il esleva ung batteur en grange et laboureur, nommé 
Jedeon, et lui fist commander par son ange qu'il prist 
les armes et alast contre les Filistiens et assemblist des 
Juifz ce qu'il pourroit avoir, luy donnant espoir d'estre 
victorieux et de gaignier la bataille contre les Filistiens. 
Jedeon, combien que ce fust ung fort homme, et est 
nommé l'ung des trois fors, toutesfois il doubta en son 
emprinse et requist à Dieu qui le voulut asseurer en 
sa doubte; et fist deux essayes où il tempta Nostre 
Seigneur par bonne dévotion. Le premier fut qu'il 
estendit la thoison d'un mouton sur la terre et requist 
à Dieu que toute icelle nuict la pluye du ciel tombast 
dessus ladite terre, et non pas sur ladite toison, ce 
qu'il advint. Et fist Dieu à sa requeste que la terre fust 
mouillée et non pas la thoison. Jedeon, qui n'estoitpas 
asseuré en son faict, requist à Dieu qu'il voulsist de 
rechief luy faire grâce d'exemple pour sa sceurté, et 
estendit ung autre thoison sur la terre et demanda à 
Dieu qu'il pleust toute la nuyt sur ladite thoison et non 
point sur la terre, ce que Nostre Seigneur luy accorda, 
et fust la thoison mouillée et point la terre. Et lors 
Jedeon se asseura et pria merci à Nostre Seigneur de 
sa temptacion, et fit sa cotte d'armes par en devant 
et derrière de la thoison d'or. Et dit l'histoire que 
soubz sa conduvte furent desconfiz et mors vi c mille 



166 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

Fillistiens à si peu de gens que Dieu monstra bien que 
]uy meismes y mettoit la main. Et ainsi rompit mes- 
sire Jehan Germain la première opinion qui estoit de 
Jason et le changea sur Jedeon, dont l'histoire de la 
Bible fait mencion. Et de ce second article j'ay parlé à 
l'abrégée, pour ce que la Bible et plusieurs histoires 
parlent assez de ceste matière. 

Ce duc Philippe fonda en icelle solempnité deux ser- 
vices. Le premier, les chevalliers aloient à vespres et 
lendemain à la messe, qui est le premier service, et 
estoient du temps d'icelluy duc fondateur luy et les 
chevalliers vestus de robes d'escarlate et par dessus 
grans manteaulx d'escarlate dont la bordure dessoubz 
estoit d'ung grant pied de hault ou de plus de brodure 
de fil d'or à fuzilz et à la Thoison moult richement. Et 
le second service fut que le soir les chevalliers alloient 
à vigilles, vestus de robbes noirs et manteaulx noirs 
sans nulle brodure. Et le lendemain venoient à la 
messe comme en icelluy estât, et s'entent que celluy 
second service fut ordonné pour prier pour les tres- 
passez et meismement pour ceulx d'icelle ordre. Et 
ordonna le duc Philippe quatre officiers qui marchoient 
devant l'ordre en tel habit que les chevalliers, excepté 
de la brodure. Les quatre officiers, c'est le chancellier 
de l'ordre, qui se fait communément d'ung grand pré- 
lat ; le second, c'est le trésorier de l'ordre, lequel a 
devers luy en garde les manteaulx et habillemens des 
chevalliers, doit soingnier des colliers et de toutes 
choses où il appertient seure garde ; le troisiesme, le 
greffier de l'ordre, qui doit enregistrer et mètre par 
escript tout ce qu'il se conclud et ordonne en leurs 
secretz conclave ; et le quatriesme , c'est le roy 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 167 

d'armes de la Thoison d'or, qui doibt conduyre les 
cérémonies d'icelle feste et ordonner que les blasons 
soient mis en cueur comme doibvent estre et doibt 
offrir pour les trespassez. 

Et depuis le duc Charles, qui fut moult somptueulx 
en pompes et habillemens tant à la guerre que à la 
paix, icelluy noble prince augmenta les habillemens de 
la Thoison, qui furent d'escarlates par la première 
fondacion, et les fîst faire de velours cramoisy, robbes 
et manteaulx et chapperons. Et fist les bordures brou - 
dées richement et le tout à la fachon des premières. 
Et si augmenta celle feste de deux services, l'un ou nom 
du Saint Esprit et l'autre ou nom de la glorieuse Vierge 
Marie. Et portèrent les chevalliers et officiers ce jour 
du Saint Esperit robbes de velour vermeil, et le jour 
de NostreDame robbes de drap damas blancq, et tou- 
siours chapperons de meismes. Et alloient les cheval- 
liers à vespres et le lendemain à la messe du Saint 
Esprit et continuoient à vespres etàlamessedeNostre 
Dame. Et chacun de ces quatre jours trouvoient le 
disner en salle de parement comme le premier jour, 
et doivent estre assiz et servis jour pour jour en la 
manière que je diray cy après, quant je toucheray de 
la manière du service. 

Et pour ce qu'il a esté plusieurs fois devisé de aug- 
menter le nombre des chevalliers de ceste noble con- 
frayrie portant la Thoison, pour ce que je désire 
qu'elle soit et demeure en si honnorable extime qu'elle 
a esté cy devant, je donne à mon opinion qu'elle doit 
demorer ainsi que le fonda le duc Philippe et au 
nombre de xxxi chevalliers, comme j'ay dit dessus. 
Car plus de chevalliers y auroit et plus d'estranges 



168 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

choses pourroient advenir entre iceulx chevalliers 
qu'ilz ne seroient pas tous correspondais à l'union 
d'iceulx et au proffit de l'intencion du chief. Et aussi 
moins est une chose commune et plus fait à estimer. 
Pourquoy je demeure en oppinion que le nombre des 
chevalliers de l'ordre de la Thoison d'or ne se doient 
excéder, mais doient demorer en la fondacion dessus 
dite. Et ainsi, mon souverain seigneur, je vous ay 
donné à entendre et ramentu comment le bon duc 
Philippe, vostre ayeul, que l'on dit Philippe l'asseuré, 
fonda ceste noble ordre de la Thoison d'or et com- 
ment il augmenta, et aussi comment le duc Charles, 
vostre grant père, augmenta et accrust ceste noble 
Thoison tant de habillemens comme de deux services. 
Et aussi ay donné advis de non excéder le nombre. Et 
est temps que nous commenchons à parler le fait de 
l'église pour tenir et célébrer icelle noble solempnité, 
car le fait de Dieu et de l'église doibt aller devant 
toutes choses. 

Le trésorier et l'officier d'armes, qui doit estre 
Thoison d'or, doivent soingnier à préparer l'église des 
dévotes pompes qui doivent estre à celle solempnité 
et doibvent soingnier que le painctre commis à ce soit 
préparé et furny des tableaux des chevalliers qui 
doibvent représenter pour celle fois tant des vivans 
comme des mors. Et y a tax ordonné pour chacun 
tableau dont le chief de l'ordre doibt payer pour les 
estrangiers et trespassez l , et les autres chevalliers, 
domesticques et privez de la maison doibvent payer 



1. En marge du ms. 5046, on lit : « Le chief doit tout payer 
et le paye. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 169 

chacun le leur. Et doibvent estre les tableaux des vivans 
autant que l'on tiendra celle feste armoyez et tymbrez 
pour estre congnus; et au regard des tableaux des 
mors, ilz doivent estre en plat escu, seullement des 
armes du trespassé et sans timbre ; et doibvent estre 
iceulx tableaux mis et attachiez par ordre et paradvis 
du roy d'armes, assavoir pour les chevalliers, selon 
qu'ilz sont premier venu en l'ordre, et quant deux, 
trois, quatre ou plusieurs rechoivent ledit ordre en 
ung jour, leurs tableaux doivent estre mis et rengié 
selon que chacun d'eulx a esté premièrement cheval- 
lier. Et selon celle ordre doivent les chevalliers aller et 
garder l'honneur l'un à l'autre comme il appertient. 
Et au dessus de tout et en ce meisme rencg 4 doibvent 
estre les tableaux des ducz, selon la haulteur de leur 
noblesse et seignourie. Et encores en ce meisme rencg 
et au dessus d'iceulx ducz doivent estre les tableaux 
des Roix, selon leur degré. Et si doibt soingnier le 
roy d'armes que sur chacun tableau des Roix, soient 
vifz ou mors, soit mis ung pal pour monstrer que ce 
sont Roix par dessus les autres. Et doibvent estre 
iceulx tableaux des Roix plus grans et de plus grande 
apparence que les autres. Et est à entendre que les 
tableaux des chevalliers, des ducz et des Roix doibvent 
estre mis es deux costez du cœur, c'est à dire quinze 
de chacun costé. 

Et au regard du siège du chief, il doibt estre eslevé 
plus hault que [ceulx] des chevalliers, et le tableau 

1. En marge du ms. 5046, on lit : « A bien noter le statut de 
l'ordre faisant mencion du rencq et sièges des confrères de l'ordre 
entre eulx. Il peut sembler que Monsieur de la Marche dit bien, 
combien que l'usaige est contraire. » 



170 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

par dessus des armes du chief. Ainsi, en continuant ce 
que j'ay dit devant que le père et le filz doient seoir 
en ung siège et avoir chacun leur tableau escriptz et 
intitulé avecq les armes de chacun , le tiltre de leur 
haulteur et seignouries, et doibt avoir ung pal par des- 
sus eulx deux ou l'ung d'eulx, et si fault entendre, 
selon l'advis que je donne, que tousjours se doit faire 
la place du chief pour le père et pour le filz et les 
tableaux de meismes. Et au regard des quatre officiers, 
ilz doivent seoir sus ung bancq bas et au piet du chief 
en leurs habillemens, comme j'ay premier dit. Et si 
doit le roy d'armes préparer ung candélabre par 
devant la face de l'autel pour mettre lesxxxi chierges 
dont l'on doibt faire chacun jour l'offertoire 1 . 

Or, fault que j'entre en ung fort argument comme 
l'on doibt faire du tableau de l'Empereur, que Dieu 
absoille, vostre grand père. Et suis d'opinion que, con- 
sidéré [qu'jung Empereur a prins, receu et porté l'ordre 
de la Thoison, que l'on doibt regard à ce qu'il est et a 
esté souverain de plusieurs des seignouries que vous 
tenez et à ceste cause lui devez plus d'honneur que à 
ung autre Roy, et semble que le tableau de cestui 
Empereur doit estre mis à l'autre costé de la porte en 
dedens et à l'opposite du siège et du tableau du chief 

1. Le seigneur du Sart a mis ici en apostille : « Saulve la révé- 
rence d'ung chacun , le Roy Philippe qui , au decez de feue 
madame Marie, sa mère, fut chief et souverain de l'ordre, selon 
les status et ordonnances de l'ordre es chapitres de l'ordre au fait 
du tableau, devises, armes et ordonnances es actes dudit ordre, 
doibt avoir la prééminence à l'Empereur Maximilien son père, 
lequel, par le trespas de ladite dame, a perdu le tiltre de chief et 
souverain de l'ordre, lequel, à cause d'icelle dame, ducesse de 
Bourgoigne, lui appertenoit, etc. » 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 171 

et en celle meisme haulteur, et doit estre paré d'ung 
riche pal ; et s'il advenoit que le Roy de France portast 
icelle Thoison, on luy devroit faire semblable honneur 
que à l'Empereur, pour ce qu'il est souverain de par- 
ties de voz seignouries ; et à ceulx qui vous sont sou- 
verain vous leur devez plus d'honneur que aux autres 
de qui vous ne tenez riens, sinon l'amitié, l'aliance et 
la fratern alité de la confrairie. 

Or, avons nous préparé l'ordonnance de l'église, et 
fault retourner à préparer l'hostel du prince ou l'hos- 
tel ordonné à tenir celle noble feste et solempnité. Les 
fouriers doivent ordonner la voie et le chemin par où 
iront et viendront les chevalliers. Et doibt on prépa- 
rer une chambre de parement richement estoffée où les 
chevalliers viendront pour eulx reposer; et au plus 
près doit avoir une chambre où le chief se puisse reti- 
rer et appeler ceulx qu'il luy plaist. Et d'emprès celle 
chambre à parer doit avoir une autre chambre pour 
tenir le conclave des chevalliers, et doibt estre une 
chaiere assez haulte eslevée, parée de palle et de tap- 
pis richement pour seoir le chief, et aux deux costez 
deux bancz pour asseoir les chevalliers de l'ordre. Mais 
se Roix y venoient, on prepareroit siège du rencq du 
chief, aussi paré du palle et de riche tapis. Et doient 
estre les bancz des chevalliers tapissez et couvers. Et 
au boult d'icelluy conclave doit avoir ung bancg pour 
les quatre officiers regardans le visaige du chief, et 
devant iceulx doit avoir une table couverte d'ung 
tapis ; et doivent estre iceulx officiers assiz, le chan- 
cellier au dessus, le trésorier après, le greffier suyvant, 
et puis le roy d'armes de la Thoison d'or. Et doibvent 
estre les chevalliers en telle ordre que j'ay premier 



172 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

devisé, assavoir ceulx qui ont esté plus longuement en 
l'ordre au dessus, et ceulx qui ont esté chevalliers de 
l'ordre en ung temps, selon qu'ilz ont esté premier 
chevallier, et qui sont aisné en chevallerie, et tou- 
siours les ducz precederoient, comme j'ay dit premiè- 
rement. 

De ce qu'il se dit et qu'il se fait en ce noble con- 
clave, il ne me appertient d'en parler, et pour ce m'en 
taiz. Mais tant en puis dire que là se font élection des 
chevalliers ou lieu des trespassez et à qui le chief et 
les confrères sont d'accord de bailler icelle noble ordre 
de la Thoison. Et oultre plus le chancellier et le gref- 
fier doivent avoir coeuillys et mis en escript toutes 
choses où il appertient correction de chevalliers adve- 
nues depuis l'autre feste tenue jusques à icelle. Et doit 
avoir lieu ordonné où le chevallier se polra retirer dont 
les autres veullent parler, et jusques à ce qu'il sera 
appelle pour oyr ce qu'il sera ordonné de son fait, et 
en ceste ordonnance n'a point d'appel. Et ont les che- 
valliers ceste grâce que en toutes choses, s'ilz ne 
déclinent au contraire, et tout ce qui sera là ordonné, 
le greffier le doibt enregistrer et lire à chacune fois 
devant les chevalliers, afïîn de savoir s'il l'a mis selon 
l'entendement et le désir du chief et des chevalliers. 

Ainsi avons nous devisé du fait de ce noble conclave, 
ce qui est en moy d'en escripre et magnifester. Et 
fault revenir après à une autre chambre spacieuse qui 
doibt tenir à celle du conclave, laquelle chambre se 
doit nommer la chambre du trésorier de l'ordre, et en 
celle chambre doit avoir une grande table ou plusieurs, 
sur lesquelles tables seront mis les robes, manteaulx, 
chapperons et autres habillemens servans es quatre 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 173 

jours de celle haulte solempnité. Et desquelz habille- 
mens je deviseray selon les jours, et comme chacun 
doit servir; et en celle chambre communément se 
doivent retirer les chevalliers l'un après l'autre, selon 
qu'ils seront mis en l'exament du chief et des confrères. 
Et ne doit avoir en celle chambre que le trésorier de 
l'ordre, quand il lui plaist estre, et son especial servi- 
teur, celluy qui garde pour le trésorier les manteaulx 
et les habillemens de l'ordre. 

Or, ay je devisé et escript comme les salles et 
chambres doibvent estre préparées pour celle noble 
feste, et est temps que je occupe ma plume à mettre 
par escript comment se doit préparer la salle et le lieu 
où se tiendront les mengiers et convives ordonnez en 
ceste partie. Et est besoing que je commenche es cui- 
sines et es fours où les viandes se prépareront; les- 
quelles cuisines doivent estre parées de bufïetz et de 
garde mengiers. Et au regard des bufïetz, ils doivent 
estre faiz en telle manière que l'on puist lever la viande 
tout à une fois et qu'elle s'entretene ou service l'ung à 
l'autre. Et doibvent estre les escuiers de cuisine et les 
keulx l diligens que le service dessus dit se face et entre- 
tiegne comme il appertient. Et doivent les maistres 
d'hostel ordonner et mettre par escript les gentilz- 
hommes et leur départir à chacun sa charge, qui sera 
de la conduyte d'ung plat selon le jour et selon le ser- 
vice; et chacun d'iceulx gentilzhommes se doivent fur- 
nir de ceulx qui porteront les metz après eulx et sans 
entremeller l'un l'autre. 

En la salle où se feront les disners aura une grande 

1. Cuisiniers. 



174 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

table pour le premier jour où tous les chevalliers por- 
tans l'ordre présent doivent seoir et le chief au millieu 
d'eulx. Et doivent les fourriers avoir regard et enqué- 
rir quant chevalliers de l'ordre sont presens pour 
seoir à celle noble table. Et doit estre la table couverte 
d'une grande nappe à ce ordonnée, laquelle le tréso- 
rier de l'ordre doit garder. Et doivent faire diligence 
ceulx de la panetterie de recouvrer icelle nappe en 
temps et lieu au trésorier de l'ordre pour en couvrir 
et parer icelle table. Et doibt estre icelle table parée 
d'ung riche tappis à manière d'un doseret qui doit 
estre si grand qui doibt couvrir toute la table et tous les 
chevalliers de l'ordre estans à ce noble disner. Et si 
doibt avoir au millieu d'icelluy dosseret ung aultre 
plus riche dosseret pour couvrir le chief et le prince 
d'icelle noble ordre. Et doivent estre les tappissiers 
songneux et diligentz de tendre la salle de riche tap- 
pisserie, de mettre bancquiers et de tendre iceulx 
dosseretz dessus escriptz. 

Or, avons nous la grand table parée pour celluy 
jour. Et plus baz doibt avoir une autre table à la main 
senestre du chief où se porra seoir quatre personnaiges 
seullement, assavoir les quatre officiers de l'ordre, 
comme le chancellier, le trésorier, le greffier et le roy 
d'armes. Et est nécessité de préparer ung buffet hon- 
norablement, lequel buffet doit estre devisé et à la 
guise du garde des joyaulx, pour ce qu'il scet quelle 
vaisselle il peut mettre en monstre et comment il le 
veult logier. Et doit estre le fourier soingneux de 
livrer audit garde [des] joyaulx charpentiers et ce qu'il 
luifault pour préparer ledit buffet. Et doit estre ledit 
garde des joyaulx adverty de longue main du jour et 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 175 

du temps de la solempnité pour recueillir et préparer 
la vaisselle, tant pour la parure du buffet comme pour 
le service de la salle. Et si fault en celle salle une 
longue table pour les officiers d'armes, pour seoir 
xx ou xxx personnes à deux costez. Et devant et tenant 
à icelle table du costé de la grande table doit avoir à 
manière de potence une table pour asseoir quatre per- 
sonnaiges, les visaiges tournez vers le prince, assavoir 
deux huissiers d'armes au millieu de ladite table, leur 
baston d'huissier emprès eulx, et es deux bouts de la 
table doit avoir assiz deux sergens d'armes, chacun sa 
mâche couchée sur la table d'emprès luy. Et ce point a 
esté ordonné anciennement et qu'ilz doivent regarder 
le prince, affin que s'il se faisoit chose en la salle qui 
fut à reprendre par le commandement du prince, sans 
autre mandement ilz ont puissance et auctorité de 
mettre la main et faire prisonnier l'offenseur, quelque 
grand qu'il soit et de quelque estât qu'ilz soient. Et 
doibvent estre serviz iceulx officiers deux et deux et 
les heraulx quart et quart et de moyen service. Et 
appelle on cette table la gallée 1 delà salle, et n'y peult 
seoir nulz officiers sans son baston, ne nulz officiers 
d'armes sans sa coste d'armes. 

Nous avons devisé des tables qu'il fault en la salle 
et qui sont nécessaires. Mais il me semble que pour ce 
premier jour devroit avoir encores une table à la main 
dextre du prince, où pourroient seoir les ambassa- 
deurs venuz devers le prince, affin que plus à leur 
aise ilz puissent regarder et veoir l'honnesteté du ser- 



1. Dans ses Gaiges de batailles, La Marche se sert de cette 
expression pour désigner une table à manger. 



176 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

vice des chevalliers. Et doivent estre servys iceulx 
ambassadeurs, selon la quantité qu'ilz sont, semblable- 
ment que le prince. Et affin que je ne faice faulte en 
ceste ordonnance, se le lieu de la salle le peult por- 
ter, il doibt avoir au boult de ladite salle, regardant 
sur la grant table, ung hourt qui soit treillié, affin que 
la princesse et les dames puissent estre sur ledit hours 
et puissent veoir et non estre veues, s'il ne leur plaist, 
et par ce moien porront les dames regarder et veoir 
ladite solempnité. Et si doibt avoir tenant à icelle salle 
chambre ou lieu propice pour retirer la viande, affin 
qu'elle soit mise à proffit tant pour le service comme 
pour les povres. 

Or, avons nous mis en ordre le fait des tables 
d'icelle salle pour le premier jour. Et fault encores 
préparer deux chambres et deux tables en chacune 
une. Et seront ces deux tables chacune pour deux plats 
de viande seullement : la première, pour les ambassa- 
deurs, car le second jour ilz ne pourroient seoir en la 
salle, comme je diray cy après ; la seconde, pour fes- 
toyer gens de villes, prelatz et autres sourvenans, 
selon que le mettray en l'ordre, l'un point après 
l'autre. Et doit souffire quant à ce que j'ay devisé de 
toutes les tables qui sont nécessaires à servir à celle 
noble feste. Et maintenant est besoing que je declaire 
la préparation du service pour ce premier jour. 

Il est apparent que vous aurez quinze ou seize che- 
valliers portans l'ordre presens à ce jour. Et est de 
nécessité et de coustume que vous ayez autant de platz 
que de chevalliers et que de officiers, car chacun doit 
estre servy à part soy selon la fondacion d'icelle ordre. 
Et pour ce que sus la grand table où tous les chevalliers 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 177 

sont assiz pour celluy jour pourroient [faire] confusion 
de metz et de viandes, il semble qu'il souffit pour cha- 
cun plat six suytes tant pour les chevalliers que pour 
les officiers de l'ordre. Et je prens le service de la 
grande table à quinze platz, les services des officiers 
à quatre platz, chacun plat furny de huyt ou de six 
suytes. Et doit estre servi ce premier jour à quatre 
fois. Et pour continuer le nombre des platz, il fault 
icelluy jour ung plat de viande servy à quatre fois 
comme les autres , et ce , pour servir les dames qui 
seront sur le hourt regardant lafeste. Mais les maistres 
d'hostelz n'en seront en riens ensoingnié, pour ce que 
les gens de madame lèveront icelle viande et serviront 
sur le hourt de ce qu'il y fauldra. Et au regard de la 
gallée à potence, qui sera en la salle pour les officiers 
et heraulx d'armes, il se servira en petitz services par 
deux et deux et quatre et quatre. Et si est nécessité 
d'avoir encoires deux platz de viande en une chambre 
pour festoyer les quatre jours diverses gens selon qu'il 
sera advisé, et que iceulx ayent ung chief pour les 
recueillir et ung gentilhomme qui tiegne lieu de maistre 
d'hostel pour soingnier du service et de ce qu'il fault 
en icelle chambre. Et ainsi pour ce premier jour vous 
aurez xxmi ou xxv platz de viande, sans y comprendre 
le service des heraulx et les chantres qui doivent estre 
délivrez en viandes crues. Et n'est pas besoing que je 
declaire les metz et entremetz qu'il fault despenser à 
icelle feste, car il demeure à la discrétion des maistres 
d'hostel et en ordonneront selon les saisons et selon 
qu'ilz verront qu'il sera 'besoing. Et si est nécessité 
que pour chacun plat soit ung gentilhomme ordonné 
et devant lequel il doit servir, affin qu'il n'y ayt faulte 
IV \% 



178 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

ou service, et celluy gentilhomme se furnira de servi- 
teurs pour porter le nombre des platz ordonnez après 
luy. Et ainsi tous les autres, et les gentilzhommes et 
serviteurs des chevalliers ou officiers serviront de vin 
et autres choses nécessaires. Et me semble que j'ay 
assez devisé pour ceste fois de la manière du service, et 
au surplus nous reverrons point après autres comment 
se doibt continuer ceste noble feste jour après autres. 
Il est certain que ceste noble feste se doibt commen- 
chier à la veille du jour prefix et ordonné, et doibvent 
aller les chevalliers à vespres ayans leurs manteaulx, 
chapperons et colliers de l'ordre au col; et doivent 
marchier deux et deux, après les quatre officiers de 
l'ordre qui doivent estre d'ung front. Et au regard des 
chevalliers, ilz doibvent marcher les premiers selon 
qu'ilz sont derrenierement entrez en l'ordre. Et pour 
tout ramentevoir, combien que j'en ay parlé, les che- 
valliers faiz en ung jour, celluy qui a esté plus ancien- 
nement chevallier doit précéder, et ainsi d'ordre en 
ordre. Et le chief doit marchier le dernier, son espée 
devant luy, ses sergans à mâche et ses huissiers à cos- 
tieres. En ceste ordre marcheront à cheval jusques à 
l'église préparée pour tenir icelle solempnité, et vien- 
dront au cueur en celle règle, et chacun chevallier 
recongnoistra le tableau de ses armes et se mettra es 
formes à l'endroit d'icelluy tableau. Et là se diront les 
vespres sollempnelles, et ne fault point oublier que les 
prelatz voisins doivent estre mandez par le prince et à 
jour compétent, et auront leurs bancqz tapissez auprès 
de Phostel 1 où lesdits prelatz seront revestuz et en 

1. Lisez : autel. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 179 

habitz de prelatz. Et doibvent estre iceulx prelatz déli- 
vrez de pain et devin durant ladite feste. Et, les vespres 
[dites], les chevalliers s'en retourneront comme ilz 
sont venuz et yront tout droit au lieu de leur conclave. 
Et ce jour commencheront à traicter de leurs affaires. 

Le lendemain, qui est le jour ordinaire 1 , en celle 
meisme ordre et habillement retourneront les cheval- 
liers à l'église pour oyr la grand messe, et reprendra 
chacun son lieu ordonné. Et à celle messe et à l'heure 
que l'on doibt aller à l'offrande, par ung notable frère 
prescheur sera faicte une briefve collation de sermon 
qui ramentevera la cause de la fondacion de celle noble 
ordre et à quelle intencion fut fondée ceste noble con- 
frairie et amiable fraternité, concluant au chief et es 
chevalliers qu'ilz aient en mémoire de maintenir, obser- 
ver et garder la cause de ceste noble fondacion. 

Et après icelluy sermon, les chevalliers se prépare- 
ront pour venir à l'offrande, et le roy d'armes de la 
Thoison d'or doit aller prendre le chierge ordonné 
pour le chief de l'ordre, et, après la révérence faicte, 
il doibt dire : « Vous, tel, chief de l'ordre de la noble 
Thoison, » ensemble ramentevoir tous ses tiltres, et 
dist : « Venez à l'offrande ; » et doit baillier au chief 
son chierge en grande humilité et révérence. Et puis 
après doibt le roy d'armes regarder de tableau en 
tableau pour présenter les chierges chacun en son 
degré, comme il appartient. 

Et en visitant les tableaux par ordre, quand il trou- 
vera aucun tableau des chevalliers trespassez, il pren- 
dra le chierge d'icelluy chevallier, et, en faisant reve- 

1. Ne serait-ce pas plutôt : ordonné? 



180 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

rence audit tableau, se mettra le roy d'armes en la place 
que devroit estre le chevallier, s'il vivoit, et puis ira 
à l'offrande pour luy, sans l'appeller ou nommer pour 
celle fois. 

Et pour venir mieulx à l'esclaircissement d'icelle 
noble feste et à la manière que l'on y doit tenir, les 
chevalliers, au nombre de six du moins, avecq le chief 
et les officiers de l'ordre doibvent tenir ung conclave 
et là prendre et conclure ung jour prefix pour tenir 
icelle feste et escripre [à] tous les Roix, ducz et che- 
valliers d'icelle noble ordre pour eulx trouver au jour 
advisé en telle ville qu'il sera conclud. Et doibt estre 
six mois devant, affin que les loingtains se puissent 
préparer de venir en leurs personnes ou d'envoyer 
leurs procurations ; et doivent estre icelles procurations 
adreschées à chevalliers portans l'ordre et que l'on scet 
qui sera à icelle feste. Et pour continuer ceste offrande, 
quant le roy d'armes viendra tour à tour aux tableaux 
desabsens, chacun ensonrencg, il apportera le chierge 
comme se le chevallier y estoit, et l'appellera par son 
nom et tiltre qu'il viengne à l'offrande. Et tantost se 
présentera le chevallier qui aura la procuration de luy 
et prendra le chierge et yra offrir pour luy. 

Et au regard des chevalliers qui seront presens, ilz 
seront appeliez à leur tour, et leur baillera on leur 
chierge pour aller à l'offrande. Et se doit entendre que 
les chevalliers presens et absens, les absens par pro- 
cureurs et les presens par leurs mesmes personnes, 
yront à l'offrande deux à deux, ainsi qu'ilz seront appel- 
iez. Mais pour les mors, nulz ne yra à l'offrande que le 
roy d'armes seullement, se ce n'estoit que le chief fust 
trespassé. En ce cas, l'héritier, comme releveur de 



MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 181 

l'ordre, yroit à l'offrande pour le deffunct, et l'accom- 
paigneroient tous les chevalliers confrères presens. Et 
ainsi se passera la solempnité de l'offrande, et, la 
messe dicte, les officiers, les chevalliers et le chief se 
remettront en ordre comme ilz sont venuz et retour- 
neront à l'hostel et entreront en le conclave pour besoi- 
gnier à leurs affaires et pour eulx aysier. Et tandis se 
préparera le disner et la manière du service comme il 
appertient. Le disner prest, les maistres d'hostel 
doivent advertyr le chief et les chevalliers et ceulxqui 
sont à appeller pour venir à ce noble convive. Et vien- 
dront les officiers, les chevalliers et le chief en l'ordre 
accoustumée, à tous leurs abillemens qu'ilz auront 
porté à l'église, et se retireront sur le hault marche- 
piet, près de la table et à la dextre main, et là sera 
donné l'eaue au chief pour laver ses mains par le 
premier eschanson et la serviette par l'un des grans 
princes qui sera présent sans estre de l'ordre. Et puis 
viendront les escuiers à plusieurs bachins et donneront 
à laver par une esghiere ou par plusieurs à tous les 
chevalliers et pareillement aux officiers, et doit laver le 
chancellier à part, et les autres trois ensemble. Et à 
celle mesme foiz se doibt bailler l'eaue aux ambassa- 
deurs. Et, l'eaue donnée, le chief doit seoir au milieu 
de la table et dechà et delà de luy les chevalliers con- 
frères et portant l'ordre. Et doibt prendre le roy 
d'armes soing que chacun chevallier tiengne son ordre 
comme il appertient. Et puis s'assiseront les officiers 
de l'ordre comme il appertient et les ambassadeurs 
chacun à leur table, et doivent soingnier les maistres 
d'hostel que chacun ambassadeur soit assiz en son 
rencq et en l'ordre qu'il doibt aller. Et, les cheval- 



182 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

liers assiz, les ambassadeurs et les officiers, les 
officiers domesticques serviront selon le temps de 
prince ordonné , assavoir au mois de may de bure ' 
fretz, se c'est en juing, de frezes ou de serizes, en juil- 
let de prunes ou de tranches meures, en août ou en 
septembre de raisins. Et ainsi, selon le temps, ilz seront 
serviz de fruit chacun à part soy pour celluy jour. Et ce 
c'est jour de poisson, ilz auront Tipogras blanc et les 
rotties pour le commenchement. Et tandis que l'on 
fera le service, l'uissier de salle criera tout hault à la 
viande, chambelan nommez. Et doibvent estre choisiz 
et advertiz les chambellans qui porteront la viande du 
prince; et le premier pannetier prendra sa serviette, et 
se mettront les maistres d'hostel devant pour aller à la 
viande. Et chacun gentilhomme ordonné pour le ser- 
vice seront furny de ceulx qui doibvent porter la 
viande dessoubz eulx. comme j'ay dit devant. Et, la 
viande chargée, entreront les premiers en la salle, 
trompettes, menestriers et joueurs des instrumens, et 
puis les officiers d'armes ayant leurs costes d'armes 
vestues, et après iceulx venront deux et deux les grans 
pensionnaires et les grans seigneurs de l'hostel qui ne 
sont point de Tordre. Et après iceulx venront les 
maistres d'hostel, et puis le grand maistre d'hostel 
et le premier, puis le pannetier et sa syeutte 2 de 
metz, et après les gentilzhommes et leur charge. Et se 
doibt icelluy service entretenir et chacun escuier sça- 
voir devant lequel chevallier il doibt servir et asseoir 
ses metz. 



1. Beurre. 
î. Suite. 



MÉMOIRES DOUY1ER DE Là MARCHE. 183 

Et en continuant l'ordre du service, comme j'ay dit. 

premier les gens de madame serviront les dames qui 
seront au liourl. et se seront ser\ i/ de deux plat/ de 
viande ceux qui seront dans la seconde chambre. El 
semble que se doibvent estre eeulx de la Ion et les 
notables de la ville où se tient celle teste et au nombre 
île huiet ou dix. de plus gens de bien. Et doibt en avoir 
regard que de festoier ieeulx pour ee que communé- 
ment eeulx des villes font dons et gratuit/ pour tenir 
icelle te>te. Et doivent ieeulx estre prie/ et advertii 
de œ jour devant par l'un des maistres d'hostel. Ht 
après ieeulx services, on doibt servir la gallee desotli- 
eiers et des heraulx en petit service, comme j'a\ dit 
une ibis. 

Or. est nostre premier service ordonne. Et tault 
desservir ee premier sen ice pour apporter le second. 
et doit l'ausmonier et le varie! d'aulmosne avoir mande 
toutes prestes pour reeueilir la viande desservie et le 
appoinctier au lieu ordonne pour retirer ladite viande, 
et ee. sous L'auctorité vie l'eseuier de cuisine pour en 
ordonner comme j'en diray cy après. Ce premier ser- 
vice desservy, on retournera au second met/ eu ordre 
premier. El sera servi le prince et les chevalliers du 
second metz en l'ordre île la première toi/, ensemble 
les tables de la salle et de ailleurs ordonne pour ee 
disner. Et seront les chevalliers servis de vin par les 
gentilshommes qui sont à eulx, et lechiefpar son pre- 
mier eschançon, et trenchera devant ln\ son premier 
eseuver treueliant. car a ce jour solempiul doivent 
lo eliiel'/ d'offices servir avant tous autres. Et en con- 
tinuant le premier service se sers ira la salle par quatre 
foiz. Et se entremet/ y a. il se doit apporter au troi- 



184 MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 

siesme service, et lesquelz entremetz sont à deviser 
es maistre d'hostel pour faire parure à ladite feste. 

Les quatre services passez et recœullis, on servira 
d'ipogras et d'oblies chacun à part soy. Les escuiers 
apportent l'ipogras, et le premier pannetier doit servir 
d'oblies à la table du prince. Et ne doibt nulz asseoir 
d'oblies sans son congié à icelle table ; et se parfera le 
service à la salle. Mais au regard de la gallere des offi- 
ciers et des heraulx, ilz ne ont point accoustumé d'estre 
servis d'ipogras ne de oublies; mais doivent à ce ser- 
vice lever, et doivent les fouriers abatre leurs tables 
pour monstrer la salle plus grande et plus unie. Et, ce 
service passé, se lèveront premièrement les quatre 
officiers et les ambassadeurs tout à une foiz, et seront 
leur table abbatue , et puis les fouriers abbateront la 
grand table et se lèveront les chevalliers en faisant 
honneur et révérence à leur chief, et seront les grâces 
dites pour celluy jour par l'aulmosnier ou par le pre- 
mier chappellain. Ettantost après les maistres d'hostel 
feront venir les espices à ung dragioir couvert pour 
le chief, et les autres ne seront point couvert. Et y 
doit avoir plusieurs dragioirs. Le premier eschanson 
doit apporter le vin pour le prince et en doibt servir 
avant tous autres, se ce n'estoit que le filz du prince, 
héritier apparant, fut présent pour servir son père. Et 
au regard du dragioir, le plus grand prince ou person- 
naige qui ne sera point de l'ordre doit servir le prince 
du dragioir, et puis le rendre es mains de l'espicier, 
et après les maistres d'hostel doivent servir les sei- 
gneurs des dragioirs et les escuiers de vin. Et conse- 
quemment doivent estre servis les ambassadeurs et 
les officiers de l'ordre. Et souffit quant au vin et espices 



MÉMOIRES D OLFVIER DE LA MARCHE. 1 85 

pour celle salle seullement. Et n'est à oublier que à si 
grande solempnité on a accoustumé de donner lar- 
gesse, et se doibt crier à l'heure que l'on fait le ser- 
vice d'oubliés et d'ipogras, où doivent estre tous les 
officiers portant costes d'armes et Thoison d'or ou le 
principal officier présent. 

Ce service passé, les chevalliers se retireront en leur 
conclave, et tandis se prépareront les vigilles à la 
grande église où les chevalliers doivent aller en l'ordre 
accoustumée ; mais ilz seront vestuz et parez de grans 
manteaulx, robbes et chapperons noirs, car celle 
seconde journée et ses vespres sont ordonnez pour 
prier pour les trespassez confrères de l'ordre. Et se 
mettront chacun devant son tableau comme devant, 
et n'est pas à oublier que, le disner fait chacun jour, 
les maistres d'hostel soingneront de mettre une table 
pour ceulxqui auront servy et qui disner voldront, et 
principallement les nobles hommes ; et sera icelle table 
dressée en la grand salle ; et doibt l'escuier de cuisine 
soingnier de les servir de la plus honneste viande qui 
sera demorée. Et semblablement ceulx delapaneterie, 
de l'eschançonnerie et autres officiers serviront icelle 
table comme il appertient. Et ainsi se passera la pre- 
mière journée d'icelle feste, et retournerons à la 
seconde journée qui commenchera par les vigilles et 
en la manière que j'ay dit. 

Et pour entrer en celle seconde journée, les cheval- 
liers yront lendemain à la messe en l'ordre accoustu- 
mée, parez et vestuz de noir, et entrera chacun en sa 
place, et se dira la grand messe pour les trespassez; 
et là devant l'offertoire doit le greffier de l'ordre faire 
une brieve collacion en ramentevant tous les cheval- 



186 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

liers trespassez d'icelle confrairie et parler de leurs 
nobles meurs et de leurs nobles faiz, et après se con- 
duyra l'offrande en la manière du premier jour. Et, la 
grand messe achevée, les chevalliers s'en retourneront 
à l'hostel en la manière et en l'ordre accoustumée, et 
se retireront en leur conclave, et tandis se préparera 
le second disner, et seront les tables dressées comme 
je diray. 

Les fouriers drescheront la table du prince, qui sera 
assez longhue et pour asseoir trois personnes seulle- 
ment, assavoir le prince au millieu, le prélat qui aura 
dit la messe au dextre boult et ung prince ou ambas- 
sadeur au bout senestre. Et au regard des aultres che- 
valliers de l'ordre, ilz seront à une table mise au.mil- 
lieu où les ambassadeurs auront esté du jour devant, 
et seront assiz tous d'ung costé, et seront servys par 
trois ou par quatre platz, chacun furny de huyt ou dix 
suytes, comme la table du prince. Et au regard des 
quatre officiers de l'ordre, ilz auront leur place accous- 
tumée, et seront serviz par deux platz de viande, 
chacun plat furny d'autant de suytes que les autres. Et 
au regard de la gallée, elle sera servie comme le jour 
précèdent, et les dames qui seront au hourt regardant 
la feste seront servie comme le prince. Et fault reve- 
nir pour le festoiement des ambassadeurs qui auront 
chambre ordonnée, nobles gens et gens de bien pour 
les servir, et d'autant de metz que le prince. Et au 
regard de la chambre où furent festoiez le premier 
jour les notables de la ville, celluy second jour 
seront festoyez les prelatz venuz à la feste et doient 
estre priez au vigilles par les maistres d'hostel qui 
en doivent faire la diligence. Et sont tous les platz qu'il 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LA MARCHE. 187 

fault pour celluy jour qui sont en nombre de quatorze 
platz furniz de huyt ou dix suytes, comme dit est, et 
ce servira pour ce jour à trois foiz et chacune foiz à 
chacun plat servy desdites suytes. Et après le m e ser- 
vice, on servira des oblies et de ypocras comme le 
jour devant. Et doivent les prelatz tous revenir en la 
salle pour dire et respondre les grâces. Et, les tables 
levées, seront rapporté le vin et les espices comme le 
jour devant, et après que les chevalliers auront esté 
servys les platz de vin et de espisses... Et j'ay volen- 
tiers prins la paine de declairer le service de ce second 
jour pour abregier mon escripture. Et, le disner 
apresté, viendront les chevalliers et seront à table 
comme est escript cy dessus. Et ainsi se passera ce 
second disner. 

Et pour continuer l'ordre du troisiesme jour, les 
chevalliers yront celluy jour aux vespres du Sainct 
Esprit, vestuz de robes de velours cramoisy et les chap- 
perons de meismes, et tenront l'ordre accoustumée 
tant à marchier comme à l'église, et chacun jour y aura 
offrande coutumée comme le premier jour. Et se 
durant le temps élection estoit faicte d'aucuns cheval- 
liers presens et qu'ilz portassent l'ordre, ilz pourroient 
[entrer] au conclave comme les autres et au disner 
polroient estre assiz avecq les aultres chevalliers, 
pourveu qu'ilz fussent vestuz comme les autres. Mais 
au service de l'église ne peullent y aller pour celle 
feste, pource qu'ilz ne sçauroient tenir ordre et ne 
trouveroient nulz tableaux de leurs armes comme les 
autres premiers 1 . 

I. Le ms. donne cette note en apostille : « L'on ne faict nulles 



188 MÉMOIRES D OLIVIER DE LA MARCHE. 

Ce troisiesme jour yront les chevalliers en l'ordre 
accoustumée ouyr la grand messe du S' Esprit, et 
seront vestuz de robbes de velours cramoisy , et comme 
le vespre devant ; à icelle grand messe se fera l'of- 
frande en la manière accoustumée, et n'y aura ny ser- 
mon ny ramentevance ; et, la messe dicte, s'en retour- 
neront en leur ordre et rentreront en leur conclave, et 
puis reviendront en la salle qui sera préparée comme le 
jour devant. Et pour le festoyement des estrangiers 
seront nouvelles gens priez au disner celuy jour en la 
chambre où ont esté festoyez les gens de villes et prelatz . 
Et si doibt seoir en la table du prince ung aultre prélat 
que le jour de devant, et pareillement ung prince ou 
ambassadeur autre que le premier pour mieulx décorer 
icelle feste ; et doivent estre servis à trois fois comme le 
jour devant, et à chacune foiz suyte de huit ou de dix. Et 
chacun jour se doivent assembler ensemble les maistres 
d'hostel, escuier de cuisine et le keulx pour deviser 
leur metz et leurs viandes qui doivent estre diverse 
chacun jour et le plus que l'on peult faire. Le prélat 
doibt dire les grâces et les seigneurs levez retourne- 
ront en leur conclave. Et ne soit pas oublié que les 
ambassadeurs soient chacun jour festoyé en leurs 
chambres comme il appertient. 

Pour les quatriesmes vespres, les chevalliers yront 
à la grand église, vestus de robbes de drap de damas 



élections que après les corrections et toute sollempnité d'église 
passée, et ne peuvent nouveaulx chevalliers d'ung chapitre estre 
à la correction en la feste en laquelle ilz sont esleuz chevalliers 
de l'ordre, ny aux élections d'autres au mesnie chapitre. » Cette 
note est hien postérieure à La Marche et émane sans doute de 
Laurent du Blioul, seigneur du Sart. 



MÉMOIRES D'OLIVIER DE LÀ MARCHE. 189 

blancq etleschapperons de velours cramoisi, et retour- 
neront en leur siège accoustumé, et après les vespres 
retourneront en leurs conclaves. Et lendemain yront 
oyr la messe de Nostre Dame, car c'est en l'honneur 
d'elle que a esté fondée celle quatriesme journée. Se 
fera l'offrande accoustumée et n'y aura autre sermon 
ne ramentevance ; puis s'en reviendront en leur con- 
clave, et tandis se préparera le disner où viendront les 
chevalliers; et seront les tables comme le jour devant. 
Et tousiours pour accompaignier le prince nouveaulx 
prelatz, nouveaux princes ou ambassadeurs ; et, le 
service fait et les cérémonies accoustumées, se retire- 
ront les chevalliers en leurs conclaves. Et à tant j'ay 
fait fin de la manière du service et comment se doibt 
conduire ceste feste pour les quatre jours. Et n'est à 
oublier que les officiers de l'ordre doivent tous les 
jours avoir pain et vin pour leur couchier et, s'il y a 
jour de jeusne, ilz doivent avoir les espices. Et ce doibt 
ceste despence de ses quatre jours compter par les 
maistres d'hostel, contrerolleur et clercq des offices, 
en la présence de aucuns des finances commis, et, l'ar- 
ticle passé, il se doibt escripre es escroes pour une 
fois et par une autre escroe que la despence ordinaire. 
Et à tant, mon très redoubté et souverain seigneur, je 
fay fin en ce présent advis, lequel je submetz à la cor- 
rection de vous et de ceulx de l'ordre, ce j'ay en aucun 
point peu mis ou plus parlé que je ne devoye, me 
recommandant en toute humilité en vostre noble grâce. 



TABLE 

DES PIÈGES ANNEXÉES. 



S'ensuyt Testât de la maison du duc Charles de Bourgoingne, 
dit le Hardy. Page 1 

Traictié des nopces de Monseigneur le duc de Bourgoingne et 
de Brabant. 95 

Lettre d'Olivier de la Marche au comte de Nevers. 445 

Mémorial de la fête de la Toison -d'Or tenue à Bois -le -Duc 
en 1481. 146 

Advis des grans officiers que doit avoir ung roy et de leur povoir 
et entreprise. 153 

Espitre pour tenir et célébrer la noble feste du Thoison d'Or 
faite et composée par et comme s'ensuyt. 158 



PRINCIPAUX OUVRAGES 



CITES DANS LA TABLE 



LISTE DES ABRÉVIATIONS QUI Y SONT CONTENUES 



Ans. — P. Anselme, Histoire 
généalogique de la maison de 
France, 9 vol. in-fol. 

Argh. Côte-d'Or. — Archives 
du département de la Côte- 
d'Or. 

Arch. Nord. — Inventaire des 
Archives du département du 
Nord. 

Argh. nat. — Archives natio- 
nales. 

Arm. comptes. — J. d'Arbau- 
mont, Armoriai de la Chambre 
des comptes de Dijon, d'après 
le ms. médit du P. Gautier. 

Art dates. — L'art de vérifier les 
dates, 3 e édit., 3 vol. in-fol. 

Bar.-Gach. — Barante, His- 
toire des ducs de Bourgogne de 
la maison de Valois, édit. Ga- 
chard, 1840, 2 vol. in-8°. 

Beaug. — Chronique de Mathieu 
d'Escouchy, édit. Beaucourt 
(Société de l'histoire de Fran- 
ce), 2 vol. in-8°, table. 

Beaune, Hist. Rab. — Histoire 
généalogique de la maison de 
Rabutin, éditée par Henri 
Beaune, 1866, 1 vol. in-8°. 

Boull. — Boullemier (l'abbé), 
Notes pour les Mémoires d'Oli- 
vier de la Marche, ms. Biblio- 
thèque de Dijon (copie aux 
mains des auteurs). 



Boull. Généal. Rolin. — Nicolas 
Rolin, chancelier de Bourgo- 
gne. Notice historique sur sa 
famille, par l'abbé Boulle- 
mier, avec une introduction 
et des notes par J. d'Arbau- 
mont, 1865, in-8°. 

Chast. — Œuvres de G. Chastel- 
lain, édit. Kervyn de Letten- 
hove. 

Chevalier. — Mémoires pour ser- 
vir à l'histoire de Poligny, 
1769, 2 vol. in-4<>. 

Comm.-Brux. — Mémoires de 
Philippe de Commines, édit. 
de Bruxelles. 

Comm.-Buch. — Les mêmes, 
édit. du Panthéon littéraire. 

Comm.-Dup. — Les mêmes, édit. 
Dupont (Société de l'histoire 
de France), 3 vol. in-8°. 

Courtépée. — Description géné- 
rale et particulière du duché 
de Bourgogne, 2 e édit., 4 vol. 
in-8°. 

Du Clercq. — Chronique de J. 
Du Clercq, édit. du Panthéon 
littéraire. 

Dunod. Hist. — Dunod, Histoire 
du comté de Bourgogne, 1735- 
1737, 2 vol. in-4°. 

Dunod. — Le même, Mémoires 
pour servir à l'histoire du 
comté de Bourgogne, compre- 



192 



PRINCIPAUX OUVRAGES CITES. 



nant le Nobiliaire de cette 
province, 1740, in-4°. 

Gollut. — Les Mémoires histo- 
riques de la République sé- 
quanoise, édit. de 1846, in-8°. 

Guich. — Guichenon, Histoire 
de Bresse et de Bugey, 1 vol. 
in-fol., comprenant 4 parties 
et deux suites ou continua- 
tions. 

Guill. — Guillaume, Histoire 
généalogique des sires de Sa- 
lins, 1757, 2 vol. in-4°. 

D'Hozier. — Armoriai général 
de la France, 10 vol. in-fol. 

Kervyn. — Kervyn de Letten- 
hove, Histoire de Flandre, 
2 e édit., 4 vol. in-8°. 

Labbey. — Labbey de Billy, 
Histoire de l'Université du com- 
té de Bourgogne, 1814, 1815, 
2 vol. in-4°. 

La Barre. — Mémoires pour 
servir à l'histoire de France et 
de Bourgogne, 1729, in-4°. 

La Chesn. — La Chesnaye-des 
Bois, Dictionnaire de la no~ 
blesse, 1770-1786, 15 vol. in-4° 

Mol. — Chroniques de Jean Mo 
linet, édit. Buclion, 5 vol 
in-8°. 

Mor. — Moréri, le Grand Dic- 
tionnaire historique. 



Palliot, Mém. — P. Palliot, 
Mémoires généalogiques, ms. 
de la Bibliothèque de Dijon, 
2 vol. in-fol. 

Palliot, Pari. — P. Palliot, 
le Parlement de Bourgongne, 
1649, in-fol. 

Peinc. — Peincedé, Recueils de 
Bourgogne, 30 vol. in-fol., 
mss. des Archives de la Côte- 
d'Or. 

Publ. Lux. — Publications de la 
section historique de V Institut 
royal grand-ducal de Luxem- 
bourg, in-4". 

S 1 -Remy. — Chronique de J. le 
Fèvre, seigneur de Saint-Re- 
my, édit. Morand (Société de 
l'histoire de France), 2 vol. 
in-8». 

Tuetey. — Les Êcorcheurs sous 
Charles VU, 2 vol. in-8°. 

Wavrin. — Anchiennes chro- 
nicques d'Engleterre, édit. Du- 
pont (Société de l'histoire de 
France), 3 vol. in-8". 

Nota. — Toutes les notices dont 
les sources ne sont pas indi- 
quées sont empruntées à l'Art 
de vérifier les dates, au Dic- 
tionnaire de Moréri ou au P. 
Anselme. 



TABLE ANALYTIQUE 

DES MATIÈRES 



Abbeville. I, 131 note 1, 133; 
III, 2; IV, 149. Cédée au duc 
Philippe par le traité d'Ar- 
ras, I, 225; rachetée par 
Louis XI et transportée au 
comte de Charolais par celui 
de Conflans, 1, 125, 126; prise 
par le seigneur d'Escordes, 
III, 74, 75; reprise par 
Louis XI, I, 154. 

Abpsebrouch (le comte d').Voy. 
Habsbourg. 

Achey (Jean d'). II, 117 note. 

Acre (roi d'). Voy. Enguerand. 

Acre. I, 78, 80, 81. 

Acres (le seigneur d'), gentil- 
homme anglais, accompagne 
Marguerite d'York à son en- 
trée à Bruges, III, 111. 

Acrisius. I, 112 et note 4. 

Adam. III, 115; IV, 101. 

Adizeele (Jean d'). Voy. Dadi- 
zeele. 

Adrians (Luc). III, 115 noie 2. 

Aellremare. IV, 109. 

Aeneas Sylvius. Voy. Pie II. 

Aethra, fille de Pitheus. I, 113. 

Afflighem (l'abbé de), négocia- 
teur du traité d'Arras en 1482, 
III, 262 note 5. 

Afrique. I, 110, 112, 113. 

Agénor (le roi). I, 113. 

Agey (château d'). I, 334 note 2. 

IV 



Agolas ou Haultas, roi de «Jé- 
rusalem. 1, 79, 80. 

Aiguës-Mortes. III, 36 note 2. 

Ailly (Jean d'), vidame d'A- 
miens, baron de Picquigny, 
conseiller et chambellan du 
roi, f 1492 [Beauc 455]. — 
IU, 107 note 2. 

Ailly (Jacqueline d'). Voyez 
Etampes. 

Ailly (Marie d'), sœur de Jac- 
queline , mariée à Antoine 
Rolin, seigneur d'Aymeries 
[Boull. Généal. Rolin, 36]. — 
II, 416 et note 3. 

Aire. III, 237 note. 

Ais, près Luxembourg. II, 33, 
35. 

Aix-la-Chapelle. I, 271; IV, 
94 note 1. Frédéric IV et 
Maximilien y sont couronnés 
rois des Romains, I, 276, 
277; III, 286 et notes ^ 1 et 4; 
ses habitants envoient du 
vin au duc Charles pendant 
son expédition au pays de 
Franchimont, 212. Voy. aussi 
Notre-Dame d'Aix. 

Albanie (le roi d'). Voy. Scan- 



Alberegale, Albe-Royale, assiégée 
et prise par les troupes de 
Maximilien, III, 307 et note 3, 
308. 

Albergati (Nicolas), cardinal 

13 



194 



TABLE ANALYTIQUE 



du titre de Sainte-Croix, ar- 
chevêque de Bologne en 1417, 
f 9 mai 1443. — I, 206 note 1. 
Ambassadeur du pape à l'as- 
semblée d'Arras, I, 204 et note 

I , 208 ; chargé de veiller 
à l'exécution de certaines 
clauses du traité, 212, 214, et 
de recevoir, avec le cardinal 
de Chypre, les promesses du 
roi relatives à son exécution, 
234. 

Albert II (V d'Autriche), em- 
pereur d'Allemagne, f 1439. 
— I, 26 et note A, 289 note 5; 

II, 2 note 2. 
Albine. I, 118. 
Albion (île d'). I, 118. 
Albret (Jean d'), sire d'Orval, 

gouverneur de Champagne, 
f 10 mai 1524. — II, 335 
note 2. 

Alcumena, fille d'Amphitryon. 
I, 113. 

Alencon (Jean V, le Beau, duc 
d'),°f 1476.— 1,235 et note 3. 
Assiste par procureur au cha- 
pitre de la Toison d'or tenu 
à Gand en 1445, II, 84 ; prend 
part à la ligue du Bien pu- 
blic, III, 8 et note 4. 

Alexandre le Grand. I, 112, 
179. 

Alexandre Bala. III, 115; IV, 
101, 102. 

Alexandre (Luc), médecin de 
Milan. II, 421 note 3. 

Alfarrobeira (combat d'). II, 139 
et note 1. 

Aliénore de Portugal. Voyez 
Eléonore. 

Alise. I, 43, 44. 

Alise, en Bourgogne. I, 44. 

Allemagne (empereurs, impé- 
ratrices d'). Voy. Albert II, 
Charles V, Ferdinand I er , 
.Frédéric III ou IV, Louis V, 

MAXIMILIEN I er , SlGISMOND, 

Venceslas, Eléonore de Por- 
tugal, Elisabeth de Luxem- 
bourg. Voy. aussi II, 336. 
Allemagne. I, 142, 271, 272; II, 



7 note, 9 note 1, 26, 53, 119 
note 1, 264, 397 note 2 et p. 
suiv.; III, 285, 296, 297, 307; 
IV, 94, 154. Adhère au pape 
Félix, I, 263. — (cheval d'). 

II, 76. — (cheveux crêpés à 
la façon d'). I, 319. — (cor- 
net d'i. II, 356. — (cranequi- 
niers d'). II, 259. — (gratuités 
d'). I, 281. — (langue d'). I, 
272. — (ligue de la Haute), 
comprise dans la trêve de So- 
leuvre, III, 226. — (noblesse 
d'). I, 90, 273. — (piétons d'). 

III, 282. — (princes et sei- 
gneurs d'). I, 23 note 1, 311; 
II, 399; III, 286; en débat 
avec le seigneur de Saint- 
Georges pour la seigneurie 
de Joux, I, 189; convoqués à 
Ratisbonne, II, 337; festoyés 
par Charles le Téméraire de- 
vant Neuss, I, 138; élisent 
Maximilien roi des Romains, 

I, 175; accompagnent Frédé- 
ric IV dans son expédition 
contre les Flamands, III, 292 
et s. — (seigneuries d'). I, 23. 

Allemagncs (les). I, 21, 141, 189 ; 

II, 9, 61, 62, 403. Les bas- 
ses — comprises en partie 
dans le royaume de Bour- 
gogne, I, 50. Les hautes — , 

III, 310. 

Alleman (Louis), seigneur 
d'Arbent, Coisselet, Mornay 
et la Marche, qualifié par 
Commines à'homme vaillant 
et expérimenté, surtout en ar- 
mée de mer, lieutenant du 
prince d'Orange lors de la 
conquête de Naples, teste en 
1494 ; dernier représentant de 
la branche des Alleman d'Ar- 
bent [La Chesn. I, 186; Guich. 
III (continuation), 7]. — Ac- 
cusé d'avoir livré à Louis XI 
le château de Joux, dont la 
duchesse Marie lui avait con- 
fié la garde, III, 254 et note 5, 
255 et note 1. 

Alleman (Louis), évêque de Ma- 



DES MATIERES. 



guelone, archevêque d'Arles, 
cardinal du titre de Sainte- 
Cécile en 1426, f 1450. — 
Contribue puissamment à la 
réunion du concile de Bàle, 
I, 260 et note 1 . 

Allemands. I, 274, 277 ; II, 15, 
22,24, 36, 47,332, 333; III, 
247 note 4, 281 note 4, 308. 
En guerre avec le roi Clo- 
vis, I, 55, 56 ; leur mépris 
des bâtards, MO; servent le 
duc Philippe dans son expé- 
dition du Luxembourg, II, 
18, 19 ; autres au service des 
Saxons, 29 et suiv.; leur sage 
conduite, 29, 46 ; députés du 
comte de Gleichen, 37 ; se ré- 
fugient au château de Luxem- 
bourg après la prise de la 
ville, 38 et suiv.; leur capitu- 
lation, 45; battus à Bàle, 62; 
harcèlent les troupes du dau- 
phin, ibid.; défendent Neuss 
contre Charles le Téméraire, 
I, 137, III, 92 et suiv.; bat- 
tus près de cette ville, 99 et 
note 6 ; servent dans les trou- 
pes de René II de Lorraine, 
1, 142, et de Maximilien, 174 ; 
ni, 273 et suiv. 

Allés ou d'Ales (Philippe d'). 
Voy. Dales. 

Alleux, cédé au duc Philippe 
par le traité d'Arras, I, 225. 

Allobrogie, envahie par les Ro- 
mains, I, 45; prend le nom 
de Bourgogne, 50, 57 ; armes 
des rois d' — , 48. — (rois d'). 

I, 57. 

Allobrogiens , ancien nom des 

Bourguignons. 1,44, 47, 119. 

Aloguet (le trompette), pendu, 

II, 316. 

Alonse. Voy. Alphonse. 

Alost. II, 222 note 1, 226, 227 
noie 1, 246, 251, 283, 303 et 
note 3; III, 273; IV, 109. 
Occupé par le seigneur de 
Ternant, II, 226; le bâtard 
de Blanc - Estrain repoussé 
par la garnison d' — , 286. 



\% 



Alphonse V, le Sage et le Ma- 
gnanime , roi d Aragon en 
1416, de Naples en 1441, 
f 22 juin 1458. — I, 114; II, 
220 note 2. Chevalier de la 
Toison d'or au chapitre de 
Gand, où il n'assiste que par 
procureur, II, 84 et note 8, 
89, 95 note 1 ; ne veut pas 
souffrir, comme frère d'ar- 
mes de Philippe le Bon, que 
les seigneurs de sa cour tou- 
chent à l'emprise de Jacques 
de Lalaing, 203, 204. 

Alphonse VI, le Vaillant, roi 
de Léon et de Castille, f 1 109. 
— Sa fille naturelle porte le 
Portugal en dot à Henri de 
Bourgogne, I, 35 et note 3. 

Alphonse - Henriquez, roi de 
Portugal le 25 juillet 1139, 
f 6 décembre 1185. —I, 35, 
81. 

Alphonse II, le Gros, roi de 
Portugal en 1211 ou 1212, 
f 25 mars 1223. — Ses ex- 
ploits contre les Sarrazins, I, 
36 et note 4 ; ses différends 
avec le pape, ibid. 

Alphonse V, l'Africain, roi de 
Portugal en 1438, f 28 août 
1481. — II, 137 et note 1, 
210 note 2; III, 227. Le duc 
de Coimbre lui fait épouser 
sa fille, II, 137 et note 2; vi- 
site Charles le Téméraire 
dans son camp devant Nan- 
cy, I, 142. 

Alsace (Philippe, Thierry d'). 
Voy. Flandre. 

Alsace, II, 63 note. — (avouerie 
d'). Il, 2 note 2. 

Aman (1') de Bruxelles. II, 52. 

Amange (Guillaume d'). Voy. 
Bassant. 

Amboise. III, 262 et note 8. 

Amiens (la vidamesse d'). Voy. 
Bourgogne (Yolande de). 

Amiens. I, 133, 154; III, 222. 
Cédé à Philippe le Bon par le 
traité d'Arras, I, 224 ; racheté 
par Louis XI et transporté 



196 



TABLE ANALYTIQUE 



au comte de Charolais par le 
traité de Conflans, I, 125; li- 
vré à Louis XI, III, 71 et 
note 1 ; assiégé par Charles le 
Téméraire, I, 130; III, 71 et 
note 2; joutes pendant le siège 
d' — , 72 ; escarmouche de- 
vant —, 79. — (le bailli d'). 
I, 223. 
Amorat-Bey (1'), Amorault Beys, 
Lamouratkbaby , etc. Corrup- 
tion du nom d'Amurat II, 
que La Marche applique in- 
différemment sous cette for- 
me à tous les sultans. Voy. 
Amurat II, Bajazrt I er , Ma- 
homet II. 
Amsterdam. I, 155 note 1: IV, 

109. 
Amurat II, sultan ottoman en 
1421, f 1451. — Menace la 
Grèce et Coustantinople, I, 
288; confondu avec Bajazet, 
II, 206 et note 1. 
Ancône. III, 39 note 2. 
Andelot (Jean d'). II, 117 note. 
Andernach, près Lintz. III, 94 

et note 4. 
Andrevet (Philibert) et non An- 
drcnet, seigneur de Coursant, 
Beaurepaire, etc., chevalier, 
conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne, teste en 
1437 [La Barre b, 184, 209; 
Guich. III, 5]. — Chargé de 
plusieurs négociations près du 
duc de Savoie, I, 265 note 2, 
266 note. 
Anes (le pont aux), à Bruges. 

III, 291 note 5. 
Anglais. I, 139, 141, 208, 209, 
230, 238, 239, 244; II, 21, 58, 
120 et note 1,141,208 note 1, 
218, 274, 316; III, 69, 74, 
104, 111, 121; IV, 88, 107, 
110, 130, 134. Au service du 
Portugal, 1, 115 ; leur impar- 
tialité, 62; alliés de Jean 
sans Peur, 199, et de Phi- 
lippe le Bon, 98, 202; possè- 
dent la plus belle partie du 
royaume de France, 203 ; bat- 



tus à Brouwers-Haven, 239 ; 
peu aimés de Philippe le Bon, 
240, qui prend les armes con- 
tre eux, 101; restent en guerre 
avec les Français après le 
traité d'Arras, 241 ; soutien- 
nent le comte de Ligny, 242; 
Charles d'Orléans tiré de leurs 
mains, 249; assiègent Dieppe, 
II, 16 note; battent les Fran- 
çais en Guyenne, 208 note 1; 
expulsés de France, I, 99 ; II, 
209 ; au service des Gantois, 
288 et note 1, 290, qu'ils tra- 
hissent à Gavre, 292, 293, 
314, 315; prennent part au 
siège de Neuss, III, 92 note 1; 
leur dispute avec les Italiens, 
96; défendent Nancy, 208, 
238; au service du duc de 
Saxe, 298, et de Philippe le 
Beau, 300, 301. 
Angleterre (rois et reines d'). 
Voy. Artus, Brenius, Edouard 
I er , Edouard III, Edouard IV, 
Guillaume I er , Guillaume II, 
Harald II, Henri IV, Hen- 
ri V, Henri VI, Henri VII, 
Catherine, Isabelle et Mar- 
guerite de France, Elisabeth 
Woodwill, Marguerite d'An- 
jou. — (armes d'). III, 134, 
135; IV, 102 note 1. — (con- 
nétable d'). II, 109. — (rois 
d'). II, 59 note 2; IV, 161. 
Voy. Cambridge, Cornouail- 
les, Galles, Glocester, Lan- 
castre, York. 
Angleterre. I, 91, 231, 263, 
296; II, 65, 110 note 2, 119 
note 1, 125 note 1, 143, 396, 
411; III, 37 note, 39, 49, 76, 
98 note 4, 103, 107, 237. Ori- 
gine fabuleuse du royaume 
I, 118 et suiv.; guerres 



! : 



civiles et affaires d' — , 121 ; 
II, 210; III, 68 et suiv.; sa 
longue querelle avec le royau- 
me de France, I, 68 ; gouver- 
née par Marguerite d'Anjou, 
II, 209; armes faites par le 
bâtard Antoine en — , III, 41 , 



DES MATIERES. 



197 



48 et suiv. — (archers d'). IV, 
88. — (archers du roi et de la 
couronne d'). III, 110; IV, 
100. — (cour d'). III, 56 note; 
J. de Lalaing y est petite- 
ment reçu, II, 109 note 4. 
— (couronne d'). III, 135 
note 1. — (dames d'). III, 106, 
201; IV, 106. — (nain d'). 
IV, 131. — (officiers d'armes 
d'). IV, 70. — (royaume d'). 

II, 59 et noie 1, 110. — (sei- 
gneurs et princes d'). I, 63; 

III, 201 ; IV, 106. 
Angoulême (le comte d'). Voy. 

Orléans. 

Angoulême (la comtesse d'). I, 
73. — C'est par une erreur 
étrange que La Marche at- 
tribue à une fille de Jean, 
comte de Nevers, dernier mâle 
de la maison de Bourgogne, 
le titre de comtesse d'Angou- 
lême, qui était alors porté par 
Louise de Savoie, femme de 
Charles d'Orléans , comte 
d' Angoulême, décédée en 
1531. Voy. Bourgogne (Char- 
lotte de). 

Anguijen, Enghien. II, 300. 

Anjou (Charles I er d'), comte 
du Maine et de Guise, vi- 
comte de Chàtellerault, etc., 
gouverneur de Paris en 1435, 
fils de Louis II, ci-dessous, 
f 10 avril 1472. — I, 235 et 
note 2. Assiste à l'assemblée 
de Châlons, II, 56 et note 1 ; 
conspire avec les princes con- 
tre Louis XI, III, 8 et note 5; 
quitte l'armée du roi avant la 
bataille de Montlhéry, ibid. 
note 5, et s'enfuit après jus- 
qu'à Chàtellerault, 14 ; chef 
des conférences de la Grange 
aux Merciers, 24 et note 1. 

Anjou (Jean II d'), duc de Ca- 
labre et de Lorraine, fils de 
René, roi de Sicile, ci-des- 
sous, né le 2 août 1 424, f ^dé- 
cembre 1470. — II, 225 note. 
Son mariage avec Marie de 



Bourbon, II, 56 et note 7, 57 
note; prend part à la ligue du 
Bien public, I, 124; rejoint 
le contingent bourguignon 
après la bataille de Montlhé- 
ry, III, 19, 20 et note 1 ; re- 
lève le moral des troupes qui 
croyaient à la défaite du 
comte de Charolais, 19 ; est 
rejoint par les princes ses al- 
liés, 20 et note 2 ; se loge à 
Saint - Mathurin de Lar- 
champs, 21, puis à Conflans, 
22; fait défendre les appro- 
ches de cette place et établir 
un pont sur la rivière, ibid.; 
manière de combattre des 
Suisses à son service, 22, 23 ; 
assiste aux conseils tenus à 
Beaulté, 23; signe le traité 
de Saint-Maur, 29 note; se 
rend à Villiers-le-Bel après 
le licenciement de l'armée 
des princes, 30; envoyé en 
Bretagne avec la mission d'en 
ramener le duc de Berry, 33 
note 1 ; fait bon accueil au 
bâtard Antoine à Marseille, 
41 ; sa mort, 79 et note 4; ne 
laisse qu'un fils, 208. 

Anjou (Louis I ep de France, duc 
d'), roi de Naples, de Sicile 
et de Jérusalem, etc., né le 
23 juillet 1339, f 20 septem- 
bre 1384. -1,69. 

Anjou (Louis II, duc d'), roi de 
Naples, etc., fils du précédent, 
né le 7 octobre 1377, f 29 avril 
1417. —I, 235 note 1. 

Anjou (Louis III, duc d'), roi 
de Naples, etc., fils du pré- 
cédent, né le 24 septembre 
1403, f 1434. — I, 258 note h, 
264 note 1. 

Anjou (Nicolas d'), fils de Jean II, 
ci-dessus, duc de Galabre et do 
Lorraine, né en 1448, f 27 juil- 
let 1473. — Vienttrouverleduc 
Charles en Normandie et lui 
demande la main de sa fille, 
III, 79 et notes 2 et 3 ; re- 
nonce à cette alliance, 80 et 



198 



TABLE ANALYTIQUE 



note 4; retourne en Lorraine, 
ibid.; sa mort, 208 et note 1. 
Anjou (René d'), roi de Naples, 
de Sicile et de Jérusalem, duc 
de Bar (1419) et de Lorraine 
11431), fils de Louis II, né le 
16 janvier 1408, + 10 juillet 
1480. — I, 235 et note 1,242, 
243 note 2; II, 59, 209; III, 
226. Hérite de la reine de 
Naples, I, 90; prisonnier à 
Bulgnéville, ibid., 239; II, 
149; l'ait sa paix avec le duc 
de Bourgogne, I, 90 ; assiste 
à l'assemblée de Chàlons, II, 

56 et note 7, où remise lui est 
faite de partie de sa rançon, 

57 note ; fonde l'ordre * du 
Croissant, IV, 162. 

Anjou (Sibille d'), 2 e femme de 
Thierry d'Alsace, comte de 
Flandre, en 1135 ou 1136. — 
I, 79. Son mariage, I, 76; 
sa mort, 77 et note 1 . 

Anjou (Yolande d'Aragon, du- 
chesse d'), femme du duc 
Louis II, f 14 novembre 1442. 
— I, 235 note 1. 

Anjou (maison d'). II, 209. Voy. 
aussi Fouques, Marguerite et 
Marie. 

Anne de Bretagne, reine de 
France, née le 26 janvier 1477, 
f 9 janvier 1514. — Son ma- 
riage par procureur avec l'ar- 
chiduc Maximilien, III, 258 
et note 2 ; épouse le roi Char- 
les VIII, motifs de cette al- 
liance, ibid., 259 note 1, 317. 

Annonciade (ordre de 1'). IV, 
162. 

Anthiocus, roi de Syrie, mangé 
des vers, I, 179. 

Anthon. I, 265 note 2. 

Anvers (Godard d' ), peintre. 
III, 115 note 2. 

Anvers. I, 170; II, 288; III, 
273, 287 et notes 1, 5, 297 
note 3; IV, 109. Le duc y as- 
siste à une fête, II, 80 ; reste 
fidèle au jeune archiduc, III, 
298; Maximilien y joute con- 



tre le sire de Vaudrey, 309 

et note 2. 
Aplaincourt (le seigneur d'). 

Voy. Happlaincourt. 
Appiano, ambassadeur milanais. 

III, 236 note 2. Son jugement 

sur Charles le Téméraire, I, 

123 note 2. 
Aquitaine. I, 61. 
Arabes. I, 35 note 3; II, 136, 

note 5. 
Aragon (rois et reines d'). Voy. 

Alphonse V, Ferdinand IV, 

Ferdinand V, Jacques I er , 

Jean II, Blanche de Navarre. 

— (Eléonore d'). Voy. Eléo- 
nore et Foix. — (Isabelle d'). 
Voy. Coïmbre et Isabelle. — 
(Léonore d'). Voy. Castille. 

— (Yolande d'). Voy. Anjou. 
Aragon. IV, 162. 

Arban, Arbent (le cardinal, le 
seigneur d'). Voy. Alleman. 

Arberg (Jean, comte d'), sei- 
gneur de Y T alengin, joute au 
pas de Marsannay, î, 318 et 
note 2, 319; ses armes, 334 
note 2 ; Guillaume de Chalon 
fait chevalier de sa main à 
Jérusalem, II, 117 note; prend 
part à la campagne de 1474, 
III, 90 note 2. 

Arbois. I, 283 note. 

Arbre Charlemagne (pas de P). 
I, 253 note 2, 266 note 2, 271 
note, 284. 285, 290 et suiv., 
333; II, 175, 219, 318 note 2. 

Arbre d'or (le chevalier à 1';. 
LII, 125 et suiv. Voy. Bour- 
gogne (Antoine de). 

arbre d'or (le poursuivant), 
figure au pas du même nom, 

111, 123 et suiv.; IV, 111, 

112, 115; amène le prix sur 
les rangs, III, 191. 

Arbre d'or (pas de 1'). III, 109, 
122 et suiv.; IV, 108 et suiv. 

Arbre sec (assemblée de 1'). I, 
85, 200. 

Arbrèle la Grande. IV, 109. 

Arceo (Inigo d'), écuyer, con- 
seiller de Charles VII, bour- 



DES MATIERES. 



199 



sier d'Espagne [Beauc. 459]. 
— Empêché de fournir l'em- 
prise du bâtard de Saint-Pol 
dont il avait touché l'écu, II, 
119 note 1. 

Arcle (seigneurie d'). III, 133. 

Arcy (le seigneur, le fils du sei- 
gneur d'). Voy. Poitiers. — 
(madame d'). Voy. Souza. 

Arenberg (Guillaume d', le sei- 
gneur d'). Voy. Mark (la). 

Arguel (le seigneur d'). "Voy. 
Chalon. 

Arguel (Catherine de Bretagne, 
dame d') et princesse d'Oran- 
ge, fille de Bichard de Bre- 
tagne, comte d'Etampes, 
f 1476. — II, 114 note 2, 
171; III, 149 note 1. Son ma- 
riage avec Guillaume de Cha- 
lon, seigneur d'Arguel, I, 
283 ; accompagne son mari au 
pas de la Fontaine de Plours, 
II, 172; sa renommée de 
beauté et de vertu, 173. 

Arguel (Jeanne de Bourbon, 
dame d') et princesse d'Oran- 
ge, fille de Charles I er , duc 
de Bourbon, mariée à Jean II 
de Chalon, seigneur d'Arguel 
et prince d'Orange, f 10 juil- 
let 1493.— III, 42 note 1; IV, 
110. Va visiter Marguerite 
d'York à l'Ecluse, III, 103 et 
note 2; assiste à ses noces, 
116; places qu'elle occupe aux 
banquets donnés à cette occa- 
sion, 121, 138. 

Aristote. I, 178. 

Arlay ( Philippe d' ), écuyer 
franc-comtois, figure dans les 
montres d'armes de Bourgo- 
gne en 1417 et 1421 [Peinc. 
XXVI, 271, 340]. — Accom- 
pagne Olivier de la Marche 
dans une reconnaissance de- 
vant Gand, II, 243. 

Arles (le cardinal d'). Voy. Al- 
leman. 

Arles, en Provence. I, 49. 

Arlon. II, 18, 19, 20, 36, 37, 40, 
50, 302; III, 207 note 1. — 



(déclaration d'). 11,28 note 1. 

— (prévôté d'). II, 7 note. 
Armagnac (Bernard VII, comte 

d'), de Fézensac, etc., conné- 
table de France en 1415, 
f 12 juin 1418. — 1, 250 
note 1. 

Armagnac (Bernard d'), comte 
de Pardiac, fils du précédent, 
f 1462. — I, 235 et note 6. 

Armagnac (Jean III, comte d'), 
de Fézensac, etc. f 25 juillet 
1391. — Vend le comté de 
Charolais au duc Philippe le 
Hardi (1390) et non à Jean 
sans Peur, comme le dit Oli- 
vier de la Marche, I, 86. 

Armagnac (Jean IV, comte d'), 
de Fézensac et de Bodez, fils 
de Bernard VII, f vers 1450. 

— I, 235 et note 5; II, 117 
note 2. 

Armagnac (Jean V, comte d'), 
fils du précédent, f 5 mars 
1473. — III, 138. Prend part 
à la ligue du Bien public, I, 
124 ; III, 8 et note 6 ; signe le 
traité de Saint-Maur, 29 note. 

Armagnac (Anne d'). Voy. Bour- 
bon. — (Bonne d'). Voy. Or- 
léans. — (Eléonore d'). Voy. 
Orange. — (le bâtard d'). 
Voy. Lescun. 

Armenier (Etienne), seigneur 
de Vonrourt, Montigny et 
Bermont, gouverneur de la 
chancellerie de Bourgogne 
(1438), conseiller du duc, 
bailli d'Aval, chef du conseil 
et président des parlements 
de Bourgogne [La Barre, b. 
168, 190; Palliot, Pari. 6]. 
— II, 170 note 2, 339 note. 

Arnay-le-Duc (châtellenie d'), 
donnée à Marie, bâtarde de 
Bourgogne et unie au comté 
de Charny, I, 284; II, 112 
note 1 et 113 note. 

Arques (forteresse d'), confis- 
quée, II, 272 note 3. 

Arragonnais (François 1'). Voy. 
Surienne. 



200 



TABLE ANALYTIQUE 



Arras. I, 54 noie 3, 159; II, 402 
note 1: III, 71 note 2, 202 
note 2, 251, 306; IV, 109. 
Joutes à — , II, 67 et suiv., 
79; pris par Louis XI, III, 
245 et note 4, qui lui donne 
le nom de Franchise, 246 et 
note 1. — (assemblée et traité 
d'). 1,87, 99,100,125,154,204 
et suiv., 206 note 1 ; texte du 
traité d' —, 207 et suiv.; dif- 
ficultés relatives à son exécu- 
tion réglées à Châlons, II, 57 
note; paix d' — non respec- 
tée, I, 245; citée, 256, 269 
note 2. 2 e traité d' —, III. 
262 et notes 5, 7, 293 note 2. 

Artois (Charles d'), comte d'Eu 
en 1397, | 25 juillet 1472. — 
I, 97 ; III, 4 et note 2. 

Artois (Bonne d'). Voy. Bour- 
gogne. 

Artois (Marguerite, comtesse 
de Flandre et d'), femme de 
Louis I er , comte de Flandre, 
f 9 mai 1382.— I, 72 note 4. 

Artois (le roi d'armes d'), si- 
gnifie en France le pas de la 
Pèlerine, II, 119 note 1. 

Artois. 1,90, 132,169,196,201, 
225; III, 12 note 2, 43 note 6, 
223. — (comté d').I, 102, 154, 
162, 224; III, 316; pris par 
Louis XI, III, 245. — (états 
d'), accordent une aide au duc 
pour la croisade, II, 338 note. 
— (hôtel d'), à Paris, II, 425 
et note 3. — (mer d'). III, 224. 

Artus, roi d'Angleterre. I, 114, 
120. 

Arundel (Jean Fitz-Alan, ba- 
ron de Maltravers et comte 
d'), commandant des troupes 
anglaises en France pendant 
les négociations du traité 
d'Arras, auxquelles il est dou- 
teux qu'il ait assisté, quoi 
qu'en dise Olivier de la Mar- 
che [La Barre, a, 158, 161].— 
1, 204 ; le prénom de Thomas 
lui est donné par erreur, ibid. 
noie 7. 



Ascuque (Robert, abbé d'). II, 
107 note 1. 

Asie. II, 337. 

Asne roijc (logis de 1'), à Chalon. 
II, 155. 

Assche, Ask. III, 268 note 4, 270 
et note 1. 

Assele, Hassel. III, 268 et note 4. 

Assenède. II, 258 note 6. 

Assix (seigneurie d'). III, 221. 

Assuérus. IV, 103. 

Asti, Ass (comté d'), compris 
dans l'ancien royaume de 
Bourgogne, I, 50 ; sa con- 
quête, II, 115 et note 2, 169. 

Ath, Hast. II, 226 note 1, 227 
note A, 234, 303 note 3; III, 
270 note 2. 

Atlas (mont). I, 113. 

Aubeaux (Waleran , seigneur 
des) et de Lomme, chevalier, 
conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne, f 4 octo- 
bre 1464 [Beauc. 461]. — II, 
378 note 6. 

Aubeaux (Antoinette d'Inchy, 
dame des), 2 e femme de Wa- 
leran [Beauc. 462]. — Dan- 
se au banquet de Lille, II, 
378 et note 6. 

Aubert (Savin). I, 95 note 1. 

Aubin (Jean), seigneur de Mali- 
corne en Puysaïe, premier 
chambellan de Charles, duc 
de Berry, son ambassadeur 
près du duc de Bourgogne en 
1468 [Ans. VIII, 922].— Ac- 
compagne ce prince en Bre- 
tagne, III, 34 et note 5. 

Aubry (Gravier). II, 208 note 1. 

Audenarde. 1, 169; II, 222 note 1, 
227, 246, 257, 274 noie 2, 283, 
289, 291, 292, 304 note 3,307 
note 3, 330; III, 272, 305; IV, 
109. Assiégée par les Gantois, 
II, 228, 229; héroïque con- 
duite de son commandant, 
233; batailled'— ,236etsuiv.; 
levée du siège, 241, 243, 244 
note 2 ; conseil de guerre te- 
nu à — , 246 note 2; livrée à 
Maximilien qui y entre par 



DES MATIERES. 



201 



surprise, I, 166, 168; III, 
269 note 2, 270, 271. 

Augustin (saint). I, 112, 177. 

Augustins (cloître des), à Gand. 
IU, 295 note 2. 

Auperre (Jean), seigneur an- 
glais, assiste à l'entrée de 
Marguerite d'York à Bruges, 
III, 111. 

Auroles. I, 95 note 1. 

Auroul, Aurou (Guillaume d'), 
gentilhomme picard. Sa bril- 
lante conduite à la défense 
de Villy, II, 16, 17; entre au 
service du duc, 33 et note 1 ; 
chargé de la garde d'une des 
portes de Luxembourg après 
la prise de cette ville, 43 et 
note 1. 

Austie. Voy. Ostie. 

Autriche (Ernest I er d'), dit de 
Fer (Ferreus), duc de Styrie 
et de Carinthie, f 1424. — I, 
30 et notes 3 et 4, 32. 

Autriche (François, duc d'), fils 
de l'archiduc Maximilien. Sa 
naissance, son baptême et sa 
mort, I, 40, 156; III, 261 et 
note 5, 262 et notes 1, 2. 

Autriche (Frédéric, duc d'). Ses 
exploits contre les Sarrazins, 
I, 23 et suiv.; auteur fabu- 
leux de la maison d'Autriche, 
dont il change les armes, 
ibid. 

Autriche (Jaspar, ducd'), frère 
du précédent. Ses guerres 
contre les Sarrazins, 1, 23, 24. 

Autriche ( Lerpedus , Lupus, 
Léopold, duc d'), tué à Sem- 
pach le 9 juillet 1386. — I, 
28, 30 et note 3. Ses deux ma- 
riages, I, 27 et note 6 ; porte 
les nouvelles armes d'Autri- 
che, 30. 

Autriche (Léopold d'), dit le 
Gros ou le Superbe, beau- 
frère de Jean sans Peur, 
f 1411. — Philippe le Bon 
réclame de grands arrérages 
sur ses biens, I, 279 note 2, 
280. 



Autriche (Sigismond d'), comte 
deTyrol, né en 1427, + 1496. 

— Mort paralytique, I, 180. 
Autriche (Anne d'), fille d'Al- 
bert II, empereur, mariée à 
Guillaume de Saxe, f 1461. 

— Ses droits à la succession 
du Luxembourg dont son 
mari se met en possession et 
qu'il dispute à Philippe le 
Bon, I, 289 note 5; II, 2 
note 2; les vend au roi Char- 
les VII, III, 6 note. 

Autriche (Marguerite d'), fille 
de l'archiduc Maximilien et 
de Marie de Bourgogne, née 
en 1480, f l* r décembre 1530. 
I, 73; II, 397 note; III, 
260 note 3, 287 et note 4. Sa 
naissance à Bruxelles, I, 40, 
156; III, 257 et note 2; re- 
mise aux Gantois avec son 
frère Philippe, 261 et note 2; 
conduite en France et mariée 
au dauphin en vertu d'une 
clause du traité d'Arras, I, 
163, 164 et note 1 ; III, 257, 
262 et notes 1, 8, 264 note 4, 
317 et note 2; rupture de son 
mariage, 259; reconduite à 
son père, 260 et note 1, 317; 
ses vers sur son séjour en 
France, 263 note 1 ; épouse le 
prince de Gastille qui la laisse 
grosse d'un fils mort en bas 
âge, 257 et note 3,317; rame- 
née d'Espagne, 318; son ma- 
riage avec Philibert le Beau, 
duc de Savoie, ibid. note 3; 
son cœur à Saint-Donat de 
Bruges, 57 note 1. 

Autriche (maison d'). I, 16, 18 
note 3, 30, 41. Voy. Frédé- 
ric IV, Ladislas, Maximi- 
lien, Philippe le Beau, Eli- 
sabeth. — (armes d'). I, 21 et 
suiv., 32. 

Autriche. I, 17, 18,20, 21, 157, 
271; III, 308, 311. Erigée en 
archiduché, I, 23 et note 1 ; 
prise par le roi Mathias et 
reconquise par Maximilien, 



TABLE ANALYTIQUE 



III, 307. — (seigneurie d'), 
passe aux Habsbourg, I, 25, 
26. 

Autun. I, 47. Ses habitants ré- 
voltés contre César, I, 44 ; im- 
positions d' — cédées au duc 
Philippe par le traité d'Ar- 
ras, I, 218. 

Auvart (le fils Jean). Voy. Ho- 
ward. 

AUYERON, HaYERON OU HeUYE- 

ron (Antoine), conseiller du 
duc de Bourgogne, prévôt de 
Saint - Donatien de Bruges 
(1490), envoyé en 1460 en Al- 
lemagne pour réclamer au 
nom de Philippe le Bon la 
couronne de Lotharingie ou 
au moins la dignité de vicaire 
impérial [Beauc. 518; ms. 
Bibl. de Bourg, à Bruxelles, 
n° 7246]. — Négocie la trêve 
des moissonneurs, IH, 248. 

Auxerre. III, 224. — (bailli d'). 
I, 219. — (comté d'). 111,224; 
cédé à Philippe le Bon par 
le traité d'Arras avec l'élec- 
tion et les impositions du 
même lieu, I, 218, 219, 220; 
pris par Louis XI, III, 245. 
Vov. Auxerrois. 

Attxerrois. I, 220; II, 208 note 1. 
— (comté d'). I, 8, 154; III, 
316. 

Auxois, Lauchois. I, 44 ; IV, 
109 et note 4. 

Auxonne. I, 290 note 1 ; III, 
206 notes 4, 5. Refuse d'ou- 
vrir ses portes aux troupes 
du duc pendant la guerre des 
Écorcheurs, I, 246 note 1. — 
(vicomte d'). I, 8, 9 note 1; 
H, 146; HI, 316; IV, 109. 

Auxy (Antoine, bâtard d'), fils 
de Jean IV, seigneur de la 
Tour, capitaine des archers 
de corps de l'empereur Maxi- 
milien [Ans. VIU, 107]. — 
Prend part au tournoi de 
l'Arbre d'or, III, 192 et note 4. 

Auxy (Georges, bâtard d'), frère 
du précédent, maître d'hôtel 



de Louis XII (Ans. VIII, 
107]. — Prend part au tour- 
noi de l'Arbre d'or, III, 192 
et note 4. 

Auxy (Jean IV, seigueur et ber 
d'.), Famechon, Hangest, etc., 
chevalier, conseiller et cham- 
bellan du duc de Bourgogne, 
gouverneur de Saint-Riquier, 
Courtray et Termonde, séné- 
chal et gouverneur de Pon- 
thieu, grand-maître des arba- 
létriers de France, etc., f 1474 
[Beauc. 462]. — IH, 192 note 
4. Conduit le comte de Cha- 
rolais au-devant de son père 
lors de l'entrée de ce prince 
à Bruxelles, II, 51 ; chevalier 
de la Toison d'or au chapitre 
de Gand, 95 et note 1; pre- 
mier chambellan et garde de 
la personne du comte de Cha- 
rolais, 215 et note 2, 416 et 
note 4 ; assiste ce prince aux 
joutes de Bruxelles, 215; le 
détourne d'attaquer Moerbe- 
ke, 278; figure à l'entrée de 
Marguerite d'York à Bruges, 
IH, 111, et au pas de l'Arbre 
d'or, III. 176; IV, 133, 134. 

Avallon (siège d'). I, 95 note 1, 
96 et note \, 248. 

Avanchies , aliàs Avanchier 
(Jacques d'), écuyer de Sa- 
voie [Chast. VIII, 21 8J. — 
Fait toucher les trois targes 
au pas de la Fontaine de 
Plours, II, 176 et note 1, 177 
note; ses diverses joutes à ce 
pas, 185 et suiv., 193 note 2; 
y gagne le prix de l'épée, 201 ; 
ses armes, 186 note 2. 

Avesnes. I, 159, 248 note 2; III, 
166, 202 note 2. 

Avis i ordre d'). I, 39 et note 5, 
109, 110. 

Axel, Ascelle. 11,222 note 1, 258 
note 6, 279 note 3, Prise par 
le bâtard de Blanc-Estrain, 
II, 286 et note 5. 

Aydie (Odet d'), seigneur de 
Lescun et de Castillon, che- 



DES MATIÈRES. 



203 



valier, capitaine des châteaux 
de Blaye, Bayonne, Dax et 
Saint-Sever, chevalier de l'or- 
dre de Saint - Michel , créé 
comte de Comminges en 1472, 
etc., etc., f 25 août 1498. 
[Beauc. 463; La Chesn. I, 
605]. — III, 32 et note 2. 
Conduit le duc de Berry en 
Bretagne, III, 7 et note 2. 

Aylia, mère de Romulus. I, 
114. 

Aymeries (le seigneur d'). Voy. 

ROLIN. 

Ayne. III, 271. 

Azincourt (bataille d'). I, 268 
note; II, 266 note 4. 

B 

Bacchus. I, 112 et note 1. 

Bade (Albert de), fils de Char- 
les, + 23 juillet 1488. — Ac- 
compagne Frédéric IV dans 
son expédition contre les Fla- 
mands, III, 296; tué devant 
Damme, ibid. note 6. 

Bade (Charles, le Belliqueux, 
marquis de),-j- 24 février 1475. 
— Envoie défier comme ré- 
gent de Liège le duc de Bour- 
gogne et son fils, III, 25 
note 2. 

Bade (Christophe, marquis de), 
comte de Spanheim, cheva- 
lier de la Toison d'or, fils 
aîné du précédent, né en 
1453, f 19 avril 1527. — Ac- 
compagne Frédéric IV dans 
son expédition contre les Fla- 
mands, III, 296 et note 6. 

Bade (Georges de), frère de 
Charles ci-dessus, chanoine 
de Cologne, coadjuteur, puis 
évêque de Metz, f 1484. — 
III, 226, 227. Assiste à l'en- 
trée de Marguerite d'York à 
Bruges, III, 112 et note 3; sa 
place aux banquets, 200 ; IV, 
110; négocie le mariage de 
Marie de Bourgogne et de 
l'archiduc Maximilien , III, 
242 et note 4. 



Bade (Jean II de), archevêque 

de Trêves, f 9 février 1503. 

— Enfermé dans Lintz, III, 

93 et note 4. 

Baenst (Paul de), ou Baeust. 

III, 279 note 1. 
Baer selle, Vasselle. Voy. Basele. 
Baeust (hôtel Guy de), à Bru- 
ges. IV, 97. 

Bailles (les), à Bruxelles. II, 53. 

Bajazet I er , sultan ottoman en 
1389, f 23 mars 1413. — 
Vainqueur du comte de Ne- 
vers à Nicopolis, I, 84 et note 
4, 199, 200; H, 206 et note 3; 
s'empare de la Hongrie, I, 
199. 

Bâle (expédition du dauphin 
contre). II, 61. — (bataille 
de) ou de Saint-Jacques, 62, 
63 note. — (concile de). I, 98 
note 2, 260 et note 2, 265 note 
2 ; II, 85 note 1 ; ses ambas- 
sadeurs à l'assemblée d'Ar- 
ras, I, 204, 206 note 1, 208, 
235; dépose Eugène IV et 
élit Félix V, 260 et note 2, 
261 et suiv. — (traité de), 
met fin à la guerre dite de 
Souabe, III, 310 note 2. 

Balignen (Loïset de), rend la 
ville de Roye au duc de Bour- 
gogne, III,' 77. 

Ballart (Martin), piémontais. 
Sa piteuse attitude au pas de 
Marsannay, I, 321. 322. 

Baltasin (Galiot de). II, 104, 
205 note. Joute contre Phi- 
lippe de Ternant, II, 64 et 
suiv. 

Baltique (la). III, 297 note 3. 

liapaume. III, 71 note 2. 

Bar (Robert dej, comte de Marie 
et de Soissons, tué à Azin- 
court (1415). — II, 57 note. 

Bar, compris dans l'ancien 
royaume de Bourgogne, I, 50. 

— (duché de). I, 243 note 2. 

— (marches de). I, 243. Voy. 
Bar rois. 

Bar-sur-Aube. I, 248 et note 2 ; 
IL 13, 398. 



204 



TABLE ANALYTIQUE 



Bar-sur-Seine (châtellenie de). 
III, 224. Cédée avec ses im- 
positions au duc Philippe par 
le traité d'Arras, I, 220, 221. 
— (seigneurie de). I, 154. 

Barbares. III, 39. 

Barbarie. I, 110; III, 39. 

Barbazan (Arnaud-Guilhem, ba- 
ron de), premier chambellan 
de Charles VII, gouverneur 
de Champagne et Laonnois, 
f 1431. — Occis à Bulgné- 
ville, I, 90, 239. 

Bare (messire). Voy. Barre de 
Surlet. 

Barlemont ou Berladiont (Lan- 
celot de), marié à Marguerite, 
fille de Guillaume d'Aren- 
berg, tué en 1484 dans une 
querelle qu'il eut à Cambrai 
avec Philippe de Clèves [Ker- 
vyn, V, 350, 353; Wavrin, 
III, 323, 342]. — Entre dans 
Lintz, III, 95. 

Barnet (bataille de). III, 70 et 
note 3, 237 noie 3. 

Barre (Corneille de la), sei- 
gneur de Mouscron, écuyer 
tranchant du duc Philippe 
[Mol. III, 203, 332; Arch. 
Nord, B. 1978]. — Joute à 
Dijon, I, 286. 

Barre ou Baré de Surlet, che- 
valier, bourguemestre de Liè- 
ge [Wavrin, II, 359 ; Comm. 
Dup. III, 224]. — Commande 
les Liégeois à la bataille de 
Brunstein, III, 65 et note 4; 
y est tué, ibid. note 4, 66. 

Barrois. I, 242 ; II, 57 note; III, 
241. 

Basam (Guillaume). "Voy. Bas- 

SANT. 

Basele (combat de). II, 259 note 
1, 260 et suiv., 264 et note 3, 
266 et note 1. 

Basine (Louis de la), seigneur 
de Bermette, écuyer dauphi- 
nois, joute au pas de Marsan- 
nay, ï, 318, 319. 

Basque (Jehannot le). Olivier 
de la Marche son prisonnier 



après la bataille de Nancy, 
III, 241. 

Bassant ou Baussant (Guillau- 
me), écuyer, seigneur d'A- 
mange et en partie de Rom- 
prey, fils de Philippe Bassant, 
écuyer, de Rochefort-sur-le- 
Doubs, et de Huguette de Bi- 
nant, figure en 1455 parmi 
les nobles qui doivent lods 
sur leurs héritages à Roche- 
fort [Peinc. XVIII, 621; 
XXIII, 696; XXV, 537]. — 
Fait toucher la targe noire 
au pas de la Fontaine de 
Plours, II, 176 et note 2; dé- 
tails de sa joute, 191 et suiv.; 
le Livre des faits ne le désigne 
que sous le nom d'Amange, 
ibid. note 4. 

Bassompierre (château de). III, 
234 note 1. 

Bastongne. II, 50. 

Bataille (Chariot), prend part 
à l'attentat de Montereau, I, 
198 note 2. 

Bataille, Batailler ou Batil- 
lier (Guillaume), frère de 
Chariot, prend part comme 
lui au meurtre de Jean sans 
Peur, I, 87, 198 et note 2. 

Bâtards illustres. 1, 110 et suiv. 

Batarnay (Imbert de), seigneur 
du Bouchage, successivement 
conseiller des rois Louis XI, 
Charles VIII, Louis XII et 
François I", f 1523. — III, 
234 note \ . 

Baudeloo (l'abbé de). II, 222 
note 1. 

Baudeloo (abbaye de), occupée 
par les Gantois, II, 277 et 
note 2. 

Baudin (Antoine), marchand 
florentin à Bruges. III, 245 
note 1. 

Baudin, Baudins ou Boudin (Gil- 
les), avocat de la Keure, à 
Gand. II, 281 et note 2. C'est 
probablement le même à qui 
Olivier de la Marche donne 
précédemment le nom de 



DES MATIERES. 



205 



Pierre, II, 213 et note 2, à 
moins qu'il ne s'agisse ici 
d'un certain Pierre Baudin, 
magistrat de Gand en 1468, 
qui, étant infirme et aveugle, 
tut décapité dans cette ville 
comme traître à sa patrie le 
14 mars 1477 [Kervyn, V, 
238 et suiv.]. 

Baudouin, peintre. III, 118 
note 3. 

Baudricourt (Jean, sire de), ma- 
réchal de France, f 11 mai 
1499. — Bat les Français à 
Guinegate, III, 257 note. 

Bauffremont (Guillaume de), 
seigneur de Scey-sur-Saône 
(par corruption de la Scei- 
che), Sombernon , Màlain, 
etc., etc., chevalier, conseil- 
ler et chambellan (1460) du 
duc de Bourgogne, frère de 
Pierre, ci-dessous [La Barre 
b, 186, 213; Dunod, Hist. 
II, 504]. — I, 269 note 2. 
Joute au pas de Marsannay, 

I, 316, 317; ses armes, 334 
note 2 ; assiste Pierre de Chan- 
dio à celui de la Fontaine de 
Plours, II, 150 et note 2. 

Bauffremont (Jean de), cheva- 
lier, seigneur de Mirebeau, 
Bourbonne, Choie, etc., frère 
de Pierre ci-dessous, vivait 
encore en 1467 [Dunod, Hist., 

II, 503]. — Assiste Pierre 
de Ghandio au pas de la Fon- 
taine de Plours, II, 150 et 
note 2. 

Bauffremont (Jean de), sei- 
gneur de Soye et de Vauvil- 
lars, chevalier, conseiller et 
chambellan de Philippe le 
Bon et de Louis XI, fils de 
Gauthier, seigneur de Vau- 
villars et de Rupes [Dunod, 
Hist., II, 516; Palliot, Mém. 
I, 1017]. — II, 49 note. Che- 

. valier à Gavre, II, 318 et note 
3 ; rejoint l'armée du comte 
de Gbarolais après Montlhéry, 
IIL 18 et note 5. 



Bauffremont (Pierre de), sei- 
gneur et comte de Charny, 
chevalier, conseiller et cham- 
bellan du duc de Bourgogne, 
gouverneur, capitaine géné- 
ral (1432) et sénéchal hérédi- 
taire de Bourgogne, chevalier 
de la Toison d'or, fils de Hen- 
ri de Bauffremont et de Jean- 
ne de Vergy, f 1473 [Dunod. 
#«*. II, 503;Beauc.,464].— 

I, 243 note 2, 284 note 2, 294 
noie 5, 316, 321,328, 329,331, 
332; II, 1, 147 note 2, 175, 
178. Accompagne le duc Phi- 
lippe comme conseiller à l'as- 
semblée d'Arras, I, 205; as- 
siste à l'entrevue de Besan- 
con, 273 et note 9; danse aux 
fêtes données à cette occasion, 
281; fait publier un pas d'ar- 
mes, 283 et suiv.; le tient 
avec douze compagnons à la 
charme de Marsannay, 290 
et suiv.; veille aux prépara- 
tifs du pas, 291; se présente 
pour jouter comme garde du 
pas, 298, 299; détail de ses 
diverses joutes, 301, 303-305; 
autorise une nouvelle empri- 
se, 324, 325; s'arrête avec ses 
compagnons, en revenant du 
pas, à l'hôpital du Saint-Es- 
prit de Dijon et à l'église No- 
tre-Dame de la même ville, 
333, 334 note 2; ses armes, 
ibid.; son procès à l'occasion 
de la démolition des lices de 
Marsannay, 293 note 1 ; joute 
à Ghâlons, 60 et note 1 ; as- 
siste comme chevalier de la 
Toison d'or au chapitre de 
Gand, II, 83 et note 3; son 
mariage avec Marie, bâtarde 
de Bourgogne, I, 284 note 2; 

II, 112 et note 1 ; érection en 
sa faveur de la baronnie de 
Gharny en comté, ibid.; figu- 
re au pas de la Fontaine de 
Plours, 150 et note 2, 151 et 
suiv.; assiste au conseil tenu 
après la bataille de Gavre, 



206 



TABLE ANALYTIQUE 



325, et à l'amende honorable 
des Gantois, 331; son vœu du 
faisan, 384 ; assiste à l'en- 
trevue de Péronne, III, 84 et 
note 1, et aux noces de Char- 
les le Téméraire, 103, 104, 
111; IV, 97. 
Bauffremont (Jeanne de), sœur 
de Pierre [Dunod, toc. cit.]. 

— Ses deux maris, II, 150 
note 2. 

Baume (Henri de). 1, 192 note 2. 

Baume- tes- Dames. II, 319 note 
et note 2, 320 note 1 ; III, 206 
note 4. 

Baume (Guillaume de la), sei- 
gneur d'Irlains , chevalier, 
conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne et son am- 
bassadeur auprèsdu duc d'Au- 
triche, chevalier d'honneur 
de la duchesse Marguerite, 
chevalier de la Toison d'or 
(1481), gouverneur des deux 
Bourgognes, f août 1490 [La 
Ghesn. II, 97; Gollut, 1100]. 

— Porte le pennon ducal aux 
obsèques de Philippe le Bon 
et d'Isabelle de Portugal, III, 
59 et note 2 ; va au-devant de 
l'archiduc Maximilien, 244. 

Baume (Quentin de la), seigneur 
du Mont-Saint-Sorlin, cosei- 
gneur de Marbos, chambel- 
lan du duc de Bourgogne [La 
Ghesn. II, 97]. — Tué a Gran- 
son, III, 209 et note 6. 

Bausignies (le seigneur de). Voy. 
Hornes. 

Davay, capitale des Nerviens. I, 
45 et note 1. 

Bavière (Albert, duc de), comte 
de Hainaut, Hollande, Zé- 
lande, etc., beau-père de Jean 
sans Peur, f 1404. — I, 84 
note 5, 87. 

Bavière (Albert III, le Pieux, 
duc de), né en 1396, f 1 er mars 
1460. —III, 293 note 1. 

Bavière (Bernard de). Voy. Ba- 
vière (Bobert de). 

Bavière (Christophe, duc de), 



fils d'Albert III, f 1493. — 
A la solde de l'empereur Fré- 
déric dans son expédition 
contre les Flamands, III, 
293 et note 1, 296. 

Bavière (Frédéric de), dit le 
Victorieux, comte palatin et 
électeur, né en 1425, f 12 dé- 
cembre 1476. — III, 89 et 
note 1, 112. Fait mine d'ai- 
der son frère Bobert dans sa 
querelle avec le chapitre de 
Cologne, III, 98 et note 5. 
C'est probablement lui à qui 
Bertholet donne par erreur le 
prénom de Louis, II, 333 
note 1. 

Bavière (Guillaume IV de), 
comte de Hainaut, Hollande, 
Zélande, etc., fils d'Albert, 
f 31 mai 1417. — I, 279 no- 
tes 1 et 2. 

Bavière (Jean de), dit sans Pi- 
tié, évêque de Liège en 1389, 
marié en 1418 à Elisabeth de 
Gorlitz, f 5 janvier 1421. — 
I, 84 et note 5, 200 et note 1, 
288 note 2. 

Bavière (Louis (?), duc de). Sa 
fille naturelle Jeanne épouse 
Jean de Salins, I, 267 et 
note 2. 

Bavière (Louis IV, le Pieux, 
duc de), comte et électeur pa- 
latin, f 13 août 1449. — I, 
258 note 4. 

Bavière (Louis, duc de), dit le 
Noir, de la branche de Deux- 
Ponts, f 19 juillet 1489. — 
Chargé par l'empereur Frédé- 
ric IV de demander la main 
de Marie de Bourgogne pour 
son fils Maximilien, III, 242 
et note 4. 

Bavière (Otton II de), comte 
palatin à Mosbach, f 7 avril 
1499. — Accompagne l'em- 
pereur Frédéric dans son ex- 
pédition contre les Flamands, 
III, 296 et note 4. 

Bavière (Bobert de), évêque 
de Strasbourg, puis arche- 



DES MATIÈRES. 



207 



vêque - électeur de Cologne 
en 1463, f 16 juillet 1480. 

— III, 227. La Marche lui 
donne par erreur le prénom 
de Bernard, I, 136; demande 
et obtient le secours de Char- 
les le Téméraire contre le 
chapitre de son église, ibid.; 
III, 88, 89 et note 1, 98. 

Bavière (Wolfgand, duc de), 
frère de Christophe ci-dessus, 
f 1514. — A la solde de l'em- 
pereur Frédéric dans son ex- 
pédition contre les Flamands, 
III, 293 et note 1, 296. 

Bavière (Jacques ou Jacqueline 
de), comtesse de Hainaut, fille 
de Guillaume, comte de Hai- 
naut et de Hollande, et de Mar- 
guerite de Bourgogne, mariée 
trois fois, f 8 octobre 1436. 

— Recherche l'alliance du 
ducde Glocester, 1, 91 ; épouse 
Franc de Borselle, 93; son 
appointement avec Philippe 
le Bon qui lui succède dans 
ses états, ibid.; débats au 
sujet de sa succession, 279 et 
note 1. 

Bavière (Jeanne, bâtarde de), 
fille du duc Louis [Guill. II, 
3 e part. 86]. — Epouse Jean 
de Salins, l, 267 et notes 2, 3. 

Bavière (maison de). Voyez 
Louis. — (Marguerite de). 
Voy. Bourgogne. — (armes 
de). I, 88. — (princes de). H, 
399. 

Bayeux. II, 208 note 1. 

Béarn (Bernard de), bâtard et 
sénéchal de Foix, fils naturel 
de Jean, comte de Foix, ma- 
rié à la fille unique d'Arnaud, 
vicomte de Lavedan [ La 
Chesn. II, 131]. — Lève l'em- 
prise du seigneur de Haut- 
bourdin, II, 119 note 1 ; em- 
pêché par la maladie de se 
rendre au pas de la Pèlerine, 
123 ; joute à Bruges contre le 
même seigneur, 129 et suiv.; 
ses armes, 130 et note 2. 



Béarn. II, 119 note 1. 

Béatrix de Portugal, reine de 
Castille, femme du roi Jean 
I" (mai 1383). — I, 107 et 
note 6, 109. 

Beauce. III, 19. 

Beauchamp (Richard) , évêque 
de Salisbury, chancelier de 
l'ordre de la Jarretière, -J- 1481 . 
— Négocie le mariage du duc 
Charles avec Marguerite 
d'York, 111,75 et note 3, 101; 
le bénit au Dan, 104, 105; 
IV, 98; assiste à l'entrée de 
cette princesse à Bruges, 111, 
112 et note 2. 

Beauchamp ( le seigneur de ). 
Voy. Rolin. 

Bbaufort (Edmond I er ), comte 
de Mortain, marquis de Dor- 
set, duc de Sommerset en 
1448, connétable d'Angleter- 
re, f 22 mai 1455 [Beauc. 
465]. — Ses débats avec le 
duc d'York pour le gouver- 
nement de l'Angleterre, II, 
209 et note 2. 

Beaufort (Edmond II), duc de 
Sommerset, f 1471. — Tué 
après la bataille de Tewksbu- 
ry, III, 70 et note 4. 

Beaufort (Henri), évêque de 
Lincoln et de Winchester, 
chancelier d'Angleterre, car- 
dinal du titre de Saint-Eu- 
sèbe (1426), f 11 avril 1447. 
— Ambassadeur du roi d'An- 
gleterre à l'assemblée d'Ar- 
ras, I, 204 et note 6. 

Beaufort (Jean), duc de Som- 
merset, f 31 mars 1448. — 
II, 87. 

Beaufort, Belfort. III, 206 notei. 

Beaugrant (madame de), naine 
de M lle de Bourgogne, figure 
aux fêtes de Bruges, III, 135. 

Beaujeu (le seigneur, le baron 
de). Voy. Bourbon (Philippe 
et Pierre de). 
Beaujeu (Anne de France, da- 
me de), fille de Louis XI, 
mariée en 1474 à Pierre de 



208 



TABLE ANALYTIQUE 



Bourbon, sire de Beaujeu, 
f novembre 1522. — Sa nais- 
sance, II, 412 et note 5; 
son mariage projeté avec le 
comte de Charolais, III, 27 
et note 1, 28, 30, 32; rompu, 
35; épouse le sire de Beau- 
jeu, ibid. et note 1 ; gouverne 
le royaume, 264 et note 3; re- 
çoit Marguerite d'Autriche à 
son arrivée à Hesdin, 262. 

Beaujeu (baronnie de), donnée 
en apanage à Pierre de Bour- 
bon, II, 54 note 2. 

Beaujolais. I, 96. 

Beaulieu ( forteresse de ). III, 
220. 

Beaulté. III, 22, 23. 

Beaumont (Jaquemin de), sou- 
doyer du damoiseau de Com- 
mercy. II, 29, 43. S'em- 
pare de "Villy et y est assiégé, 

II, 15 et suiv.; prend et pille 
Montmédy, 20 ; s'échappe de 
Villy, 31 ; fait deux prison- 
niers dans une embuscade, 
32, 33. 

Beaumont (Louis de). II, 275 
note 1. 

Beaumont (ville et seigneurie 
de). II, 333 note. 

Beaune. I, 247 note. Refuse 
d'ouvrir ses portes au duc 
pendant la guerre des Ecor- 
cheurs, I, 246 note 1; hor- 
loge de Dinant envoyée à — , 

III, 45 note 3 ; vin de —, III, 
115. 

Beauquesne (prévôté de Feulloy 
et). III, 223. 

Beaurevoir. III, 223. Pris par le 
duc, I, 133. —(camp de). III, 
80 note 4. 

Beauvais (siège de). I, 133; LU, 
77 et note 4. 

Beauvoir (Jean, seigneur de) 
et de Caumainil, chevalier, 
échanson, puis conseiller et 
chambellan du duc de Bour- 
gogne, était mort en 1473 
[Beauc. 467].— II, 302 note 3. 

Beauvoisis. III, 222. Transporté 



à Charles le Téméraire, III, 
29 note. 

Bebemberg (Georges de), assiste 
à la journée de Florenge, II, 
23 note 3. 

Bec-Grespin (Antoine du), ar- 
chevêque de Narbonne (1460- 
1472). — Fait partie d'une 
ambassade envoyée par Louis 
XI au duc de Bourgogne, III, 
4 et notes 2, 4. 

Behaignons, Bohémiens. I, 274 ; 

II, 113. Défendent Luxem- 
bourg et Thionville, II, 17; 
leur capitulation, 45. 

Belden ( Guillaume ), écuyer. 

III, 90 note 2. 
Belgiens. I, 47. 
Belgius. I, 119. 

Belledent (Jacot), clerc de l'ar- 
tillerie du duc de Bourgogne. 
I, 95 note 1. 

Belleforière i Perceval , sei- 
gneur de) et d'Ittre, cheva- 
lier, conseiller et chambellan 
de Charles le Téméraire et de 
Maximilien, teste en 1475 
[Beauc. 467]. — Combat à 
Audenarde, II, 239 et note 1. 

Bellemotte, près Arras. II, 68. 

Belleval (Couraud ou Conrad 
de), gentilhomme allemand, 
joute au pas de Marsannay, 

X. o I 1 f o l £• 

Belleville (siège de). I, 96 et 
note 5, 97 et notes 3, 4. 

Belvédère (villa du). LT, 350 
note 2. 

Benoit XIII (Pierre de Lune), 
pape, f 1424. — 1,192 note 2. 

Bensdorff (Jean de), maréchal 
de Luxembourg, assiste à la 
ratification du traité d'Hes- 
din, II, 6 note. 

Benthun (Guy de), porte-éten- 
dard du comte de Saint-Pol, 
se distingue au combat de 
Basele, U, 262. 

Bercy. ffl, 23 note 2. 

Berg-op-Zoom. 111,287 note\. 

Berghes (Henri de), docteur es 
droits , notaire apostolique, 



DES MATIERES. 



209 



chancelier de la Toison d'or, 
évêque de Cambrai en 1480, 
f 1502 [Boull. 90]. -Chargé 
de parlementer avec les Lié- 
geois, III, 285 et note 2. 

Berghes (Jean de), seigneur de 
"Walhain, chevalier de la Toi- 
son d'or en 1481 , f 20 janvier 
1531 [Boull. 91]. — L'un des 
négociateurs du traité d'Ar- 
ras en 1482, III, 262 note 5 ; 
accompagne Maximilien à la 
prise de Termonde, 267; 
chargé avec Baudoin de Lan- 
noy de conduire le jeune ar- 
chiduc à Bruxelles, 285. 

Bergues ou Berghes (Philippe 
de) [La Barre, a, 361]. — 
Figure au ravitaillement de 
Lintz, III, 93, 94. 

Bergues (Mgr de). Voy. Glimes. 

Bergues {W le de), envoyée au- 
devant de Marguerite d'York, 
IV, 97. 

Bergues-sur-le-Soin. II, 80. 

Berjoud (Aymé), procureur fis- 
cal au bailliage de Dijon 
(1458) et au parlement de 
Bourgogne (1462) [Arm. comp- 
tes, 384]. — 1, 293 note 1. 

Bernard (Etienne), dit Moreau, 
conseiller de Charles VII et 
son ambassadeur à l'assem- 
blée d'Arras, I, 208, 209. 

Bernard (Guy), archidiacre de 
Tours, maître des requêtes de 
l'hôtel. II, 275 note 1. 

Berne (communauté de). III, 
226. — (habitants de), invités 
à servir le comte de Gharo- 
lais, III, 9 noie 1. — (musée 
de). I, 54 note 3. — (ville de). 
II, 397 note 2. 

Berry (le duc de). Voy. France 
(Charles et Jean de). — (Ma- 
rie de). Voy. Bourbon. 

Berry. I, 201, 203. 

Bersabée. I, 111 et note 5. 

Bersat (Robert de), prépare 
l'escalade de Luxembourg, 
II, 35, 36. 

BERTRANDON.Voy.BROQUIÈRE(la). 

IV 



Besançon (archevêques de). Voy. 
Flavigny (Quentin de) et Tour 
(Guillaume de la). 

Besancon. I, 192 note 2, 193 
note; II, 397 note 2; III, 206 
note 4, 207 note, 238 note 1. 
Joutes à — , I, 267 et note 3 ; 
entrevue à — du roi des Ro- 
mains Frédéric et de Phi- 
lippe le Bon, 270 et suiv. 

Béthune. I, 102 note; IV, 109. 
— (terre et seigneurie de). I, 
8, 9 note 1 ; III, 133. Cédées 
au comte de Gharolais, II, 
414 note 3. 

Beures ou Bèvres (Marie de la 
Vie ville, dame de), femme, 
en 1459, du bâtard Antoine, 
seigneur de Beveren ou Bè- 
vres. — Assiste au banquet 
de Lille, II, 355 et note 5. 

Beveren, aliàs Beures ou Bè- 
vres (le seigneur de). Voy. 
Bourgogne. 

Beveren (terre de), donnée au 
bâtard Corneille, passe après 
sa mort à son frère Antoine, 

II, 270 note 3. 

Biervliet, BerviUier. I, 170 et 
note 1 ; III, 273 et note 2. 

Billecocq (N.), écuyer, joute à 
Bruges, III, 199, 200. 

Binchois, musicien de la cour 
de Bourgogne. II, 351 note 1. 

Bische, Biche ou Bisse (Guil- 
laume), « pauvre valeton » 
du pays de Champagne, d'a- 
près Du Clercq, natif de Mou- 
lins-Engilbert, suivant d'au- 
tres auteurs, élevé par la 
faveur du comte de Charo- 
lais, qui le fit son premier 
maître d'hôtel; seigneur de 
Cléry, conseiller et chambel- 
lan du roi, gouverneur de 
Péronne en 1478 [Du Clercq, 
1. III, ch. xxvi ; Boull. 66; 
Bar.-Gach. II, 604 note 1 • La 
Barre, b, 273; Comm.-Dup. 

III, 478]. - II, 423; III, 31, 
223 et note 3. Renvoyé de 
l'hôtel du comte de Charo- 

14 



210 



TABLE ANALYTIQUE 



lais, II, 420; se relire à Pa- 
ris où il prend beaucoup de 
crédit, ibid.; figure aux fêtes 
de Bruges, III, 121 ; livre Pé- 
ronne à Louis XI, II, 420 
note 1. 
Bladelin (Pierre), dit Lestma- 
kere, conseiller, maître d'hô- 
tel du duc, trésorier de la 
Toison d'or ; donne quittance 
le 6 mars 1451 de six queues 
de vin dont le duc lui avait 
fait cadeau pour ses bons ser- 
vices [Gomm.-Dup. III, 256; 
Peinc. XXIII, 742; Arch. 
Gôte-d'Or, B. 383]. — Assiste 
au chapitre de Gand, II, 85 
et note 2. 

Blaisy (Alexandre, seigneur 
de), Ghaudenay et Thoisy-la- 
Berchère, marié le 7 novem- 
bre 1404 à Catherine de Bour- 
gogne-Montagu , était mort 
en 1424 [Moréri, art. Bour- 
gogne; Palliot, Mém. I, 707, 
796]. — II, 182 note 1. 

Blaisy (Claude I er de), seigneur 
en partie de Brognon et Saint- 
Julien, fils d'Alexandre, ma- 
rié vers 1448 à Jeanne de 
Granson, était mort en 1461 
[Palliot, Mém. I, 225, 768, 
796 ; Peinc. VII, 171; XVIII, 
622; XXVII, 410]. — II, 182 
note 1. 

Blaisy (Claude II de), baron de 
Couches, comte d'Arnay, sei- 
gneur de Blaisy, etc., fils de 
Claude I er , marié en 1486 à 
Louise de la Tour, f 1503 
[Ans. IV, 530; Peinc. VII, 
122; VIII, 126; XVIII, 622]. 
— Figure très jeune au pas 
de la Fontaine de Plours, II, 
182 et note 1. 

Blaisy (Guillaume de), frère du 
précédent, figure avec lui au 
pas de la Fontaine de Plours, 
II, 182 et noie 1. 

Blamont (le sire de). Voy. Neuf- 
chatel (Thibaut de). 

Blanc (Jean le). I, 274 note 1. 



Blanc -Estrain, aliàs Blans- 
troem (le bâtard de), nommé 
capitaine de la Verde-Tente, 
II, 286 ; prend Hulst et Axel, 
ibid. et notes 4 et 5 ; repoussé 
à Alost, ibid.; blessé, 303 
note 3. 

Blanche de Navarre, reine 
d'Aragon, femme du roi Jean 
II, f 1« avril 1441. — II, 
137 note. 

Blanche de Navarre, reine de 
France, 2 e femme de Philippe 
de Valois, f 5 octobre 1398. 
— I, 68 et note 5. 

Blanche (personnage de la da- 
me). III, 161 et suiv. 

Blancs chaperons (faction des). 

II, 221, 222. 
Blangy. III, 79 note 2. 
Blioul (Laurent du), seigneur 

du Sart, greffier de la Toison 
d'or. IV, 161 note 1, 170 note 

I, 188 note. 
Blois (N.). I, 238. 

Blosset (Etienne) , évèque de 
Lisieux, f 1505. — III, 34 
note 4. 

Blosset (Jean de), accompagne 
le duc de Berry en Bretagne, 

III, 34. 

Bocquam (le sire de). Voy. Bouc- 

QUAM et BûRSELLE. 

Bocqueaux (le seigneur de), en- 
voyé en ambassade aux Gan- 
tois après la bataille de Gavre, 

II, 327 note 1. 
Boetslaer (le seigneur de). II, 

271 note 4. 
Bohain. I, 134. 
Bohême (roi de). — Voy. Ladis- 

las I, Ladislas II. — (Bonne 

de). Voy. Bonne. 
Bohème. I, 289, 290; II, 2 note 2. 

Occupée par les Vandales, I, 

47. — (royaume de), usurpé 

par le roi Mathias, I, 26, 27. 
Boilleaue (Jean), clerc. I, 243 

note 2. 
Bois (Jean du), écuyer picard, 

prend part à l'expédition du 

Luxembourg, II, 12. 



DES MATIERES. 



211 



Bois (Jean du ou de), lieutenant 
du capitaine du château de 
Gavre, s'échappe avec lui de 
cette place, II, 313 et note 3. 
Le même que Jean de Vos, 
Ost ou Fox, d'après Du Clercq. 
Voy. Fox. 

Bois ou du Boz (Jean du), sei- 
gneur du Bois, Hannekin, 
Vermelles, etc., chevalier, 
bailli de Cassel, conseiller et 
chambellan du duc de Bour- 
gogne, était mort en 1496 
[Beauc 469]. — Joute à Di- 
jon, I, 286; figure au pas de 
la Pèlerine, II, 121 ; chevalier 
à Audenarde, 238 et note 3, 
239 ; blessé au siège de Schen- 
delbecke, 307; son vœu du 
faisan, 391 et note 2. 

Bois-Bailly (Josselin du), ma- 
réchal des logis de Louis XI 
[Bar.-Gach. II, 222]. — An- 
nonce à Philippe le Bon la 
naissance du fils aîné du dau- 
phin, II, 412. 

Bois-le-Duc. III, 287 note 1, 298; 
IV, 109. Chapitre de la Toi- 
son tenu à —, IV, 146 et 
suiv.; église collégiale de — , 
150. 

Dois- Sainte-Marie (terre de). II, 
134 note 1. 

Bolant (Guillaume de). II, 50 
note 1 . 

Bon-Espoir (chapelle de), à No- 
tre-Dame de Dijon. I, 334 
note 2. 

Bonard ( Claude de ) , grand 
écuyer du roi de Castille. III, 
266 note. 

Bonaventure (saint). I, 177. 

Bonféal (Pierre), conseiller aux 
conseils du duc, avocat du roi 
au bailliage de Dijon et au 
parlement de Bourgogne, ma- 
rié en 1461 [Palliot, Pari. 
331; Arm. comptes, 358]. — 
III, 71 note 3. 

Bonin, Bouin ou Bovin (Antoine 
ou Gilles), chef des Gantois 
dans leur révolte de 1452, II, 



213 et note 2, 281 et note 3. 

Bonne de Bohême, reine de 
France, première femme du 
roi Jean le Bon, -j- Il sep- 
tembre 1349. — I, 69 et note'i. 

Bonniface (Jean de), gentil- 
homme de la maison du duc 
de Milan [Beauc. 469]. — II, 
104. Le duc l'autorise à lever 
une emprise, II, 81 ; assiste à 
la fête de la Toison d'or à 
Gand, 94 ; y joute contre Jac- 
ques de Lalaing, 96 et suiv.; 
touche les targes blanche et 
noire au pas de la Fontaine 
de Plours, 154; détail de ses 
joutes, 155 et suiv.; gagne le 
prix des courses de lance, 201 . 

Boone (Liévin), justicier ou hof- 
man des Gantois en novem- 
bre 1451 [Bar.-Gach. II, 88 
note 6; Beauc 469]. — Son 
élection, II, 228 ; entraîne les 
Gantois au siège d Audenarde, 
ibid. et note 3,229; décapité, 
228 note 1. 

Boos. I, 111 et note 5. 

Bordeaux. III, 6 note, 318. 

Bordelais. II, 274. 

Borluut (Simon). II, 329 note 1. 

Bornel (Alardin). Voy. Bour- 
nel. 

Borselle (Adrien de), seigneur 
de Bredam, chevalier, marié 
en deuxièmes noces à Anne, 
fille bâtarde de Philippe le 
Bon (Boull. 80; Ans. VII, 
106]. — Se fait remarquer 
par son luxe aux noces de 
Charles le Téméraire et meurt 
peu après, III, 108. 

Borselle (Frank ou François 
de), comte d'Ostrevant, che- 
valier, conseiller et chambel- 
lan du roi, gouverneur de 
Hollande, Zélande et West- 
frise, etc. [Beauc 470; Gol- 
lut, 1092 eXnotc 1]. — Epouse 
Jacqueline de Bavière, I, 93; 
fait chevalier de la Toison 
d'or au chapitre de Gand, II, 
84 et note 9, 95 et note 1. 



%\% 



TABLE ANALYTIQUE 



Borselle (Henri de), seigneur 
de la Vère, comte de Grand- 
pré, chevalier à la bataille de 
Zuyricsee (1425), chevalier de 
la Toison d'or, conseiller et 
chambellan du roi, f 17 fé- 
vrier 1471 [Beauc. 470]. — 
n, 207 note 3. Elu chevalier 
de la Toison d'or au chapitre 
de Gand, II, 94 et note 2, 95 
note 1 ; conduit Marie de Guel- 
dres en Ecosse, 118 note 1; 
chargé avec le seigneur de 
Bréda de lever le contingent 
hollandais pour la guerre con- 
tre les Gantois, 224; l'amène 
au duc, 271 et note 1 ; figure à 
l'entrée de Marguerite d' Yorck 
à Bruges, III, 111; commande 
l'armée envoyée contre le duc 
de Glarence/69. 

Borselle (Wolfart de), comte 
de Boucquam et de Grandpré, 
seigneur de la Vère après 
son père Henri, maréchal de 
France (1464), chevalier de la 
Toison d'or, conseiller et 
chambellan du roi, etc., f 
1487 [Beauc. 470]. — II, 207 
note 3, III, 224 et note 3, 252 
note 6. Son premier mariage 
avec Marie. d'Ecosse, II, 94 
note 2, 95 et note ; joute à 
Bruxelles, 216; danse au ban- 
quet de Lille, 378 et note 1 ; 
membre du conseil de régence 
nommé par les Gantois, 111,261 
note 2 ; représenté au chapitre 
de Bois-le-Duc, IV, 151, 
152. 

Boschuysen (Floris de), prévôt 
d'Yvoy. II, 5 note 2. 

Bosquehuse, Boschuse (Jean de), 
sommelier de corps du duc 
de Bourgogne, marié à Mar- 
guerite de Bourgogne, fille 
naturelle de Jean, évêque de 
Cambrai, f vers 1485 (Boull. 
60; Comm.-Dup. I, 150]. — 
Prend part à la défense d'A- 
lost, II, 287; négocie l'entre- 
vue de Péronne, III, 81. 



Bosquiel (Colette de). II, 407 
note 2. 

Bosworth (combat de). III, 111 
note 6. 

Botelare (Evrard van), décapité, 
II, 228 note 1. 

Bouchain, pris par Louis XI, 1, 
159. 

Bouchoute. II, 258 note 6. 

Bouclans (seigneurie de). II, 117 
note 1. 

Boucq (Jacques le). I, 267 
note 3. 

Boucquam (le comte de). Voy. 
Borselle. 

Boucquam (Charlotte de Bour- 
bon, comtesse de), 2 e femme 
de Wolfart de Borselle (17 juin 
1468). — Assiste au baptême 
de Philippe le Beau, HI, 252 
et note 6. 

Boucquam (Marie d'Ecosse, com- 
tesse de), l re femme de Wol- 
fart de Borselle. — Son ma- 
riage, II, 95 et note ; accouche 
d'un fils que le comte de Cha- 
rolais tient sur les fonts, 207 
et note 3. 
Boudaut (Jean), écuyer, sei- 
gneur de Marcilly et du Breul 
en Morvan, écuyer d'écurie 
du duc de Bourgogne, gruyer 
et bailli de Château-Chinon en 
1461 ; en 1476 le roi lui donne 
et à sa femme Antoinette la 
terre de Cou langes-sur- Yonne, 
pour en jouir comme au 
temps des ducs Philippe et 
Charles [Beauc 470; Peinc 
XVI, 226; XXV, 379]. — 
II, 379. Chargé avec le sei- 
gneur de Lannoy des pré- 
paratifs du banquet de Lille, 
II, 339; La Marche lui sou- 
met le récit de ce banquet, 
380 ; négocie la cession de 
Chàteau-Chinon, 397. 
Boudin (Gilles ou Pierre). Voy. 

Baudfn. 
Bouesseau (Thomas), secrétaire 
du duc et trésorier de ses 
chartes à Dijon (1431), f 1446 



DES MATIERES. 



213 



[Arm. comptes, 441]. — II, 
7 note. 

Boulay (Jean de), seigneur de 
Soleuvre, Beaurepaire, Dude- 
langes, marié à Marguerite 
d'Autel [Ans. VIII, 352]. — 
Prend parti pour le duc de 
Bourgogne, II, 14 et note 2, 
48; aide ses officiers à main- 
tenir le Luxembourg en son 
obéissance, 302. 

Boulenois, I, 132. — (mer de). 
III, 224. 

Boulogne (Jeanne de). "Voy. 
Jeanne. 

Boulogne (Jean de), peintre et 
valet de chambre du duc de 
Bourgogne. II, 112 note, 119 
note, 231 note 3, 369 note 2. 

Boulogne (Marie de), femme de 
Fernand de Portugal et mère 
d'Henri, roi de Portugal. — 
I, 38. Personnage imaginaire. 
La Marche a probablement 
fait confusion avec Alphonse 
III, qui épousa en 1235 Ma- 
haut de Dammartin, fille uni- 
que de Benaud, comte de 
Dammartin, etd'Ide, comtesse 
de Boulogne; resté veuf, Al- 
phonse III épousa en secondes 
noces une bâtarde de Gastille, 
dont vint un fils Denis et non 
Henri qui fut roi de Portugal 
après son père. 

Boulogne-sur- Mer. I, 8, 9 note 1, 
154; II, 332; III, 207 note 2, 
254 note, 256 note 1 ; IV, 109, 
149. — (comté de), cédé tem- 
porairement au duc de Bour- 
gogne par le traité d'Arras, 
I, 227. 

Bourbon (Aimon I er , sire de), fils 
de Gui. 1, 149. — La Marche 
lui donne par erreur le prénom 
de Geoffroy. 

Bourbon (Alexandre, bâtard de), 
fils du duc Jean I er , noyé par 
exécution en 1440. — Capi- 
taine d'Ecorcheurs, I, 244 et 
notes 1 et 8. 

Bourhon (Anseau de), fils d'Ai- 



mon, donne son nom à la 
baronnie de Bourbon-Lancy, 
I, 149. 

Bourbon (Archambault I er , sire 
de), fils d'Aimon (959), donne 
son nom à la baronnie de 
Bourbon -l'Archambault, I, 
149. 

Bourbon (Charles I« r , duc de) et 
d'Auvergne, comte de Gler- 
mont, etc., grand chambrier 
de France, f 4 décembre 1456. 
— I, 96, 97 note 4, 146, 150, 
153, 211 note\, 227,228,235, 
246 note; II, 54 note 2, 56 
note 7, 208 note 1, 209 note 5; 
III, 42 note 1. — Epouse 
Agnès de Bourgogne, I, 96 et 
note 4, 153; ambassadeur du 
roi de France à l'assemblée 
d'Arras, 204, 208, 209 ; assiste 
à l'assemblée de Nevers, 250; 
visite le duc de Bourgogne à 
Ghalon, 252 ; l'assiste au dé- 
bat du procès de Jacques de 
Chabannes contre le sire de 
Pesmes, ibid. et suiv.; son 
éloge, 254; quitte Ghalon, 
257 et note 2 ; ses deux séjours 
dans cette ville, 266 note 2; 
vient trouver le duc Philippe 
à Dijon, 267; assiste (ou son 
fils Jean) à l'entrevue de Châ- 
lons, II, 56 et note 2; sa fille 
Isabelle demandée en mariage 
pour le fils du comte de Saint- 
Pol, 395, et peu après fiancée 
à son insu au comte de Cha- 
rolais, 396; instructions par 
lui données pour ce mariage, 
401 note 2; promet en dot à 
sa fille la seigneurie de Châ- 
teau-Chinon et cherche vai- 
nement à se dégager de cette 
promesse, I, 154; II, 396 et 
note 3. 

Bourbon (Geoffroy de). Voy. 
Bourbon (Aimon I er de). 

Bourbon (Jacques II de), comte 
de la Marche et de Castres, 
grand chambrier de France, 
régent et roi de Naples, mort 



214 



TABLE ANALYTIQUE 



cordelier à Besancon, le 
24 septembre 1438. — I, 193 
note. Epouse Jeanne de Duras, 
reine de Naples, I, 190 et 
note 1; ses démêlés avec sa 
femme qui le relient prison- 
nier au château de l'Œuf, 
191 et note 1 ; s'échappe de 
prison, 192; prend l'habit de 
saint François, 193; Bon entrée 
à Pontarlier, d'où il se rend 
à Besancon, 193 et suiv. 

Bourbon (Jacques de), chevalier 
de Saint-Michel et de la Toi- 
son d'or (1468), lils de Char- 
les I er , f 22 mai 1 168. — 
Soupe avec le duc de Bour- 
gogne, 111, i note i ; prend 
part a la guerre du Bien pu- 
blic, I, 124. 

Bourbon (Jacques de), chevalier 
de Rhodes, grand prieur de 
France, fils bâtard de Louis, 
évoque de Liège, -,'■ 27 sep- 
tembre 1527. — Sert le sei- 
gneur île Ternanl au pas de 
PArbre d'or, IV, 135. — La 
Marche lui donne par erreur 
le prénom de Jean. 

Bourbon (Jean h p , dm- de), ne 
en 1381, y janvier 1434. — 
1, ir.3. 

Bourbon (Jean II le lion, due 
de) et d'Auvergne, fils aine 
du duc Charles l ,r , connétable 

et grand chaïuhi ier de France, 
Y ï tr avril 1 188. — Séjourne 
avec ses parents vers le dur 
Philippe a Dijon, I. 267; as- 
siste 'ou son père Charles) à 
l'assemblée de Châlons, II, 
56 et note ; vainqueur tlos 
Anglais à Formigny, 209 et 
5 : reçu par le comte de 
Charolais * à Gand, III, 3 
note 3; soupe avec le due 
Philippe, i note i; prend part 
à la ligue du Bien public, I, 
124; 111, 7 et note \. 8 et 
note 3; signe le traite de Saiut- 
Maur, -,".i note; rentre dans 
les bonnes grâces du roi, 32; 



donation à lui faite du comté 
de Bourgogne et de la sei- 
gneurie de Salins, confisqués 
sur Charles le Téméraire, 
229 note 1 ; visite Charles VI 11 
à Beaugency, 264 et note 1. 

Bourbon (Jean I er de), comte de 
la Marche et de Vendôme, 
père de Jacques, roi de Na- 
ples, f 11 juin 1393. — III, 
1S1 note. 

Bourbon (Jean VII de), comte 
de Vendôme en 14G6, f G jan- 
vier 1478. - III, 180, 181 et 
note. Prisonnière Montlhéry, 
111. 16 note 4. 

Bourbon (Louis I er le Grand, 
créé duc de) eu 1327, f jan- 
vier 1342. — Affligé de la 
goutte, I, 180. 

Bourbon (Louis II le Bon, duc 
de) en 1356, y 19 août 1410. 
— La Marche lui donne à tort 
pour femme une comtesse 
d'Armagnac, I, 153. 

Bourbon (Louis de), comte de 
Vendôme et de Chartres, 
grand chambellan et grand 
maître de France, lieutenant 
du roi en Picardie, Champa- 
gne et Une. etc., y 21 dé- 
cembre 1446. — I, 235. Am- 
bassadeur du roi de France à 
l'assemblée d'Arras, I, 204, 
208, 209; assiste a l'assemblée 
de Nevere, ;'•"><». 

Bourbon i Louis de) le Bon, 
comte de Montpensier, de 
Clermoui et de Bancerre, dau- 
phin d'Auvergne, etc., f mai 
i486. — II, 208 note I. 

Bourbon .Louis de), évéque de 
Liège en 1455, lils du duc 

Charles [<*, y 1 î S J . — III, 
7 note i. '.il. 227. Fai1 prison- 
nier à Tongres par les Lié- 
geois, 1, 10'.»; CEI, 82 et note 2; 

rétabli sur son siège par son 
COUSin le due Charles, 1, 129; 

nouvelle révolte d(>s Liégeois 

contre lui, 175; assassiné, 
17.") note 1. 



DES MATIERES. 



215 



Bourbon (Louis, bâtard de), fils 
du duc Charles I er , comte de 
Roussillon, amiral de France 
en 1466, f 19 janvier 1486. 

— Kl, 223 et note 1. 
Bourbon (Mile de), sert les sei- 
gneurs de Ternant et de Ga- 
rencv au pas de l'Arbre d'or, 
IV, 135. 

Bourbon (Philippe de), seigneur 
et baron de Beaujeu, second fils 
du duc Charles I er , mort jeune. 

— Assiste à l'entrevue de 
Chalon-sur-Saône, I, 258 et 
note 2; suit le duc Philippe 
dans son expédition du Lu- 
xembourg, II, 12; accompa- 
gne la duchesse à Chàlons, 
54 et note 2; assiste aux jou- 
tes d'Arras, 68, 69, et à celles 
de Bruges, 124 et note 3. 

Bourbon (Philippe de), seigneur 
de Duisant, frère de Pierre, 
seigneur de Carency; vivait 
encore en 1477. — ' Assiste 
son frère au pas de l'Arbre 
d'or, IV, 135. 

Bourbon (Pierre I er , duc de) en 
1342, f 19 septembre 1356. 

— I, 153. 

Bourbon (Pierre II de), sire de 
Beaujeu, puis duc de Bour- 
bon à la mort de son frère 
Jean II, f 8 octobre 1503. — 
II, 54 noie 2; III, 222. Accom- 
pagne le duc de Berry en 
Bretagne, III, 34 et note 1; 
rentre en France avec 01. de 
la Marche, ibid.; épouse Anne 
de France, 35 et note 1 ; près 
du roi à Beaugency, 264 et 
note 3. 

Bourbon (Pierre de), seigneur 
de Carency, fils de Jean, aussi 
seigneur de Carency, et de 
Jeanne Vendômois, f après 
1493. — Joute au pas de l'Ar- 
bre d'or, III, 180 et note 1, 
181; IV, 135. 

Bourbon (Agnès de Bourgogne, 
duchesse de), fille de Jean 
sans Peur, mariée en 1425 au 



duc Charles I er de Bourbon, 
■f 1 er décembre 1476. — I, 96 
et note A, 97, 146, 153; 11,54 
note 2, 56 note 7, 401 note 2. 
Accompagne son mari à l'as- 
semblée de Nevers, I, 250 et 
note 4; vient avec lui visiter 
le duc Philippe à Dijon, 267 
et note 1 ; rejoint le duc à 
Lille et soupe avec lui, III, 4 
notes r 1 et 4; son séjour pro- 
longé à la cour de ce prince, 
41, 42 et note 1. 

Bourbon (Anne, de France, du- 
chesse de). Voy. Beaujeu. 

Bourbon (Béatrix, dame de), 
femme de Robert de France, 
comte de Clermont et sire de 
Bourbon, f 1" octobre 1310. 

— Héritière de la baronnic 
de Bourbon, 1, 149. — La Mar- 
che lui donne par erreur le 
prénom de Louise. 

Bourbon (Isabelle de Valois, 
duchesse de), femme du duc 
Pierre I", f 26 juillet 1383. 

— I, 153. 

Bourbon (Isabelle de), religieuse 
Clarisse. I, 193 note. 

Bourbon (Marguerite de), femme 
de Rodrigue de Villandrando. 
I, 244 note 5. 

Bourbon (Marie de Berry, du- 
chesse de), femme du duc 
Jean I", -j- j um 1434. __ t } 
153. 

Bourbon (Catherine de). Voy. 
Gueldres. — (Charlotte de). 
Voy. Boucquam. — (Isabelle 
de). Voy. Charo^ais. — (Jean- 
ne de ). Voy. Arguel. — 
(Louise de). Voy. Bourbon 
(Béatrix de).— (Màrgueritede) 
Voy. Savoie. — (Marie de). 
Voy. Calabre. — (armes de . 
I, 152, 153; III, 181. — (mai- 
son de). I, 97, 147, 148, 150. 

— (origine des ducs de). I, 
152. 

Bourbon (baronnie de), érigée 
en duché en 1327 par le roi 
Charles IV et non par saint. 



216 



TABLE ANALYTIQUE 



Louis, comme le dit La Mar- 
che. I, 150. — (origine du 
nom de). I, 148. 

Bourbon (tournoi dans la salle 
de), à Paris. II, 426. 

Bourbon- Lancy. I, 149; II, 426 
note 4. 

Bourbon-VArchambault. I, 149. 

Bourbonnais. I, 148. 

Bourbourg. III, 166. 

Bourgeois (Philipot), écuyer 
nivernais, porte l'étendard du 
comte d'Etampes au combat 
de Nevele, II, 256. 

Bourgogne (Antoine de), duc 
de Brabant en 1405, f 25 oc- 
tobre 1415. — I, 288 note 2; 
II, 2 note 2, 266 note 4. 

Bourgogne (Antoine, bâtard de), 
dit le grand bâtard, seigneur 
de Beures, Bèvres ou Beve- 
ren, chevalier de la Toison 
d'or en 1456, fils du duc Phi- 
lippe et de Jeanne de Presle, 
f 1504. - II, 299; III, 39 
note 1,109, 280 note 1; IV, 99, 
100, 130, 142, 148, 149. As- 
siste à l'entrée du duc son 
père à Bruxelles, II, 51 ; em- 
mené par lui en Luxembourg, 
207; chevalier à Audenarde, 
où il commandait l'avant- 
garde, 236, 237 ; escarmouche 
devant Gand, 245; son ensei- 
gne engagée au combat de 
Nevele, 254, 256; commande 
l'arrière-gardeà Rupelmoncle, 
avec le comte d'Etampes, 268 ; 
regrets que lui cause la mort 
de son frère Corneille, 270; 
lui succède dans ses terres et 
dans le titre de grand bâtard, 
ibid. et note 3 ; son expédition 
au pays des Quatre-Métiers, 
279 et note 2; tient garnison 
à Termonde pendant la trêve, 
282; repoussé dans une course 
sous les murs de Gand, 288, 
289; attire Jean Fallot au 
parti du duc, 292; ses succès 
contre les Gantois, 293 et 
suiv.; prend part au siège de 



Poucques, 309; combat à Ga- 
vre, 317; assiste à l'amende 
honorable des Gantois, 331 ; 
sert Adolphe de Clèves aux 
joutes du banquet de Lille, 
345 ; y joute lui-même, 347 ; 
sa place au banquet, 355 ; au- 
tre joute où il gagne le prix 
de dedans, 380 ; son vœu du 
faisan , 383 ; mène grande 
fête à Lille lors du 2 e mariage 
du comte de Charolais, 401 
et note 1 ; prend part à la 
guerre du Bien public, 1, 124 ; 
commande la troisième ba- 
taille à Montlhéry, III, 9 
note 2; son expédition contre 
les Sarrazins, I, 104; III, 35 
et suiv.; fait lever le siège de 
Ceuta, 39 ; rentre à Marseille, 
40; rejoint son père malade 
qui lui donne le comté de la 
Roche, ibid.; obtient du duc 
l'autorisation de jouter contre 
le comte de Scalles, 41; prend 
part au siège de Binant, 48; 
son emprise en Angleterre, 
I, 104; III, 48 et suiv.; ap- 
prend la mort de son père, 
55 ; revient à Bruges, 56 note, 
57 ; figure à l'entrée de Mar- 
guerite d'York dans cette 
ville, 111 et note 2; chef d'une 
des chambres de festin aux 
noces de cette princesse, 117 ; 
tient le pas de l'Arbre d'or, 
123 et suiv.; IV, 108 et suiv.; 
sa première entrée dans la 
lice, III, 131; gagne la verge 
d'or, 132; suite de ses joutes, 
139 et suiv.; IV, 116 et suiv.; 
ne joute pas contre le seigneur 
de Scalles dont il était frère 
d'armes, III, 172; blessé au 
genou, ce qui l'empêche de 
continuer son emprise, 173, 
IV, 139; assiste à la joute du 
duc, III, 188. 
Bourgogne (Baudoin, bâtard de), 
fils du duc Philippe et de Ca- 
therine de Tipsferies, f 1505. 
— Accompagne son frère An- 



DES MATIERES. 



217 



toine dans son expédition 
contre les infidèles, III, 36 et 
note 1; va saluer Marguerite 
d'York au Dan, 106 et note 7; 
joute au pas de l'Arbre d'or, 
163; IV, 128; y sert le duc, 
138; exclu de la trêve de So- 
leuvre, III, 221 et note 2. 
Bourgogne (Charles le Témé- 
raire, comte de Gharolais, 
puis duc de) en 1467, f 5 jan- 
vier 1477. — I, 11 note, 54 
note 3, 105, 106, 127, 129 et 
note 1, 144, 145, 188; II, 85, 
86, 112 note, 118, 146, 164 
note 1, 199 note 3, 213, 243, 
245, 249, 258, 259, 300 note 2, 
324, 326, 331,380 note 1, 397 
et note; III, 3 note 4, 14 note 
1, 21, 40 note, 88 note 1, 
98, 116, 117, 151, 242, 248 
note 3, 249 note, 305; IV, 33, 
38, 70, 82, 83, 86, 88, 100, 
101, 149, 150, 154, 157, 158, 
160, 167, 168. Son histoire 
abrégée, I, 121 et suiv.; son 
père se rendant en Bourgogne 
le laisse à Bruxelles, 248; la 
duchesse Isabelle l'y rejoint 
au début de la campagne du 
Luxembourg, II, 14; reçoit 
son père à son entrée à Bru- 
xelles, 51 ; assiste à la joute 
du seigneur de Ternant à 
Arras, 68, au chapitre de la 
Toison d'or tenu à Gand en 
1445, 83, 94, et à la joute qui 
suivit, 96; se rend au pas de 
la Pèlerine, 121 ; fait bon ac- 
cueil aux infants de Portugal, 
136, 211 ; parrain d'un fils de 
la comtesse de Boucquam, 
207; court sa première lance 
au parc de Bruxelles, 214, 
215; assiste aux joutes don- 
nées dans le marché de la 
même ville; son éloge, I, 122, 
123; II, 216, 217 et note 3; 
envoyé à Bergues et en Zé- 
lande, 225; sa ferme résolu- 
tion de prendre part à la 
guerre contre les Gantois, 



dont son père aurait voulu 
l'écarter, 226; suit ce prince 
dans cette expédition, 231, 
245; passe l'Escaut avec lui, 
263; ses premières armes à 
Bupelmonde, 265, où il fait 
plusieurs chevaliers, 268; ses 
regrets de la mort du bâtard 
Corneille, 270; veut attaquer 
Moerbeke contre l'avis des 
seigneurs, 277; y renonce à 
regret, 278 et note 2; accom- 
pagne son père au siège de 
Schendelbeke, 304 ; vivement 
affecté de la mort de Jacques 
de Lalaing, 311; son père 
cherche en vain à l'éloigner 
du théâtre de la guerre, 312, 
313; combat à Gavre avec lui, 
317, 322; y est blessé, 323; 
séjourne à Lille, 333; son 
portrait, 334, 335; assiste 
Adolphe de Clèves à la joute 
de Lille, 345; y joute lui- 
même, 347; sa place au ban- 
quet, 355; prend part à la 
danse, 378, et en gagne le 
prix, 379; fait crier une joute, 
ibid.; son vœu du faisan, 382; 
fiancé secrètement à Isabelle 
de Bourbon , 396 ; son père 
partant pour l'Allemagne lui 
confie le gouvernement de ses 
états, 398 ; s'acquitte bien de 
cette mission, ibid.; son ma- 
riage à Lille, 401 et notes 1 et 
2; joute aux fêtes données à 
cette occasion, 401 note 1; va 
au-devant du dauphin, 409; 
son séjour au Quesnoy, 412; 
se brouille avec les Croy, 414 
et notes 1 et 3 ; ne veut pas ac- 
cepter Philippe de Croy pour 
tiers chambellan, ce qui pro- 
voque la fureur de son père, 
416, 417, 418; entre en débat 
avec ce dernier, I, 105; se 
réconcilie avec lui par l'inter- 
médiaire du dauphin, II, 419, 
420 et note 1, 421; apprend la 
mort de Charles VII, 423; 
ses relations amicales avec 



218 



TABLE ANALYTIQUE 



son successeur, ibid.; assiste 
à l'entrée de Louis XI à Pa- 
ris, 424; y joute, 425, et y 
donne un tournoi, 426; se 
rend en Bourgogne, ibid. et 
note 4, et de là à Tours où il 
est bien reçu par le roi qui 
lui donne une pension, 423, 
426 et notes 4 et 5 ; s'égare dans 
une partie de chasse, 427 note; 
rentre à Bruxelles, ibid. note 
2; mécontent de Louis XI 
qui lui retire sa pension et 
ne lui remet pas le prix 
du rachat des villes de la 
Somme, comme il le lui avait 
promis, III, 1, 2; son séjour 
en Hollande, 2 note 3, 3 et 
note 3; reçoit à Gand le duc 
de Bourbon, 3 note 3; soupe 
avec Philippe le Bon, 4 note 4 ; 
ses relations avec le comte de 
Saint -Pol, 6, 7 et note 1; 
averti de l'arrivée du duc de 
Berry en Bretagne, 7 ; informe 
son père de son alliance avec 
ce prince, 8; se ligue contre 
Louis XI avec les seigneurs 
de France, I, 124; son entrée 
en campagne, III, 9 et note 1, 
10 note 1; combat à Montlhéry 
où il commande la deuxième 
bataille, III, 11,9 et note 2; 
blessé, I, 124; III, 12, 13 
note 3; couche sur le champ 
de bataille, 13, qu'il garde 
trois jours, 16 et note 1, 17, 
18 et note 1; bruit répandu de 
sa mort ou de sa capture, 16, 
17, 19; tient conseil, 14, 15; 
se porte au-devant des ducs 
de Berry et de Bretagne, qui 
le rejoignent à Étampes, 17, 
20 et note 2 ; traite avec ce 
dernier, 17 note 6; décide les 
princes à marcher sur Paris, 
21; fait fortifier les approches 
de Conflans et établir un pont 
sur la rivière, 22; assiste aux 
conseils tenus au même lieu, 
23 ; se brouille avec le conné- 
table de Saint-Pol, 25; reçoit 



de l'argent pour la solde des 
troupes, ibid., 27 et note 3 ; le 
roi l'amuse par l'offre de la 
main de sa fille Anne, 27 et 
s., avec les comtés de Cham- 
pagne et de Brie pour dot, 
28; signe le traité de Saint- 
Maur, 29 note; cession à lui 
faite des villes de la Somme, 
ibid.; son entrevue avec le roi 
à Villiers-le-Bel, 28 note 1, 
30 et note 3 ; quitte la France 
et marche contre les Liégeois 
révoltés qu'il réduit à merci, 
25 note 2, 30 et notes 3 et 4, 31 
et note 1 , 1, 125 ; rentre à Bru- 
xelles, III, 31; envoie 01. de 
la Marche en Normandie, 33 
et note 2 ; dissimule ses vrais 
sentiments envers le roi, 35; 
rupture de son projet de ma- 
riage avec Anne de France, 
ibid.; insulté par les Dinan- 
tais, 42 notes, 43; se dispose 
à les châtier, 43 et note 6; as- 
siège, prend et brûle Dinant, 
I, 126; III, 44 et note 3, 45 
et notes; fait justice sévère 
de trois archers, ibid., 46; 
fait annoncer à son père la 
prise de Dinant, ibid.; pour- 
suit les Liégeois venus au 
secours de cette ville, ibid.; 
son entrevue avec leur capi- 
taine, 47 ; ne peut les attein- 
dre, ibid.; reçoit leur sou- 
mission et retourne vers son 
père, 48 et notes 1 et 2 ; lui suc- 
cède, I, 122, 127; III, 57; 
marche contre les Liégeois de 
nouveau révoltés, 63 et note 2 ; 
assiège Saint-Trond, I, 127; 
III, 64 et note 2; commande 
en personne à la bataille de 
Brunstein , 65 et note 5 ; 
bat les Liégeois, I, 127; III, 
66 ; s'empare de Saint-Trond 
et de Tongres, I, 127 ; III, 67 
et note 3; entre à Liège dont 
il fait abattre les murailles, 
I, 128; III, 68 et note 1; ren- 
tre à Bruxelles, ibid.; en paix 



DES MATIERES. 



219 



avec Louis XI, I, 128; sa 
grande prospérité; son ma- 
riage avec Marguerite d'York 
projeté et conclu, 1, 128; III, 
75 et note 2, 101 ; récit de 
ses noces, III, 101 et suiv.; 
IV, 95 et suiv. ; va visiter 
Marguerite à l'Ecluse, III, 
104; IV, 97; fiancé et marié 
au Dan par l'évêque de Salis- 
bury, III, 105; IV, 98; sa ri- 
chesse en vaisselle, III, 120; 
assiste aux dîners et aux jou- 
tes, III, 122, 133, 138, 148, 
200; IV, 108, 110, 115, 119, 
122, 129, 133; sa devise, III, 
133, 151 ; lettre à lui pré- 
sentée par la dame de l'Ile 
Celée, IV, 112 et suiv.; joute 
au pas de l'Arbre d'or, III, 
189 et suiv.; IV, 138 et 
suiv.; prend part au tournoi 
qui suivit, III, 194, 195; IV, 
140, 141; refuse le prix que 
veulent lui donner les dames, 
III, 199; prend congé de la 
duchesse de Norfolk et se rend 
en Hollande, 201 et note 1; se 
met aux champs à Lyons-en- 
Santers, I, 129; son entrevue 
à Péronne avec Louis XI, 
ibid.; III, 201 note 1, 81 et 
suiv. et notes ; le force à mar- 
cher contre les Liégeois, 84 ; 
enire avec lui à Liège, 86, 87 
et note 1; le fait reconduire 
dans ses états, 87 ; fait préve- 
nir le duc de Rerry du traité 
de Péronne, 88; son expédi- 
tion au pays de Franchimont, 
I, 130; III, 212, 213 et note 1; 
lève une armée pour com- 
battre le duc de Clarence et la 
dissout presque aussitôt, 69, 
70; reçoit le roi Edouard IV 
dans ses états, I, 130; III, 
237; fait arrêter Adolphe de 
Gueldres et mettre son père 
en liberté, 202 et notes 1, 2 et 
3; prend en haine le comte 
de Saint-Pol, 203; apprend 
que Saint-Quentin et Amiens 



se sont mis en l'obéissance 
du roi, 71; assiège Amiens, I, 
1 30 ; III, 7 1 et notes 2 et 3 ; con- 
clut une trêve avec Louis XI, 
I, 131; III, 73 et note 2; ses 
ordonnances sur les gens de 
guerre, I, 131 et note 1; III, 
74, 76 et note 1; fait régner la 
justice dans ses états, I, 132; 
établit un parlement à Mali- 
nes, ce qui le fait accuser de 
lèse-majesté au parlement de 
Paris, ibid. et note 2; se con- 
sidère, le roi ayant rompu la 
trêve, comme dégagé de tout 
devoir de fidélité envers lui, 
ibid.; prend les armes, 133; 
son invasion en France, ibid.; 
s'empare de Roye et de Nesle, 
III, 77; assiège Beauvais, I, 
133; III, 77; lève le siège, 
78 et note 2; son expédition 
en Normandie, ibid. et suiv.; 
brûle Neufchâtel, ibid. et 
note 3; se porte sur Rouen 
où il ne peut entrer, I, 133 ; 
III, 78 et note 4, 79; bat en 
retraite sur Amiens, 79 ; son 
entrevue avec le duc de Ca- 
labre qui lui demande la main 
de sa fille, ibid. et notes -2 et o; 
obtient de ce prince la renon- 
ciation aux promesses qui lui 
avaient été faites à cet égard, 
80 et note 4 ; cherche en vain 
à livrer bataille à Louis XI, 
I, 133; III, 81; établit un 
camp d'honneur à Lyons-en- 
Santers, III, 81 et note 1; 
tient un chapitre de la Toison 
d'or à Valenciennes, I, 134; 
III, 203 ; y change les man- 
teaux des chevaliers, ibid., 
note 5; s'y réconcilie avec les 
Groy par l'intermédiaire de 
Jean de Rubempré, ibid.; 
s'empare des pavs de Gueldres 
et de Zutphen," I, 135; III, 
205 et notes 2 et 3 ; son entre- 
vue à Trêves avec l'empereur 
Frédéric, I, 135; se rend en 
Bourgogne, III, 206 et notes 2, 



220 



TABLE ANALYTIQUE 



3 et 4 ; son entrée à Dijon où il 
prend possession du duché de 
Bourgogne et préside aux ob- 
sèques de Philippe le Bon et 
d'Isabelle de Portugal, 1, 136; 
III, 58 et suiv., 206; prend 
aussi à Dole possession du 
comté, 206 et note 5 ; va en 
pèlerinage à Saint -Claude, 
207 ; retourne à Bruxelles, 
ibid.; fait emprisonner le 
comte de Montbéliard, ibid. 
et note 2; se porte au secours 
de l'archevêque de Cologne, 
1, 136 ; III, 89 ; assiège Neuss, 
I, 136, 137; III, 88 et suiv.; 
apaise une querelle des An- 
glais et des Italiens qui ser- 
vaient dans son armée, 96; 
festoie le roi de Danemark et 
plusieurs princes d'Allema- 
gne, 1, 139 ; III, 97 et notes 4 et 
5 ; attaque le camp de l'empe- 
reur, 99; traite avec lui, 100 
et notes 2 et 3 ; lève le siège de 
Neuss, ibid.; rejoint à Calais 
le roi Edouard, I, 139, III, 
73 note 5 ; traite avec lui, 74 
note; signe la trêve de So- 
leuvre, 214 et note 4, 215 et 
suiv.; s'empare de la Lorraine, 
1, 1 39, III, 208 ; secourt le comte 
de Romont contre les Suisses, 
1,139; III, 209; battu à Gran- 
son, I, 139; III, 209, 210, et 
àMorat, 1,140; 111,210, 211; 
assemble les états du comté 
de Bourgogne à Salins, I, 141; 
son mécontentement contre la 
maison de Savoie, III, 234 
note 2 ; ordonne à 01. de la 
Marche de s'emparer de la 
duchesse de Savoie et de ses 
fils, ibid.; sa fureur en appre- 
nant l'évasion du jeune duc, 
236 et note 2; ordonne une 
levée en masse à laquelle les 
états généraux de Gand ne 
veulent pas consentir, 213 
note 2; fait de nouvelles le- 
vées, ibid.; se porte au secours 
de Nancy, dont il ne peut 



prévenir la reddition au duc 
René II, I, 141; III, 213, 238 
et note 1; contraint ce prince 
à se retirer en Allemagne, 1, 
142; assiège Nancy, ibid.; 
III, 238; livre bataille sous 
les murs de cette ville, I, 142; 
III, 240; tué, ibid.; laisse sa 
fille seule héritière de ses 
états, I, 12, 142, 143 ; avait 
beaucoup désiré le mariage 
de cette princesse avec l'archi- 
duc Maximilien, III, 243 et 
note 2 ; cru vivant longtemps 
après sa mort, 240 note 3; 
réflexions sur cette catastro- 
phe, I, 144 ; ses titres et sei- 
gneuries, I, 9 note 2, 185 ; III, 
214, 215; ses armes, I, 146, 
156, 176; ses trois femmes, I, 
145, 146, 147, 154, 155; état 
de sa maison, IV, 1 et suiv.; 
surnommé le Travaillant, I, 
122; Kl, 315. 

Bourgogne (Charles de), comte 
de Nevers et de Rethel, fils 
de Philippe, aussi comte de 
Nevers, f 1464. — I, 248 
note 2, 228; II, 312 note. As- 
siste à l'assemblée d'Arras, I, 
205; accompagne Philippe le 
Bon à Chalon, 258 et note 1 ; 
joute à Besançon , 267 et 
note 4 ; figure au pas de Mar- 
sannay, 298; y remplit les 
fonctions de juge de la lice, 
302, 304, 306; prend part à 
l'expédition du Luxembourg, 
II, 12, 21 ; son mariage pro- 
jeté avec Marguerite d'Anjou, 
59 et note 3 ; lettre à lui adres- 
sée par 01. de la Marche ou à 
son frère Jean, IV, 145. — La 
Marche lui donne par erreur 
le prénom de Louis. 

Bourgogne ( Corneille , bâtard 
de), dit le grand bâtard, sei- 
gneur de Beures, Bèvres ou 
Beveren, fils de Philippe le 
Bon, f 1452. — II, 21, 33, 
34, 35, 42, 45, 301. Accom- 
pagne son père à Chalon, I, 



DES MATIERES. 



221 



258; joute à Dijon, 286; y 
remporte le prix de dedans, 
287 ; son éloge, ibid.; lève sa 
première armée pour l'expé- 
dition du Luxembourg, II, 
4; son entrée en campagne, 
10, 11 ; ses courses devant 
Tbionville, 21 ; partage le 
commandement de l'armée 
avec le comte d'Etampes, 33 ; 
figure à la prise de Luxem- 
bourg, 39, et à l'entrée du 
duc Philippe dans la même 
ville, 41 ; nommé gouverneur 
du Luxembourg, 48, 49 note; 
fait partie du conseil de jus- 
tice établi à Luxembourg 
après la conquête, 50 note 1 ; 
lettres par lui écrites à la du- 
chesse de Bourgogne, 7 note; 
envoyé au secours de Zons, 
114 et note 1 ; assiste à la 
joute de Bruges, 124; main- 
tenu par le duc dans le gou- 
vernement du Luxembourg, 
207; prend part à la guerre 
contre les Gantois, 234, 245; 
combat à Termonde où il ac- 
compagnait l'étendard du duc 
et où il est fait chevalier, 
250-252; passe l'Escaut avec 
le duc, 263 ; conduit son éten- 
dard à la journée de Rupel- 
monde, 265 ; tué pendant la 
poursuite des fuyards, 269, 
270 ; regrets universels excités 
par sa mort, ibid.; inhumé à 
Sainte-Gudule, 270 et note 3. 

Bourgogne (David, bâtard de), 
évêque de Thérouanne et 
d'Utrecht, fils de Philippe le 
Bon et de Colette de Bosquiel, 
f 1496. —II, 225 et note 2; 
III, 227. Les habitants de 
Deventer se révoltent contre 
lui, II, 407 et note 2; assiste 
à l'entrée de Marguerite 
d'York à Bruges, III, 112 et 
note 6 ; retenu prisonnier à 
Utrecht, I, 165 ; délivré par 
l'archiduc, ibid. 

Bourgogne (Eudes IV, duc de) 



en 1315, | 1350. — I, 70 et 
notes 1 et 3, 72; II, 164 note 3. 

Bourgogne (Guiliaume de). I, 
97. — Erreur de la Marche; 
il s'agit de Philippe, comte 
de Nevers. Voy. ci-dessous. 

Bourgogne (Henri de), comte 
d'Estorgues et de Portugal, 
petit-fils du duc Robert, f 
1112. — Fondateur de la mo- 
narchie portugaise, I, 35 et 
note 3. 

Bourgogne (Hugues le Grand, 
duc de), maire du palais, 
+ 956. — I, 65. 

Bourgogne (Jean sans Peur, 
comte de Nevers, puis duc 
de) en 1404, f 10 septembre 
1419. —I, 88, 89, 102, 153, 
188, 209, 214, 227, 232, 239, 
258; II, 206, 336. Abrégé de 
son histoire, I, 82 et suiv.; La 
Marche lui attribue à tort 
l'acquisition du comté de 
Gharolais qui avait été acheté 
par Philippe le Hardi en 
1390, I, 86; épouse Margue- 
rite de Bavière, 88 ; leur des- 
cendance, ibid.; son expédi- 
tion de Hongrie, 199, 200; 
fait prisonnier à Nicopolis, 

83 ; soutient l'évêque de Liège 
contre les Liégeois révoltés, 
200 ; les bat à ïongres, ibid., 

84 ; reprend la croix de Saint- 
André pour enseigne, 85; 
s'empare du gouvernement 
du royaume de France, ibid., 
200; fait assassiner le duc 
d'Orléans, 85, 86, 200; dé- 
fend Arras, 201 ; assiège Bour- 
ges, ibid.; assassiné à Mon- 
tereau, 86, 196, 198 et note 2, 
231 ; désaveu de sa mort et 
fondations pour le repos de 
son âme imposés à Char- 
les VII par le traité d'Arras, 
210 et suiv.; ses assassins 
exclusdu traité, 211 et notel; 
sa sépulture aux Chartreux de 
Dijon, 213; III, 60 note 4; son 
surnom, 315 ; ses armes, I, 87, 



%t% 



TABLE ANALYTIQUE 



Bourgogne (Jean II de), comte 
d'Etampes, puis de Nevers 
après son frère Charles ci- 
dessus (1464), f 25 septembre 
1491. —I, 73, 227, 228, 245 
note 1; II, 4, 34, 35, 42, 43, 
45, 255, 297 note 3, 312 note, 
335 et note 2, 391, 394. As- 
siste à l'assemblée d'Arras, 

I, 205 ; nommé gouverneur 
de Picardie, 248; conduit le 
duc Philippe à Bar-sur- Aube, 
ibid. et note 2; prend part à 
l'expédition du Luxembourg 
dont il partage le commande- 
ment avec le bâtard Corneille, 

II, 13, 21 et note 1, 33; as- 
siste à la prise de Luxem- 
bourg, 36, 39, et à l'entrée 
du duc dans cette ville, 41 ; 
figure à la joute d'Arras, 68 ; 
y assiste Caliot de Baltha- 
zin, 69, 70; scelle les chapi- 
tres du pas de la Pèlerine, 
119 note; le duc l'emmène en 
Luxembourg, 207 ; accompa- 
gne le comte de Charolais 
aux joutes de Bruxelles, 215; 
lève le contingent de Picardie 
pour la guerre contre les 
Gantois, 224 ; attaque le pont 
d'Espierres, 235, 236 et note 
3; chevalier à Audenarde, 
237 ; décide du succès de la ba- 
taille, 241; entre dans la place, 
ibid., 242; fait porter au duc 
la nouvelle de la levée du 
siège, 243 ; escarmouche près 
de Gand, 245 ; tient garnison 
à Audenarde, 246 ; attaque 
Nevele, 254 et note 4, 255, 
256 ; fait brûler les morts 
après le combat, 257; com- 
mande l'arrière - garde aux 
journées de Basele, 264, et 
de Rupelmonde, 265 note 1, 
268 ; se dirige vers Moerbeke, 
276, 277; renonce à l'attaque 
de cette place, ibid.; fait ob- 
tenir un sauf-conduit aux 
Gantois, 293; envoyé aux 
journées de Bruges, ibid., 



294, et de Séclin, 298 ; com- 
bat à Gavre, 317; conduit 
l'arrière-garde aux approches 
de Gand, 327; assiste à l'a- 
mende honorable des Gan- 
tois, 331 ; donne un banquet 
à Lille, 333 note 2, 343; as- 
siste Adolphe de Clèves et le 
comte de Charolais aux jou- 
tes du banquet de Lille, 345, 
347 ; figure au banquet, 355 ; 
y danse, 378 ; son vœu du 
faisan , 382 ; envoyé au-de- 
vant du dauphin, 409; lettre 
à lui adressée ou à son frère 
Charles par 01. de la Marche, 
IV, 145. 

Bourgogne (Jean IV de), duc 
de Brabant, fils d'Antoine, 
f 17 avril 1426. — II, 267 
note. 

Bourgogne (Jean, bâtard de), 
fils de Philippe le Bon et 
d'Agnès de Croy, évêque de 
Cambray, f 1479. — Assiste 
à l'entrée de Marguerite 
d'York à Bruges, III, 112 et 
note 5. 

Bourgogne (Jean, bâtard de), 
fils du bâtard Corneille. — 
II, 270 note 3. 

Bourgogne (Jérôme, bâtard de), 
fils du bâtard Corneille. — 

II, 270 note 3. 
Bourgogne (Philippe de), père 

du duc Philippe de Rouvre, 
f 22 septembre 1346. — I, 
69 note 3, 70 et note 1. 

Bourgogne (Philippe de Rou- 
vre, duc de), dernier de la 
première race, f novembre 
1361. — I, 69 note 3, 70 et 
notes 1 et 3, 71, 73. 

Bourgogne (Philippe le Hardi, 
duc de) en 1463, f 27 avril 
1404. —1, 58 et note 1, 63, 
64, 69, 85, 258 note 1, 277; 

III, 314. Sa vaillance à Poi- 
tiers, I, 59; d'abord surnom- 
mé sans Terre, 69; traits de 
courage et d'intrépidité qui 
lui valent le surnom de Har- 



DES MATIERES. 



%%3 



di, 59 et suiv.; III, 314; le 
roi lui fait don du duché de 
Bourgogne après lui en avoir 
confié pendant quelque temps 
la lieutenance, I, 72 et notes 2 
et 4 ; épouse Marguerite de 
Flandres, 71, 72 note 4, 82; 
ses armes, 73, 74 note 1 ; sa 
sépulture aux Chartreux, III, 
60 note 4. 
Bourgogne (Philippe le Bon, 
duc de) en 1419, f 25 juin 
1467. — I, 11 note, 122, 123, 
125, 126,188,203,206 notel, 
211 notes 1 et 2, 242, 243 et 
note 2, 245 note et note 2, 247 
note 2, 250 note 4, 258 note 2, 
278 note 1, 324; II, 15 noie 2, 
17 note 3, 18 note, 28 note 1. 
30 note 1, 31, 34 note 1, 37, 
45 note 1, 48 note 1, 52 et no- 
tes 1 et 2, 53 note 2, 54 note 2, 
58 note, 65, 85 et note 1, 100 
notes 1 et 2, 105, 110, 111, 
146, 150, 164 et note 1, 169, 
203, 204, 206, 225 et note 2, 
226 note 1, 227 note 4, 228, 
250, 251,256, 271 noie 4, 272 
note 2, 281, 294, 314,391, 395, 
400 note et note 3, 414, 415 et 
note 1, 421 notes 1 et 2; III, 
3 et note 4, 7 note 3, 9, 14, 
19 et note 1, 25, 27, 31 et 
note 1, 42 et notes 1 et 2, 118 
note 3; IV, 105, 149, 166, 
167. Abrégé de ses hauts 
faits, I, 88 et suiv.; son cou- 
rage et ses mâles résolutions 
après l'attentat de Montereau, 
201, 202; s'allie aux An- 
glais, 202, et soutient pendant 
seize ans la guerre contre le 
roi de France, 89, 98, 99; 
vainqueur à Saint-Riquier où 
il est fait chevalier, 89 et 
note 2; III, 15; ses débats 
avec Jacqueline de Bavière 
pour la succession de Hai- 
naut, Hollande et Zélande, I, 
91 ; défié par le duc de Glo- 
cester, qui épouse la querelle 
de cette princesse, 92; II, 28; 



par l'empereur Sigismond et 
le roi d'Angleterre, I, 94; as- 
sure la soumission de ces 
provinces et signe un appoin- 
tement avec Jacqueline, 92, 
93 ; fonde l'ordre de la Toison 
d'or, 98 et note 2; IV, 160, 
163 ; retient le roi René pri- 
sonnier et se réconcilie avec 
lui, I, 90 ; hérite de Philippe 
de Brabant et de Jacqueline 
de Bavière, 91, 93; expulse 
les Français du duché de 
Bourgogne, 95; sa querelle 
avec le duc de Bourbon, 96; 
se réconcilie avec lui par l'in- 
termédiaire de la duchesse 
de Bourbon, sa sœur, ibid., 
97 ; assiste à l'assemblée d'Ar- 
ras, 204 ; signe la paix, 99, 
196, 208 et suiv., et la fait 
publier dans ses états, 206; 
motifs qui le décident à la 
conclure, 240 et note 3; son 
renom chevaleresque, 238; 
son éloge, 100 ; prospérité de 
ses états, 99 ; assiège Calais, 
101 ; fait plusieurs séjours en 
Bourgogne, 247 et note 2, 
248 et note 2, 249 et note 1 ; 
paie la rançon du duc d'Or- 
léans et le marie à sa nièce 
de Clèves, 102, 249 et note 4; 
assiste à l'assemblée de Ne- 
vers, 249, 250; rentre en 
Bourgogne, 251 et notes 1 et 
2, 252 note 4; ses ambassa- 
deurs au concile de Bâle, 260 
note 2 ; négocie avec le duc 
Amédée de Savoie, 265 note 
2; reste fidèle au pape Eu- 
gène, 263; son entrevue à 
Besançon avec le roi des Ro- 
mains Frédéric, 270 et suiv.; 
le reçoit à son entrée dans 
cette ville, 272 et suiv., 274 
note 1 ; dîne seul avec lui, 
279; affaires traitées entre 
eux, ibid.; danse avec la com- 
tesse d'Etampes, 281 ; fait de 
grands dons au roi des Ro- 
mains, ibid.; le reconduit à 



*m 



TABLE ANALYTIQUE 



son départ, ibid., 282 et note 
1 ; assiste à Nozeroy aux no- 
ces de Guillaume de Ghalon, 

282 et notes 2 et 3, 283; fait 
un pèlerinage à Saint-Claude, 

283 et note 2; rentre à Dijon 
avec la duchesse ; y fait grande 
chère, 286; y reçoit les am- 
bassadeurs de l'empereur de 
Constantinople et la duchesse 
douairière de Luxembourg, 
287 et suiv.; II, 8 note; reçoit 
à Ghalon le duc Louis de Sa- 
voie et sa femme, I, 257 et s.; 
ses deux séjours dans cette 
ville avec ce prince et le duc 
de Bourbon, 251 note 4, 257 
note 3, 266 note 2, 267 ; jour- 
née tenue devant lui et le duc 
de Bourbon à Ghalon pour le 
jugement d'un débat entre 
Jacques de Ghabannes et le 
seigneur de Pesmes, 253 et 
suiv., 257 et note 1; renou- 
velle avec le duc Louis les 
anciens traités d'alliance des 
maisons de Bourgogne et de 
Savoie, 259 note 1 ; emmène 
ses hôtes au pas de Marsan- 
nay, 296 et suiv.; juge du 
pas, 284, 285, 297, 299, 300; 
rentre à Dijon et se rend de 
là à Saint-Claude, 302, 266 
note 2; revient à Dijon, et 
assiste aux dernières armes 
du pas, 308 et note 1, 331, 
332; suite de l'expédition de 
ses affaires avec l'empereur 
de Constantinople, II, 1, à 
qui il envoie du secours, 4, 5 
et note 1, et avec la duchesse 
de Luxembourg, 1, qui lui 
cède la mainbournie de ses 
états et leur propriété après 
sa mort, 2 note 2, 5 note 2, 

8 ; se dispose à quitter la 
Bourgogne, 3, 4; ordonne à 
ses capitaines d'envahir le 
Luxembourg, 8, 13 ; fait dé- 
fier le comte de Gleichen, 8, 

9 ; dispense plusieurs des jou- 
teurs du pas de Marsannay 



de l'achèvement de leurs ar- 
mes, 9, 10 ; ses préparatifs 
de guerre, 10, 11 et note 1 ; 
son départ, 11, 12 et note 1; 
description de son attirail, 
ibid.; la duchesse l'accompa- 
gne jusqu'à Maizières, 14; 
suite de son voyage, 15, 17; 
se loge à Florenge, 20, 21 ; y 
tient une journée pour parle- 
menter avec le comte de Glei- 
chen, 23 et suiv.; lui offre de 
vider par bataille la querelle 
du Luxembourg, 25 et suiv.; 
rejoint la duchesse à Iwis, 
33; averti de la prise de Lu- 
xembourg, 40; y fait son en- 
trée, 41, 42; achève la con- 
quête de la province, I, 103 ; 
renouvelle ses traités avec 
Elisabeth de Gorlitz, II, 46 et 
note 2; fait la paix avec le 
duc de Saxe, 47 note; s'attire 
la confiance des Allemands, 
47, 48; nomme le bâtard Cor- 
neille gouverneur du Luxem- 
bourg, ibid.; se rend en Bra- 
bant, 50; son entrée à Bru- 
xelles, 51, où il tient ses 
carémaux, 52, et les fêtes de 
Pâques à Bruges, 53 ; ses ga- 
lanteries, 55 et note 3; prend 
part aux conférences de Tours, 
59 note 1 ; quitie une partie 
de la rançon du roi René, 
57 note; autorise le seigneur 
de Ternant à jouter contre 
Galiot de Balthazin, 66; as- 
siste comme juge à la joute, 
68 et suiv.; sa devise, 74; 
festoie Galiot de Balthazin, 
79; se retire en Flandre et 
Brabant, ibid.; tient un par- 
lement en Zélande, ibid.; y 
fait exécuter Jean de Dom- 
bourc, 80; son pèlerinage à 
Notre-Dame d'Aix, ibid.; re- 
joint la duchesse à Anvers, 
ibid.; autorise l'emprise de 
Jean de Bonniface, 81; se 
rend à Gand, 82, où il tient un 
chapitre de la Toison d'or, 83 



DES MATIERES. 



225 



et suiv., 91, 94; assiste à la 
joute qui suivit, 96 et suiv.; 
marie sa fille naturelle Marie 
au seigneur de Charny, 112 
et note 1 ; envoie une armée 
au secours du duc de Clèves, 
114 et note 1 ; autorise le duc 
d'Orléans à lever des troupes 
en Bourgogne pour son expé- 
dition du Milanais et lui ac- 
corde une aide pour le même 
objet, 114, 115 et note 1, 170 
et note 2, 171 ; marie sa pe- 
tite-nièce de Gueldres au roi 
d'Ecosse, 117 et note 4, 118 : 
assiste au pas de la Pèlerine, 
121, 122, et aux joutes faites 
à Bruges par Jacques de La- 
laing, 123 et suiv., et le sei- 
gneur de Hautbourdin, 129 
et suiv.; accueille honora- 
blement les infants de Portu- 
gal, 135 et suiv., 211; fait 
relâcher un Anglais prison- 
nier du seigneur de Ternant, 
141, 142; envoie Toison d'or 
pour être juge en son absence 
au pas de la Fontaine de 
Plours, 145; tient à Mons la 
fête de la Toison d'or, 204 ; 
se rend en Luxembourg, 206, 
et y reçoit le serment des ha- 
bitants, 207 ; mécontent des 
Gantois, 213; se rend à Bru- 
xelles, 214, où il assiste à la 
première lance courue par 
son fils, 215 ; ses négociations 
avec les Gantois et le roi de 
France, 218; s'entremet en 
faveur des seigneurs de Sa- 
voie révoltés contre le duc 
Louis, 219, 220 et note 2 ; re- 
çoit une ambassade des Gan- 
tois, 222 et note 1 ; apprend 
leur prise d'armes et se dis- 
pose à les combattre, 224; 
prêts à lui faits pour la guerre, 
225 note 1; voudrait en écar- 
ter son fils, 226 ; envoie des 
garnisons à Alost et Aude- 
narde, ibid., 227 et note 4 ; ses 
préparatifs de guerre, 231 et 

IV 



note 3; se rend à Ath pour 
y attendre son armée, 232 et 
note 1 ; est rejoint par ses 
principaux capitaines, 234; 
apprend la levée du siège 
d'Audenarde, 242, 243; son 
message au roi, 242 note 3 ; 
suite de ses opérations de 
guerre, 245 et suiv.; prépare 
le passage de l'Escaut, 247 ; 
fait souper Jacques de Lalaing 
avec lui après le combat de 
Lokeren, 249, 250; réunit ses 
forces à Termonde, 259 ; passe 
l'Escaut, 263; force de son 
armée, 264 ; prend position à 
Rupelmonde, 266; fait plu- 
sieurs chevaliers, ibid.; auto- 
rise Louis de la Viéville à 
relever bannière, 267, 268, et 
fait Jacques de Harchies ban- 
neret , 268 ; victorieux des 
Gantois, 269 ; ses regrets de 
la mort du bâtard Corneille, 
270 ; met le pays des Gantois 
à feu et à sang, 272, 273; ses 
négociations avec eux par 
l'entremise des ambassadeurs 
du roi, 274 note 2, 275 ; son 
séjour à Waesmunster, 272 
note 2, 276; accorde aux 
Gantois une trêve de trois 
jours, 278 note 3; se remet 
aux champs, 279; suite de 
ses négociations, 280 et note 1 ; 
accorde une nouvelle trêve de 
six semaines, ibid., 283 ; re- 
joint la duchesse à Bruxelles, 
ibid.; les ambassadeurs du 
roi prennent congé de lui, 

286 ; apprend à Lille que les 
Gantois ont repris les armes, 

287 ; reprend les négociations, 
298 et note 2 ; mande ses 
hommes d'armes, 300 et note 
3, 304 ; fait de nouvelles offres 
de paix, 300, 301; ses officiers 
soumettent le Luxembourg, 
qui avait profité de la guerre 
des Gantois pour se révolter 
contre lui, 301 et note 4, 302 
et note 5 ; se résout à pousser 

15 



2186 



TABLE ANALYTIQUE 



vigoureusement la guerre, 
304 et notes 2 et 3 ; assiège 
Schendelbecke, ibidem, et 
notes 5; s'en empare, 306, 
307 et note 2; met le siège 
devant Pouques, 307, 308; 
ses regrets de la mort de 
Jacques de Lalaing, 311; 
cherche en vain à éloigner 
son fils du théâtre de la 
guerre, 312 et note 4; assiège 
et prend Gavre, 313, 316 
notes 1 et 2 ; commande le 
corps de bataille à la journée 
de Gavre, 317; se jette dans 
la mêlée, 321, 322; entouré 
et reconnu par les Gantois, 
323 et note 1 ; les met en 
fuite, 324, 325 ; rend grâce à 
Dieu de sa victoire, 325; 
déclare son intention d'user 
de miséricorde envers les 
Gantois, 326 et note 1 ; leur 
envoie ses ambassadeurs, 327 
et notes 1 et 2, 328; accorde 
un sauf-conduit à leurs dépu- 
tés, 328 note 1; leur dicte les 
conditions de la paix, 329 
et notes 1 et 2 ; reçoit leur 
amende honorable, I* 102, II, 
330 et notes 1 et 2, 331, sans 
entrer dans leur ville, ibid.; 
son entrée triomphale à Au- 
denarde, 332; se retire à 
Lille, où il rompt son armée, 
ibid.; y donne des fêtes, 333; 
y apprend la prise de Gons- 
tantinople par les Turcs, 335, 
337 ; prend la résolution de 
faire le saint voyage, ibid., et 
de le publier dans un ban- 
quet, 339 ; autorise par le roi 
et le pape à lever des troupes 
et des subsides pour cette 
expédition, 337 note 3 ; s'oc- 
cupe des préparatifs du ban- 
quet, 339, 341 ; le chapelet 
lui est offert dans une fête 
donnée par le comte d'Etam- 
pes, 343, 344; fixe le jour du 
banquet, 345 ; en visite les 
entremets, 354 ; s'assied à la 



moyenne table, 355 ; fait lire 
son vœu par Toison d'or, 367, 
et le charge de recevoir ceux 
des seigneurs, 368; donne un 
banquet aux dames, 380; son 
vœu du faisan, 381; se pro- 
pose d'aller à Ratisbonne, 
396 ; décide le mariage de son 
fils avec Isabelle de Bourbon 
et les fait fiancer secrètement, 

I, 102; II, 396; son voyage 
en Allemagne, 397 et suiv.; 
prêts à lui faits à cette occa- 
sion, ibid. note 2; cherche 
en vain à joindre l'empereur, 
399 ; tombe malade, ibid. et 
note 3 ; festoyé au retour par 
le prince d'Orange, 400; as- 
siste au mariage d'Antoine 
de "Vergy, ibid. et note 2; or- 
donne à son fils de consom- 
mer le sien, 401; revient en 
Flandre, 402 et note 1; assiste 
à Valenciennes à un combat 
judiciaire, 402 et suiv.; tient 
un chapitre de la Toison d'or 
à la Haye , 407 et note 1 ; 
assiste en personne au siège 
de Deventer, ibid.; reçoit le 
dauphin à Bruxelles, f, 103; 

II, 409 ; le force à épouser 
Charlotte de Savoie, 411 et 
note 1 ; parrain de son fils 
aîné, 412; négocie avec Char- 
les VII, 412 et note 6, 413; 
ses conseils au dauphin, ibid.; 
se brouille avec son fils au 
sujet des Groy, 415, 416; ses 
emportements contre lui, 417 
et notes 2 et 3 ; se sauve hors 
d'esprit dans les champs, 
ibid.; retrouvé chez un char- 
bonnier, 418 ; ses plaintes 
contre la duchesse, qu'il ac- 
cuse de favoriser leur fils, 
ibid.; se réconcilie avec ce 
dernier, 419, 421; tombe ma- 
lade, 421 et notes 2 et 3; se 
fait raser sur le conseil des 
médecins, ibid., et ordonne 
que tous les nobles de ses 
Etats en devront faire autant, 



DES MATIERES. 



227 



ibid.; apprend la mort de 
Charles VII, 422 ; assiste au 
sacre de Louis XI et à son 
entrée à Paris, 1, 104 ; II, 424 
et notes 1, 3 et 4; fêtes par 
lui données dans son hôtel 
d'Artois, 425 ; se rend à Va- 
lenciennes, où il reçoit plu- 
sieurs ambassades, 426 et note 
3, et de là à Bruxelles, ibid.; 
cession à lui faite par Louis XI 
de ses droits sur le duché de 
Luxembourg, dont il avait 
pris le titre à la mort d'Elisa- 
beth de Gorlitz, III, 5, 6 note; 
cautionne le mariage de sa 
nièce Catherine de Bourbon, 
42 note 2, 1, 102 ; ses relations 
fréquentes avec le roi de 
France, III, 2 et note 3; n'ac- 
cepte pas l'offre que lui fait 
ce monarque de le réconcilier 
complètement avec son fils, 
ibid., 3; prend la résolution 
d'envoyer une armée contre 
les Sarrazins, I, 402; III, 35 
et note 3, 36 note 2; en confie 
le commandement au bâtard 
Antoine, I, 104 ; III, 36, 39 ; 
lui donne à son retour le 
comté de la Roche en Ar- 
denne, 40; plusieurs fois vi- 
sité par le roi à Hesdin, 4 et 
note 1 ; reçoit ses ambassa- 
deurs et leur donne à dîner, 
4 et note 4 ; refuse de lui 
livrer 01. de la Marche, ibid.; 
grièvement malade à Bruxel- 
les, 6 et note 4; sa rupture 
avec le comte de Saint- Pol, 
6 note 2 ; autorise son fils à 
entrer dans la ligue du Bien 
public, 8 ; apprend la révolte 
des Liégeois, qui le font défier 
par le marquis de Bade, 25 et 
note 2 ; charge ses capitaines 
de les réprimer, ibid., 26, I, 
105 ; tombe malade et ne 
quitte presque plus Bruxelles, 
40 note 2; autorise le bâtard 
Antoine à faire une emprise 
en Angleterre, 41; insulté par 



les Dinantais, 42 note 3, 43; 
conseillé de s'en venger, ibid. ; 
son séjour à Namur pendant 
le siège de Dinant, ibid., 44 
et note 4; averti par son fils 
de la prise de cette ville, 46, 
dont il fait démolir les fortifi- 
cations, 45 et note 4 ; traite 
avec les Liégeois, I, 126; re- 
tourne à Bruxelles, III, 46- 
donne 3,000 écus au bâtard 
Antoine pour son emprise en 
Angleterre, 48 note 3; sa 
mort, 1, 127 ; III, 55 et note 3 ; 
le duc de Bretagne fait célé- 
brer un service pour le repos 
de son âme, 62, 63 ; son éloge, 
56; sa richesse en vaisselle, 
120; ses obsèques à Bruges, 
57 et note 1; son corps trans- 
porté à Dijon, 58 et suiv., et 
inhumé aux Chartreux, 1, 136; 
III, 60 et notes 1 et 4, 61 noie 1; 
ses trois mariages, I, 97; sur- 
nommé l'Asseuré et le Bon, 
I, 89; III, 315; son nom 
donné à Philippe le Beau, 
III, 252 ; ses armes, I, 105, 
106, 156. 

Bourgogne (Philippe I er de), duc 
de Brabant en 1427, f 4 août 
1430. — I, 91; II, 266 note 4. 

Bourgogne (Philippe II de), 
comte de Nevers et de Réthel 
en 1404, f 25 octobre 1415. 

— 1, 97, 268 note; II, 59 note 
3. La Marche lui donne par 
erreur (I, p. 97) le prénom de 
Guillaume. 

Bourgogne (Philippe de), sei- 
gneur de Beures, Bèvres ou 
Beveren, la Vère et Vlissin- 
ghes, conseiller et chambel- 
lan du duc, chevalier de la 
Toison d'or en 1478, gouver- 
neur de Flandre, fils du bâ- 
tard Antoine [Ans. I, 255]. 

— I, 171; 111,280 note 1,282 
note 1. Prend parti pour les 
Gantois contre l'archiduc Ma- 
ximilien, III, 265 et note 2; 
nommé membre de leur con- 



228 



TABLE ANALYTIQUE 



seil de régence, 26 1 note 2 ; 
son manifeste à Maximilien, 
265 note 7 ; député vers lui 
pour traiter de la paix, 279 
note 1; représenté au chapitre 
de Bois-le-Duc, IV, 152. 
Bourgogne (Robert II, duc de) 
en 1272, f mars 1306. — I, 
69 note 2, 70, 72; III, 314 
note 2. 
Bourgogne (Agnès de France, 
duchesse de), femme du duc 
Robert II (1279). — I, 69 
note 2. 
Bourgogne (Bonne d'Artois, du- 
chesse de), femme en pre- 
mières noces de Philippe de 
Bourgogne, en deuxièmes de 
Philippe le Bon (1424), f 17 
septembre 1425. — I, 97, 228, 
268 note; II, 59 note 3. 
Bourgogne (Catherine de), fille 
de Philippe le Hardi, mariée 
en 1393 à Léopold, duc d'Au- 
triche, f 26 janvier 1425. — 
I, 279 et note 2. 
Bourgogne (Charlotte de), fille 
de Jean, comte d'Etampes et 
de Nevers, mariée à Jean 
d'Albret, sire d'Orval, f 23 
août 1500. — II, 335 note 2. 
Par une erreur étrange, La 
Marche lui donne (I, 73) le titre 
de comtesse d'Angoulême. 
Bourgogne (Isabelle de Portu- 
gal, duchesse de), fille de 
Jean I er , f 17 décembre 1471. 
— 1, 97, 106, 117, 122, 248 
note 2; II, 6 note, 135, 136, 
207, 210, 213, 214, 215, 259, 
283,296,409,412; m, 31, 70 
note 3, 135 note 1. Figure à 
l'entrevue de Besançon, I, 280 
et suiv.; son entrée "dans cette 
ville, 275 note, 280; danse 
avec le roi des Romains, 281; 
reçoit sa visite au départ, 
ibid.; assiste aux noces de 
Guillaume de Chalon, 283; 
son pèlerinage à Saint-Claude, 
ibid.; rentre à Dijon, où elle 
l'ait grande chère, 286; son 



séjour à Chalon, 259; assiste 
aux dernières joutes du pas 
de Marsannay, 332; apaise 
la querelle de Jacques de 
Chabanne et du seigneur de 
Pesmes, 257 ; suit son mari 
au début de la campagne du 
Luxembourg, II, 12, et le 
quitte pour se rendre en Bra- 
bant, 14 ; le rejoint à Ywis, 
33 ; de là à Luxembourg, 46 ; 
le reçoit à son entrée à 
Bruxelles à la fin de la cam- 
pagne, 52 ; son entrevue à 
Châlons avec le roi de France, 
54 et suiv.; son âge à cette 
époque, ibid., note 5; consent 
à la remise d'une partie de la 
rançon du roi René, 57 note; 
habile négociatrice, 58 noie; 
festoie avec le duc à Anvers, 
80; fait bon accueil aux in- 
fants de Portugal, 140, 211; 
évite une embûche dressée 
par les Gantois pour s'empa- 
rer de sa personne, 296 ; le 
duc la charge de retenir près 
d'elle le comte de Charolais, 
qu'il désirait éloigner du 
théâtre de la guerre, 312 et 
note 4; séjourne à Lille avec 
son mari, 333; le chevalier 
du Cygne lui est présenté à 
la joute du banquet de Lille, 
346; visite les entremets du 
banquet, 354; y prend place 
à la gauche du duc, 355; se 
montre opposée au mariage 
d'Isabelle de Bourbon avec le 
comte de Charolais, qu'elle 
désirait marier en Angleterre, 
396 ; soutient son fils dans sa 
brouille avec le duc, 417, 418; 
redoute la colère de ce der- 
nier, 419; figure aux noces 
de Charles le Téméraire et de 
Marguerite d'York, III, 103 
et note 3, 116, 120, 121, 129, 
138; IV, 97, 98, 106; son 
corps et celui de son mari 
transportés à Dijon et sépul- 
tures aux Chartreux, I, 136} 



DES MATIERES. 



229 



III, 58 et suiv., 60 et note 4, 
61 note 1 ; ses armes, I, 106. 

Bourgogne (Jeanne de France, 
duchesse de), femme en 1318 
du duc Eudes IV. — I, 70 
note 1. 

Bourgogne (Marguerite de Ba- 
vière, duchesse de), femme 
en 1385 de Jean sans Peur, 
7 janvier 1423. — I, 84 note 
5, 88; III, 89 et note 2. Son 
mariage, I, 87 ; sa douleur à 
la nouvelle de l'assassinat de 
son mari, 201 ; ses armes, 88. 

Bourgogne (Marguerite de Flan- 
dre, duchesse de), successi- 
vement femme de Philippe de 
Rouvre et de Philippe le 
Hardi, f 16 mars 1405. — I, 
70, 71, 72 note 4, 73, 82. Son 
mariage projeté avec le comte 
de Cambridge, I, 71 et note 3 ; 
ses armes, 74 et note 3. 

Bourgogne (Marguerite d'Yorck, 
duchesse de), fille de Richard, 
duc d'Yorck, troisième femme 
de Charles le Téméraire, f 
1503. — I, 14 et note 6, 146; 

III, 70 note 3, 73 note 4, 136, 
138, 174. Son mariage négo- 
cié et conclu, I, 128; III, 75 
et note 2, 76, 101 et note 1 ; 
récit de ses noces, 101 et suiv.; 

IV, 95 et suiv.; son arrivée à 
l'Ecluse, III, 102, 103; IV, 
96 ; visitée par la duchesse 
douairière, III, 103; IV, 97; 
fiancée et mariée au Dan par 
l'évêque de Salisbury, III, 
104, 105; IV, 98; fait son 
entrée à Bruges, III, 106 et 
suiv.; IV, 98 et suiv.; assiste 
aux banquets et aux joutes, 
III, 120 et suiv.; IV, '106 et 
suiv.; rejointe par son mari à 
Bruxelles, III, 201 note 1; 
pousse au mariage de Marie 
de Bourgogne avec l'archiduc 
Maximilien, I, 155, 157; III, 
244; marraine de Philippe le 
Beau, IIJ, 252, et de Margue- 
rite d'Autriche, 257 ; son por- 



trait, 103 note 3; traite bien 
01. de la Marche, 242. 

Bourgogne (Marguerite de), 
sœur du duc Jean, mariée en 
1385 à Guillaume de Bavière. 
— I, 258 note 4, 279 notes 1 
et 2. 

Bourgogne (Marguerite, bâtarde 
de), fille de Philippe le Bon, 
f 27 décembre 1454 [Beauc. 
476]. — Danse au banquet 
de Lille, II, 379. 

Bourgogne (Marie de), archidu- 
chesse d'Autriche, tille unique 
de Charles le Téméraire, f 
25 mars 1482. — I, 33 note 3, 
42, 58 note 1, 86, 129 note 1, 
147, 158; II, 397 note; III, 
57 note 1, 73 note 4, 135, 202 
note 1, 203 note, 246 note 1, 
249 note, 248 note 3, 254, 265 
note 1,305, 315; IV, 150, 160, 
170 note 1. Sa naissance et 
son baptême, I, 146; II, 410 
et notes 1 et 4 ; son mariage 
projeté avec Nicolas de Cala- 
bre, III, 79, 80 et note 4; assiste 
aux noces de Charles le Témé- 
raire et de Marguerite d'Yorck. 
103, 116, 120; IV, 97, 106, 
108, 110 ; bruit répandu de 
son mariage avec le duc de 
Savoie, III, 208; comprise 
dans la trêve, de Soleuvre, I, 
134; III, 214; succède à son 
père, I, 12, 142, 143; reçoit 
humainement 01. de la Mar- 
che à son retour de captivité, 
111,242; environnée de périls, 
mais bien servie par les siens, 
I, 143; ses Etats envahis par 
Louis XI, 154,111, 245; for- 
cée d'accorder des privilèges 
à ses sujets, I, 133, 154, 155 
et note 1 ; recherchée en ma- 
riage par de nombreux pré- 
tendants; I, 143, III, 243; 
Louis XI veut la marier au 
dauphin, I, 155; déclare ne 
vouloir épouser, suivant les 
intentions de son père, que le 
fils de l'empereur, III, 243 et 



230 



TABLE ANALYTIQUE 



note 2; son mariage avec ce 
prince projeté, conclu et con- 
sommé, I, 40, 155 et suiv.; 
III, 244 ; achat d'étoffes pour 
ses noces, III, 245 note 1 ; 
naissance de ses trois enfants, 
1,156; III, 252 et note 3, 257, 
261 et note 4; sa mort, I, 
164 et note 2; 111,262 noie 3, 
316; ses portraits, III, 315 
note 2; ses armes, I, 41, 176. 

Bourgogne (Michelle de France, 
duchesse de), première femme 
de Philippe le Bon, f 8 juil- 
let 1422. — I, 97. 

Bourgogne ( Philippine de ), 
femme d'Antoine de Roche- 
baron. — Accompagne Marie 
de Gueldres en Ecosse, II, 
118 note 1. 

Bourgogne (Yolande, bâtarde 
de), fille de Philippe le Bon, 
mariée à Jean d'Ailly, vidame 
d'Amiens, baron de Picqui- 
gny, chevalier, conseiller et 
chambellan du roi [Ans. "VII, 
112; Beauc. 476]. — Figure 
au banquet de Lille, II, 366 
et note 1 , et aux nocps de 
Charles le Téméraire, III, 107 
et note 2. 

Bourgogne (Jean et Philippe 
de). Yoy. Brabant. — (Agnès 
de). Yoy. Bourbon. — (Anne 
de). Yoy. Ravestain. — (Eli- 
sabeth ou Isabelle de). Voy. 
Clèves. — (Jeanne de). Yoy. 
Jeanne. — (Marie de). Yoy. 
Charny, Clèves et Savoie. 

Bourgogne (armes de), I, 41, 48, 
57, 334 note 2; II, 119 note; 

III, 62, 115, 135, 151, 188; 

IV, 102 note 1. — (chance- 
liers de). Y T oy. Carondelet 
(Jean), Goux (Pierre de), Hu- 
gonet (Guillaume) et Rolin 
(Nicolas). — (comtes de). I, 
221, 222. — (maison de). I, 10 
note A, 48, 73, 142,241,287; 
II, 24, 66, 140, 143, 204, 270, 
395, 415, 416; III, 5, 84 note 
2, 135 note 1, 157; IV, 1 et 



suiv., 111, 157; son luxe, II, 
350 note 2. — (maréchaux 
de). — Voy. Frjbourg (Jean 
de), Luxembourg (Antoine de) 
et Nedfchatel (Thibaut de). 
— (président de). Yoy. Arme- 
nier. — (rois de). Voy. Chil- 
déric, Etienne, Gondebaud. 

Bourgogne (le héraut), assiste au 
pas de l'Arbre d'or, III, 125. 

Bourgogne. I, 9, 42, 136, 140, 
160, 188, 192, 195, 201, 242, 
244, 245 note, 248 et note 2, 
253 note 1, 259, 269, 306; II, 
4, 8 note, 62 et note 5, 114, 
115, 142, 143, 144 et note 2, 
163, 172 note, 173, 176, 178, 
181, 191, 249, 398, 400; III, 
15 note 1, 36 note et note 2, 
58, 98 note 4, 206, 208, 222, 
234, 249; IV, 13. Ancienne- 
ment appelée Allobrogie, I, 
50, 57 ; le duc Philippe y 
fait publier la paix d'Arras, 
206 ; y séjourne à plusieurs 
reprises, 247 et suiv.; maux 
causés en — par l'armée du 
dauphin, II, 61, 62; pèlerins 
passant en — , 162; grands 
préparatifs qui y sont faits 
pour la guerre du Bien pu- 
blic, III, 9 note 1. — (aides 
levées en). 1, 249 note 4 ; II, 48 
note 1, 115 note 1, 170 note 2, 
338 noie; III, 6 note. — (armée 
de). II, 116. —(baillis de). III, 
76 note 1. — (comté de). I, 
154, 1S9, 192 note 2, 193, 222, 
271, 273, 283, 285; II, 53 et 
note 2, 154,195 et note 2, 338 
note; III, 223, 229 note 1,253 
note 4, 316; compris dans 
l'ancien royaume de Bour- 
gogne, I, 50 ; pris par Louis 
XI, III, 245; perdu et repris 
par les Français, 254, 255 ; 
reconquis par Maximilien, 
309. — (cour de). II, 76; III, 
28 note 2; musiciens à la — , 
II, 351 note 1. — (duché de). 
I, 8, 43, 51, 57, 95, 148, 154, 
273, 283, 285; II, 144, 145, 



DES MATIERES. 



231 



195 note 2, 197; III, 202 
note 1, 223, 23G, 316; com- 
pris dans l'ancien royaume 
de Bourgogne, I, 50 ; première 
pairie de France, 70 ; échoit 
à Jean le Bon par proximité 
de lignage, ibid. note 3; les 
Français en sont chassés, 95 ; 
conquis par Louis XI, III, 
245. — (états du duché et du 
comté de). I, 246 note; II, 
170 note 2, 338 note; III, 36 
note 2. — (hôtel du duc de). 
IV, 69. — (lances de). II, 38, 
207, 246; III, 71 note 2. — 
(marches de). III, 21, 222. 

— (maréchal de). IV, 92. 

— (montres d'armes en). I, 
131 note 1; II, 49 note. — 
(nobles et seigneurs de). I, 
253, 254; II, 150, 156, 163, 
185, 317. — (officiers de 
l'hôtel du duc de). II, 149; 
IV, 1 et suiv.; mis à gages, 

II, 80. — (parlement du 
comté de). III, 207 note 2. — 
(recette générale de). II, 10 
note 1, 11 note 1, 86 note 2, 
225 note 1, 397 note 2, etc.; 

— (rois de). I, 43, 48, 49, 57. 

— (royaume de). I, 53; son 
étendue, I, 50 ; changé en 
duché, 51, 57. — (vins de), I, 
291 note 5. 

Bourgogne (forteresse de), à Au- 

denarde. III, 269 note 2. 
Bourgogne (tour de), à Rhodes. 

III, 56. 
Bourguignon-lez-la-Charité. II, 

49 note. 

Bourguignon (le), serviteur du 
seigneur de Bausignies. II, 
240. 

Bourguignon (Nicolas le), secré- 
taire du duc de Bourgogne 
[Beauc. , 476]. — II, 274 note 2. 

Bourguignons. I, 85, 119, 239, 
242, 248, 264; II, 20, 30, 37, 
185; 111,10 et noies 1,2 et 3, 
19, 20 et note 2, 22, 40, 73, 
78, 79, 110. Anciennement 
appelés Allobrogiens, I, 44, 



47 ; résistent aux Ecorcheurs, 
245 ; prennent part à la guerre 
du Luxembourg, II, 9 note 
2, 18 , 38 , 50 ; harcèlent les 
troupes du dauphin, 62; en- 
rôlés par le duc d'Orléans 
pour son expédition du Mi- 
lanais, 115; figurent dans la 
guerre contre les Gantois, 224, 
234, 246,292, 293, 298; leurs 
pertes à Nevele, 256 note 4 ; 
amenés par le maréchal de 
Bourgogne, 282,289; repous- 
sés à l'attaque de Courtrai, 
295 ; combattent à Gavre, 298 ; 
rejoignentl'armée après Mont- 
lhéry, III, 18; victorieux à 
Montenaken, 26 et note 5; 
marchent contre les Liégeois, 
64; leurs pertes à Brunstein, 
66 note 3; fort réjouis de la 
mort du comte de Warwich, 
73. — (nobles) tués à Mont- 
lhéry. III, 17 note 3. 

Bournel (Alardin), seigneur de 
Vezigneul et de Malmy, ca- 
pitaine de Sainte-Menehould, 
écuyer d'écurie du bâtard de 
Bourgogne, vivant encore en 
1486 [Ans. VIII, 154]. — Sert 
le bâtard au pas de l'Arbre 
d'or, IV, 118. 

Bournel (Guillaume), seigneur 
de Namps, Esteembecq, etc., 
bailli de Guynes, maitre d'hô- 
tel du roi, frère d' Alardin, f 
1508 [Ans. VIII. 154]. — Sert 
Ph. de Crèvecœur au pas de 
l'Arbre d'or, IV, 134. 

Bourset (le seigneur de). Voy. 
Burschidlt. 

Bousanton (Guillaume, aliàs 
Gilles de), dit le Veau, écuyer 
d'écurie du roi de France 
(1491), maître d'hôtel de Mar- 
guerite d'Autriche ( Peinc. 
XXII, 898; Mol. II, 116; III, 
464].— III, 206 et noie 1. Ac- 
compagne Marguerite d'Au- 
triche en France, III, 263; 
annonce à Maximilien la rup- 
ture du mariage de cette prin- 



TABLE ANALYTIQUE 



cesse avec Charles VIII, 259. 

Boussut (château de), perdu et 
repris par Maximilien, I, 159. 

Bouton (Emard), chevalier, sei- 
gneur du Fay, Pierre, etc., 
échanson du duc Philippe, 
conseiller et chambellan du 
duc Charles, chambellan du 
roi, bailli et maître des foires 
de Chalon. -J- 3 novembre 1 485 
[Beauc. 477; La Chesn. III, 
80] . — Chevalier à Montlhéry, 
III, 11. 

Bouton (Philippe), seigneur de 
Corberon, chevalier, conseil- 
ler et chambellan du duc 
Charles, son premier écu- 
yer tranchant en 1474, bailli 
de Dijon, chevalier d'hon- 
neur au parlement de Bour- 
gogne, frère d'Emard, f 1515 
[La Barre, b, 263, 272, 276, 
281; La Chesn., III, 79, 80]. 
— Accompagne le bâtard 
Antoine en Angleterre, III, 
41, 49 note 1; y joute contre 
Thomas de la Lande, 55. 

Bouverie (Jean del). III, 65 
note 4. 

Bouvigne. III, 44 et note 2, 45 
note 3. 

Brabançons. II, 224; III, 252, 
253/ 

Brabant (Antoine, bâtard de), 
fils du duc Philippe. — Che- 
valier à Rupelmonde, II, 266 
et note 4 ; danse au banquet 
de Liile, 378 ; prend part à la 
guerre de Liège, III, 26 et 
note 1. 

Brabant (Jean II le Pacifique, 
duc de), f 1312. — II, 426 
note. 

Brabant (Philippe, duc de). 
Voy. Bourgogne. 

Brabant (Philippe, bâtard de), 
frère d'Antoine. — Chevalier 
à Rupelmonde, II, 266 et 
note 4 ; danse au banquet de 
Lille, 378; accompagne le 
bâtard Antoine en Angle- 
terre, III, 49 et note 3. 



Brabant (armes de). I, 41. 

Brabant. I, 125 et suiv., 130, 
167; II, 4, 17 note 3, 33, 50, 
79, 206, 408 note, 409 noie 1 ; 
III, 26 note 4, 71 note 2, 261, 
270 note 1, 285, 297 note 3, 
298, 305; IV, 7, 90. — (duché 
de), II, 82; III, 316; passe 
par succession à Philippe le 
Bon, I, 91, 94. — (états de). 
I, 155 note 1. — (lieutenant 
des fiefs en). III, 12. — (sei- 
gneurs de). III, 44. 

Brabon (Salvius). U, 343 note. 

Braga (archevêché de), fondé 
par Alphonse I er de Portugal, 

1, 36 et note 1. 

Bragny. I, 241 note. 

Brandebourg (Albert III, mar- 
quis de), né en 1414, f 11 
mars 1486. — III, 296, note 

2. Accompagne l'empereur 
Frédéric dans son expédi- 
tion sur le Rhin, III, 99 
et note 3. 

Brandebourg (Frédéric, marquis 
de), fils d'Albert III, né en 
1460, f 4 avril 1536. — Ac- 
compagne l'empereur Frédé- 
ric dans son expédition contre 
les Flamands, III, 296 et 
note 2. 

Brandebourg (Simon ou Sigis- 
mond, marquis de), duc de 
Voigtland, frère du précé- 
dent, né en 1468, f 25 février 
1495. — Accompagne l'em- 
pereur Frédéric dans son ex- 
pédition contre les Flamands, 
III, 296 et note 2. 

Brandebourg (le marquis de), 
tué au siège de Gand, III, 295 
note 2. 

Bray. I, 248 note 2. 

Bréda. II, 418 note 2; III, 287 
note 1. 

Brederode (Renaud, seigneur 
de), et de Viane, f 16 octobre 
1473 [Beauc. 477; Boull. 60]. 
Elu chevalier de la Toison 
d'or au chapitre de 1445, II, 
95 note 1 ; l'un des chefs du 



DES MATIERES. 



233 



contingent hollandais contre 
les Gantois, 271 et note 2. 
Bregilles (Jacot ou Jacques de), 
écuyer, valet de chambre et 
garde des joyaux du duc de 
Bourgogne, fils de Guillau- 
me, concierge de la Chambre 
des comptes de Dijon, f 25 
janvier 1474 [Peinc, II, 291; 
Palliot, Mém. génial. I, 483, 
484; II, 617]. — II, 338 note,- 

III, 2 et note 2, 39. 
Brenius, roi d'Angleterre. I, 

119. 

Dresse. I, 265 note 2. 

Bretagne (Artur de), comte de 
Richemont et d'Etampes, con- 
nétable de France, duc de 
Bretagne en 1457, f 26 dé- 
cembre 1458. — I, 211 note 1, 
235; II, 173. Ambassadeur 
du roi de France à l'assem- 
blée d'Arras, I, 204 et note 3, 
208, 209 ; vainqueur des An- 
glais à Formigny, II, 209. 

Bretagne (François I er , duc de), 
né en 1410, f juillet 1450. 
— Refuse le collier de la Toi- 
son d'or, II, 95 note 2 ; en 
danger de mort, 208 note 1. 

Bretagne (François II, duc de), 
né en 1435, f 9 septembre 
1488. — I, 283 note 1 ; III, 
149 note 1, 227, 258 note 2; 

IV, 122. La xMarche le voit 
pour la première fois à la 
cour de Bourgogne, II, 173 
et note 2; son éloge, ibid.; 
rend hommage à Louis XI et 
besogne avec lui, 427 et note 

1 ; reçoit le duc de Berry en 
Bretagne. III, 7 ; prend part 
avec lui a la guerre du Bien 
public, I, 124; III, 8 et note 

2 ; ne se trouve pas au ren- 
dez-vous pris à Saint-Denis, 
10 et note 1 ; apprend la ba- 
taille de Montlhëry et se dis- 
pose à rejoindre le comte de 
Gharolais, 16; traite avec lui, 
17 note 6 ; suite de leur cam- 
pagne, 20 et note 2, 21, 22; 



signe le traité de Saint-Maur, 
29 note ; se rend en Norman- 
die, 30 ; son entrée à Rouen, 
32 ; éloigne de lui Tanneguy 
du Chastel, ibid.; se brouille 
avec le duc de Berry, ibid. et 
note et note 3 ; rentre dans 
ses Etats, 33 et note 1 ; 01. de 
la Marche le trouve à Rennes, 
34; fait célébrer un service 
pour le duc Philippe le Bon, 
62 ; parrain de François d'Au- 
triche, 261 ; son ordre de 
l'Hermine, IV, 162. 

Bretagne (Gilles de), seigneur 
de Chantocé, chevalier de la 
Jarretière, frère du duc Fran- 
çois I e ', f 24 avril 1450. — 
Bruit répandu de sa mort, II, 
208 note 1 . 

Bretagne (Jean V ou VI le Bon, 
duc de) en 1399, f 28 août 1442. 
— II, 95 et note 2. 

Bretagne (Richard de), comte 
d'Etampes, frère de Jean V, 
f 2 juin 1438. — I, 283 et 
note 1; II, 171,173 et note 2. 

Bretagne (Anne de). Voy. Beau- 
jeu. — (Catherine de). Voy. 
Arguel. 

Bretagne (le héraut), assiste au 
pas de l'Arbre d'or, III, 125. 

Bretagne. I, 198 ; II, 223 ; III, 
7, 33 et note 1, 62, 258. — 
(duché de). II, 427 note 1; 
III, 258, 317. — (Grande), tire 
son nom du roi Brutus, I, 
119; conquise par les Saxons, 
ibid. — (seigneurs de). III, 
63. 

Bretelles ou Breteilles (Louis, 
sire de), écuyer gascon, ser- 
viteur du roi d'Angleterre 
[Comm.-Dup., I, 379, 380]. — 
Joute en Angleterre, III, 54. 

Bretons. III, 10, 14 note, 16, 
258. 

Brezé (Pierre II de), seigneur 
de la Varenne et de Brissac, 
comte de Maulevrier, cheva- 
lier, grand sénéchal d'Anjou, 
de Poitou et de Normandie, 



234 



TABLE ANALYTIQUE 



etc., etc., f 17 juillet 1465 
[Beauc, 479]. — III, 11 noie. 
Assiste à l'entrevue de Châ- 
lons, II, 56 et note 5; son 
éloge, ibid.; passe pour l'ins- 
tigateur de l'ordonnance sur 
les gens de guerre, 63 ; tué à 
Montlhéry, III, 16 et note 2. 

Brie (comté de). III, 28, 35, 88. 

Driele (la). I, 155 note 1; IV, 
109. 

Brienne - le - Comte. II, 13 et 
note 1. 

Brignon- l'Archevêque. I, 95 
note 1. 

Brighe ou Brigz (Louis de Silé- 
sie, duc de), I, 87. 

Brimeu (Florimond de), sei- 
gneur de Massincourt, cheva- 
lier, conseiller, chambellan 
du duc de Bourgogne, séné- 
chal et gouverneur de Pon- 
thieu, chevalier de la Toison 
d'or en 1430 [Beauc, 480]. — 
II, 84 et note 6. 

Brimeu (Guy de), seigneur 
d'Humbercourt , comte de 
Meghen, chevalier, conseiller 
et chambellan du duc de 
Bourgogne, capitaine du châ- 
teau de Remv, etc., décapité 
le 3 avril 1477 [Beauc 480]. 
— Accompagne le comte de 
Charolais lors de l'entrée 
du duc Philippe à Bruxelles, 
II, 51 ; fait la lecture à ce 
prince, 334 ; chevalier à Ter- 
monde, 251 ; annonce au duc 
la prise de Dinant, IEL, 46; 
reçoit commission pour trai- 
ter avec les Liégeois, ibid. 
note 1 ; nommé lieutenant 
général du duc au pays de 
Liège, 82 et note 3 ; pris par 
les Liégeois et prisonnier sur 
parole du seigneur de Haute- 
penne, I, 129; 111,82; se fait 
porter quoique blessé au siège 
de Liège, 85 ; dégagé de sa 
parole par la mort du sei- 
gneur de Hautepenne, 86; 
ambassadeur au siège de 



Neuss, 100; chevalier de la 
Toison d'or au chapitre de 
Valenciennes, 204 et note 2 ; 
négociateur de la trêve de 
Soleuvre, 214, dont il est 
nommé l'un des conserva- 
teurs, 223 ; emprisonné et mis 
à mort par les Gantois, 242. 

Briqucbec. II, 208 note 1. 

Brisach. III, 206 note 3. 

Broquière (Bertrandon de la), 
conseiller, premier écuyer 
tranchant du duc de Bourgo- 
gne, gouverneur des ville et 
château de Marcigny-les-No- 
nains en janvier 1434, etc. 
[Beauc, 481]. — Assiste aux 
joutes de Bruges, II, 134; le 
duc lui fait don de la terre de 
Viel-Chastel, ibid. note 1; 
capitaine du château de Ru- 
pelmonde, dont il refuse d'ou- 
vrir les portes aux troupes 
ducales sans un ordre exprès, 
259 ; porte le pennon à la 
bataille de Gavre, 318 et note 
1 ; près du duc dans la mêlée, 
323 et note 1. 

Broussalles. II, 296. 

Brouwers - haven (bataille de), 
I, 92 et note 4, 239 et note 2. 

Bruchsal. III, 240 note 3. 

Brugeois. II, 212 note 1. Leurs 
luttes contre Maximilien, I, 
33, 167; III, 277 note, 288 et 
suiv., 293 et note 2, 313. 

Bruges (Louis de), seigneur de 
la Gruthuse, comte de Win- 
chester, prince de Steenhuyse, 
chevalier, échanson , .puis 
conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne, chevalier 
de la Toison d'or en 1461, 
etc., etc., f 1492 [Beauc, 481]. 
— III, 188, 276 et notes 2 et 3. 
Lève le contingent flamand 
pour la guerre contre les 
Gantois, II, 224 et note 8; 
capitaine de Bruges, où il 
tient garnison pendant la 
trêve, 283 ; chevalier à Ga- 
vre, 318; joute à Lille, 347; 



DES MATIÈRES. 



235 



chef d'une des chambres de 
festin aux noces de Charles 
le Téméraire, III, 117; reçoit 
le roi d'Angleterre, qui "lui 
donne le comté de Winches- 
ter, 237 et note 2; assiste au 
mariage de Marie de Bour- 
gogne, 244 ; désire que cette 
princesse fasse ses couches à 
Bruges, 261 note 4 ; se met du 
parti des Gantois, 265 ; pri- 
sonnier de Maximilien,I, 171; 

III, 276 et note 3; mené à 
Gand, 279, 280; représenté 
au chapitre de Bois-le-Duc, 

IV, 149. 

Bruges (Rogier de). III, 315 

Bruges. ï, 10 note 2, 77, 102, 
169; II, 5 note 1, 53, 111 et 
note 1, 135, 141, 283, 294, 
296, 300, 402 note 1, 421 
note 1; III, 42 noie 2, 75,201 
note 1, 256 note 1, 261 noie 4, 
300 note 1. Le Saint Sang 
envoyé à —, I, 77 ; une jour- 
née pour la paix y est tenue 
sans résultat, II, 293, 294; 
Philippe le Bon y meurt, III, 
55 et note 3, 57 ; Charles le 
Téméraire y célèbre ses noces 
avec Marguerite d'Yorck, III, 
101 et suiv.; IV, 97 et suiv.; 
Maximilien y relève l'ordre de 
la Toison d'or, III, 248 et note 
3, 249 ; Marie de Bourgogne 
y fait ses premières couches, 
252 et note 3 ; se révolte con- 
tre Maximilien, 1, 167; 111,276 
note 4 ; occupée par les troupes 
de ce prince, 277 note, qui y 
entre lui-même et y fait ré- 
gner la justice, I, 171; III, 278 
et note 1 ; nouvelle prise d'ar- 
mes de ses habitants, 278 et 
note 6, 279 et suiv.; Maximi- 
lien y est retenu prisonnier 
et mis en cage, 289, 291, 292 
et note 1. — (bailli et écou- 
tôte de). III, 108 et note 2; 
IV, 99, 128. — (joutes à). II, 
123 et suiv.; 129 et suiv. — 



(le Franc de). I, 72 note. — 
(marché de). III, 289, note 1; 
IV, 115. 

Brugghe (Jean van den). II, 6 
note. 

Brughe (château de). I, 135. 

Brun (Louis). III, 306 note 1. 

Brunier (Jacquemart), écuyer, 
d'origine dauphinoise, joute 
au pas de Marsannay, I, 314. 

Brunstcin ou Brusthem (bataille 
de). I, 127 et note 2; III, 65 
et note 2. 

Brunswick (Frédéric le Pieux, 
duc de), f 1478. — Accom- 
pagne le roi de Danemark à 
Neuss, III, 97 et note 5. 

Brunswick-Gottingen (Guillau- 
me II le Jeune, duc de), f 
1495. — Accompagne l'empe- 
reur Frédéric dans son expé- 
dition contre les Flamands, 
III, 296 et note 3. 

Brunswick (Henri, duc de), dit le 
Pacifique, né en 1411, f 6 dé- 
cembre 1473. — Vient visiter 
le duc Philippe à Dijon, I, 
272 ; l'accompagne à l'entre- 
vue de Besançon, ibid., où il 
se fait remarquer comme un 
danseur intrépide, 281; épouse 
Hélène de Clèves, 272 et 
note 3. 

Brunswick (Hélène de Clèves, 
duchesse de), sœur du duc 
Jean I« r , femme d'Henri de 
Brunswick ci-dessus f 1471. 
— I, 272 et note 3. 

Brusac (Gauthier de), capi- 
taine d Ecorcheurs. I, 244 et 
note 2. 

Brutus, prince anglais. I, 118, 
119. 

Bruxelles. I, 54 note 3, 126, 127, 
166, 175; H, 14, 221, 226 et 
note 1, 227 note 4,231,409 et 
note 1, 419 note 1, 421 note 1, 
426 note 3,427 note 2; 111,64 
note 1, 201 note 1, 254, 262 
note 2, 278, 318 note 3; IV, 
109, 145. Le comte de Charo- 
lais laissé à —, I, 248 ; le duc 



TABLE ANALYTIQUE 



Philippe y fait son entrée, II, 
50 et note 4, 51; y séjourne, 
226 et note 1 ; y festoie avec 
la duchesse, 283; Marie de 
Bourgogne baptisée à — , 411 
note; le comte de Charolais 
s'y réconcilie avec son père, 
420, qui y tombe gravement 
malade, III, 6 et note 1, et y 
demeure presque continuel- 
lement depuis lors, 40 et note 
2 ; Marie de Bourgogne y ac- 
couche d'une bile, 257, et 
d'un fils, 261 et note 4 ; Ma- 
ximilien force ses habitants à 
prendre son parti, 269 ; il y 
fait conduire son fils, 285; 
l'empereur Frédéric à — , 
287 note 3. — (le doyen de). 
IV, 146. — (états tenus à). 
III, 268 note 3. — (joutes au 
parc et au marché de). II, 
215, 216. 

Bude. III, 307 note 3, 308. 

Bueil (le Cadet de), blessé dans 
une joute sous Amiens, III, 
72. 

Bueil (Jean V, sire de), comte 
de Sancerre, chevalier, con- 
seiller et chambellan du roi, 
amiral de France, était mort 
en 1477 [Beauc, 468;Comm.- 
Dup., III, 488]. — Son avis 
sur les suites de la bataille 
de Montlhéry, III, 20 et notek. 

Bulgnéville. III, 238 note 1. — 
(bataille de). I, 90 et note 3, 
239 et note 1 ; II, 149 et note 3. 

Buren (château de). III, 202 
note 2. 

Bures (Vincent de). III, 86 note. 

Burgos. I, 10 note 2. 

Burgundiones. I, 47. 

Burschidlt ou Bourset (Ber- 
nard, seigneur de), chevalier 
luxembourgeois , reconnaît 
l'autorité du duc de Bourgo- 
gne, II, 14 et note 1 ; blessé 
par un des archers de ce prince, 
48; continue de tenir son parti, 
302. 



Borschidlt (Bernard de), dit le 

Jeune. II, 14 note 1. 
Burschidlt (Giltz de). II, 14 

note 1. 
Burschidlt (Jean de), seigneur 

d'Esche. II, 14 note 1. 
Burschidlt (Louis de), seigneur 

de Brednis. II, 14 note 1. 
Burschidlt (Marsilius de). II, 

14 note 1. 
Burschidlt (Suger de). II, 14 

note 1. 
Buscampvelt (embuscade de). II, 

296 et note 3. 
Buxy. I, 247 note. 



Gabillaux (les). I, 93 et notes 1 

et 2, 165. 
Gacus. III, 184 et suiv. 
Cad art (Jean), exclu du traité 

d'Arras, I, 211 note 1. 
Cadet (Jean). III, 12 note. 
Cadmus, roi de Crète. I, 112 et 

note 1. 
Gadzand (traité de). III, 303 

note 2. 
Caen. Il, 208 note 1. 
Calabre (Jean et Nicolas de). 

Voy. Anjou. 
Calabre (Marie de Bourbon, 

duchesse de), fille du duc 

Charles I er , mariée en 1437 

au duc Jean de Calabre, -J- 

1448. — II, 56 et note 7, 57 

note. 
Calais. II, 119 note, 121, 141. 

— (port de). III, 70 note 1. — 
(sièges de). I, 101 et note 1, 
102 et note; II, 212 et note 1. 

— (l'avitailleur de). IV, 1, 
154. 

Calatrava (ordre de). I, 110. 
Galigula (l'empereur), mort fou, 

I, 179. 
Galmelet (frère François) . I, 334 

note 2. 
Cambrai (évêques de). Voy. Ber- 

ghes (Henri de) et Bourgogne 

(Jean de). 
Cambrai. I, 160; III, 256 note 1. 



DES MATIERES. 



237 



— (fête de la Licorne à). II, 
395 et note 1. 

Cambray (Adam de), premier 
président du parlement de 
Paris, ambassadeur du roi à 
l'assemblée d'Arras, I, 208, 
209. 

Cambray (Gérosme de), prend 
part au tournoi du pas de 
l'Arbre d'or, III, 192. 

Cambrésis. III, 223. 

Cambridge (Edmond d'Angle- 
terre, comte de), fils du roi 
Edouard III, + 1" août 1402. 

— I, 71 note 3. 
Camp (Guy de). I, 175. 
Campdorick. Voy. Ourique. 
Campobasse (le comte de). Voy. 

MONTFORT. 

Cana, en Galilée. IV, 102. 

Cardone (Pierre de), comte de 
Golizano, fait chevalier de la 
Toison d'or, II, 205 note 3. 

Ca7Hgnan [prise de). 11, 13 note 6. 

Garistos (Théodore de), envoyé 
de l'empereur de Constanti- 
nople. I, 287 et note 2; 
11,2. 

Carmes (les) de Bruxelles. II, 
111 note 2. — (l'église Notre- 
Dame des), à Chalon, II, 149, 
156, 199. 

Carondelet (Jean), seigneur de 
Champvans et de Solre, con- 
seiller, maître des requêtes 
des ducs Philippe et Charles, 
chancelier de Bourgogne et 
de Flandres en 1479, f 1501 
[Boull., 72 ; La Barre, b, 187 ; 
Gollut,1 186 note 2, 1190, etc.]. 

— III, 28, 33 note 2, 35. 
Chargé de rechercher les titres 
du comté de Brie, III, 28 et 
note 2; prisonnier des Gan- 
tois qui le rançonnent, 290 

^ et note 5, 301, 314. 

Carpentier ou le Charpentier 
(Jean), décapité, I, 126 ; III, 
43 et notes 1, 2 et 3, 63 note 
2, 87. 

Carreman (Philippe), fait che- 
valier, III, 298. 



Casimir IV, roi de Pologne 
(1445-1492). — III, 227. Hé- 
rite de Ladislas d'Autriche et 
cède ses droits sur le Luxem- 
bourg à Charles le Téméraire, 
III, 5 note 1, 6 note. 

Cassel (seigneurie de), cédée au 
duc de Bourgogne, I, 90 ; II, 
57 note, 58. — (val de). I, 102. 

Castille (Jean, prince de), mari 
de Marguerite d'Autriche, né 
le 26 juin 1478, f 1497. — 
III, 257 et note 3, 317 et 
note 3. 

Castille (Léonore de), fille du 
roi Henri II, fiancée à Ferdi- 
nand, roi de Portugal, mariée 
à don Carlos, depuis roi de 
Navarre. — I, 107 et note 5, 
109. C'est par erreur que La 
Marche la dit fille d'un roi 
d'Aragon. 

Castille (rois et reines de). Voy. 
Alphonse VI, Ferdinand V, 
Henri II, Jean I er , Philippe 
le Beau, Pierre le Cruel, 
Béatrix de Portugal. — 
(Thérèse de). Voy. Portugal. 

Castille (royaume de), II, 94 
note 1. — (officier d'armes du 
roi de). I, 297. 

Cat (Gilles le). II, 354 note 1. 

Cathelans pour Catalans. IV, 
103. 

Catherine de France, reine 
d'Angleterre, femme du roi 
Henri V, f 1438. - I, 202. 

Gaudenberg (église de), à Bru- 
xelles. II, 411 note 1; III, 262 
et note 2. 

Caudet, chirurgien du duc de 
Bourgogne. III, 12 note. Voy. 
Cadet. 

Cazal (Barthélémy). II, 421 
note 3. 

Cécile (le roi de). Voy. Anjou. 

Céciliens, Siciliens. IV, 103. 

Célestins (les) de Paris. III, 57 
note 1. 

Cempen, Kamp. 1, 135 et note 1. 

Cepte (le comte de). Voy. Por- 
tugal. 



238 



TABLE ANALYTIQUE 



Cerberus. III, 167 et suiv. 

Cerf (logis du), à Audenarde. 
III, 271. 

Cersanders. Voy. Sersanders. 

Certaines (Michault de), écuyer 
bourguignon, figure comme 
tel dans les montres d'armes 
del421etl444[PEiN-c.,XXVI, 
331, 458]. — II, 249. Joute 
au pas de la Fontaine de 
Plours, II, 167 et suiv., et y 
remplit les fonctions de ma- 
réchal de la lice, 180 note 1, 
182; ses armes, 167 note 1. 

César (Julius). I, 44, 45 note 1. 
Épileptique, I, 179; II, 343 
note. 

Césarée. I, 80. 

Cestre, héraut anglais. IV, 143. 

Cette, Ceulte ou Ceula. I, 116: 
III, 39. 

Chabannes (Antoine de), comte 
de Dammartin, vicomte de 
Breteuil, etc., grand panetier, 
puis grand-maitre de France, 
chevalier de l'ordre du roi, 
bailli de Troyes, etc., etc., 
f 25 décembre 1488 [Beauc, 
"484J. — I, 253 note 1; 111,34 
et note 3, 248 note 2. Capi- 
taine d'Ecorcheurs, I, 244 ; 
accusé de pilleries sur le sei- 
gneur de Pesmes, 256 ; con- 
tribue à l'occupation d'A- 
miens et de Saint-Quentin, 
III, 70 et note 5, 71 et note 1; 
reçoit l'ordre d'abandonner le 
Qûesnoy, 247. 

Chabannes (Geoffroy de), neveu 
du précédent, seigneur de la 
Palisse, Charlus, etc., con- 
seiller et chambellan du duc 
de Bourbon, etc., etc., f 
après 1494 [Mor.]. — Prison- 
nier du seigneur de Pesmes, 
I, 256; le duc le fait rendre à 
son père, 257 et note 1 ; suit 
le duc de Berry en Bretagne, 
III, 34 et note 3. 

Chabannes (Gilbert de), frère de 
Geoffroy, seigneur de Curton, 
chevalier de l'ordre du roi, 



gouverneur du Limousin et 
sénéchal de Guyenne, f avant 
1493 [Mou.]- — ni, 255 et 
note 3. 

Chabannes (Jacques de), sei- 
gneur de la Palisse, Charlus 
et Curton, chevalier, conseil- 
ler et chambellan du roi, 
grand maître d'hôtel, séné- 
chal de Toulouse, etc., père 
des deux précédents, -J- oc- 
tobre 1453 [Beauc, 484]. — 
— III, 34 noie 3. Son procès 
avec le sire de Pesmes, I, 252 
et suiv. 

Chaffaut (Jean de), compagnon 
du bâtard Antoine en Angle- 
terre, III, 49 note 1. 

Chalant (Jacques de), écuyer, 
seigneur de Varey, Usson, 
etc., teste en décembre 1499 
[Guich., III, cont., 74]. — 
Figure parmi les seigneurs 
de Savoie révoltés contre le 
duc Louis, II, 219 et note 7. 

Chalant (Jacques de), seigneur 
d'Aymeville, Cbâtillon, Us- 
sel, comte de Chalant en 1456, 
cousin du précédent [Guich., 
III, cont., 76]. — Joute au 
pas de Marsannay, I, 320 et 
suiv.; lève l'emprise de Diego 
de Yalière, 325, 326; ses der- 
nières joutes au même pas, 
332, 333 ; son blason, 335 note ; 
dispensé de l'achèvement de 
ses armes, II, 9, 10. 

Chalon (Charles de), comte de 
Joignv, baron de Viteaux, f 
1485 [Beauc, 484]. — Porte 
la bannière aux funérailles de 
Philippe le Bon et d'Isabelle 
de Portugal, III, 59 et note 5 ; 
figure au tournoi de l'Arbre 
d'or, 192; IV, 140, et à l'en- 
trée de Maximilien à Gand, 
III, 281 et note 1. 

Chalon (Guillaume VII de), seig r 
d'Arguel, prince d'Orange en 
1463, fils de Louis ci-dessous, 
f 1475. — I, 274 note 1 ; III, 
59 notez, 106 note 1,138, 149, 



DES MATIERES. 



339 



207, 209; IV, 119, 122. As- 
siste à l'entrevue de Besan- 
çon, I, 273 et note 1 ; épouse 
Catherine de Bretagne, 282 
et note 3, 283 ; le duc l'auto- 
rise à lever des troupes pour 
l'expédition du Milanais, II, 
114 et note 2, 1 15 ; s'empare du 
comté d'Asti, ibid.; triste fin 
de son expédition, 116 et note 
5 ; fait un pèlerinage à Jéru- 
salem, 117 note; ses folles dé- 
penses, cause du méconten- 
tement de son père, 117 et 
note 1, 171, 172, et de ses 
débats avec ses frères consan- 
guins, 171 note 2; festoie le 
duc à Lons-le-Saulnier, III, 
207. 

Ghalon (Hugues de), seigneur 
d'Orbe, fils de Louis. — Fa- 
vorisé par son père aux dé- 
pens de son père consanguin 
Guillaume, II, 117 et note 2; 
ses débats avec ce dernier, 
171 note 2. 

Chalon (Jean de), seigneur de 
Ghàtelbelin et d'Arlay, frère 
de Louis. — I, 282 note 3. 

Chalon (Jean II de), seigneur 
d'Arguel, prince d'Orange à 
la mort de son père Guil- 
laume (1475), f 25 avril 1502. 
— III, 178, 317. Epouse 
Jeanne de Bourbon, III, 42 
note 1 ; va saluer Marguerite 
d'York au Dan, 106 et note 1; 
joute au pas de l'Arbre d'or, 
149; IV, 122, 143; y gagne 
le prix des lances, III, 191 ; 
IV, 140; y sert le seigneur 
de Ternant, 135, et le duc 
Charles, 138; autorisé par le 
duc à faire crier une autre 
joute où il gagne le prix du 
dedans, III, 199; reprend le 
comté de Bourgogne sur les 
Français , 254 ; négocie le 
mariage de Charles VIII avec 
Anne de Bretagne, 258 et 
note 3. 

Chalon (Louis de), dit le Bon, 



seigneur d'Arguel et de Mont- 
faucon, prince d'Orange, che- 
valier, conseiller, premier 
chambellan du duc de Bour- 
gogne, f 13 décembre 1463 
[Beauc, 484]. — U, 171, 411 
note 2 ; III, 59 note 5. Assiste 
à l'entrevue de Besançon, I, 
272 ; épouse en deuxièmes 
noces Eléonore d'Armagnac, 
II, 117 et note 2, 171 et note 2; 
son prêt au duc pour la 
guerre contre les Gantois, 225 
note 1 ; le festoie à son retour 
d'Allemagne, 400 et note 1 ; 
reçoit le dauphin à sa sortie 
du Dauphiné et le conduit à 
son château de Nozeroy, 409 
note 1 ; mécontent de son fils 
aîné Guillaume, aux dépens 
de qui il favorise ses cadets, 
117 et note 2; sa mort, III, 
11 note 2; discussions aux- 
quelles donne lieu l'exécution 
de son testament, II, 171 et 
note 2. 

Chalon (Louis de), seigneur de 
Ghâteau-Guyon, fils du pré- 
cédent, chevalier de la Toi- 
son d'or en 1468, f 1476. 
— IU, 209 note 2. Favorisé 
par son père, II, 117 et 
note 2; ses débats avec son 
frère Guillaume, 171 note 2; 
chevalier à Montlhéry, III, 
1 1 et note 2 ; va saluer Mar- 
guerite d'York au Dan, 106 
et note 2 ; joute au pas de 
l'Arbre d'or, 138 et suiv.; IV, 
119, 120; y sert le duc, 138; 
tué à Granson, III, 209. 

Chalon (évêque de). Voy. Ger- 
main (Jean). — (maison de). 
I, 254; II, 117, 171; III, 210 
note 1. 

Chalon-sur-Saône. I, 246 et note 

1, 251 note 4, 253, 295, 296; 
II, 145 et suiv., 185,200 note 

2, 203 et note 1, 397 note 2, 
426 note 4. — (bailli de). Voy. 
Sercey (Guillaume de). — 
(états réunis à). I, 246 note 1; 



no 



TABLE ANALYTIQUE 



II, 170 note 2. — (imposi- 
tions de), cédées au duc Phi- 
lippe par le traité d'Arras, I, 
218. — (montres d'armes à). 

I, 247 note. — (pas de la Fon- 
taine de Plours près). II, 129, 
144 et suiv. 

Châlons-sur-Mame (entrevue et 
traité de). II, 54 et suiv., 63 
note. — (joutes à). II. 59, 60 
et note 1. 

Chalop (Jean), prévôt de Lu- 
xembourg. II, 38 et note 1. 
Tué, 39. 

Ghambart (Jean), canonnier à 
Dijon. I, 95 noie 1. 

Chambéry. II, 411 note 2. 

Chambes (Hélène de), dame de 
Thouars, gouvernante de Mar- 
guerite d'Autriche. [Comm.- 
Dup., III, 497J. III, 263 note. 

Chambre (Simon de la). III, 252 
noie 2. 

Chambre (Anne de la), fille 
d'Urbain, seigneur de la 
Chambre, vicomte de Mau- 
rienne, etc., mariée à Guil- 
laume de Luyrieux (Guich., 

III, 238]. — Elle et son mari 
nourrissent 01. de la Marche, 
1,251. 

Champ (Guyot du). II, 337 

llûtô 1 

Champagne. 1, 132, 242, 245 note; 

II, 13, 54; III, 88, 222. — 
(comté de). I, 221 ; III, 28, 35. 

— (gouverneur de). III, 222. 
Champaigne (Brandely de), sei- 
gneur de Bazoges, Brouas- 
sin, Villaines, etc., écuyer 
de la chambre, puis conseil- 
ler et chambellan du roi, 
lieutenant général et com- 
mandant en Artois, gouver- 
neur de Saumur, etc., teste 
en 1504 [La Chesn., IV, 191]. 

— III, 255. 
Champdivers (Guillaume, sei- 
gneur de) et de Chevigny- 
lez-Auxonne, chevalier, fils 
de Henri, aussi chevalier, con- 
seiller et chambellan du duc, 



vivait encore en 1469 [Peinc. 
XXIII, 291; XXIV, 744: 
XXV, 537, 708, etc.]. — Joute 
au pas de Marsannay, I, 313, 
314; ses armes, 334 note 2; 
assiste Jean de Villeneuve 
au pas de la Fontaine de 
Plours, II, 193 et note 3; 
chevalier à Gavre, 318 et 
note 2. 

Ghandio ( Jean de ) , chevalier, 
seigneur d'Arcelot. II, 150 
note 2. 

Chandio (Pierre de), écuyer, fils 
de Jean ci-dessus et de Jeanne 
de Bauffremont. — Fait tou- 
cher la targe blanche au pas 
de la Fontaine de Plours, II, 
147, 148; sa joute au même 
pas, 148-150; ses armes, 151 
note 2. 

Chandivers. Voy. Champdivers. 

Chanteraine (le seigneur de), 
chevalier de Rhodes [Wa- 
vrin, III, 327; Kervyn, V, 
448, 458; Mol., I, 237; II, 
34; III, 490]. — Prend part 
à la bataille de Zons, III, 99 ; 
défend Saint -Orner contre 
Louis XI, 246 ; accompagne 
Maximilien à la prise de Ter- 
monde, 267. 

Chantrans (Guillaume de). II, 
117 note 1. 

Chapelle ducale ou de la Toison 
d'or à Dijon. II, 225 note 1. 
Voy. aussi Toison d'or. 

Chaperons blancs (faction des). 
I, 93 notes 1 et 2. 

Chappuis (Jean), premier maître 
des comptes à Dijon, f 1467 
[Arm. comptes, 18]. — III, 9 
note 1. 

Charenton (pont de). III, 20 
note 2, 22. 

Charles le Grand, roi et empe- 
reur. I, 65, 114. 

Charles-Quint, empereur. III, 
315 note 2. 

Charles-Martel. I, 65, 114. 

Charles IV le Bel, roi de 
France. I, 151 note. 



DES MATIERES. 



U\ 



Charles V le Sage, roi de 
France. I, 64, 69. Confirme 
la donation du duché de 
Bourgogne à Philippe le Bon, 
I, 72 note 2 ; négocie le ma- 
riage de ce prince avec Mar- 
guerite de Flandre, 71. 

Charles VI le Bien Aimé, roi 
de France. 1,64,97,201,228, 
229. Sa folie, I, 85 ; livré au 
duc de Bourgogne, 202; sa 
mort, 203. 

Charles VII le Victorieux, roi 
de France. 1,97, 103,145,201, 
202, 208, 209, 240 note 3, 243, 
244 note 8, 245, 249 note 3, 
250; II, 14, 57 note, 58 note, 
59 et note 4, 112, 164 note 1, 
172, 205, 280 note 1, 294 note 
3, 395, 397 note, 401 note 2 ; 
III, 5 note 1. Assiste à l'as- 
sassinat de Jean sans Peur, 
I, 86, 196, 197; son avène- 
ment, 203; se retire à Bourges, 
ibid.; sa lutte contre Philippe 
le Bon, 89 ; signe la paix d'Ar- 
ras, 99, 196, 206 note 1, 207 et 
suiv.; ses ambassadeurs à l'as- 
semblée qui en arrêta les 
bases, 204 ; sa puissance au 
moment de la conclusion du 
traité, 238; motifs qui le dé- 
terminèrent à le conclure, 
239 ; reste fidèle au pape Eu- 
gène, 263 ; heureuse influence 
prise sur lui par Agnès So- 
rel, II, 55; son séjour en 
Lorraine, 59 et note 4 ; reçoit 
la duchesse de Bourgogne à 
Ghâlons, ibid., 54 et note 4; 
intervient près d'elle en fa- 
veur du roi René, 57 note; 
son ordonnance sur les gens 
de guerre, 61 et notes 2 et 3, 
63 ; fait la guerre en Nor- 
mandie, 207, 208 note 1 ; en- 
tretient les discordes d'Angle- 
terre, 208, 209 ; soupçonne le 
duc Philippe d'encourager le 
dauphin dans sa rébellion, 
218 et note 3; s'entremet en 
faveur des seigneurs de Sa- 

IV 



voie et apaise leur querelle 
avec le duc Louis, 219, 220 
et note 2; sollicité de mettre 
fin à la guerre de Philippe le 
Bon et des Gantois, 274 et 
note 2 ; leur envoie une am- 
bassade, ibid., 275 et note 1, 
276 et note 3 ; négociations de 
ses ambassadeurs, 280 note 1, 
283 ; leur sentence arbitrale, 
283, 284, que les Gantois ne 
veulent pas accepter, 285 et 
notes 1, 2 et 3; fait une nou- 
velle tentative de réconcilia- 
tion, 294 note 3 ; lettre à lui 
adressée par Philippe le Bon 
sur la prise du château de 
Gavre, 316 notes 1 et 2, 319 
note 2; autorise ce prince à 
lever des troupes pour la guerre 
contre les Turcs, 337 note 3; 
reçoit à Tours les ambassa- 
deurs du roi Ladislas de Hon- 
grie qui lui fait demander la 
main de sa fille, 408 ; accuse de 
nouveau Philippe le Bon de 
soutenir le dauphin dans sa 
rébellion, 411; négocie avec 
lui, 412 et note 6, 413, 420; 
achète les droits de Guillaume 
de Saxe et de sa femme sur 
le Luxembourg, III, 5, 6 
note; sa mort, I, 104 ; II, 421 
note 2, 422 et note 3. 
Charles VIII, roi de France. I, 
33, 134; III, 264, 271, 274, 
275. Compris dans la trêve de 
Soleuvre, 1,134; III, 214; le 
roi son père prétend pour 
lui à la main de Marie de 
Bourgogne, 243 ; conclusion 
de son mariage avec Margue- 
rite d'Autriche qui est ame- 
née en France, leurs fiançail- 
les, I, 164 et note 1 ; III, 257, 
262 et note 8, 317 et note 2; 
son avènement au trône, I, 
165; III, 263; entretenu par 
les serviteurs de son père dans 
la haine de la maison de 
Bourgogne, I, 166, 167; 
rompt son mariage avec Mar- 

1G 



%m 



TABLE ANALYTIQUE 



guérite d'Autriche pour épou- 
ser Anne de Bretagne, III, 
258 et note 2, 259 et note 1, 

263 ; la fait reconduire à son 
père, 260 et note 1 ; donne au- 
dience à 01. de la Marche, 

264 ; soutient Philippe de 
Glèves et les communes de 
Flandres dans leur lutte contre 
Maximilien, 276 note 4, 295, 
319 ; son ordre de Saint-Mi- 
chel, IV, 162 : sa mort subite, 
I, 180. 

Charles (la fontaine), près Mar- 
sannay. I, 292 et note 3. 

Charles (l'orme). I, 293 note 1. 
Voy. aussi : Arbre Charle- 
magne (V). 

Charlotte de Savoie, dauphine, 
puis reine de France, f 1483. 
— Son mariage avec le dau- 
phin, 1, 103 ; II, 218 et note 3, 
411 et note 2. 

Charmes^ (Thierry de), écuyer 
d'écurie du duc Charles en 
1474, tenait la même année en 
fief de ce prince la forte mai- 
son de la Chaume et celle de 
Charmes en arrière-fief [Peinc. 
VII, 120]. — Combat à B.u- 
pelmonde avec le bâtard Cor- 
neille, II, 269. 

Charmonl (porte de), à Besan- 
çon. I, 275 note. 

Charny (Geoffroy de), seigneur 
de Pierre-Perthuis, Montfort 
et Savoisy, chevalier de l'or- 
dre de l'Étoile, commandant 
de Bé thune en 1347, tué à 
Poitiers [Luce sur Froissart, 
IV,xxxi;Boull.,8]. — 1,101 
et note 6. 

Charny (Marie, bâtarde de Bour- 
gogne, comtesse de), fille de 
Philippe le Bon et de Nicole 
Chastellain, dite du Bosquiel, 
deuxième femme de Pierre de 
Bauffremont (1448). — Son 
mariage avec le comte de 
Charny, 1, 284 note 2; H, 
112 et note 1 ; assiste au ban- 
quet de Lille, 355 et note 3; 



envoyée au-devant de Mar- 
guerite d'York, III, 103; IV, 

97; accompagne cette prin- 
cesse à son entrée à Bruges, 
III, 107, et au banquet qui 
suivit, 121. 

Charny (le seigneur, le comte 
de). Voy. Bauffremont (Pierre 
de). 

Charny (baronnie de). I, 284 
note 2. 

Charolais (Charles, comte de). 
Voy. Bourgogne. 

Charolais (Catherine de France, 
comtesse de), première fem- 
me de Charles le Téméraire, 
f 1446. — Son mariage, I, 
145; II, 14 et note 4; assiste 
à l'entrée du duc Philippe à 
Bruxelles, 52; meurt jeune, 
ibid., 111 et note 2; ses obsè- 
ques à Sainte - Gudule de 
Bruxelles, ibid.; difficultés 
relatives aux conditions pécu- 
niaires de son mariage, 164 
note 1. 

Charolais (Isabelle de Bourbon, 
comtesse de), deuxième fem- 
me de Charles le Téméraire, 
f 25 septembre 1465. — I, 
129 note 1, 147, 150, 153; 
III, 2 note 3. Assiste au ban- 
quet de Lille, II, 355 et note 1 ; 
y danse, 373 ; y offre le prix 
de la danse au comte de 
Charolais, 379; le comte de 
Saint-Pol veut lui faire épou- 
ser son fils aîné, 395; le duc 
Philippe, frappé de ses mé- 
rites, se résout à la marier au 
comte de Charolais, 396 ; fian- 
cée secrètement à ce prince, 
ibid.; l'épouse à Lille, 401 et 
note 2 ; 1, 146 ; reçoit en dot la 
terre de Château- Chinon, 
154; II, 401 note 2; sa gros- 
sesse, 407; envoyée au-devant 
du dauphin, 409 ; naissance 
de sa fille Marie, 410 et note 
1; marraine du fils aîné de 
Louis XI, 412; son séjour au 
Quesnoy, ibid., et à la Haye, 



DES MATIÈRES. 



243 



III, 2 note 3 ; sa mort, 24 ; en- 
terrée à Saint-Michel d'An- 
vers, I, 146; III, 24; ses 
armes, I, 156 et note 1. 

Charolais (le héraut). Sa pen- 
sion était de 50 1. t. en 1448 
[Arch. Côte -d'Or, B. 1705, 
fol. 71]. — II, 105 note, 146 
et note 2, 148, 202. 

Charolais. II, 170 note 2; IV, 
109. — (comté de). I, 8, 154, 
218, 246 note 1; III, 316. 
Vendu par le comte d'Arma- 
gnac non pas à Jean sans 
Peur, comme le dit La Mar- 
che (l, 86), mais à Philippe le 
Hardi (1390); donne son nom 
aux aînés de Bourgogne, ibid. ; 
pris par Louis XI, III, 245. 

Chartier (Guillaume), évêque 
de Paris en 1447, f 1 er mai 
1472. — III, 23 et note 1. Am- 
bassadeur du roi à l'assemblée 
d'Arras, I, 208, 209. 

Chartres (Renaut de), évêque 
de Beauvais, puis archevêque 
de Reims (1414), chancelier 
de France (1424), cardinal, 
f 1445. — Ambassadeur du 
roi à l'assemblée d'Arras, I, 
204 et note 5, 208, 209. 

Chartreux de Dijon (église des). 
I, 74 note 1 . Les —, II, 225 note 

I. Fondations faites aux — 
pour le repos de l'âme de Jean 
sans Peur, I, 213, 214; Phi- 
lippe le Bon et Isabelle de 
Portugal y sont inhumés, I, 
136 -III, 60 et note 4, 61 note. 
— de Gand (le prieur des). 

II, 294, 329 a note 1, 331. — 
de Gonain. Isabelle de Portu- 
gal y est provisoirement in- 
humée, I, 136. — de Monte- 
reau (fondations aux) pour le 
repos de l'âme de Jean sans 
Peur, I, 212. 

Chassa (Jean de), dit le Bene- 
tru , seigneur de Monnet, 
chevalier, panetier , échan- 
son, écuyer tranchant et enfin 
chambellan du duc de Bour- 



gogne, vivait encore en 1481 
[Beauc, 490]. — Combat à 
Nevele, II, 255, où il est 
blessé, 256 ; figure aux joutes 
et au banquet de Lille, 348 
note 3, 379 et note 5 ; accom- 
pagne le bâtard Antoine en 
Angleterre, III, 41, 54; fait 
le personnage du chevalier 
esclave au pas de l'Arbre d'or, 
154 et suiv., 159 ; y joute, IV, 
125 ; exclu de la trêve de So- 
leuvre, III, 221 et note 2. 

Chastel (Tanneguy du), maré- 
chal de Guyenne, prévôt de 
Paris et grand maître de 
France, f 1449. — Accusé 
du meurtre de Jean sans Peur, 
I, 87, 198 et note 2; exclu du 
traité d'Arras, 211 note 1. 

Chastel (Tanneguy du), neveu 
du précédent, vicomte de la 
Bellière, seigneur de Renac 
et du Bois -Raoul, grand 
écuyer de France, -j- 1477. — 
III, 21, 32. 

Chastel (Thierry du). II, 89 
note 2. 

Chastel- Devant. II, 53 note 2. 

Chastelain (Georges), le chro- 
niqueur, f 1475. — I, 14, 
184, 185; II, 147 note 2, 310; 
III, 92 note 1. 

Chasteler (Jean ou Jacques du). 
Tué à Montlhéry, III, 17 et 
note 2. 

Chasteller (Simon du), échan- 
son, conseiller et maître d'hô- 
tel du duc de Bourgogne 
[Beauc, 491]. — II, 379 
note 1 . 

Chasteller (madame du), fem- 
me de Simon, danse au ban- 
quet, de Lille, II, 378, 379 
note 1. 

Chasteller (le). I, 133. — (sei- 
gneurie du). III, 221. 

Chastenier (Jean), trésorier de 
France et secrétaire du roi 
Charles VII [Saint - Remy, 
édit. Morand, à la table]. — 
Ambassadeur du roi à l'as- 



244 



TABLE ANALYTIQUE 



semblée d'Arras, I, 208, 209. 
Château-Chinon. I, 8, 9 note 1. 

— (seigneurie de). III, 316. 
Donnée en dot à Isabelle de 
Bourbon, I, 154; II, 396 et 
noie 3, 397 note; II, 401 note 2. 

Chateauguyon (le seigneur de). 
Voy. Chalon. 

Chateauneuf (Antoine de), sire 
du Lau, chevalier, chambel- 
lan et grand bouteiller de 
France, sénéchalde Guyenne, 
etc., etc., était mort en août 
1485[LaChesn.,IV,298,299]. 

— Favori de Louis XI, II, 
413 et note 5, 425. 

Chdteauvillain (prise de). 1, 269 
et note 2. 

Chatelbelin (le héraut). II, 120 
et note. 

Chdtellerault. III, 14. 

Châtel-Porcien. II, 398. 

Chatillon-en-Bazois (armes de 
la maison de). II, 165 note. 

Ghaugy (Michault de), dit le 
Brave, seigneur de Chissey, 
chevalier, ecuyer tranchant, 
premier maître d'hôtel, con- 
seiller et chambellan du duc 
de Bourgogne, gruyer de 
Bourgogne, chevalier d'hon- 
neur au parlement, etc., 
f 1478 [La Barre, b, 190, 218, 
J-2-2, 232, 261, 271 ; Palliot, 
Pari., 122]. — CombatàOvcr- 
meire, II, 251; chevalier à 
Rupelmonde, 266. 

Chaumergis (Jean de), écuyer, 
premier écuyer d'écurie' du 
duc, figure dans une montre 
de 1434 [Peing., XXVI, 427J. 

— Joute au pas de Marsan- 
nay, I, 317-323; ses armes, 
335 note; observation par lui 
faite au duc et réponse qu'elle 
lui attire, II, 40; fait planter 
les bannières ducales sur les 
tours de Luxembourg, 45. 

Chaumergis (Philippe de), écu- 
yer. III, 90 note 2. 
Chaumont, en Gharolais (siège 



et prise de). I, 96 et notes 3 
et 6. 

Chaunij (prise de). I, 133. 

Chaux (maison de la). I, 7 note 1. 

Chavancy. II, 20, 29, 33. 

Chenu (Pierre), frère de Jean 
Chenu, écuyer, tenant avec 
lui en 1473 "ce qu'ils possé- 
daient au village de la Tre- 
malière relevant du fief de 
Louhans [Peinc., X, 133]. — 
Combat à Rupelmonde, II, 
269. 

Cherbourg. II, 208 noie 1. 

Chesne (Jean du). II, 327 noie2, 
3-29 note 1. 

Chevalart (Louis, seigneur du), 
échanson du duc de Bour- 
gogne [Beauc., 491]. — Joute 
au banquet de Lille, II, 348 
et note 3. 

Cheyrot (Jean), conseiller du 
duc, évêque de Tournai ( 1437) 
et de Toul (1460), f 23 sep- 
tembre 1460 [Beauc, 491].— 
Figure au chapitre de la Toi- 
son d'or tenu à Gand en 1445, 

II, 88 et note 1, 90. 
Childérig III, roi des Francs. 

I, 64 et note 4. 

Childéric, Cidérig, roi des Bour- 
guignons. I, 52, 53. 

Chimay, Cimay (comte, seigneur 
de). Voy. Croy. 

Chiny (comté de). I, 288; II, 
2 note 2, 5 note 2, 7 ?iote, 
8 note 1, 15, 18, 28 note 1; 

III, 6 note. 

Christiern I er d'Oldenbourg, roi 
de Danemark, f 21 mai 1481. 

— III, 226, 227. Visite Char- 
les le Téméraire devant Neuss, 
I, 138; III, 97 et note A. 

Chypre (le roi de). I, 78. Voy. 
aussi Janus. — (le cardinal 
de). Voy. Lusignan. 

Chypre (île de). L; 78; IV, 162. 

Cicon (Didier de), chevalier, sei- 
gneur de Rançonnières, Ge- 
vigney, etc., -f 1458 [Guill., 
I, 141 note; Peinc, II, 298]. 

— II, 49 note. 



DES MATIERES. 



n;> 



Cicon (Guillaume, seigneur de), 
premier ocuyer du comte de 
Charolais, chambellanen 1475 
[Beauc, 491]. II, 49 note. 

Cicox (Jean de), damoiseau en 
1442, qualifié écuyer hanne- 
ret, seigneur de Rançonnières 
en 1444, fds de Didier, sei- 
gneur de G-evigney ci-dessus, 
et de Béatriz île Villersexel, 
7 1454 [Dukod, Nobil., 100; 
Guill., I, 141, 144 notes; 
Peint.., II, CHS; XXVI, 431, 
145, 458]. — Joute au pas de 
Marsannay, I. 314 ; ses armes, 
335 note. 

Cidéric. Yoy. Childéric. 

Qimav (le comte, le seigneur de). 
Voy. Croy. 

Cîteaux (abbé de). II, 225 note 1 . 

Citeaux (abbaye de). III, 196. 

ClairraiLV. I, 78. 

Clarexce (le duc de). Voy. York. 

Clarisses (couvents des) de Be- 
sançon et de Poligny, fondes 
par sœur Colette, I, 192 note -2, 
193 note. 

Clecy, Clessy (le seigneur de). 
Yoy. Damas. 

(7<7~(hôteilerie de la), à Arras. II, 
68. 

Clémencey (le seigneur de). III, 
87 note 1. 

Cléopatra. H!, 115; IV. 101, 
102. 

CLERMONT(Jean, comte de). Yoy. 
Bourbon. 

Glermont (Robert de France, 
comte de), +7 février 1318. 
— I, 149, 152 ; ses armes. 153. 

Clermont-en-Argonne. II, 57 note, 
58 note. 

Clerval. Lï, 53 note 2. 

Gleryau (Jean). I, 274 note 1. 

Glèves (Adolphe IV d'Egmont, 
premier duc de), f septembre 
1448.— II. 49 note, 5-: note 2. 
Assiste à l'entrevue de Besan- 
con. I, 274 note 1 ; allié de 
Philippe le Bon, II, 48 note 1 ; 
attaque par L'archevêque de 
Cologne, 113 et note 2. 



Glèves (Adolphe de), seigneur 
de Ravestein, fils cadet du 
précédent , chevalier de la 
Toison d'or, f 18 septembre 
1493. — I. 248 note "2: II, 52 
note 2, 265 note 1; III. 252 
note 5. 279, 291 note 5; IV, 
99, 103, 122. Accompagne le 
duc Philippe à Ghalon, I, 
258; joute à Dijon, 086; son 
éloge, 287 : son départ pour 
l'expédition du Luxembourg, 
II. 12 ; ligure aux joutes d'Ar- 
ras, 68, et de Bruges, 124 et 
note 4, 133; épouse Béatrix 
de Portugal, 136 et note 2, 
"21 1 et note 1 ; prend part à la 
guerre contre les Gantois, 
■234, 245; accompagne l'éten- 
dard du duc à la journée de 
Termonde, '250, où il est fait 
chevalier, 251,252; tient gar- 
nison à Gourtray, "28"2; le 
duc l'envoie contre les Gan- 
tois, -287 ; visite l'artillerie au 
siège de Poucques, 309 ; com- 
bat à Gavre, 317 ; accompagne 
le duc aux portes de Gand, 
331; l'ait crier à Lille une 
joute dont il se porte entre- 
preneur sous le nom du Che- 
valier au cygne, 3 il, 342, 
345 et suiv.; origine fabuleuse 
de sa maison, 3 4 "2 et note 2; 
ligure au banquet de Lille, 
355 ; y danse, 378 ; gagne le 
prix du dehors aux joutes qui 
suivirent, 379; son voeu du 
faisan, 383; donne une fête à 
l'occasion du mariagedu com- 
te de Charolais avec Isabelle 
de Bourbon, 401 ; y joute, 
ibid., note 1 ; envoyé vers ce 
prince pour le réconcilier avec 
son père, 419; soupe avec le 
duc, III, 4 note 4; prend part 
à la guerre du Bien public, 
I, 124; III, '.»: va saluer Mar- 
guerite d'York au Dam, 105; 
figure à son entrée à Bruges, 
110; sa place au dîner des 
noces, IV, 1 10; ouvre le pas do 



246 



TABLE ANALYTIQUE 



l'Arbre d'or, III, 123, 125; sa 
présentation aux dames, 129, 
130; ses différentes joutes, 
131, 132, 172, 173, 190; IV, 
116, 117, 130, 131, 139; sert 
le seigneur de Renty, 129 ; 
sa place au dernier banquet, 
III, 200; reçoit l'ordre de 
marcher contre les Liégeois, 
84 note 4; chargé avec Jac- 
ques de Saint-Pol de con- 
duire à Dijon les corps de 
Philippe le Bon et d'Isabelle 
de Portugal, 58 ; veut marier 
son fils à Marie de Bourgogne, 
243 et note 5 ; fait l'archiduc 
Maximilien chevalier de la 
Toison d'or, 250 ; parrain de 
Philippe le Beau, 252; as- 
siste au chapitre de Bois-le- 
Duc,IV, 148, 150; se met du 
parti des Gantois, III, 265 ; 
son manifeste à Maximilien, 
ibid. note 7 ; cherche à perdre 
Guillaume Rym, 274; gou- 
verneur du jeune archiduc 
qu'il remet à son père, I, 
171, 172; III, 280; assiste à 
l'entrée de ce dernier à Gand, 
281 ; chargé avec 01. de la 
Marche de conduire le jeune 
archiduc à Termonde, I, 174 ; 
III, 284; ordonne à son fils 
de se soumettre à Maximi- 
lien sous peine de le déshéri- 
ter, 299. 
Glèves (Jean I er , duc de), fils 
d'Adolphe IV, f 1481. — I, 
248 noie 2, 272 note 3; II, 27, 
49 note, 52 et notes 1 et 2, 
124 note 4, 136, 234, 277; 
III, 227. Accompagne Phi- 
lippe le Bon à l'assemblée 
d'Arras, I, 205, et à Ghalon, 
258 ; joute aux noces de Jean 
de Salins, 267 ; se fait remar- 
quer parmi les danseurs aux 
fêtes de Besançon, 281 ; prend 
part à l'expédition du Luxem- 
bourg, II, 12, 21; joute à 
Bruxelles, 52; défend Zons 
contre l'archevêque de Colo- 



gne , 113, 114; rencontre 
Jacques de Lalain à Jérusa- 
lem, 203, 204; élu chevalier 
de la Toison d'or au chapitre 
de Mons, 205 et note 3 ; lève 
des troupes pour la guerre 
contre les Gantois, 224 ; re- 
joint le duc à Termonde, 259, 
'264; passe l'Escaut avec lui, 
263 ; chargé de garder la 
route de Gand pendant la 
bataille de Rupelmonde, 265 
note 1, 266; retourne dans ses 
États pendant la trêve, 283; 
donne à Lille un banquet où 
est criée la joute de son frère, 
333 note 2, 341 ; assiste à cette 
joute, 346; sa place au banquet 
de Lille, 355 ; y danse, 378 ; son 
vœu du faisan, 382; épouse Isa- 
belle. d'Etampes, 335 et noie 2; 
prend part à la guerre contre 
les Liégeois, III, 26 note 4 ; 
les bat à Herck, ibid. note 5; 
veut marier son fils à Marie 
de Bourgogne, 243 et notes 3 
et 4 ; représenté au chapitre 
de Bois-le-Duc, IV, 148. 

Glèves (Jean II, duc de), fils de 
Jean I", f 1521. — I, 164, 
165; III, 243 et note 4. 

Glèves (Philippe de), seigneur 
de Ravestein, fils d'Adolphe 
ci-dessus etde Béatrix de Por- 
tugal, sa l re femme, f 1528. 
— I, 117; III, 260 note 2, 
304 et note, 319. Son père 
veut le marier à Marie de 
Bourgogne, III, 243 et note 5 ; 
membre du conseil de régence 
nommé par les Gantois après 
la mort de cette princesse, 
261 note 2; accompagne Maxi- 
milien dans ses expéditions 
contre Audenarde, 270 note 3, 
et Gand, 272; assiste à l'en- 
trée de ce prince dans cette 
dernière ville, I, 172; III, 
281 ; intercède en faveur de 
ses habitants, 283; livré en 
otage aux Brugeois, 293 et 
note 2; demande à Maxi- 



DES MATIERES. 



ni 



milien de ne point faire la 
guerre tant qu'il serait entre 
leurs mains, 294 ; n'ayant pu 
l'obtenir, s'engage par ser- 
ment dans le parti des rebel- 
les, 295 et note 1 ; encouragé 
par le roi de France dans 
cette action, ibid.; continue la 
guerre en dépit de l'empe- 
reur qui lance une déclara- 
tion pour le dégrader, 297 et 
note 3 ; bat Maximilien, ibid.; 
avantagé par la possession du 
château de l'Ecluse , 298 ; 
ébranlé par les ordres et les 
menaces de son père, 299; 
rend l'Ecluse et fait la paix 
avec l'archiduc, 301 et note 1 ; 
fait assassiner le seigneur de 
Rassenghien, 303 et note 3. 

Glèves (Philippe de), frère de 
Jean II, successivement évê- 
que d'Amiens, Autun et Ne- 
vers, -j- 1503. — C'est proba- 
blement lui dont il est ques- 
tion, I, 165, comme frère du 
duc de Clèves. 

Clèves (Isabelle ou Elisabeth 
de Bourgogne, duchesse de), 
fille de Jean, comte d'Étam- 
pes , mariée en 1455 au duc 
Jean I er de Clèves, f 21 juin 
1483. — I, 248 noie 2. Assiste 
au banquet de Lille, II, 355 
et note 4 ; y danse, 378 ; offre, 
avec M lle de Bourbon, le prix 
de la danse au comte de Cha- 
rolais, 379; épouse Jean de 
Clèves, 335 et noie 2. 

Clèves (Marie de Bourgogne, 
duchesse de), femme du duc 
Adolphe, fille de Jean sans 
Peur, -f- octobre 1463. — II, 
52 notes 1 et 2, 124 noteX. 

Clèves (Catherine de). "Voy. 
Gueldres. — ■ (Hélène de). 
Voy. Bkunswick. — (Marie 
de). Voy. Orléans. 

Clèves (ville de). III, 92 noie 4, 
205 note 3. 

Clèves-Berg (province de). III, 
89 note A. 



Click (le comte de). Voy. Glei- 
chen. 

Clifton (M me de), probablement 
femme de Guillaume de Clif- 
ton ou Clinton, maire de 
Bordeaux. — Accompagne 
Marguerite d'York à son en- 
trée à Bruges, III, 107 et 
noie 4. 

Glitte (Jean delà), seigneur de 
Gommines, chevalier, conseil- 
ler et chambellan du duc de 
Bourgogne, châtelain de Ru- 
pelmonde, etc. [Beauc, 493]. 

— Son vœu du faisan, II, 389. 
Clitte (Philippe de la), seigneur 

de Gommines, l'historien, 
f 18 octobre 1511. — III, 
202 note 2. Prend part au 
tournoi de l'Arbre d'or, III, 
192; exclu de la trêve de So- 
leuvre, 221. 

Clitte (Jeanne de la), dame de 
Commines , vicomtesse de 
Nieuport, femme de Jean, 
seigneur de Hallwin et de 
Bellenghem, f 1512 [Boull., 
91; Comm.-Dup., II, 176]. — 
Envoyée au-devant de Mar- 
guerite d'Autriche à son re- 
tour d'Espagne, III, 318 et 
note 2. 

Clomot (le seigneur de). Voy. 
Roussillon. 

Glomot (Alix de). II, 164 note 3. 

Clomot (la seigneurie de). II, 
164 note 3. 

Clotilde, reine de France. I, 
52 et suiv. 

Clou (saint). I, 57. 

Clovis, roi des Francs. I, 51 et 
suiv., 64. 

Glugny (Ferry de), cardinal, 
évêque de Tournai en 1473, 
chancelier de la Toison d'or, 
etc., f 7 octobre 1483 [Mor., 
La Barre, b, 191, 195, 266]. 

— Préside aux fiançailles de 
Maximilien et de Marie de 
Bourgogne, III, 244 et note 2 ; 
négocie, avec Antoine Auve- 
ron, la trêve dite des sa- 



248 



TABLE ANALYTIQUE 



yeurs de blé, 248; l'un des 
parrains de François d'Autri- 
che, 261 et note 5. 

Clugny (Jean de), seigneur de 
Monthelon, juge du Charo- 
lais, maître des requêtes de 
Philippe le Bon en 1456, 
frère aîné du précédent 
[Mor.]. — II, 413 note. 

Cluny (abbaye de). III, 196. 

Coham ou Gohem (Philippe de). 
III, 49no*e3; IV, 118. 

Cohem (Pierre de Berghes, sei- 
gneur de), chambellan du duc 
Charles , figure au pas de 
l'Arbre d'or, IV, 118. 

Coïmbre (Isabelle d'Aragon, du- 
chesse de), fille de Jacques 
d'Aragon, comte d'Urgel, fem- 
me en 1428 de Pierre de 
Portugal, duc de Coïmbre. 

— II, 136 note 1, 210 note 2. 
Coïmbre (Béatrix, Jacques, Jean, 

Pierre de). Voy. Portugal. 

Colcos (île de). II, 359 ; IV, 163. 

Colette (sœur), réformatrice de 
l'ordre des Clarisses. — I, 
192 et note 2; décide la voca- 
tion religieuse de Jacques de 
Bourbon, 193. 

Collepin (Jehannin), Anglais au 
service du duc de Bourgogne 
[Comm.-Dup., II, 42 et suiv.]. 

— III, 238 et notes 4 et 5. 
Cologne (archevêque de). Voy. 

Bavière et Meurs. 

Cologne. I, 296 et note 2; III, 
228, 245 note 1,287 notei.— 
(doyen et chapitre de). 1, 136 ; 
111,88,98. — (pays de). 1,136. 

Commergy (le sire, le damoiseau 
de). Voy. Sarrebruck. 

Communes (Jean, Philippe de). 
Voy. Clitte (la). 

Compeys (Jean de) ou Compays, 
seigneur de Thorain ou To- 
rens, chevalier, d'une ancien- 
ne maison du Genevois. — I, 
313, 314, 323. Fait toucher les 
deux écus au pas de Marsan- 
nay, I, 308 et note 2 ; sa sor- 
tie de Dijon, 309 ; joute contre 



Antoine de Vaudrey, 310,311, 
315 ; ses armes à pied contre 
le même, 327-330; ses démê- 
lés avec les nobles de Savoie, 

II, 219, 220 note 2. 
Compiègne. III, 222. 

Condé (le seigneur de), s'enfuit 
à la bataille de Montlhéry, 

III, 14. Voy. sur ce person- 
nage Ghast., édit. Kerv., II, 
374; Th. Basin, III, 243,244; 
Mol., II, 364. 

Condé. III, 166. Assiégé par 
Louis XI, pris et brûlé, I, 
159; III, 251 et note 3, 256 
note I, 305. 

Conflans. III, 22, 23, 27. — (traité 
de). I, 126; III, 28 et note 3. 

Constans (château de) ou de 
l'Œuf, à Naples. I, 191 et 
note 1. 

Constantin le Grand, lépreux, 

I, 179. 

Constantin XII Paléologue, 
dernier empereur d'Orient, 
f 29 mai 1453. — Menacé 
par les Turcs, II, 205 ; occis 
à la prise de Constantinople, 
336 et note 3, 371. 

Constantin (le héraut). III, 125. 

Constantinople (empereur de). 
Voy. Constantin le Grand, 
Constantin XII, Jean Paléo- 
logue IL Voy. aussi I, 74; 

II, 336. 

Constantinople. I, 288; II, 205, 
206, 368, 371. — (nain de). 

III, 174. — (prise de) par les 
Turcs, II, 335 et note 3. 

Contault (Mongin) , secrétaire 
du duc de Bourgogne. II, 339 
note. 

Contay (le seigneur de). Voy. 
Jeune (le). 

Contay. III, 71 note 2. 

Copin (Philippot), écuyer pane- 
tier du duc de Bourgogne, 
puis son écuyer d'écurie, châ- 
telain d'Aisèy, fils d'Amyot, 
aussi châtelain d'Aisey; en 
1455, le duc lui donne et à sa 
femmeJulienne800fr.enavan- 



DES MATIERES. 



249 



cément de leur mariage [La 
Barre, b, 228, 236; Peinc, 
XXIII, 524; XXV, 418; 
Arch. Côte-d'Or, B. 1729]. — 
Joute à Dijon, I, 286; fait 
partie de l'expédition du Lu- 
xembourg, II, 41; sert le 
seigneur de Ternant au pas 
de l'Arbre d'or, IV, 135. 

Coppknolle (François), frère de 
Jean, décapité avec son frère, 
III, 303 note. 

Coppenolle (Jean), chaussetier, 
secrétaire de la ville de Gand, 
f 1492 [Comm.-Dup., II, 223, 
224, 240; Mol.; Kervyn, V, 
488J. — Excite les Gantois 
contre Maximilien, III, 275 ; 
Louis XI l'attache à son hô- 
tel, ibid.; se réfugie en France, 
I, 170; III, 279; revient à 
Gand, 289; s'y fait livrer des 
otages, 290; mis à mort, 302, 
303 et note. 

Goquel (Mahuot). Son combat 
singulier avec Jacotin Plou- 
vier, II, 403 et suiv. 

Corbeil. I, 124; III, 13, 14, 16, 
18. 

Corbie (abbé de). III, 73 note 3. 

Corbie. I, 192 note 2 ; II, 240 ; 
111, 73 et note 3, 223. Cédée 
au duc par le traité d'Arras, 
I, 224. 

Cordeliers. I, 190, 194, 195. 
Couvent des — de Besancon. 
I, 271 et note 3, 275 note. — 
de Bruxelles. II, 111 note 2. 
— de Chalon. II, 145. — de 
Luxembourg. II, 44. — de 
Middelbourg. II, 79. 

Cordes (le seigneur des). Voy. 
Crèvecoeur. 

Cornélius Tacitus. I, 19, 46. 

Cornets (le seigneur des). Voy. 
Gavre. 

Cornouailles (Jean d'Angle- 
terre, comte de), f octobre 
1334. — I, 71 note 3. 

Cotereau (Robert), fils de Jean 
Cotereau, conseiller et physi- 
cien du duc Philippe, qui 



reçut de ce prince un don de 
100 fr. en février 1434, et fut 
anobli la même année [La 
Barre, b, 188; Peinc, XVI, 
66]. — Dégage le comte de 
Charolais à la bataille de 
Montlhery, III, 11 et note 6, 
12; le comte le fait cheva- 
lier, ibid. — Haynin l'appelle 
Jean Cotrel , ce qui est le 
même nom. Commines attri- 
bue cette action à Jean Cadet, 
fils d'un autre médecin du 
duc [Comm.-Dup., I, 42]. 

Couches. I, 246 note 1. 

Couchey (château et villase de). 

I, 294 et note 5. 
Courault (Jean), originaire de 

Poligny, joute à Dijon, I, 
286. 

Cours (l'évêque de). III, 310. 

Courtrai. II, 222 note 1, 235 
note 1, 246, 282, 289, 291, 
294, 297 note 3, 304 et notesl 
et 3, 307 note 3, 313; IV, 109. 
Le parlement de Flandre éta- 
bli à —, II, 212 note 5. — 
(bailli de). Voy. Ongnies. — 
(château de). II, 142; III, 
202 note 3. — (châtellenie de). 

II, 34 note 1. 

Coustain (Jean), chevalier, sei- 
gneur de Navilly, valet de 
chambre et premier somme- 
lier de corps du duc de Bour 
gogne , décapité le 25 juil- 
let 1462 [Du Clercq, IV," 15 
Beauc, 496].— II, 325 note 2 
379 note 4. 

Coustain (Pierre), valet de cham 
bre et peintre du duc [Arch 
Nord, IV, 219]. — II, 369 
ïiotc 2 

Craenenburg (le). III, 289 et 
note 1. 

Crapillet (Pierre). I, 334 note 2. 

Gravant (bataille de). I, 90 et 
note 2. 

Créquy (Jean V, seigneur de) 
et de Canaples , chevalier, 
conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne, f 1474 



250 



TABLE ANALYTIQUE 



[Beauc.,496]. — III, 188. Fi- 
gure à l'entrevue de Besan- 
çon, I, 272; assiste comme 
chevalier de la Toison d'or 
au chapitre tenu à Gand en 
1445, II, 83 et note 5; accom- 
pagne Jacques de Lalaing à 
la joute de Bruges, 124 note 
2, et y assiste le bâtard de 
Saint-Pol, 133; ses armes, 
123 et note 3 ; s'arrête au pas 
de la Fontaine de Plours, 
185; son départ pour la Pi- 
cardie, 202; détourne le comte 
de Gharolais d'attaquer Moer- 
beke, 278 note 1 ; figure au 
banquet de Lille, 366, où 
il est chargé de lire le bref 
de Grâce-Dieu, 372 note 4; 
son vœu du faisan, 387; ra- 
conte les prouesses de Phi- 
lippe le Bon après la bataille 
de Montlhéry, III, 14, 15; sa 
lettre au duc sur cette ba- 
taille, 14 note 1; assiste à 
l'entrevue de Péronne, 84 et 
note 1, et à l'entrée de Mar- 
guerite d'York à Bruges, 
111; chef d'une des chambres 
de festin aux noces de cette 
princesse, 117. 

Créquy (Jeannette de), femme 
en premières noces de Robert 
de Wavrin, qui fut tué à 
Azincourt, en deuxièmes no- 
ces de Guillaume de Lalaing, 
de qui vint Jacques. Voyez 
Lalaing [La Chesn., V, 312]. 
— Sa résignation à la mort 
de son tils, II, 311. 

Grès (Mgr et M™ du). IV, 96. 

Crespin. III, 247 note 4. 

Cressy-sur-Cère. III, Si 'note 2. 

Gret (Droin du), clerc des 
comptes à Dijon en 1 474 [Arm. 
comptes, 323]. —II, 341 note. 

Crèvecoeur (Antoine, seigneur 
de), de Thiennes, Colonne et 
Thors, conseiller et chambel- 
lan du duc de Bourgogne, 
puis du roi, bailli d'Amiens, 
sénéchal d'Artois, grand lou- 



vetier de France, etc., était 
mort en 1493 [Beauc, 497]. 
— Chevalier à Audenarde, 
II, 238 et note 2, 239 ; porte 
la bannière du comte de Cha- 
rolais à la bataille de Gavre, 
318; refuse de livrer Amiens 
à Louis XI, III, 71 note 1 ; 
chassé par les habitants, ibid. 

Crèvecoeur (Philippe de), sei- 
gneur d'Esquerdes, chevalier, 
conseiller et chambellan du 
comte de Charolais, chevalier 
de la Toison d'or en 1468, 
gouverneur d'Artois, Boulon- 
nois et Picardie, maréchal et 
grand chambellan de France, 
frère d'Antoine, f 1494 [Mor.; 
La Chesn., V, 331]. — 1,161; 
m, 31 et note 4, 66, 88. Fi- 
gure à l'entrée du duc Phi- 
lippe à Bruxelles, II, 51 ; che- 
valier à Termonde, 251 ; s'em- 
pare d'Abbeville, III, 74; 
reconduit Louis XI à Notre- 
Dame de Liesse, 87 ; figure à 
l'entrée de Marguerite d'York 
à Bruges, 111; assiste Jean 
de Rochefay au pas de l'Ar- 
bre d'or, 176; IV, 133; y 
joute, III, 178; IV, 134, et y 
gagne la verge d'or, III, 179; 
conservateur de la trêve de 
Soleuvre, 223 ; contribue à la 
reddition d'Arras, 246 et 
note 5 ; dégradé au chapitre de 
Bois -le -Duc, IV, 149; fait 
conduire Marguerite d'Autri- 
che à Amboise, III, 262 ; entre 
à Gand dans l'intention d'enle- 
ver le jeune archiduc, I, 168; 
in, 271 et note 5 ; se retire à 
Tournai, 1, 169 ; III, 272 et note 
1 ; accusé cle connivence avec 
Guillaume Rym, 273 ; s'em- 
pare d'Ostende et est blessé 
devant Nieuport, 299 et note 
3; battu à Guinegate, 306. 

Crèvecœur (ville de), cédée au 
duc par le traité d'Arras, I, 
225. 

Croisade. Préparatifs pour la—. 



DES MATIERES. 



251 



II, 337 et note 3, 338 et suiv.; 
projets de — et quêtes orga- 
nisées à cette occasion, III, 
36 note 2. 

Croissant (ordre du), fondé par 
René de Sicile, IV, 162. 

Croix (Jeanne de). II, 34 notel. 

Crotoy (le). I, 125; IV, 149. 

Croy (Antoine de), comte de 
Porcien, chevalier, conseiller 
et premier chambellan du 
duc de Bourgogne, chevalier 
de la Toison d'or, gouver- 
neur du comté de Namur 
et du duché de Luxembourg, 
grand-maître de France, etc., 
f 1475 [Beauc, 497J. — II, 
35, 208 note 1, 398, 414 note 
3; III, 164; IV, 148. As- 
siste à l'assemblée d'Arras, 

I, 205 ; demande au duc Phi- 
lippe d'attacher 01. de la 
Marche à son hôtel, 252; ex- 
pédie les affaires de ce prince, 

II, 1 ; l'assiste à la journée de 
Florenge, 24 et note 4, et à 
son entrée à Luxembourg, 
41 ; figure au chapitre de la 
Toison d'or tenu à Gand, 83 
et note 2, et y représente le 
roi d'Aragon, 91; conduit 
l'étendard du duc au combat 
de Termonde, 250, 251; y 
fait plusieurs chevaliers, 251; 
nommé gouverneur du Lu- 
xembourg, 301 ; guerroie con- 
tre les Allemands, 332 et 
note 3, 333 ; conclut une trêve 
avec les habitants de Thion- 
ville, ibid.; assiste aux con- 
seils tenus pour l'organisa- 
tion du banquet de Lille, 
339 et note 4; son vœu du 
faisan, 385; conseil du comte 
de Charolais pendant le vo- 
yage du duc Philippe en Al- 
lemagne, 398 ; marie son fils 
Philippe à Jacqueline de Lu- 
xembourg, 394 et note 5 ; se 
brouille avec le comte de 
Saint-Pol, père de Jacque- 
line, qui ne voulait pas de ce 



mariage , 395 ; parrain de 
Joachim de France, 412; pro- 
voque la haine du comte de 
Charolais contre la maison de 
Croy en s'emparant de la suc- 
cession mobilière de madame 
de Béthune, 414 et note 3; 
ses avances au dauphin, 415; 
son influence sur l'esprit de 
Philippe le Bon, ibid.; se 
raccommode avec Charles le 
Téméraire par l'entremise de 
son neveu Jean de Rubem- 
pré, et assiste au chapitre de 
la Toison d'or tenu à Valen- 
ciennes en 1473, III, 203 et 
note 3. 

Croy (Charles de), chevalier de 
la Toison d'or, créé prince de 
Chimay en 1486, f 1521. — 
III, 266 note. 

Croy (Jean de), seigneur et 
comte de Chimay, seigneur 
de Thou ou Tour-sur-Marne, 
chevalier, conseiller et cham- 
bellan du duc de Bourgogne, 
chevalier de la Toison d'or, 
grand bailli de Hainaut, etc., 
frère d'Antoine, f 1473 
[Beauc, 498; Mor.; Gollut, 
1097]. — II, 204 note 1, 302 
note 3, 416 ; III, 73 et note 1, 
204 note 3, 214 note 2. As- 
siste au chapitre de la Toison 
d'or tenu à Gand en 1445, 
II, 83 et note 6 ; ambassadeur 
près des rois d'Aragon et de 
France, 205; lève les troupes 
du Hainaut et autres pour la 
guerre contre les Gantois, 
224 ; rejoint le duc, 234 ; pour- 
suit les Gantois après la jour- 
née d'Audenarde, 243; en- 
voyé à Alost, 246 ; en revient 
pour combattre à Termonde, 
250, 251 ; poursuit les fuyards 
jusqu'à Gand, 253; passe 
l'Escaut, 260; entend la messe 
à Basele avec le comte de 
Charolais , 261 ; combat au 
même lieu, 262, 263; com- 
mande la première escar- 



%'ôt 



TABLE ANALYTIQUE 



mouche, avec le comte de 
Saint-Pol, à la bataille de Ru- 
pelmonde, 266, où il est bles- 
sé, 274 ; commande en Hai- 
naut pendant la trêve, 283 ; 
bat les compagnons de la 
Verte Tente, 303 et note 3; 
conduit l'avant-garde, avec le 
maréchal de Bourgogne, à la 
bataille de Gavre, 317, et 
pendant la marche sur Gand, 
327 ; assiste à l'amende hono- 
rable des Gantois, 331; son 
vœu du faisan, 385 ; envoyé en 
ambassade vers Charles VII, 
413 note. 

Groy (Jean de), seigneur de 
Roeux, pensionnaire du duc 
Charles, fils d'Antoine. — As- 
siste son frère de Renty au 
pas de l'Arbre d'or, III, 164 
et note 1. 

Croy (Michel de), dit à la Gran- 
de Barbe, seigneur de Sempy, 
chevalier de la Toison d'or 
en 1501, f 4 juillet 1516, fils 
de Jean ci-dessus. — Blessé 
au siège d'Amiens, III, 72, 
73 et note 1 ; ramène Margue- 
rite d'Autriche d'Espagne aux 
Pays-Bas, 318 et note 1. 

Croy (Philippe de), baron de 
Quiévrain et comte de Chi- 
may, premier chambellan de 
l'archiduc Maximilien, grand 
bailli et gouverneur de Hol- 
lande, chevalier de la Toison 
d'or en 1473, fils de Jean, ci- 
dessus, -f- 18 septembre 1482. 
— III, 73 note 1, 90 note 4, 
92 note 1, 282 note 1. Cheva- 
lier à Termonde, II, 251; 
nommé chambellan du comte 
de Charolais, qui refuse de 
l'admettre au titre de tiers 
chambellan, 416; fait chev 
lier de la Toison d'or, III 
204 et note 3 ; négocie la trèv< 
de Soleuvre, 214 et note 2 
rejoint le duc Charles avec 
les fiefs de Flandre, 238 ; pri 
sonnier à Nancy, 240; assiste 



au mariage de Marie de Bour- 
gogne, 244 ; négocie une trêve 
entre Louis XI et Maximi- 
lien, I, 159; III, 247 et note 
5; accompagne ce dernier 
dans sa campagne contre le 
roi de France, 251 ; repré- 
senté au chapitre de Bois- 
le-Duc, IV, 151; parrain de 
François d'Autriche, III, 261 ; 
sa mort, 318 note 1. 

Croy (Philippe de), sire d'Ars- 
chot et de Renty, comte de 
Porcien, chambellan hérédi- 
taire de Brabant, chevalier 
de la Toison d'or, fils d'An- 
toine ci-dessus, -f- 1511. — 
Assiste à l'entrée de Philippe 
le Bon à Bruxelles, II, 51 ; 
prend part aux joutes données 
dans la même ville en 1452, 
216; épouse Jacqueline de 
Luxembourg, 394 et note 5 ; 
assiste Jacques de Luxem- 
bourg au pas de l'Arbre d'or, 
III, 159 et note 3; y joute 
lui-même, 164; IV, 129, 143; 
exclu de la trêve de Soleuvre, 
III, 221 et note 1. 

Croy (Agnès de), mère de Jean, 
bâtard de Bourgogne. III, 112 
note 5. 

Croy (Marguerite de Lorraine, 
dame d'Arschot et de), deu- 
xième femme d'Antoine de 
Croy. — II, 414 et note 3. 

Croy (les seigneurs de). II, 414 
et note 1. 

Crussol (Louis, seigneur de), 
Lévis, etc. , conseiller et cham- 
bellan de Louis XI, gouver- 
neur du Dauphiné, grand 
panetier de France, etc., 
f 15 août 1473 [Mor.; Ans., 
III, 766]. — Favori du dau- 
phin, II, 413 et note 4. 

Cuiseavx (église Saint-Thomas 
de). III, 87 note 1. 

Cygne (emprise du chevalier au). 
II, 341 et suiv. Voy. aussi 
Clèves (Adolphe de). 



DES MATIERES. 



253 



I) 



Dadizelle (Jean, seigneur de), 
grand bailli de Flandre, am- 
bassadeur en Angleterre, ma- 
rié en 1465 à Catherine Brey- 
del [Kervyn, V, 324 et suiv.J. 
— Conduit les Flamands à 
l'armée de Maximilien, III, 
252 et note 1 ; les commande 
au camp de Pont-à-Vendin, 
255 et note 2 ; assassiné, 265 
note 6. 

Dadizelle (N. de), fils du pré- 
cédent. — III, 265 et note 6. 

Dadizelle. III, 255 note 2. 

Bales (Philippe), ou d'Ales, 
seigneur en partie de Vigno- 
les, écuyer, maître d'hôtel de 
l'archiduc Maximilien, capi- 
taine de l'Écluse, compris en 
1507 dans le rôle de convoca- 
tion des nobles du bailliage 
de Dijon [Peinc, Vil, 117, 
198; X, 226].— Entre à Bru- 
ges avec le comte de Nassau, 
III, 277 et note 3; commis 
par lui son r lieutenant au 
château de l'Écluse, 301. 

Dalmatie. I, 47. 

Dam, Damme, Dan. III, 277 et 
note, 296 note 6; IV, 101. Ma- 
riage de Charles le Témé- 
raire et de Marguerite d'York 
célébré à —, III, 105; IV, 
98 et note 2. — (traité de). III, 
277 et note. 

Damas (Jean), seigneur de Di- 
goine et de Clessy, chevalier, 
conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne, chevalier 
de la Toison d'or, bailli et 
gouverneur du Maçonnais en 
1566/7, chargé par le duc en 
1468 de tenir sur les fonts en 
son nom un fils du duc de 
Savoie, était mort en 1481 
[La Chesn., V, 476; La Bar- 
re, b, 220, 271 ; Arch. Côte- 
d'Or, B. 1761]. - IV, 151. 
Chevalier à Montlhéry, III, 
11 et note 1; chevalier de 



la Toison d'or en 1468, 204 et 
note 1 ; conservateur de la 
trêve de Soleuvre, 224 et 
note 1. 

Dammartin (le comte de). Voy. 
Chabannes. 

Dampierre (Jean, bâtard de), 
assiste à l'entrée du duc à 
Luxembourg, II, 41 et note 1; 
tué d'un coup de couleuvrine, 
44. 

Danaé, fille d'Acrisius. I, 112 
et note 4. 

Danemark (le roi de). Voyez 
Christiern I er . 

Daret (Jacques), peintre. II, 369 
note 2; III, 115 note 2. 

Darney (ville de). I, 242 et note 
3; II, 58. 

Dauphin (le). Voy. Charles VII, 
Louis XI et Charles VIII. 

Daupluné. I, 50, 319; II, 220 
note 2, 256, 409 note 1. 

Dauvet (Jean), conseiller, puis 
procureur général au Parle- 
ment de Paris, f 1471 [Beauc, 
499]. — Envoyé en ambas- 
sade à Philippe le Bon, II, 
275 et note 1. 

David (le roi). I, 111 et note 5. 

Declerc (Arnould), dit le capi- 
taine laboureur. III, 302 et 
note 1, 303. 

Delft, Delsi. I, 155 note 1 ; IV, 
109. 

Démétrius (le roi). IV, 101. 

Derby (Henri). Voy. Henri IV. 

Deschamps (Paul), secrétaire de 
la duchesse de Bourgogne. IL 
7 note. 

Des Cordes ou Descordes (le sei- 
gneur). Voyez Crèvecoeur. 

Devenler. I, 135 et note 1. — 
(révolte et siège de). II, 407 
et note 4, 408 note 1. 

Dieppe (siège de). II, 16 note. 

Dieu. I, 186, 187; IV, 3, 101, 
165. 

Digoine (Chrétien de), seigneur 
de Thianges, Martigny, As- 
nois, etc., chevalier, conseil- 
ler et chambellan du duc de. 



TABLE ANALYTIQUE 



Bourgogne, décapité en 1481 
[Beauc, 499; Boull.,61]. — 
Joute aux fêtes du banquet 
de Lille, II, 347; y danse, 
378; son vœu du faisan, 393 
et note 1. 
Digoine (Érard de), seigneur de 
Savigny, Saint - Gratien et 
Saint -Sornay, conseiller et 
chambellan du roi, frère de 
Chrétien [Beauc, 500; Boull., 
58]. — Combat à Audenarde, 

11, 242, et à Nevele, 255; 
blessé, 256 ; joute aux fêtes 
du banquet de Lille, 348 ; son 
vœu du faisan, 393 et note 1. 

Dijon. I, 95 note 1, 136, 243 
note 2, 248 note 2, 249 note 1, 
253 note, î% note 1,292, 293, 
297, 309, 324, 334 noie 2; II, 

12, 208 noté 1, 285 note 2, 
397 note 2, 400 note 3, 426 
note 4; III, 318 note 3. États 
réunis à — III, 36 note; le 
duc Charles y fait son entrée 
et y préside aux obsèques de 
Philippe le Bon et d'Isabelle 
de Portugal, 58 et suiv. — 
(armes de). I, 335 note. — 
( chambre des comptes de ). 

II, 209 note; III, 71 note 3. 

— (gens du conseil à). I, 131 
note 1, 269 note 2; II, 412 
note 2. — (joutes à). I, 286. 

— (montres d'armes à), I, 
247 note. 

Dînant (ville de). III, 43 notes 2 
et 6, 44 note 2. Bévoltée, as- 
siégée, prise et brûlée, I, 126 ; 

III, 42 et suiv. 
Dinantais, insultent gravement 

le duc Philippe et son bis, 
III, 42 note 3, 43; leurs dé- 
vastations dans le pays de 
Namur, 43 et note 5 ; leur 
haine contre Jean Carpen- 
tier, 43 et notes 1 et 2 ; se 
rendent au comte de Charo- 
lais, 45 et note 2; destruction 
de leur ville, 45 et notes 3 et 
4, 46. 
Dinteville (Claude de), seigneur 



d'Eschannetz et Commarin, 
chevalier, conseiller et cham- 
bellan du duc de Bourgogne, 
conseiller d'épée à la cham- 
bre des comptes de Dijon, 
tué à Nancy, 1477 [Ans., 
V1I1, 719; Arm. comptes, 82]. 

— Conservateur de la trêve de 
Soleuvre, III, 224 et note 2. 

Dinteville (Guillaume de), ab- 
bé de Montier-Bamey et de 
Saint-Seine, fils de Claude, 
f 25 juin 1501 [Ans., VIII, 
719]. — III, 31 note 1. 

Dinteville (Pierre de), cheva- 
lier de Bhodes, commandeur 
de Troyes en 1486, aussi fils 
de Claude [Ans., VIII, 719]. 

— Entre à Bruges avec le 
comte de Nassau, III, 277 et 
note 2. 

Diodinas (le roi). I, 118. 

Diodore de Sicile. I, 42, 43 et 
note 7, 112. 

Dixmude (siège de). III, 300 et 
note 1. 

Dole. I, 283 note. Le duc Char- 
les y prend possession du 
comté de Bourgogne, III, 206 
et note 5. — (états réunis à). 
H, 339 note; III, 36 note. — 
(parlement de). II, 172 note. 

Dombourc (Jean de), exécuté, 
II, 79, 80. 

Dominique, médecin de Genève. 

II, 421 note 3. 
Dommarien (Jean de), écuyer. 

III, 90 note 2. 

Dommesent (L.). I, 206 note 1. 

Domp front. II, 208 note 1. 

Don (Jean), aliàs Jehanston, as- 
siste à l'entrée de Marguerite 
d'York à Bruges, III, 111 et 
note 7. 

Dordam (le héraut). II, 243, 

343. 
Dordrccht. III, 3 note 3, 287 

note 1 ; IV, 109. 
Dorlens. Voy. Doullens. 
Dorsan (Jacques, Simon). Voy. 

Orsans (d'). 
Dortans (Gaspard de), cbeva- 



DES MATIERES. 



255 



lier, maître d'hôtel, écuyer 
d'écurie et conseiller du duc 
Charles, mort sans alliance 
[La Chesn., V, 631]. — Fait 
toucher la targe blanche au 
pas de la Fontaine de Plours, 
II, 176 et note 3, 177 noie; y 
joute contre l'entrepreneur, 
181 note 2, 193 note 2, 195; 
sa vaillante conduite au com- 
bat de Lokeren, 249. 

Douai. 1, 245 note; III, 247; 
IV, 109, 124 note 3. 

Doubs (le). I, 247; II, 145. 

Douglas (Henri) de Lockleven 
[Beauc, 500].— II, 107 notel. 

Douglas (James) of Hériotmuir, 
2 e fils de James, comte d'A- 
bercorn et de Dou glas [Beauc . , 
500J. — Joute contre Jacques 
de Lalaing à Sterling-Castle, 
II, 105 et suiv. 

Douglas (James), frère de Hen- 
ri (Beauc, 500]. — Joute à 
Sterling-Castle, II, 107 note 1. 

Douglas (William, comte de), 
fils aîné du comte James, 
f 1452 [Beauc, 500]. - II, 
105 et note 1, 107 et note 1. 

Doullens. III, 71 noie 2, 73 no- 
tes 3 et 4. Cédé au duc Phi- 
lippe par le traité d'Arras, I, 

Drueul ou Dreuil (le seigneur 
de). Voy. Quikret (Gauvain). 

Dunes (les). III, 70 noie 1. 

Dunkerke. III, 166. 

Dunois (le comte de). Voy. Or- 
léans. 

Duras (Ladislas de). Voy. La- 
dislas. — (Jeanne de). Voy. 
Jeanne. 

Durme (la). II, 279 note 4. 

Dusseldorf. III, 97 note 4. 

Dusy, Dusie (Antoine, Guyot). 
Voy. Usie (d'). 

Dvickemborg - lez - Nimègue. III, 
205 note 3. 

Dwingheland (Liévin) , doyen 
des tisserands. II, 329 note 1. 

Dyke (Daniel van der), doyen 
des métiers. II, 329 note 1. 



Ë 



Écluse (Y). I, 169; II, 105 note, 

272 note, 296; III, 201 note 1, 

273 note 2, 277 note,- IV, 109. 
Débarquement à — de Jac- 
ques de Lalaing, II, 111 et 
note 1, de Jacques de Portu- 
gal, 135 et note 1, et de Mar- 
guerite d'York, III, 102 et 
note 3, 104; IV, 96, 97; l'ar- 
mée du bâtard Antoine y 
prend la mer, III, 38 note. — 
(château de). II, 141. Assiégé 
par le duc de Saxe, III, 298 
et note 2, et rendu, 301 et^ 
note 1. 

Écorcheurs. Leurs ravages en 
Bourgogne, I, 243 et suiv., 
248 note 2, 253 note 1, 257 
note 2, 269; H, 16 note; cau- 
ses de la guerre des — , I, 
245; cessent leurs pilleries, 
r II, 63 et note. 

Écossais, combattent à Cravant, 

I, 90; alliés du dauphin, 202; 
figurent au combat de Ster- 

, ling-Castle, II, 107. 
Ecosse (Marie d'). Voy. Bouc- 

quam. — (rois et reines d'). 

Voy. Jacques I er , Jacques II, 

Jacques III, Marie de Guel- 

dres. 
Ecosse. II, 105 et note, 118 et 

note 1, 119 note 1, 143. 
Edighem (Antoine de), chevalier. 

II, 6 note. 

Edouard I er , roi d'Angleterre, 
| 7 juillet 1307. — I, 117 et 
note 1. 

Edouard III, roi d'Angleterre, 
f21 juin 1377. — I, 116 note 
3, 117 et note 4. Motifs qui 
lui font donner au jeune Phi- 
lippe, futur duc de Bourgo- 
gne, le surnom de Hardi, I, 
58 et suiv.; veut marier l'un 
de ses fils à Marguerite de 
Flandres, 71 et noie 3. 

Edouard IV, roi d'Angleterre, 
+ 9 avril 1483. — I, idiote 6, 
128, 146; II, 85 note 2, 420 



256 



TABLE ANALYTIQUE 



note 3; III, 41 note 3, 227; 
IV, 95, 154, 157. Son cou- 
ronnement, I, 104 et note 2; 
négocie le mariage de sa sœur 
avec Charles le Téméraire, 
III, 75, 76 ; préside à l'em- 
prise du bâtard Antoine en 
Angleterre, 49 et suiv.; son 
costume, ibid.; donne à sou- 
per au bâtard et à ses compa- 
gnons, 54 ; fait conduire sa 
sœur à l'Écluse, 102; en guerre 
avec son frère le duc de Cla- 
rence qu'il contraint à se ré- 
fugier en France, 68, 69 ; li- 
cencie sa flotte, 69, 70 et 
note 1 ; chassé d'Angleterre, 
236, 237 ; se réfugie près du 
duc Charles qui le comble de 
présents, I, 130; III, 237 et 
notes; rentre dans ses États, 
bat le comte de Warwik et 
met fin à la longue querelle 
des York et des Lancastre, 
70 et notes 3 et 4, 73 et note 4, 
237 et notes 1 et 3 ; donne le 
comté de Winchester au sei- 
gneur de la Gruthuse, 237 et 
note 2; son expédition en 
France, I, 139; III, 73 et 
note 5 ; conclut une trêve 
avec Louis XI, 74 et note; 
désire marier le seigneur de 
Scalles, son beau-frère, avec 
Marie de Bourgogne, 243; 
fait mourir son frère dans un 
bain, 70 ; représenté au cha- 
pitre de Bois-le-Duc, IV, 148. 

Edouard, roi de Portugal en 
1433, f 9 septembre 1438. — 
I, 117 et note 5; II, 136 et 
note 3. 

Eb (Adrien van der), secrétaire 
du duc. II, 6 note. 

Eecklot, brûlé, II, 289 et note 3. 

Eexaem (l'abbé d'|. II, 222 note 
1. -- (abbaye d'). II, 292 et 
note 1. 

Église romaine (armes de 1'). I, 
335 note. 

Egmont (Guillaume I er , comte 
d'), chevalier de la Toison 



d'or, f 19 janvier 1483. — 
Assiste au chapitre de Bois- 
le-Duc, IV, 151, 152. 

Egmont (Lamoral, comte d'), 
prince de Gavre, etc., cheva- 
lier de la Toison d'or, déca- 
pité le 5 juin 1568. — II, 
223 note 2. 

Egmont. Voy. Gueldres. — (Ma- 
_ rie d'). Voy. Marie. 

Egypte. I, 76. 

Eléonore d'Aragon, reine de 
Portugal, femme du roi 
Edouard, f 18 février 1445. 
— I, 117 note 5; II, 136 et 
note 6. 

Eléonore de Portugal, impé- 
ratrice d'Allemagne, femme 
de l'empereur Frédéric, f 

, 1467. — I, 31, 40. 

Elisabeth d'Autriche, reine de 
Pologne, femme de Casimir 
le Grand, f 1505. — II, 29 
note 3. 

Elisabeth de Luxembourg, reine 
de Hongrie, femme de l'em- 
pereur Albert IL — II, 301 
note 4. 

Elisabeth Woodwill , reine 
d'Angleterre, femme du roi 
Edouard IV (1464). — III, 
41 et note 3, 179. 

Élise. I, 113 note 2. 

Éloi (saint). IV, 47. 

Elten (abbaye d' ). III, 205 
note 3. 

Elverdingue (terre d'). II, 270 
note 3. 

Émeries (Jacques, le seigneur 
d'i. Voy. Rolin. 

Empereur (1'). II, 336; IV, 68. 

Enghien - la - Bassée ( seigneurie 
d'}. III, 6 note 2, 166. 

Enguerand, roi d'Acre. I, 79. 

Ensisheim. III, 206 note 4. 

Épagny - sur - Somme. III , 81 
note 1 . 

Épinay (Jacques d'), seigneur de 
Segré [Comm.-Dup.. II, 214]. 

, III, 262 note 9. 

Épiry (le seigneur d'). Voy. Ra- 
butin. 



DES MATIERES. 



Erft (canal de 1'). III, 89 note 4. 

Ermine (château de 1'). III, 34. 

Érope, fille d'Agénor. I, 113. 

Escalles (la comtesse d'), fem- 
me d'Antoine Woodwill, 
comte de Scalles. — Accom- 
pagne Marguerite d'York à 
son entrée à Bruges, III, 107 
et note 1 ; sa place au ban- 
quet des noces, 121. 

Escalles (le seigneur d'). Voy. 
Woodwill. 

Escault [Y). II, 97, 223, 228, 230, 
231, 233, 235 note 2, 258, 
272, 279, 314, 317, 322. Pas- 
sage de 1' — par l'armée du 
duc de Bourgogne, II, 247 et 
suiv., 259 et suiv. 

Esch • sur - l'Ahette. II , 17 et 
note 2. 

Esctavonie. III, 157. Occupée 
par les Vandales, I, 47; en- 
vahie par les Sarrazins, 22. 

Escoçoix (le petit), archer du 
duc, pendu, II, 47, 48. 

Escordes (le seigneur d'). Voy. 
Grèvecoeur. 

Escornaix (baronnie d'). II, 227 
note 1. 

Escornets (Georges d'), seigneur 
de Meulebeck, grand bailli 
de Gand, reçoit Maximilien 
à son entrée clans cette ville, 

III, 280. 

Escornets (le seigneur d'). Voy. 
Gavre. 

Eseus, roi d'Athènes. I, 113 et 
note 2. 

Espagne. I, 43, 78 ; II, 98, 105 
note, 120 note, 122, 143 ; III, 
39, 318. Adhère au pape Fé- 
lix, I, 263. Espagnes (les). II, 
134. 

Espagnols. I, 202; III, 113 et 
note 3. Espagnards. III, 114; 

IV, 101, 104. 

Esperon (Jean), sergent du duc. 
I, 265 note 2, 266 note. 

Estelam (Liévin d'), aliàs de 
Steelant, écuyer, tué à l'as- 
saut d'Alost, II, 287 et notei. 

Estjnbergue ou de Stiemberghe 

IV 



257 



(Martin d'), greffier de la Toi- 
son d'or, secrétaire du duc en 
1475. - II, 85. 

Estouteville ( Jean d'), seigneur 
de Torcy, Blainville, etc., 
chambellan du roi, chevalier 
de son ordre, prévôt de Pa- 
ris , etc., f 11 septembre 
1494 [Beauc, 503; Mor.]. — 
Conservateur de la trêve de 
Soleuvre, III, 222 et note 1. 

Estouteville (Robert d'), sei- 
gneurde Beyne, baron d'Ivry, 
etc., chevalier, prévôt de 
Paris en 1447, f juin 1479 
[Beauc, 504; Mor.]. — II, 
425 et note 4. 

Estouteville (Jeanne d'), dame 
de Gommines, danse au ban- 
quet de Lille, II, 378. 

Estrées (Antoine I er d'), sei- 
gneur de Boulant et de Va- 
lieu, teste en 1465, chambel- 
lan du duc en 1475. [Ans., 
IV, 596]. — IV, 122. 

Estuer (Jean d'), seigneur de la 
Barde, écuyer d'écurie et con- 
seiller du dauphin, sénéchal 
du Limousin, bailli de Lyon 
en 1485 [Beauc, 504]. — Fi- 
gure parmi les fuyards à la 
bataille de Montlhéry, III, 
14 note 1. 

Étampes ( Jacqueline d'Ailly, 
comtesse d'), fille de Raoul 
d'Ailly, vidame d'Amiens, 
mariée en 1435 à Jean de 
Bourgogne, comte d'Étampes 
et de Nevers. — Accompagne 
la duchesse de Bourgogne à 
l'entrevue de Besançon et y 
danse avec le duc, I, 280 et 
note 1, 281; assiste à la joute 

, de Bruges, II, 124. 

Etampes (le comte d'). Voyez 

Bourgogne et Bretagne." — 

(M lle d'). Voy. Bourgogne et 

Glèves. — (la sœur de raa- 

r dame d'). Voy Ailly (d'). 

Étampes, III, 17 notes 4 et '6, 
, 20 note 2. — (comté d'). I, 227. 

Èthiopique (la mer). I, 113. 

17 



TABLE ANALYTIQUE 



Etienne , roi de Bourgogne. I, 
49, 50. 

Eu (le comte d'). Voy. Artois. 

Eu. I, 133; III, 79 note 2. — 
(comté d'). I, 133; III, 222. 

Eugène IV (Gabriel Condolmie- 
ro), pape, f 1447. — I, 235, 
259, 260 note 2. Ses ambassa- 
deurs à Arras, I, 203 et note 
1, 204, 208; déposé par le 
concile de Bâle, 260, 261; 
continue d'exercer le souve- 
rain pontiticat, 262; secouru 
par le roi de France et le duc 
de Bourgogne, 263; met fin 
au schisme, 264 ; autorise 
Philippe le Bon à lever un 
impôt pour la guerre contre 
le Turc, II, 338 note. 

Europe. I, 113. 

Eustace (St). III, 266. 

Eve. III, 115; IV, 101. 

Everghem. III, 294 note 3. — 
(église d'). III, 295 note 2. 

Eversale, Eursel. II, 272 et note 

. 2, 273. 

Évreux (Philippe le Bon, comte 
d'), f 10 septembre 1343. — 
I, 68 note 5. 

F 

Fabius Maximus. I, 114. 

Faco (le roi). Voy. Fouques. 

Falaise. II, 208 note 1. 

Falkenstein (le sire de). III, 
293 note 2. 

Fallerans (Jacques de), écuyer, 
échanson de Philippe le Bon, 
écuyer tranchant du duc 
Charles en 1475 [La Barre, 6, 
230; Gollut, 1163]. — Con- 
disciple d'Ol. de la Marche à 
Pontarlier, I, 190; combat à 
l'assaut de Schendelbeke, II, 
305 ; son cheval tué sous lui 
à Gavre, 322. 

Fallerans (Jean de). II, 117 
note. 

Fallot ou Falstoff (Jean), chef 
anglais au service des Gan- 
tois, f 1459 [Beauc, 505]. — 
Passe au parti du duc, II, 292. 



Faulquemont. IV, 109. 

Fay (Guillaume du), musicien 
de la cour de Bourgogne. II, 
351 note 1. 

Fay, d'Auffay ou d'Offay (Jean 
du), conseiller et maître des 
requêtes de Maximilien, son 
ambassadeur pour la conclu- 
sion du traité d'Arras en 
1482 [Comm.-Brux., preuves, 
230, 267 et suiv.; Mol., II, 
316, 380; IV, 200; Kervyn, 
V, 332, 334]. — Négocie le 
mariage du dauphin avec 
Marguerite d'Autriche, III, 
262 ; cherche à perdre Guil- 
laume Rym, 274. 

Fay (Mgr du). Voy. Neufcha- 
tel. 

Fayette (le sire de la). Voyez 
Motier. 

Félix V (Ame VIII, comte, 
puis duc de Savoie), pape, f 
1451. — I, 259,263 et note 2, 
264 note 1, 266 note et note 1 ; 
II, 116 et notes 2 et 3, 220 note 
2. Ses négociations avec Phi- 
lippe le Bon, 1, 265 notel ; ab- 
dique et se retire à Ripaille, I, 
261 et note 4 ; élu pape au con- 
cile de Bàle, 261 note 3, 262; 
exerce le souverain pontificat 
concurremment avec Eugè- 
ne IV, 262; le roi de France 
et le duc de Bourgogne refu- 
sent de le reconnaître, 263 ; 
renonce à la tiare pour réta- 
blir la paix dans l'église, 264; 
son éloge, ibid.; sa mort, 265 
et note 1. 

Fenestranges (Jean , seigneur 
de), maréchal de Lorraine, 
chevalier de l'ordre du Crois- 
sant en 1452, \ 1467 [Boull., 
39; Ans., VIII, 353; D. Cal- 
met, LT, col. xxxv]. — Assiste 
comme interprète à la jour- 
née de Florenges, II, 24 et 
note 1, 25, 29. 

Ferdinand I er , empereur d'Al- 
lemagne, f 25 juillet 1564. 
— III, 315 note 2. 



DES MATIERES. 



Ferdinand IV le Juste, roi 
d'Aragon, f 2 avril 1416. — 
II, 136 note 6, 137. 

Ferdinand V le Catholique, 
prince, puis roi de Castille, 
de Léon et d'Aragon, -j- 23 jan- 
vier 1515. — Élu chevalier de 
la Toison d'or, III, 205 note 
1 ; compris dans la trêve de 
Soleuvre, 226, 227; repré- 
senté au chapitre de Bois-le- 
Duc, IV, 148. 

Ferdinand I er , roi de Naples, 
f 25 janvier 1494. — Bâtard, 
I, 114; élu chevalier de la 
Toison d'or, III, 205 note 1; 
compris dans la trêve de So- 
leuvre, 226, 227; représenté 
au chapitre de Bois-le-Duc, 
IV, 148. 

Ferdinand, roi de Portugal, f 
octobre 1383. — I, 107 et no- 
tes 4 et 5, 108, 109. 

Fère (la). I, 133; III, 221, 222. 

Fernand, roi de Portugal. I, 38. 
Sur ce personnage probléma- 
tique, voy. Boulogne (Marie 
de). 

Fernand, Ferand. Voy. Ferdi- 
nand. 

Ferrare (Borso, marquis, puis 
duc de), filsnaturel du marquis 
Lionel, chambellan du duc de 
Bourgogne, f 20 août 1471 [La 
Barre, b, 219]. — Sert de 
lances plusieurs jouteurs au 
pas de l'Arbre d'or, III, 141 
et note 5, 159; IV, 120, 123, 
126, 131, 138; y joute lui- 
même, IV, 136, 137, ou est 
empêché d'y jouter par la 
faute de son cheval, III, 182, 
183. 

Ferrare (marquisat de). I, 114. 

Ferrette (pays de). I, 50, 136; 
111,311. 

Fête-Dieu (la). IV, 56. 

Feulloy (prévôté de). III, 223. 

Feurs (entrevue de). II, 220 
note 2. 

Fèvre (Jean le), seigneur de 
Saint-Remy, roi d'armes de 



259 



la Toison d'or, f 16 juin 
1468. — I, 73; II, 66, 119 
note 1, 147 note 2, 151 note 
3, 164 note 1, 271, 327 no- 
tes 1 et 2, 419 ; III, 49 note 
3. Assiste aux joutes d'Ar- 
ras, II, 77, et au chapitre de 
Gand, 86; juge de la lice au 
pas de la Fontaine de Plours, 
145 et note 2, 146 note 2; re- 
çoit de Lalaing une robe de 
drap d'or, 199; chargé par 
Philippe le Bon de diverses 
négociations, 164 note 1, 413 
noie; présente au duc Louis 
de la Viéville qui demande à 
relever bannière avant la ba- 
taille de Rupelmonde, 267; 
les bannières de Gand lui 
sont remises, 332; présente 
le chevalier du Cygne à la du- 
chesse de Bourgogne, 346, et 
le faisan au duc, 366; lit le 
vœu de ce prince, 367, et re- 
çoit ceux des seigneurs, 368 ; 
assiste aux funérailles de 
Philippe le Bon et d'Isabelle 
de Portugal, III, 59. 

Fèvre (Raoulant le), receveur 
de Flandre, se porte au se- 
cours de Dixmude, III, 300. 

Fiennes (Mgr de). Voy. Luxem- 
bourg. 

Fierbois (pèlerinage de Louis XI 
et de Charles le Téméraire à 
Sainte-Catherine de). II, 426 
note 5. 

Fiévin (le bâtard de), de Fien- 
nes (?), d'après Molinet. — 
S'empare de Guillaume Rym. 
III, 274 et note 3. 

Fillastre (Guillaume), abbé de 
Saint-Thierry de Reims et de 
Saint-Bertin, évêque de Ver- 
dun (1437), Toul (1449) et 
Tournay (1460), chancelier 
de la Toison d'or, f 22 août 
1473. — I, 98 note 2; II, 6 
note, 417 note 2. Prêche au 
chapitre de Gand, U, 92; 
chargé d'organiser et de faire 
prêcher la croisade en Bour- 



260 



TABLE ANALYTIQUE 



gogne, III, 36 note 2, 37 note, 
38 note; assiste à l'entrée de 
Marguerite d'York à Bruges, 
112 et note 7. 

Fillis tiens pour Philistins. IV, 
165, 166. 

Fitz-Walter (Walter V, baron 
de), battu et tué à Brouwers- 
Haven (1426).— I, 92 et note 
3, 239 et note 3. — Mort seu- 
lement en 1432 d'après Ans., 
II, 491. 

Flamands. I, 33, 102, 168; II, 
236 ; III, 252, 253, 268, 293, 
300, 305. Leur bonne tenue 
à Guinegate, I, 161 ; combat- 
tent sous les ordres du comte 
de Romont, III, 271 ; révol- 
tés contre Maximilien, 1, 166, 
qu'ils empêchent d'entrer à 
Gand, III, 272, 273 ; se brouil- 
lent avec les Français, leurs 
alliés, I, 169, 170; en sont 
isolés par le traité de Franc- 
fort, III, 295 note 2; battus à 
Dixmude, 300 et note 3. 

Flandre (Guillaume II de), 
comte de Namur, f 1418. — 
II, 441 note 3. 

Flandre (Liédry, forestier de). 
I, 75 et note 2. 

Flandre ( Louis II de Maie, 
comte de), f 9 janvier 1384. 
— I, 70,71, 72 et notes 1 et 4. 

Flandre ( Pbilippe d'Alsace, 
comte de), f 1 er juin 1191. — 
I, 75, 82 et note 1. Succède à 
son père Tbierry, 1 , 77 et 
note 2 ; ses deux femmes, 78 
et note 2, 81; ses exploits 
contre les Sarrazins, 78 et 
suiv.; change les armes de 
Flandre, 81. 

Flandre (Robert le Frison, 
comte de), f octobre 1093. — 
I, 75 note 3. 

Flandre ( Thierry d'Alsace, 
comte de), f 1169. — I, 75 et 
note h.. Ses exploits contre les 
Sarrazins, I, 76; épouse la 
fille du roi de Jérusalem, 
ibid.; sa mort, 77 et notel. 



Flandre (Isabelle de Verman- 
dois, comtesse de), femme du 
comte Philippe, f 26 mars 
1163. —I, 78 et note 2. 

Flandre (Thérèse ou Mahaut 
de Portugal, comtesse de), 
fille et non femme du roi Al- 
phonse I er , f 6 mai 1218. — 
Épouse le comte Philippe, I, 
81. 

Flandre (Marguerite de). Voy. 
Bourgogne. 

Flandre (armes de). I, 41, 74 
et note 3, 75 et note 3, 81 ; 
IV, 102 note 1. — (comtes 
de). I, 74, 75,93 notes 1 et 2; 
II, 58. — (roi d'armes de). II, 
282, 327 et note 2, 328. — (le 
comte de). Voy. Philippe le 
Beau. 

Flandre. I, 34, 71, 90,123, 130, 
132, 162, 167, 201, 225, 247 
note 2, 248; II, 4, 33, 53, 57 
note, 79, 82, 85, 221, 233, 
343 note, 408 note; III, 12 
note 2, 207, 242, 256 note 1, 
268 et note 3, 275, 283, 296 et 
suiv.; IV, 7, 90. Contingent 
de — pour la guerre contre 
les Gantois, II, 224; souffre 
de leurs incursions , 296 ; 
grande pestilence en — , 298; 
la paix y règne, III, 305. La 
basse — ,11,296. La — orien- 
tale, II, 247 note 3, 276 note 
4, 277 note 1, 289 note 3. — 
(communes de), abandonnent 
Philippe le Bon au siège de 
Calais, I, 101 ; soutenues par 
Charles VIII, III, 276 note 4. 

— (comté de). I, 76, 93 notes 
1 et 2; II, 58, 222; III, 316 
et note 1; Philippe le Beau 
en est seul héritier, I, 33 
note 3. — (états de). I, 71, 
155 note 1; III, 256 note 1, 
276 note 1, 280 note 1, 293 
note 2. — (fiefs de). III, 238. 

— (grand conseil de). II, 212 
note 5. — (membres de). II, 
222 note 1; III, 285 note 1. 
Veulent marier Marguerite 



DES MATIERES. 



261 



de Flandre en Angleterre, I, 
71 et note 5, 72; gouvernent 
la — sous Maximilien, 1, 163. 

— (mer de). III, 224. — (par- 
tage de). II, 223. 

Flavigny (Quentin de), dit Mé- 
nart, prévôt de Saint-Omer, 
archevêque de Besançon 
(1438), secrétaire de Philippe 
le Bon, etc., f 1462. — I, 
271 note 4, 274 note 1, 278 et 

Ttots 1 

Flayy (Charles de) . 1, 238 note 1 . 

Fleschin (Maillart de), aliàs 
Fleusin, Flésin [Chast., II, 
305; VIII, 76]. — Porte 
l'étendard du duc à la bataille 
de Termonde, II, 250. 

Flessingue (terre de). II, 270 
note 3. 

Flocques, dit Floquet (Jacques 
de), bailli d'Évreux, fils de 
Robert, ci-dessous, ou son 
frère, du même prénom de 
Robert, d'après M Ile Dupont, 
I, 46. — TuéàMontlhéry,III, 
16 note 3. 

Flocques, dit Floquet (Robert 
de) , écuyer d'écurie du roi, 
bailli et capitaine d'Évreux. 

— II, 7 note. 

Florence (seigneurie de). III, 
226. 

Florence. II, 20, 21, 33. Entre- 
vue de — , II, 23 et suiv. 

Florentins. III, 113; IV, 101, 
104. 

Florey (Jean de), écuyer, fi- 
gure au siège de Schendel- 
beke, II, 306. 

Foix (Archambaud de), sei- 
gneur de Noailles, chevalier, 
conseiller, chambellan du duc 
de Bourgogne et du roi de 
France, frère de Jean ci-des- 
sous [La Barre, a, 223, b, 
129; Mor.]. — Occis à Mon- 
tereau, I, 199 et note 1 ; fon- 
dations pour le repos de son 
âme, 211. 

Foix (Gaston IV de Grailli, 
comte de), fils de Jean, f 



21 mai 1472. — II, 56 et note 
3, 137 note. 

Foix (Jean de Grailli, comte 
de), f mai 1436. — I, 199, 
235 et note 4 ; II, 120 note. 

Foix (Éléonore d'Aragon, com- 
tesse de), et reine de Navarre, 
femme de Gaston IV, f fé- 
vrier 1479. — II, 137 note. 

Fontaine de Plours (pas de la). 
II, 142 et suiv., 318 note 4. 

Forestel (le seigneur du). III, 
49 note 3. 

Forez. I, 257 note 2. 

Formelles (le seigneur de). Voy. 
Rosimbos. 

Formigny (bataille de). II, 209 
et note 4. 

Fosseux (D. Baudouin de). II, 
329. 

Foug. III, 241 et note 1. 

Fougères (prise de). II, 120 note 1 . 

Fougny (Guiot de). IV, 128. 

Fouques V d'Anjou, roi de Jé- 
rusalem, f 13 novembre 1142. 
— I, 76 et note 1, 79. 

Fouquesolles (Jacques, sei- 
gneur de) et d'Andrehem 
[Ans., VII, 828; Mol., III, 
464]. — Porte le guidon du 
seigneur de Fiennes à la ba- 
taille de Gavre, II, 324 ; s'em- 
pare par surprise de Termon- 
de, III, 267 et notes 1 et 2. 

Fox, Ostou de Vos (Jean), An- 
glais, lieutenant du capitaine 
du château de Gavre. — S'é- 
chappe de ce château, II, 313 
et note 3, 314; persuade aux 
Gantois d'attaquer l'armée 
ducale, 314, 315; passe aux 
Bourguignons à la bataille 
de Gavre, 319. 

Framicourt. III, 79 note 2. 

Franc (Martin). II, 351 note 1. 

Français. I, 44, 90, 133, 160, 
161, 168, 170, 244, 248, 264; 
11,21, 120, 172, 173; 111,73, 
79, 256 note 1,258, 262, 295 et 
note 2, 300. Origine fabuleuse 
de leur nom, I, 19; élisent 
Pharamond, 20; accueillent 



TABLE ANALYTIQUE 



avec joie la réunion de la 
Bourgogne à la France, 70; 
redoutent le mariage de Mar- 
guerite de Flandre avec un 
prince anglais, 71; battus à 
Saint-Riquier, 89 et note 2; 
perdent Château vilain, 269; 
chassés du duché de Bourgo- 
gne, 95; restent en guerre 
avec les Anglais, 241; leurs 
dévastations en Allemagne, 
II, 62; battus en Guyenne, 
208 note 1 ; combattent à 
Montlhéry, III, 11, 13; sou- 
tiennent les Liégeois contre 
le duc Charles, I, 127, 129; 
chassés de Cambrai, 160; 
perdent et reprennent le 
comté de Bourgogne, III, 
254, 255 ; battus à Guine- 
gate, 257 note, 306 et note 1 ; 
entrent à Gand avec le sei- 
gneur d'Esquerdes, 271 ; sou- 
tiennent les Flamands contre 
Maximilien, I, 164; accusés 
par eux de trahison, 169 ; III, 
272, 274 note 1 ; combattent 
pour Philippe de Clèves, 297 ; 
assiègent Nieuport , 299 et 
note 3 ; battus à Dixmude, 
300 et note 3. 

France (Charles de), comte de 
Valois, -f- 16 décembre 1325. 
— I, 67, 68, 150 noie 3, 151 
et note, 153. 

France (Charles de), duc de 
Berry, frère de Louis XI, 
f 12 mai 1472. — Se rend en 
Bretagne, III, 7 et note 3, 8 et 
note 1 ; prend part à la guerre 
du Bien public, I, 124; III, 
8 et note 1 ; entre en campa- 
gne avec le duc de Bretagne, 
10 et note 1 ; faussement in- 
formé de la défaite du comte 
de Charolais à Montlhéry, 16 ; 
rejoint ce prince, 20 et noie 
2; suite de la guerre, 21, 22; 
signataire du traité de Saint- 
Maur, 29 note; obtient le 
gouvernement de Normandie, 
I, 124; III, 29 et note 2; se 



rend dans cette province avec 
le duc de Bretagne, 30; son 
entrée à Rouen, 32 et note 3; 
discordes survenues entre lui 
et le duc de Bretagne, ibid.; 
se réfugie à Honfleur et re- 
tourne en Bretagne, 33 et 
note 1 ; démarches de Louis XI 
pour le faire revenir près de 
lui, ibid.; reçoit Olivier de 
la Marche à" Vannes, 34; 
averti du traité de Péronne 
qui le faisait comte de Cham- 
pagne, 88; se fait nommer 
duc de Guyenne, sa mort, 
ibid. et note 3. 

France (Jean de), fils de Louis 
le Hutin, f 19 novembre 1316. 
— I, 151 et note. 

France (Jean de), duc de Ber- 
r Vi f 15 juin 1416, frère de 
Philippe le Hardi. — I, 69, 
227, 228. 

France (Joachim de), fils de 
Louis XL — II, 4 12 et note 4. 

France (Louis de), fils du roi 
Philippe le Hardi, f 1276. — 
I, 150 et note 3, 151. 

France (Isabelle de), femme de 
Richard II, roi d'Angleterre, 
et de Charles d'Orléans, 
f 13 septembre 1409. — I, 
250 note 1. 

France (Madeleine de), fille de 
Charles VII, mariée à Gaston 
de Foix, prince de Viane, f 
1486. — Demandée en ma- 
riage par le roi Ladislas de 
Hongrie, II, 408, qui lui lè- 
gue ses droits sur le Luxem- 
bourg, III, 5 noie 1. 

France (rois et reines de). Voy. 
Charles le Grand, Charles 
IV, Charles V, Charles VI, 
Charles VII, Charles VIII, 
Childéric III, Clovis, Hugues 
Capet, Jean I er , Jean II, Lo- 
thaire, Louis V, Louis VII, 
Louis IX, Louis X, Louis XI, 
Louis XII, Louis XIV, Pépin 
le Bref, Pharamond, Philippe 
III, Philippe IV, Philippe V, 



DES MATIERES. 



263 



Philippe VI, Robert le Pieux, 

— Anne de Bretagne, Blan- 
che de Navarre , Bonne de 
Bohème, Charlotte de Sa- 
voie, Clotilde, Isabelle d'A- 
ragon, Jeanne de Boulogne, 
Jeanne de Bourgogne, Mar- 
guerite de Provence, Marie 
d'Anjou. Vov. aussi I, 48, 
50, 75, 76, 78, 99. — (cou- 
ronne, princes, maison de). 
I, 147, 201, 216, 218, 224, 
225, 249, 277; II, 56. — 
(Louis, dauphin de). Voyez 
Louis. — (Louis de). Voyez 
Anjou. — (Robert de). Voy. 
Clermont. — (Agnès de). 
Voy. Bourgogne. — (Anne 
de). Voy. Beaujeu. — (Ca- 
therine de). Voy. Catherine 
et Charolais. — (Isabelle de). 
Voy. Isabelle. — (Jeanne 
de). Voy. Bourgogne. — (Mar- 
guerite de). Voy. Marguerite. 

— (Michelle de). Voy. Bour- 
gogne. — (Yolande de). Voy. 
Savoie. — (fils de). Leurs 
noms tirés de leurs apanages, 

I, 68.— (armes de). 1,41, 73, 
153; II, 87. — (amiral de). 
Voy. Bourbon. — (connétable 
de). Voy. Luxembourg. — 
(maréchaux de) . Voy. Rouault 
et Villiers de l'Isle-Adam. 

France. I, 21, 85, 171, 190, 
noiel, 204, 225,231, 244,263; 

II, 105 note, 119 note 1, 143, 
414, 417; III, 34, 37 note, 
263; IV, 5,58,148, 154. Con- 
quise par Francio, I, 19 ; ses 
premiers rois issus de la mai- 
son d'Autriche, 20; guerres 
de — et d'Angleterre, 68, 
239 ; peuple de — maltraité 
par les Écorcheurs, 244 ; cher- 
té des chevaux de parade en 
— ,11,60; tailles levées en — 
pour le paiement des gens de 
guerre, 61 ; Anglais chassés 
de —, I, 99; II, 209; am- 
bassadeurs du roi de Hongrie 
en — , 408; seigneurs do — 



révoltés contre Louis XI, I, 
124; — en guerre avec la 
Bretagne, III, 258. — (mer 
de). III, 223. — (pairie de). 
I, 218,221,222. — (pairs de), 
établissent la loi salique, I, 
67 ; traité fait avec eux pour 
la donation du duché de 
Bourgogne à Philippe le Har- 
di, 72; le duc de Bourgogne 
premier pair de France, II, 
87. — (royaume de). I, 201, 
202, 230, 240, 243, 245; II, 
59 et note 1, 67, 119, 338 
note, 411; III, 7, 8, 29 note. 
Maux occasionnés au — par 
l'attentat de Montereau, I, 87, 
89, 196, 197 ; les Anglais en 
occupent la plus belle partie, 
203; la paix d'Arras y est pu- 
bliée, 206; services rendus 
par Agnès Sorel au — , II, 
55. — (seigneurs, noblesse 
de). I, 90; II, 60, 425. 

Francfort-sur-le-Mein. 1 , 19 ; 
III, 286 et note 2. — (traité 
de). III, 295 note 2. 

Franche-Comté (le héraut). I, 
196. 

Franche-Comté. II, 338, note, 409 
note 1. 

Franclumonl (expédition du duc 
au pays de). I, 130; III, 212, 
213. 

Franchimontois , secourent les 
Liégeois, III, 85 note 3. 

Francières ( Isabelle de ). II, 
421 note 2. 

Francio, Franquo, conquérant 
des Gaules. I, 18 et suiv., 64. 

Franciscains. I, 190 note 1. 

Francisque (le comte). Voyez 
Sforce. 

Francs. I, 19. Voy. Français. 

Frédéric III ou IV le Pacifi- 
que, empereur d'Allemagne, 
•f 19 août ou 7 septembre 
1493. — I, 26, 29, 40, 138, 
155, 277; II, 8 note, 26, 27; 
III, 95, 228, 243 note 2, 245, 
248 note 3, 307. Sa nais- 
sance, I, 30 et note 4 ; son 



264 



TABLE ANALYTIQUE 



pèlerinage au Saint-Sépulcre, 
32; élu roi des Romains et 
empereur, 32 note 1, 33; 
ratifie la cession du Lu- 
xembourg à Guillaume de 
Saxe, II, 3 note, et son enga- 
gement aux archevêques de 
Trêves, ibicl.; Elisabeth de 
Gorlitz le sollicite en vain de 
lui venir en aide, I, 289 ; son 
entrevue à Besançon avec 
Philippe le Bon, 270 etsuiv.; 
dîne avec le duc, 279 ; affai- 
res traitées entre eux, ibid.; 
reçoit la duchesse à son en- 
trée dans cette ville, 275 note, 
280; danse avec elle, 281; 
son départ, ,281, 282 et note 
1 ; épouse Éléonore de Por- 
tugal, I, 31 ; érige l'Autriche 
en archiduché, 23 note 1 ; ré- 
serve les droits de Guillaume 
de Saxe sur le Luxembourg, 

II, 28 note 1 ; signifie à Phi- 
lippe le Bon la prise de Gons- 
tantinople, 337 ; convoque les 
princes d'Allemagne à Ratis- 
bonne, ibid.; évite de se ren- 
contrer avec le duc de Bour- 
gogne qui sollicitait de lui 
une audience, 399; son en- 
trevue à Trêves avec le duc 
Charles, I, 135; se porte au 
secours de Neuss, 137; III, 
98 , 99 ; attaqué dans son 
camp, ibid.; traite avec le duc 
et rentre dans ses États, 100 
et notes 2 et 3 ; négocie le 
mariage de son fils avec l'hé- 
ritière de Bourgogne, I, 156, 
157; III, 242 et note 4, et 
assiste à son élection comme 
roi des Romains, 1, 176; III, 
286 ; lui rend visite aux Pays- 
Bas, 287 et notes 3 et 5 ; vient 
à son secours et le délivre des 
mains des Flamands, I, 34 ; 

III, 292 et note 3, 294 ; sac- 
cage Ninove, ibid. note 3 ; as- 
siège Gand , 295 et note 2; 
lève le siège et rentre en Al- 
lemagne, 296, 297 et note 3; 



fait chevaliers plusieurs ha- 
bitants de Malines, 298; sa 
mort, I, 180; ses armes et 
celles de sa femme, 40. 

Fremault (Philippe). III, 4 
note 4. 

Fresnoy. I, 238. 

Fribourg (Jean, comte de), et 
de Neufchâtel, seigneur de 
Champlitte, conseiller au 
conseil étroit et des finances, 
gouverneur et maréchal de 
Bourgogne, f 1457 [Art dates; 
La Barre, b, 171, 198]. — I, 
189, 247 note; II, 92. Sa cam- 
pagne contre les Écorcheurs,I, 
246 et note 1, 247 note; dé- 
chargé de son office à cause 
de son grand âge, 268; ses 
gages, 270 note 1 ; assiste à 
l'entrevue de Besançon, 273 
et note 5 ; certifie la noblesse 
de Conrad de Belleval au pas 
de Marsannay, 311. 

Fribourg. IU, 211 note 1. 

Frise (royaume de). I, 135. — 
(seigneurie de), passe par suc- 
cession à Philippe le Bon, I, 
91, 92. La haute — reste in- 
soumise, 93; donnée au duc 
de Saxe, III, 319. 

Frisons. I, 135. 

Froissart (Jean), l'historien, f 
vers 1410.— I, 101. 

Frostier (Pierre) , écuyer, ex- 
clu du traité d'Arras, I, 211 
note 1. 

Fruyn (Jean de), doyen de Be- 
sançon. I, 260 note 2. 

Fumay (seigneurie de). II, 333 
note. 

Furnes (le vicomte de). IV, 122, 
127. 

Furnes (la vicomtesse de), as- 
siste aux noces de Margue- 
rite d'York, IV, 110. 



G 



Gaete. I, 75 et note 1. 
Gaillard (Michel), chevalier, 
général des finances en Lan- 



DES MATIERES. 



265 



guedoc et en Bourgogne [Arm. 
comptes, 455] . — III, 288 note 2. 

Galeotto (Jacques), aliàs Ga- 
liot, gentilhomme napoli- 
tain, très dévoué au duc Char- 
les, qui lui fit don en 1474 
d'une croisette garnie de cinq 
tables de diamants et de trois 
perles pendantes, de la valeur 
de 84 flor.; tué à la bataille 
de Saint-Aubin-du-Gormier, 
le 28 juillet 1488 [La Barre, 
a, 362; Boull., 77; Comm.- 
Dup., I, 61, 314, etc.]. — Fi- 
gure parmi les chefs des sou- 
doyers lombards et italiens 
au siège de Neuss, III, 89 et 
note 6. 

Galles (Edouard d'Angleterre, 
prince de), dit le Prince Noir, 
■f 8 juillet 1376. — Vainqueur 
à Poitiers, I, 59; sa querelle 
aux échecs avec Philippe le 
Hardi, 61 ; mort hydropique, 
180. 

Galles (Edouard d'Angleterre, 
prince de), fils du roi Hen- 
ri "VI. — Tué après la bataille 
de Tewksbury, III, 70 et 
note 4. 

Galles (le pays, la nation de). I, 
119; II, 110; III, 75. 

Gamaches (le maréchal de). Voy. 

ROUAULT. 

Gamaches (prise de). I, 133; III, 
75 et note 1. 

Garni. I, 72 note et note 4, 127, 
155 note 1, 157 et noteï, 176, 
169; II, 49 note, 154, 156,211, 
282, 283, 284, 294, 325, 326, 
327,371;III,3»o^3,48note2, 
80 note 4 , 240 note 3, 255 note 2, 
257 note 2, 272, 273, 278, 303, 
305, 316 et noie 1; IV, 30, 
109. Le duc y tient un cha- 
pitre de la Toison d'or, II, 81, 
83 et suiv.; richesse et puis- 
sance de ses bourgeois, 82, 
212 et note 3 ; joutes à — , 96 
et suiv.; se révolte contre le 
duc, 213, 227 et suiv., 243, 
244 ; le roi y envoie des am- 



bassadeurs, 275, 276 et note 

3, 280 et note 1, dont ses ha- 
bitants ne veulent pas ad- 
mettre la sentence, 283, 284; 
suite de la guerre, 279, 286 et 
suiv., 303 et suiv., qui amène 
une grande pestilence à —, 
299; capitulation, traité et 
soumission de — , 319 note, 
329 et notes 1 et 2, 330 et 
suiv.; ses bannières livrées 
au duc, 332; fêtes à — à l'oc- 
casion de la paix, ibid.; Hu- 
gonet et d'Humbercourt exé- 
cutés sur le marché de — , 
III, 242; le jeune archiduc y 
est mené en maillot, 254, et 
retenu avec sa sœur après la 
mort de leur mère, I, 166; 
III, 261 et note 2 ; le seigneur 
d'Esquerdes y pénètre dans 
l'intention d'enlever l'archi- 
duc, I, 168; 111,271 et note 4, 
272; Guillaume Rym y est 
exécuté, 274 et note 4, 275; 
les partisans de Maximilien y 
reprennent le pouvoir, 278, et 
envoient chercher ce prince 
qui y fait son entrée solen- 
nelle', 1, 171 etsuiv.; III, 280 et 
suiv., 305; exécutions à — et 
amendes imposées à ses ha- 
bitants, 284 et note 3, 285 et 
note 1 ; assiégé par l'empe- 
reur Frédéric, 295 et note 2 ; 
Coppenolle y est décapité, 
302, 303 et note. Voy. aussi 
Gantois. — (bailli de). Voy. 
Dadizeele et Goy. — (états 
de). III, 213 note 2. 

Gantois, I, 33, 93 notes 1 et 2, 
127,155,287; II, 235,236 noie 

4, 237, 242 note 3, 264, 265 note 

1, 271 note 4, 272 note 3, 273, 
276, 278,290, 332 note 3; III, 
5 note 1, 203 note, 254 note 1, 
266 note, 276 note 1, 288 note 

2, 289 note, 316. Veulent ma- 
rier Marguerite de Flandre à 
un prince anglais, I, 72; 
abandonnent Philippe le Bon 
au siège de Calais, 101 ; dé- 



266 



TABLE ANALYTIQUE 



confits par lui en deux ba- 
tailles, 102; leur prospérité, 
II, 82, 212, contestée par cer- 
tains documents, ibicl., note 
3; causes de leur méconten- 
tement contre le duc, 212 et 
note 5 ; nomment des officiers 
sans son aveu, 213 ; négocient 
avec lui, 217 note 6, 218; 
prennent les armes, 221; 
leur arrogance, 222; s'empa- 
rent des châteaux de Gavre, 
223 et note 3, de Poucques et 
de Schendelbeke, 224 et notes 

1 et 2; assiègent Audenarde, 
227 et suiv.; leur stratagème 
inutile pour faire capituler 
Simon de Lalaing, 233 ; bat- 
tus au Pont d'Espierres, 235, 
236, et sous Audenarde, 237 et 
suiv.; lèvent le siège de cette 
place, 241 ; menacés dans leur 
fuite, 243 et suiv.; défendent 
Gand, 246 et note 1 ; battus à 
Lokeren, 247, 248, à Termon- 
de, 251 et suiv. , à Nevele, 254 et 
suiv., et à Basele, 261 et suiv.; 
brûlent Vive, 254 note 5; sor- 
tent en force de Gand , 265, 266 
note 1; battus à Rupelmonde, 
269 et suiv.; sollicitent l'inter- 
vention du roi ; 274 et note 2 ; 
reçoivent ses ambassadeurs, 
275; empêchent l'attaque de 
Moerbeke, 277 ; rompent une 
trêve de trois jours et se font 
battre devantHulst, 273 etnote 
1, 279 note 3; obtiennent une 
nouvelle trêve, 280 et note 1, 
281 ; sentence rendue contre 
eux par les ambassadeurs du 
roi, 283, 284, 285 et notes 1, 

2 et 3 ; ne veulent pas l'ac- 
cepter et reprennent les ar- 
mes, 285, 286; suite des hos- 
tilités, 286 et suiv.; renou- 
vellent les négociations, 293, 
294 note 3; leur marche sur 
Courtrai, 294, 295; dressent 
une embuscade à la duchesse 
de Bourgogne, 296, 297 ; tien- 
nent une journée pour la paix 



à Séclin sans résultat, 298; 
suite de la guerre, ibid. et 
suiv.; repoussent les offres 
de paix, 300, 301 ; leur entre- 
prise malheureuse sur Alost 
ou Ath, 303 et note 3; forcés 
de rendre les châteaux de 
Schendelbeke, 304 et suiv., 
de Poucques, 312, et de Ga- 
vre, 316; trahis par le chef 
des Anglais àleursolde, 314 et 
suiv.; livrent bataille à Gavre, 
316 et suiv.; entourent le duc, 
322, 323 ; mis en fuite, 324 et 
suiv.; négocient avec lui, 328 
et suiv.; acceptent les condi- 
tions de paix qu'il leur im- 
pose, 329, et lui font amende 
honorable, ibid. et suiv.; font 
mourir Hugonet et d'Hum- 
bercourt, III, 242; poussent 
au mariage de Marie de Bour- 
gogne avec Maximilien, I, 
155, 157; s'emparent de leurs 
enfants après la mort de cette 
princesse et nomment un 
conseil de régence, III, 260 
et suiv.; contraignent Maxi- 
milien à fiancer sa fille au 
dauphin, 1, 163, 164, et s'obs- 
tinent à garder le jeune ar- 
chiduc, 166; III, 261 ; excités 
par Guillaume Rym, 264 et 
note 4; perdent la place de 
Termonde, 266 et suiv.; leurs 
courses sous les ordres du 
comte de Romont, 268 et 
suiv.; accusent Guillaume 
Rym et les Français de tra- 
hison, 273 et suiv.; rendent 
le jeune archiduc à son père 
qui fait son entrée solennelle 
dans leur ville, I, 172, 173; 
III, 278 et suiv.; se muti- 
nent le soir de cette entrée, 
281 et suiv.; le comte de 
Nassau propose de les exter- 
miner, 283 ; Maximilien leur 
pardonne et ne fait exécuter 
que les plus coupables, 284 
et suiv.; nouvelle révolte des 
— , 290; font périr Mathieu 



DES MATIERES. 



267 



Payert, ibid. et note 3 ; re- 
çoivent les otages des Bru- 
geois, ibid.; soutiennent Phi- 
lippe de Clèves dans sa lutte 
contre Maximilien, 298; s'em- 
parent de Dixmude, 300 et 
notes 1 et 3 ; reçoivent de Maxi- 
milien une entière amnistie 
après une nouvelle rébellion, 
303 et note 2. 
Gantois (N.), marchand de Lille. 

III, 79. 

Gardin (Marciot du). II, 404. 

Gardin (Nicolas du). II, 404. 

Garlot (Hervé) , prend part au 
tournoi de l'Arbre d'or, III, 
192. 

Gasbecq. III, 269 note 1 . 

Gasbecque (le seigneur de). Voy. 
Hornes. 

Gaule (la). I, 21; IV, 69. La 
— Belgique, I, 47. Les Gau- 
les. I, 19, 46, 47. Noblesse de 
— . IV, 69. 

Gavre ( Arnoul de), seigneur 
d'Escornais, f 1469 [Ans., 

IV, 873]. — Député des Gan- 
tois, II, 222 note 1 ; envoyé à 
Audenarde pour y maintenir 
l'autorité du duc, 227 et note 1 ; 
contribue à la défense de cette 
ville, 229. 

Gavre (Béatrix de), comtesse de 
Faukenberg. II, 223 et noie 6. 

Gavre (N. de), femme de Si- 
mon de Lalaing. II, 230. 

Gavre. II, 223 note 2, 245, 287 
note 2. Prise de — par les 
Gantois, II, 223 et note 2; 
siège et prise de — par l'ar- 
mée ducale, 313 et suiv.; ba- 
taille de —, 317 et suiv.; le 
capitaine de — prisonnier, 
307, et pendu, 308; traité de 
—, I, 127. 

Gayetle, Gaëte. 1, 75 et note 1. 

G-Bdbon i tapisserie de). IV, 16'i, 
166. 

Gémeaux. I, 246 note 1. 

Genappe- Romant. II, 50, 410, 
413 notes 7 et 8, 418 et note 2; 
III, 299. Résidence du dau- 



phin, I, 103; II, 412 et note 1. 

Genay (Simon de). II, 208 note 1. 

Gencspe. Voy. Genappe. 

Genève. III, 234, 235, 318 note 3. 

Genevois, Jennevois, pour Génois. 
m, 114 et note 1; IV, 101, 
104. 

Gennes (rivière de). II, 116. 

Georges (S*). III, 114; IV, 47, 
105. 

Gercy (seigneurie de). III, 221. 

Germain (Jean), évèque de Ne- 
vers (1430) et de Chalon (1436), 
f 2 février 1460. — I, 249 
note 1, 260 note 2; II, 85 et 
note 1, 225 note 1. 370; IV, 
164. 

Germains. I, 45. Leur mépris 
des bâtards, I, 110. 

Germanie. I, 21, 46, 289. — 
(maisons, noblesse de). I, 16; 
IV, 69. — (princes de), accom- 
pagnent Frédéric IV dans son 
expédition au secours de 
Neuss, I, 137. 

Germigny - sur - Marne. 1 , 72 
note ^ 

Gerondcile (place de). III, 229. 

Gevrey - Chambertin. I, 294 et 
note 6. 

Gex. I, 140 et note 3. 

Gheklre. Voy. Gueldres. 

Gheluwe. III, 255 note 2. 

Ghistelles (Jacques de), sei- 
gneur de Dudzeele, chambel- 
lan du duc Charles en 1475 
[Mol., III, 250]. — Décapité 
par les Brugeois (1488), III, 
289 et note 2. 

Ghistelles (Jean de), seigneur 
du Brouke, de Gouderborck 
et de Wasquehal [Beauc, 
512]. — Joute au banquet de 
Lille, II, 348 et note 1. 

Ghistelles (Josse de). III, 252 
note 2. 

Guistelles (Marguerite de). II, 
1 i2 note 1. 

Gh>/nne, Guines (comté de). I, 
102. 

Giberrot ou Aliubarota (bataille 



268 



TABLE ANALYTIQUE 



de), livrée le 14 août 1385. — 
I, 115. 

Gien-sur- Loire ( ville et comté 
de). I, 227. 

Giey-sur-Seine. I, 241 note. 

Girsch, près Arlon. II, 302 note 5. 

Glasonberry (abbaye de). I, 120. 

Gleighen (Ernest, comte de), 
seigneur de Blankenheim. 
C'est le comte de Glick de notre 
texte. —II, 9 note 2, 25, 42, 45. 
Envoyé en Luxembourg par 
Guillaume de Saxe, II, 8, 9 et 
note 1 ; son lieutenant audit 
pays et au comté de Ghiny, 17, 
18"; défié par Philippe le Bon, 
8, 9 note1\ porte lui-même défi 
à la duchesse douairière, 9 
note 1 ; représente Guillaume 
de Saxe à la journée de Flo- 
renge, 23 et suiv.; refuse le 
défi de bataille qui lui est of- 
fert pour vider la querelle du 
Luxembourg, 34; ses députés 
négocient avec le duc Phi- 
lippe, 37; se retire au châ- 
teau de Luxembourg, 38, 39; 
profite d'une escarmouche 
pour s'échapper, 43, 44; se 
réfugie à Thionville, 44. 

Glimes (Jean dei, seigneur de 
Berg-op-Zoom, chambellan 
du duc Charles en 1475, pre- 
mier chambellan du duc de 
Clèves [Beadc. , 512; Bar.- 
Gach., II, 705, 706]. — Son 
vœu du faisan, II, 389 et note 
1 ; assiste aux noces de Bruges, 
III, 117 et note 3. 
Glocester (Humfroy d'Angle- 
terre, duc de), frère du roi 
Henri V, étranglé en 1466. 
— 1,91,92, 94, 239 et note 4; 
II, 28 et note 2. 
Gobet (Gilles), aliàs Gabot, hé- 
raut du nom de Fusil, puis 
roi d'armes de la Toison d'or 
en remplacement du seigneur 
de Saint -Remy, encore en 
fonctions en 1475 [Saint-Re- 
my, édit. Morand, II, xlvj]. — 
Assiste au pas de l'Arbre d'or, 



III, 125, 188, et à la réception 
dans l'ordre de l'archiduc 
Maximilien, 251. 

Gocht. III, 205 note 3. 

Godefroi de Bouillon, roi de 
Jérusalem, f 18 juillet 1100. 
— I, 32. 

Goetgoebeur (Mikiel). III, 118 
note 1. 

Gonain (les Chartreux de). 1, 136. 

Gondebault (le roi).. I, 52, 53. 

Gorcum. III, 3 note 3, 151 et 
note 1 ; IV, 124 et note 2. 

Goritz (Meinhard, comte de). 
I, 27 note 6. 

Goritz (Catherine de), fille de 
Meinhard. I, 27 note 6. 

Gorlitz (Jean, duc de), marquis 
de Moravie, père d'Elisabeth 
ci-dessous. I, 288 note 2. 

Gorlitz (Elisabeth de), duchesse 
de Luxembourg, mariée : 1° à 
Antoine de Bourgogne, duc 
de Brabant (1409); 2° à Jean 
de Bavière, évoque de Liège, 
+ 1451. — I, 103; II, 6 note, 
17 note 3; III, 5 note 1. Chas- 
sée du Luxembourg par les 
partisans du duc de Saxe, 
demande en vain secours à 
l'empereur et se réfugie près 
du duc Philippe son neveu, 
I, 288, 289; II, 8 note; ses 
droits sur le Luxembourg, I, 
289 note 2; II, 2 note 2, 28 
note 1 ; forcée par le mauvais 
état de ses affaires de les cé- 
der d'abord aux héritiers de 
Luxembourg, puis à Philippe 
le Bon, 3 note, 5 note 2; dé- 
fiée par le comte de Gleichen, 
9 et note 1 ; suit le duc dans 
son expédition, 21, 46; fait 
la paix avec Guillaume de 
Saxe et confirme la cession 
de ses droits au duc de Bour- 
gogne, 46 et note 2, 47 note; 
donne quittance de son douai- 
re, 8 note 1 ; sa mort, 206 et 
note 2. 

Gormault. III, 58. 

Gotière (messire). II, 12?. 



DES MATIERES. 



269 



Gouda. I, 155 note 1. 

Gourlay (Josse de), seigneur de 
Monsures, dont la veuve 
Jeanne Mauchevalier épousa, 
en 1506, Jean de Hallwin 
[Ans., UI, 914]. — Prend 
part au tournoi de l'Arbre 
d'or, III, 192 et note 2. 

Gouvignon (Henri de), écuyer 
dauphinois; sa femme Louise 
de Saint -Germain est dite, 
en 1447, relicte de François 
de Troiscours [Peinc, XX, 
624]. — Joute au pas de Mar- 
sannay, I, 317, 318, 321. 

Goux (Pierre de), seigneur de 
Contrecœur et de Wedergrate, 
conseiller et chambellan du 
duc Philippe, chancelier de 
Bourgogne en 1465, etc., etc., 
f 4 avril 1465 [Beauc, 513]. 
— Figure au pas de la Fon- 
taine de Plours, II, 148; che- 
valier à Gavre, 318 et note 4 ; 
assiste au conseil tenu après 
la bataille, 325 ; rédige la let- 
tre envoyée aux Gantois, 326 
et note 2 ; conseiller du comte 
de Charolais pendant le voya- 
ge de son père en Allemagne, 
398; ses conseils de modéra- 
tion lors de l'entrevue de Pé- 
ronne, III, 83 ; assiste à l'en- 
trée de Marguerite d'York à 
Bruges, 112 et note 1. 

Goy ( Jacques de ) , seigneur 
d'Auby, chevalier, conseiller 
et chambellan de l'archiduc 
Maximilien, haut bailli de 
Gand en 1482 [Mol., II, 
316, 380; Boull.,90]. — III, 
262 note 5, 265 et note 5. 

Grammont (l'abbé de). II, 222 
Ttots \ 

Grammont. II, 222 note 1, 226 
note 1, 234 et note 2, 242, 243, 
304. — (prise de). I, 170. 

Grancey (siège et prise de). I, 
95 et note 1, 248. 

Grandpré (le comte de). Voy. 
Borselle. 

Grange aux Merciers (conférence 



de la). III, 23 et note 2, 24, 28. 

Grange aux Merciers (la). Guild- 
Hall. — III, 54. 

Grange (château de la). II, 22, 
23. 

Granges. II, 53 note 2. 

Granson (Jean de), seigneur 
de Pesmes, mari, en 1432, 
de Jeanne de Toulongeon 
[Guill., I, 43 et suiv. : La 
Ghesn., VII, 416, 417]. — 
II, 49 note. Son différend avec 
Jacques de Ghabannes, 1, 253 
et suiv.; assiste à l'entrevue 
de Besançon, 273 ; prend part 
à l'expédition du Milanais, 
II, 117 note; étouffé entre 
deux matelas, 415 et note 1 . 

Granson (Odo de). II, 54 note 5. 

Granson (siège et bataille de). 

I, 54 note 3, 139; III, 209 et 
note 3, 210. 

Grantmont. Voy. Grammont. 

Grasset (Parnet ou Perrenet), 
écuyer, panetier de Philippe 
le Bon, capitaine du Niver- 
nais en 1433 [La Barre, b, 
228]. — I, 203. 

Grave. III, 202 note 2. 

Gravelines. II, 141. 

Gravesteen. III, 283 note 1. 

Gray. II, 339 note. 

Grèce. I, 21, 288. 

Grecs. I, 17. 

Grégoire (S 1 ). I, 54 et note 3. 

Grenant (Guillaume de), écuyer 
d'écurie de Philippe le Bon, 
capitaine de Luxembourg [La 
Barre, b, 236]. — Prend part 
à l'expédition du Luxembourg, 

II, 35-37,42, 49, 302 et «oie 4. 
Gros (Jean), secrétaire audien- 

cier du duc de Bourgogne, 
son élu, puis élu du roi aux 
états, greffier du parlement 
pour le comté, f 1483 [Arm. 
comptes, 126]. — III, 234. 

Gros ou Le Gros (Jean), tréso- 
rier de la Toison d'or. III, 
291 et note 5; IV, 146. 

Grunewala (montagne de). II, 
47 note. 



270 



TABLE ANALYTIQUE 



Gruthuse (le seigneur de la). 
Voy. Bruges. 

Gueldres (Adolphe d'Egmont, 
duc de), chevalier de la Toi- 
son d'or, fils d'Arnoul ci- 
dessous, f 1477. — III, 244 
note 3; IV, 149. Épouse Ca- 
therine de Bourbon, III, 42 
et notes 1 et 2; fait enlever 
son père et le retient en pri- 
son, 202 et note 2; aimé de 
Charles le Téméraire qui, 
pourtant, le fait arrêter et 
condamner à la prison per- 
pétuelle, 202 et notes 1 et 2, 
203 et note 2 ; mis en liberté 
après la mort de ce prince et 
tué devant Tournai, 203 note. 

Gueldres (Arnoul d'Egmont, 
duc de), en 1423, chevalier 
de la Toison d'or, f 1473. — 

II, 52 note 1, 117 note 4. As- 
siste à l'assemblée d'Arras, 
I, 204 et note 8; enlevé par 
ordre de son fils; III, 202 et 
note 2 ; sa captivité à Buren, 
ibid.; mis en liberté par le 
duc de Bourgogne à qui il fait 
cession de ses États, ibid., 
203 note; sa mort, ibid. 

Gueldres (Charles, min jonc- 
ker de), fils d'Adolphe, duc 
de Gueldres en 1477, f 1538. 

— Porte un cierge au mariage 
de Marie de Bourgogne, III, 
244 et note 3 ; assiste à l'en- 
trée de Maximilien à Gand, 

1, 172; III, 281; rentre en 
possession des États de son 
père, 244 noie 3. 

Gueldres (Catherine de Bour- 
bon, duchesse de), femme du 
duc Adolphe, f 1469. — Son 
mariage, III, 42 et notes 1 et 

2, 202 note 1. 

Gueldres (Catherine de Clèves, 
duchesse de), femme du duc 
Arnoul, était morte en 1479. 

— II, 52 note 1, 117 note 4; 

III, 202 note 1 . 

Gueldres (Philippine, made- 
moiselle de), sœur de Charles, 



femme de René II de Lor- 
raine, f 26 février 1547. — 
Porte un cierge aux noces de 
Marie de Bourgogne, III, 244 
et note 3 ; son mariage, ibid. 

Gueldres (le bâtard de). III, 97. 
— (Marie de). Voy. Marie. 

Gueldres. I, 162; III, 211. — 
(duché de), m, 202 note 1, 
316. Cédé à Charles le Témé- 
raire qui en fait la conquête, 
I, 135; III, 203 note, 205 et 
notes 2 et 3, 208. — (ville de). 
III, 92 note 4. 

Gueurick (Jeanne de). Voy. 

GORLITZ. 

Guevara (Jean de), comte d' Aria- 
no, chevalier de la Toison d'or, 
pensionnaire du duc Charles 
en 1475. — II, 205 note 3. 

Guiche (Girard, seigneur de la), 
chevalier, chambellan du roi 
et sénéchal de Lyon, marié 
en 1401. — I, 96 note 3. 

Guillaume I er le Bâtard , roi 
d'Angleterre, f 9 septembre 
1087. —I, 114, 120, 121. 

Guillaume II le Roux, roi d'An- 
gleterre, f 2 août 1100. — I, 
121 note 1. 

Guillaume (Regnault), capitaine 
d'Écorcheurs. I, 244. 

Guinegate (bataille de). I, 161 et 
note 2, 162 note 1; III, 257 
note, 306 et note 1. 

Guise. I, 242 note 1. — (comté 
de). III, 222. 

Guyenne. I, 61 , 99 ; II, 208 note 1 , 
274. Les Anglais en sont ex- 
pulsés, II, 209, 210 ; conquê- 
tes du roi en — , 218. — (du- 
ché de). I, 241. 

Guyselle (Jean de la), tué à Ga- 
vre, II, 320. 



11 



Habsbourg (le comte de). I, 26 

et note 1. 
Habsvaing, Haubsvain (le). Voy. 

Hesbaye (la). 
Hagenbach (Pierre de), seigneur 



DES MATIERES. 



271 



de Belmont, chevalier, con- 
seiller et maître d'hôtel du 
duc Charles, grand bailli du 
comté de Ferrette, f 1474 
[Beauc, 515; Gollut, 1242]. 

— Chargé par le duc de, faire 
tondre les nobles de ses États, 

II, 422 et note 2; commande 
l'artillerie au siège de Binant, 

III, 44. 

Hainaut (Guillaume I er le Bon, 
comte de), f 7 juin 1337. — 
I, 88. 

Hainaut (Marguerite de), tille 
de Guillaume, impératrice. 
f 23 juin 1356. — I, 88. 

Hainaut (armes de). I, 88. — 
(comtes de). II, 402. — (roi 
d'armes de). III, 299. — (sé- 
néchal de). HI, 26. Voy. Ru- 

BEMPRÉ. 

Hainaut. I, 134, 159, 161, 167, 
169, 225, 239, 242, 268 ; II, 
28, 65, 167, 205, 224, 233, 
249, 293, 303 notai, 304,370, 
408 note; III, 81, 166, 211, 
223, 253 note 4, 318 note 3; 

IV, 7. — (archers de). II, 235. 

— (charte de). III, 265 note 1. 

— (comté de). I, 91, 94. — 
(états de). III, 261 notek. 

Hallwin (Antoine de), seigneur 
de la Capelle, chambellan du 
duc en 1475, fils de Wau- 
tier IV, tué devant Nancy 
(1477). — II, 224 note 7. Fi- 
gure au pas de l'Arbre d'or, 
III, 150; IV, 122, 131. 

Hallwin (François de), fils de 
Wautier IV* tué à Morat 
(1476). — II, 224 note 7. 

Hallwin (Jacques de), bailli de 
Bruges, fils de Wautier IV, 
tué à Guinegate (1479). — II, 
224 note 7. 

Hallwin (Jean de), seigneur 
d'Esclebec, Lesdringhen, etc., 
fils de Louis , seigneur de 
Piennes ci-dessous. — III, 
192 note 2. 

Hallwin (Jean II, seigneur de) 
et de Bellenghem, conseiller, 



chambellan du duc de Bour- 
gogne, sou\erain bailli de 
Flandre, fils de Wautier IV, 
f 1473 [Beauc, 515], — II, 
224 note 7; IH, 318 note 2; 
IV, 122. 

Hallwin (Jean de), seigneur de 
Roullers et de Bouzinghem, 
frère de Wautier IV, f 1482. 
— II, 302 et note 2. 

Hallwin (Josse de), seigneur de 
Piennes, chevalier, conseiller 
et chambellan du duc de 
Bourgogne, souverain bailli 
de Flandre en 1454, frère de 
Wautier IV, f 1472 [Beauc, 
515]. — II, 224 note 7. 

Hallwin (Josse de), seigneur de 
Cauquelare, fils de Wau- 
tier IV. — H, 224 note 7. 

Hallwin (Louis de), seigneur 
de Piennes, fils de Josse, 
chambellan du duc Charles, 
gouverneur de Picardie en 
1512, f 1518 [Comm.-Dup. II, 
261]. — III, 295 note 2. 

Hallwin (Wautier IV, seigneur 
de), f 8 octobre 1441. — II, 
224 note 7. 

Hallwin (N. de), tué à Mont- 
lhéry, III, 17 note 3. 

Hamel (Mathias de), chanoine 
d'Arras. III, 135 note 1. 

Hames (Hue, seigneur de), che- 
valier [Beauc, 515]. — Sou- 
tient le parti du duc de Bour- 
gogne en Luxembourg, II, 
302 note 3; tué à Montlhéry, 

III, 17 et note 1. 

Hames (Jean, seigneurde), cham- 
bellan du duc en 1475, pro- 
bablement fils du précédent 
[Bar.-Gach., II, 706]. — Fi- 
gure au pas de l'Arbre d'or, 

IV, 122. 
Ilamette (la). II, 258. 

Hanau (le comte de). III, 293 

note 2. 
Hannibal. I, 114, 179. 
Hannuyers. II, 18, 224, 289; 

III, 92 note 1, 269. 
Happlaincoukt ( Charles de ), 



%1% 



TABLE ANALYTIQUE 



prend part au tournoi du pas 
de l'Arbre d'or, III, 193. 
Happlaincourt (Jean, seigneur 
de), de Béthencourt, etc., etc., 
chevalier, capitaine de Ba- 
paume en 1442 [Beauc, 516]. 

— Prend part à l'expédition 
du Luxembourg, II, 13 et 
note 5 ; combat à Nevele, 257 ; 
s'enfuit à Montlhéry, III, 12 
note 2. 

Harald II, roi d'Angleterre, 
+ 1066. — I, 121 note 1. 

Haraucourt (Guillaume de) , chef 
du conseil du duc Jean de 
Calabre, évèque de Verdun 
en 1456, f 25 février 1500. — 
Accompagne le duc de Berry 
en Bretagne, III, 34 et note 2 ; 
figure aux noces de Bruges, 
112 et note 4, 200. 

Harbaeys (Simon de). II, 6 note. 

Harbonnières (N.). I, 238 note 1. 

Harchies (Gilles de), seigneur 
de Belligniers ou Bellignies, 
conseiller et chambellan du 
duc [Arch. Nord, IV, 223; 
Beauc, 516]. — II, 403, 404. 

Harchies (Jacques, seigneur de), 
chevalier, chambellan du duc, 
bailli de St-Quentin [Beauc, 
516]. — Combat à Basele, II, 
260 ; banneret à Rupelmonde, 
268 ; commis avec 01. de la 
Marche à la garde d'Abbeville, 
III, 74 ; joute au pas de l'Ar- 
bre d'or,' IV, 133, 134. 

Harchies (seigneurie de). II, 268. 

Harcourt (Christophe d'), sei- 
gneur d'Havrech, chevalier, 
conseiller et chambellan du 
roi, maître et général réfor- 
mateur des eaux et forêts de 
France, etc., f 11 mai 1438 
[Ans., VIII, 897]. — Ambas- 
sadeur du roi à l'assemblée 
d'Arras, I, 208, 209. 

Harcourt (Jeanne d'), comtesse 
de Namur et damede Béthune. 

— II, 414 et note 3. 
Harcourt (Marie d'), femme, en 

1417, d'Antoine de Lorraine, 



f 19 avril 1476. — H, 414 
note 3. 

Harlebecque, brûlé, II, 287. 

Harlem. I, 155 note 1; IV, 109. 

Harlon. Voy. Arlon. 

Haron. I, 111. 

Harssy (place de). III, 229. 

Hasselt. III, 48 note \. 

Hasslet ou Hesler (Georges), 
chancelier du duc d'Autri- 
che, protonotaire apostolique, 
archidiacre de Cologne, car- 
dinal en 1477, f septembre 
1482 [Comm.-Dup.,I, 319 note 
2]. — III, 243 note. 

Hast. Voy. Ath. 

Haufort (Jean), prend part au 
tournoi de l'Arbre d'or, III, 
192. 

Haultas (le roi). Voy. Agolas. 

Haulbourdin, Hautbourdin (le 
seigneur de). Voy. Luxem- 
bourg. 

Haute-Penne (le seigneur de). 
Voy. Wildt. 

Haye\la,). III, 2 note 3, 3 note 3, 
237 note et note 1. 

Hector, père de Francio. I, 18. 

Heemstède (le seigneur d'). II, 
271 note 4. 

Heers (Rasse ou Raesde la Ri- 
vière, seigneur de Lintres et 
de) , chevalier, conseiller du 
roi, maître de la cité de Liè- 
ge en 1463, f 8 décembre 1477 
[Comm.-Dup., I, 133 note 1]. 
— Battu à Montenaken, III, 
26 note 5 ; chef des Liégeois à 
Brunstein, 65 note 4. 

Heinsberg (Jean I er le Belli- 
queux, seigneur de), de Da- 
lembroch, de Schonforst, etc., 
engagiste du duché de Bouil- 
lon en 1419 [Art dates, III, 
suppl., p. vj. — Assiste à 
l'assemblée d'Arras, I, 204, 
205 note 1. 

Heinsberg (Jean VII de), fils de 
Jean I er , évèque de Liège en 
1419, résignataire en 1455, 
mort peu après [Beauc, 517 ; 
Art dates, ibid.]. — Assiste à 



DES MATIERES. 



273 



l'assemblée d'Arras, I, 204 et 
note 9; vient au-devant du 
duc à Namur, II, 50 et note 3. 

Hélène, femme de Ménélas. 1, 1 7 . 

Hélène (sainte). I, 179. 

Helleselles. II, 286 note 4. 

Hembyse (Antoine van). III, 
252 note 2. 

Hénin (Pierre de), seigneur de 
Boussu, chevalier de la Toison 
d'or. — Son vœu du faisan, 
II, 392. 

Henri IV Derby, roi d'Angle- 
terre, f 20 mars 1413. — I, 
117 note. Mort ladre, I, 180. 

Henri V le Conquérant, roi 
d'Angleterre, f 31 août 1422. 

— I, 89, 91, 94, 203, 239 
note 4; II, 209 et note 3. 
Épouse Catherine de France, 
1, 202 ; malade d'alopisie, 180. 

Henri "VI, roi d'Angleterre, 
f 1471. — I, 204; II,, 109 et 
note 3; III, 135 note 1. Épouse 
Marguerite d'Anjou, II, 59 et 
note 2, 61 ; de petite intelli- 
gence, 209; se laisse gouverner 
par sa femme, ibid. et note 3. 

Henri VII Tobor, roi d'Angle- 
terre, f 22 avril 1509. — III, 
301. 

Henri II le Magnifique, roi de 
Castille, -f- mai 1379. — Bâ- 
tard, I, 114. 

Henri, roi de Portugal. I, 38. 

— Il s'agit probablement de 
Denis le Libéral, décédé en 
1324 ou 1325. Voy. Boulogne 
(Marie de). 

Herchoubbez (Mgr de), aliàs de 
Herchouwez, chambellan du 
duc en 1475. IV, 118. 

Herck (combat de). III, 26 note 5. 

Hercule. I, 43, 113, 114; II, 
349. Travaillé du mal caduc, 
I, 178; ses travaux représen- 
tés aux noces de Bruges, III, 
143 et suiv., 166 et suiv., 184 
et suiv.; IV, 121, 130, 138. 

Hèrin (Antoine de), Originaire 
de Picardie [Beauc, 518]. — 
Joute à Dijon, I, 286; figure 

IV 



au pas de la Pèlerine, II, 121; 

combat à Audenarde, 239 et 

note 2, 242 ; tué à Nevele, 255, 

256. 
Herlain (Pierre de), médecin 

savoyard. II, 421 note 3. 
Hermine (ordre de 1'). IV, 162. 
Hermites (arbre des). 1,290 notei. 
Hesbaye (la), aliàs le Habsvaing. 

III, 46 et note 1, 47, 64, 65. 
Hesdin. I, 162 ; III, 2 note 3, 3, 

262. — (château de). II, 350 

notet. — (traité de). II, 5 noie 2. 
Hesse (Guillaume, landgrave 

de). III, 296 et note 1. 
Hesse (Mathildede), femme, en 

1481 , de Jean II, ducde Clèves. 

— III, 243 note 4. 
Hester. IV, 103. 
Heusden. III, 287 note 1. 
Heyne (village de). II, 230 et 

note 1. 

Hinespaul, capitaine du roi Ma- 
thias. III, 307 et note 4. 

Hochberg - Sausenberg ( Guil- 
laume, margrave de), marquis 
de Rothelin, + 1458 [Mor.] 
ou vers 1473 [Art dates, III, 
345, 346]. — II, 51 note 3. 
Assiste à l'entrevue de Be- 
sançon, et non son fils Ro- 
dolphe, comme il est dit par 
erreur, I, 273 note 6. 

Hochberg (Hugues de), marquis 
de Rothelin, fils puîné de 
Guillaume [Art dates, ibid. J . 

— Assiste à l'entrée de Phi- 
lippe le Bon à Bruxelles, II, 
51 et note 3. 

Hochberg (Rodolphe de), mar- 
quis de Rothelin, comte de 
Neuchàtel, maréchal de Bour- 
gogne (1470), fils de Guillau- 
me, f 1487 [Art dates, loc. 
cit.; Gollut, 1278]. III, 223.' 

Hoecks, Houx (faction des). I, 
93 et notes 1 et 2. 

Hogue-St-Vas (la). III, 69. 

Holchin (château de). II, 235 no- 
ie 3. 

Holland (Henri), duc d'Exces- 
ter. — II, 396 note 2. 
18 



274 



TABLE ANALYTIQUE 



Hollandais. II, 224, 271, 273; 

III, 92 note 1. 
Hollande (Guillaume, comte 
de), roi des Romains, f 1256. 
- I, 94. 

Hollande (armes de). I, 88. 

Hollande. I, 155 nolel, 170; II, 
17 note 3, 82 note, 135 note 1, 
397; III, 3 et note 3, 201 et 
note 1, 237 note. Conquise par 
Philippe le Bon, I, 239. — 
(comté de), échoit par suc- 
cession à Philippe le Bon, I, 
91, 92, 94. — (mer de). III, 
224. 

Honfleur. III, 33 note 1. 

Hongrie (rois de) . III, 307 note 3. 
Voy. Ladislas, Mathias Cor- 
vin. 

Hongrie. I, 289; II, 336. — 
(royaume de). I, 27, 199; III, 
307, 309. 

Hongrois. II, 113. 

Horn-Perwès (Thierry de), évê- 
que de Liège (1406), tué à 
Tongres le 23 septembre 1408. 

— I, 84 et note 6, 200. 
Hornes (GuillaumelX, seigneur 

de), père de Jacques, f 1453. 

— II, 355 note 8. 

Hornes (Jacques, 1 er comte de), 
pensionnaire du duc Charles 
en 1475, f 3 mai 1488. — II, 
265 noie 1; III, 268 noie 1. As- 
siste au banquet de Lille, II, 
355 et note 8 ; lève des troupes 
pour la guerre de Liège, III, 
26 note 4. 

Hornes (Philippe de), seigneur 
de Baussignies , Gaesbeke, 
etc., chevalier, conseiller et 
chambellan du duc de Bour- 
gogne et de l'archiduc d'Au- 
triche, f 1488 [Beauc, 519]. 

— II, 238, 272. Lève les gens 
d'armes de Brabant pour la 
guerre contre les Gantois, II, 
224 ; chevalier à Audenarde, 
237; prend part à la guerre 
contre les Liégeois, III, 25 et 
note 3 ; les bat à Montenaken, 
26. 



Hornu. III, 247 note 4. 

Hôtel vert, à Gand. III, 279. 

Hovarderie (Lyon, seigneur de 
la), panetier du duc Charles, 
résignataire en 1475. [Beauc, 
5191. — Combat à Basele, II, 
263. 

Howard (Jean), duc de Norfolk, 
maréchal d'Angleterre, f 1485 
[Comm.-Dup., I, 340]. — III, 
193 et note 1. Assiste à l'en- 
trée de Marguerite d'York à 
Bruges, III, 111 et note 6; 
IV, 96, où La Marche lui 
donne le titre d'amiral. 

Howard (Thomas), comte de 
Surrey, duc de Norfolk, ma- 
réchal d'Angleterre en 1510, 
f 21 mai 1524, fils de Jean. — 
Prend part au tournoi de 
l'Arbre d'or, III, 193 et note 1. 

Hugonet (Guillaume), seigneur 
de Saillant, Époisses et Lis, 
conseiller, maître des re- 
quêtes et chancelier du duc 
de Bourgogne (1471), décapité 
le 3 avril 1477 [Boull., 72; 
Arm. comptes, 10; Bar.- 
Gach. , II, 710 et suiv.]. — III, 
213 notes 2 et 3. Chargé d'exa- 
miner les titres des comtés de 
Champagne et de Brie, III, 28; 
emprisonné et mis à mort par 
les Gantois, 242. 

Hugues Capet, roi de France. 
I, 65 et suiv. 

Hulst. II, 34 note 1. 222 note 1, 
258 note 6, 278 'noie 3, 279 
note 3; III, 300 note 1. Com- 
bat devant — , II, 273 et note 
1; pris par le bâtard de Blanc- 
Estrain, 286. 

Humbercourt, Hymbercourt (le 
seigneur d'). Voy. Brimeu. 

Humières (André, Drieux ou 
Dreux, seigneur de) et de Bou- 
zincourt, f 21 novembre 1458 
[Beauc. , 520 ; Ans. , VIII, 
275]. — Prend part à l'expé- 
dition du Luxembourg, II, 13 
note 5, 42 ; figure aux joutes 
d'Arras, 70 et suiv., et au cha- 



DES MATIÈRES. 



275 



pitre de Gand, 83 et note 7, 
où il est élu chevalier de la 
Toison d'or, 84 noie 7, 95 noie 
1 ; logé au boulevard de Ter- 
monde , 247 ; combat à Lo- 
keren , ibid. ; détourne le 
comte de Gharolais d'attaquer 
Moerbeke, 278 ; assiste à l'a- 
mende honorable des Gantois, 
331. 

Humières (Dreu, Drieux de), 
cousin du précédent, seigneur 
de Becqueucourt, panetier, 
puis maître d'hôtel du duc 
Charles en 1474, aussi quali- 
fié chambellan, vivait encore 
en 1495 [Ans., VIII, 275; 
Boull. , 82]. — Figure au 
tournoi et au pas de l'Arbre 
d'or, III, 192; IV, 133. 

Hunyade (Jean), voïvode de 
Transylvanie, f 1456. — I, 
27 et note 3. 

HUTERPRANDRAGHON (le I'Oi) .1,114, 

120. 
Huy. I, 128 ; III, 64 note. 
Hyons (faction des). I, 93 notes 1 

et 2. 

I 

Igny (Jean, seigneur d'), cheva- 
lier, chambellan du duc Char- 
les , tué à Nancy [Gollut, 
1312J. - III, 90 note 2. 

Ile-de-France. III, 318 note 3. 

Illyrie. I, 47. 

Imbercourt (le seigneur d'). Voy. 
Brimeu. 

Inchy (Philippe, seigneur d'), 
châtelain de Douai [Boull., 
70; Gollut, 1215, 1216]. — 
S'enfuit à la bataille de Mont- 
lhéry, III, 12 et note 1. 

Inde (Jannin d'), écuyer, maître 
d'hôtel du comte d'Etampes 
[Beauc., 520J. — Tué àLcys- 
trate, II, 25M et note 1. 

lngelmunsler. II, 297 et note 3. 

Irlain (le seigneur d' ). Voy. 
Baume (la). 

Is-sur-Tille. I, 246 note 1. 

Isabelle d'Aragon , reine de 



France, l re femme de Philip- 
pe III, f janvier 1271. — I, 
67 et note 2, 150. 

Isabelle de France, reine d'An- 
gleterre, femme du roiÉdouard 
II, f 31 novembre 1357.— I, 
151 et notes 2 et 3. 

Isabelle de Portugal-Coïmbre, 
reine de Portugal, l r ° femme 
du roi Alphonse V, f 2 dé- 
cembre 1456. — II, 137 et 
note 2, 210 note 2. 

Isaïe. I, 111; le livre d' — , IV, 
102. 

Isle Celée (la dame de). III, 
123 et suiv.; IV, 111, 112. 

Israël (le peuple, les enfants d'). 

1, 66, 111. 

Italie. 1,192; II, 65,204 note 1. 
Adhère au pape Félix, I, 263. 
— (armet d'). II, 160 et note 

2. — (coutume d'). III, 90. — 
(plumas d'). II, 76. Les Jtalies, 
I, 193; 11,203. 

Ivoy (prise d'). II, 13 et note 6. 
Voy. Carignan. 



Jacobins (les) de Bruges. IV, 
101. 

Jacquelin (Jean), juge de Mà- 
con, conseiller du duc, maître 
de ses requêtes (1470), gou- 
verneur de la chancellerie, 
premier président du parle- 
ment de Bourgogne [La Bar- 
re, b, 184, 260 ; Palliot, Pari, 
41]. —II, 7 note. 

Jacques I er , roi d'Aragon (1213- 
1276). — I, 67 note 2. 

Jacques I er , roi d'Ecosse, f 1437. 

— II, 95 note. . 

Jacques II, roi d'Ecosse, f 1460. 

— Épouse Marie de Gueldres, 
II, 52 et note 1, 117 et notek\ 
autorise le combat de Ster- 
ling-Castle, 105 et note 2; y 
préside, ibid. et suiv. 

Jacques III, roi d'Ecosse, f 
11 juin 1488. —111,226,227. 
Janly (prise de). I, 133. 



276 



TABLE ANALYTIQUE 



Janus de Lusignan, roi de Chy- 
pres, f 1431. — I, 264 notel. 
Jarguaux. III, 34. 
Jarretière (ordre de la). IV, 161. 

— (roi d'armes de la), assiste 
au pas de l'Arbre d'or, III, 
125. 

Jason. Origine de la Toison 
d'or, IV, 163 et suiv.; son 
histoire en tapisserie, III, 118 
et note 3, et en entremets au 
banquet de Lille, II, 357 et 
suiv. 

Jaucourt (Jean de), seigneur de 
Villarnoul et du Vaux, che- 
valier, conseiller et chambel- 
lan de Charles le Téméraire, 
puis de Louis XI, bailli de 
Dijon, conseiller et grand maî- 
tre d'hôtel de Maximilien, etc. , 
f 1505 [La Ghesn., VIII, 207; 
La Barre, b, 260, 272]. — 

III, 90 note 2, 291 et note 1, 
314; IV, 145. 

Jaucourt (Philibertde), seigneur 
de Villarnoul et du Vaux, 
chevalier, panetier, puis con- 
seiller et chambellan du duc 
de Bourgogne, gouverneur de 
l'Auxerrois,f 1454 [LaChesn., 
VIII, 206; La Barre, b, 186, 
213, 228]. — Chevalier à Ter- 
monde, II, 251 et note 4 ; com- 
bat à Gavre, 324. 

Jaucourt (Philippe ou Philippot 
de), oncle de Philibert. — II y 
251 note 4. 

Jean Paléologue, empereur d'O- 
rient, f 1448. — Envoie un 
ambassadeur à Philippe le 
Bon pour lui demander se- 
cours contre les Turcs, I, 271 
note, 287 et note 3, 288; le 
duc lui promet son appui, 
II, 4, 5. 

Jean II, roi d'Aragon, f 19 jan- 
vier 1479. — III, 112, 227; 

IV, 147. 

Jean I er , roi de Gastille, f 1390. 

— I, 107 et note 6, 109. Battu 
à Giberrot, I, 115, 116. 

Jean I er , roi de France, f no- 



vembre 1316. — 1, 151 etnote. 

Jean II le Bon, roi de France, f 
8avril 1364. — I, 58, 60, 64, 70 
et note 3, 72 notes 2,4. Prison- 
nier à Poitiers, I, 59, 61; 
donne la Bourgogne à Phi- 
lippe le Hardi, 72 note 2; sa 
mort, 69. 

Jean I er , roi de Portugal, f 
14 août 1433. — 1, 31, 39 et 
note 4, 107 et note 1, 114; II, 
210 note 2, 346 et note 1. D'a- 
bord grand maître de l'ordre 
d'Avis, I, 109; vainqueur à 
Giberrot, 115; prend Ceuta, 
116; épouse Philippote de 
Lancastre, 106; ses entants, 
ibid. ; II, 136; éloge des bâ- 
tards illustres à son propos, I, 
110 et suiv.; complète les ar- 
mes de Portugal, I, 39 et 
note 4. 

Jean Sans -Pitié, chirurgien 
d'Arménie. II, 421 noie 3. 

Jeanne de Boulogne, comtesse 
d'Auvergne, reine de France, 
f 29 septembre 1360. —I, 69 
note 3, 70 note 1. 

Jeanne de Bourgogne, reine de 
France, l re femme de Philip- 
pe de Valois, f 12 septembre 
1348. — I, 69 et note 2, 70 no- 
te 3; III, 314 note 2. 

Jeanne II de Duras, dite Jove- 
nelle ou Jeannelle, reine de 
Naples, f 2 février 1435. — 
Hérite du royaume de Naples, 
I, 190 et note 2; épouse Jac- 
ques de Bourbon qu'elle fait 
emprisonner au château de 
l'Œuf, ibid. note 1, 191, et 
laisse ensuite échapper, 192; 
sa succession passe à René 
d'Anjou, 90. 

Je?mevois. Voy. Genevois. 

Jephté, juge d'Israël. I, 111. 

Jérôme (saint). I, 177. 

Jérusalem (rois de). I, 80. Voy. 
Fouques V, Godefroi de Bouil- 
lon, René d'Anjou. 

Jérusalem. I, 76 et suiv.; H, 
185. — (royaume de), passe 



DES MATIERES. 



277 



par succession à René d'An- 
jou, I, 90. 

Jessé. I, 111 note 5. 

Jésus-Christ. I, 185 et note 2, 
201, 236; II, 326, 336, 371, 
386; III, 232; IV, 20, 31. Sa 
généalogie, I, 111; sa nais- 
sance, 179. 

Jeune (Guillaume le), seigneur 
de Gontay, chevalier, conseil- 
ler, chambellan du duc, son 
1 er maître d'hôtel, gouverneur 
d'Arras après la mort de son 
père Robert, arrivée le 19 avril 
1463, mort lui-même à Huy 
pendant la guerre de Liège 
(1467) [Beauc, 521; Roull., 
70, et Gomm.-Dup., 1, 18, 130, 
etc., rectifiant Beaucourt]. — 
III, 181 note 4. Chargé de pré- 
parer les logis du comte de 
Charolais avant le combat de 
Basele, II, 259 et note 2, 261 ; 
son discours aux seigneurs, 
260 ; conseille à ce prince de 
garder le champ de bataille 
après Montlhéry, III, 15 et 
note 2. 

Jeune (Louis le) , seigneur de 
Mourcourt, puis de Contay, 
chevalier, conseiller et cham- 
bellan du duc, gouverneur 
d'Arras après son père Guil- 
laume, tué à Nancv en 1477 
[Beauc.,521].— IIL/211nofe2. 
Joute au banquet de Lille, II, 
347 et noie 1 , et au pas de 
l'Arbre d'or, III, 181 et note 4, 
183; IV, 136, 137; conserva- 
teur de la trêve de Soleuvre, 
III, 223 et note 2. 

Johannes , prépare et exécute 
l'escalade de Luxembourg, II, 
35 et suiv. 

Joigny (le comte de). Voy. Gha- 
lon. 

Joigny. I, 95 note 1. 

Joinville. III, 238 note 1. 

Jonsac (Jeanne de) , femme de 
Gilles dit le Veau de Bousan- 
ton, nourrice de Marguerite 
d'Autriche [Arch. nat., KK 



80, fol. 14 et 81, fol. 20, 33]. 

— Accompagne cette prin- 
cesse en France, III, 263. 

Jougne. III, 210 et note 1. 

Jourdain (le). I, 80. 

Joutes. A Nevers, I, 250 ; à Re- 
sançon, 267; à Dijon, 286; à 
Marsannay, 290 et suiv.; à 
Rruxelles, II, 52; à Ghàlons- 
sur-Marne, 56, 59, 60 et note 
1 ; — du seigneur de Ternant 
et de Galiot de Balthazin, 64 
et suiv.; des mêmes à Arras, 
67 ; de Jacques de Lalaing à 
Gand , 96, et en Ecosse, 104 ; — 
du pas de la Pèlerine, 1 1 8-1 23, 
129-135; du même Lalaing à 
Bruges, 123-129, et à la Fon- 
taine de Plours, 142 et suiv.; 

— au parc et au marché de 
Bruxelles, 214, 215; à Lille, 
avant et après le banquet du 
faisan, 333, 345 et suiv., 379; 

— ordonnées à Gambray par 
le comte de Saint-Pol, 395 ; 

— à Lille, 401 note 1 ; à Va- 
lenciennes, 406 ; à Bruxelles, 
410; à Paris, I, 124; H, 425 
et note 3, 426 ; — du bâtard 
Antoine en Angleterre , III, 
41, 48 et suiv.; autres au siè- 
ge d'Amiens, I, 130; III, 72, 
et à Valenciennes, 205. 

Joux (château de), livré à Louis 
IX, III, 254, 255 note 1. — 
(seigneurie de). Débats qu'elle 
occasionne entre Guillaume 
de Vienne et plusieurs sei- 
gneurs d'Allemagne, I, 189. 

Judas. I, 111. 

Juifs. IV, 165. 

Juliers (Gérard VII, duc de), 
f 1475. — III, 227. Vend à 
Charles le Téméraire ses 
droits sur les pays de Guel- 
dres et Zutphen, III, 205 no- 
te 3. 

Juliers (Guillaume VIII, duc 
de), fils de Gérard, f 1511.— 
Fournit des troupes à Maxi- 
milien, III, 253 et note 3; ac- 
compagne l'empereur Frédé- 



278 



TABLE ANALYTIQUE 



rie dans son expédition contre 

les Flamands, 296. 
Jupiter. I, 112 et note 1, 113. 
Justin. I, 114. 



K 



Kabeljauws ou Cabillaux (fac- 
tion des). I, 93 et notes 1 et 2. 

Karados (le sire de). I, 238 
note 1. 

Kattenhoven. II, 21 et note 2. 

Keith (Thomas), écuyer anglais, 
lève une emprise de Jacques 
de Lalaing, II, 110 et note 
2, 111; joute contre lui à 
Bruges, 123 et note 1, 124 et 
suiv. 

Kemseke (village de), brûlé, II, 
272 note 3. 

Kerrest (Simon de la), secré- 
taire du duc. III, 46 note 1. 



Lac (Lancelot du). II, 121. Ses 
armes, II, 130 note 3. 

Ladislas II, roi de Bohème 
(1471-1516). — III, 309. 

Ladislas V ou VI le Posthume, 
roi de Hongrie et de Bohème, 
f 23 novembre 1457. — I, 26 
et note 4 ; II, 29 note 3 ; III, 
5 note 1. Reconnu souverain 
du Luxembourg avec le duc 
de Saxe, I, 289 et note 4 ; ses 
droits sur cette province, ibid. 
note 5; II, 3 note; trop jeune 
pour les soutenir par bataille, 
29 et note 1 ; ses partisans sou- 
levés contre le duc Philippe, 
301 et note 2 ; fait demander 
la main de Madeleine de Fran- 
ce, 408; lui lègue ses préten- 
tions sur le Luxembourg, III, 
5 note 1 ; sa mort, II, 408. 

Ladislas ou Lancelot de Duras, 
roi de Naples en 1 386, f 6 août 
1413. — I, 190. 

Ladre (saint). I, 77. 

Laigmj-sur- Marne. III, 24. 

Lajoux. HI, 236 note 1. 



Lalaing (Antoine de), qualifié 
chevalier en 1467, conseiller 
et chambellan du duc de 
Bourgogne [Bar.-Gach., II, 
705]. — IV, 118, 127, 135. 

Lalaing (Charles de), fils de Jos- 
se. — III, 266 note. 

Lalaing (Guillaume, seigneur 
de), chevalier, bailli de Hai- 
naut, gouverneur de Hollan- 
de, chevalier d'honneur de la 
duchesse de Bourgogne , f 
1475 [Beauc, 523; Boull., 
59, 61]. -I, 97 note 3 ; II, 6 
note. Apprend avec résigna- 
tion la nouvelle de la mort de 
son fils Jacques, II, 311. 

Lalaing (Jacques de), dit Jac- 
quet, fils aîné de Guillaume, 
seigneur de Bugnicourt, che- 
valier, conseiller et chambel- 
lan du duc de Bourgogne, che- 
valier de la Toison d'or, j 
3 juillet 1453 [Beauc, 523; 
La Barre, b, 189, 217]. — 
II, 9 noie 2, 41, 94, 204 note 
2, 265 note 1, 307, 308, 316, 
321 ; III, 107 note 4. Partage 
avec le seigneur de Wavrin 
le prix de la danse aux noces 
de Jean de Salins, I, 268; 
prend part à l'expédition du 
Luxembourg, II, 12, 32, 34; 
joute à Bruxelles, 52, et à 
Châlons, 60; lève l'emprise 
de Jean de Boniface, 81, 94; 
joute contre lui à Gand, 96 
et suiv.; ses armes, 97 notel ; 
joute à Sterling-Castle, 104 et 
suiv.; petitement reçu au re- 
tour en Angleterre", 109 et 
note 4 ; son emprise levée par 
Thomas Keith, 110,111; joute 
contre lui à Bruges, 123 et 
suiv.; tient à Chalon le pas de 
la Fontaine de Plours, 142 et 
suiv.; motifs qui le détermi- 
nèrent à choisir le duché de 
Bourgogne pour y tenir ce 
pas, 143; son arrivée à Cha- 
lcn, 144; ses différentes jou- 
tes, 150 et suiv.; banquet 



DES MATIÈRES. 



279 



donné par lui à la fin du pas, 
200 et notes 1 et 2, 201 et suiv.; 
son départ pour l'Italie, 203, 
204 et note 1, où il est fes- 
toyé par le roi de Naples, ibid . , 
et où il rencontre le duc de 
Clèves qui rentre avec lui en 
Brabant, 204 ; chevalier de la 
Toison d'or au chapitre de 
Mons, 205 et note 3 ; son am- 
bassade vers les rois d'Ara- 
gon et de France, ibid.; joute 
à Bruxelles contre le comte de 
Charolais, 214, 215; son dis- 
cours aux nouveaux cheva- 
liers avant la bataille d'Aude- 
narde, 238; pressé par les 
Gantois, 239; dégagé, 240; 
poursuit les fuyards, 241; 
combat à Lokeren, 247; ses 
prouesses, 248, 249; soupe 
avec le duc après le combat, 
250; prend part à celui de 
Termonde, 250 et suiv.; blessé 
àBupelmonde, 271 ; plusieurs 
fois cité dans la suite de la 
campagne, 272, 283, 289, 292 ; 
blessé mortellement au siège 
de Poucques, 309 ; son éloge, 
310; sa sépulture, 311 et noie 1. 

Lalaing (Jean de), d'abord pré- 
vôt de Liège et de Saint- Amé 
de Douai, puis marié, frère de 
Jacques [Boull., 84]. — Tué 
à Granson, III, 210. 

Lalaing (Josse de), fils de Si- 
mon, seigneur de Montigny, 
chevalier, chambellan du duc 
de Bourgogne, chevalier de la 
Toison d'or en 1478, amiral 
de Flandre, etc., tué au siège 
d'Utrecht(aoùt 1483) [Boull., 
79; Gollut, 1099, 1295J. — 
Figure au siège de Neuss, III, 
91 note 2, à la bataille de Zons, 
99, au pas de l'Arbre d'or, 
IV, 118, 127, 135, et au cha- 
pitre de Bois-le-Duc, 151; 
conservateur de la trêve de 
Soleuvre, III, 224; suppres- 
sion d'un passage qui lui était 
injurieux dans les Mémoires 



d'Ol. de la Marche, 266 note. 
Lalaing (Philippe de), 2 e fils de 
Guillaume, chevalier, cham- 
bellan du duc, f 1465 [Beauc, 
523]. — III, 40 note 1. Déga- 

?é par son frère au combat de 
lOkeren, II, 249; fait une 
course devant Gand , 291 ; che- 
valier à Gavre, 321 ; joute et 
danse aux fêtes de Lille, 348, 
378 et note 2; son voeu du 
faisan, 392; tué à Montlhéry, 
III, 16. *' 

Lalaing (Rodrigues, bâtard de), 
III, 311. 

Lalaing (Sansse de), frère de 
Guillaume, chevalier, sei- 
gneur d'Oprebaix, bailli de 
Cambrésis [Beauc, 523; 
Boull., 36]. — Prend part à 
l'expédition du Luxembourg, 
II, 8, 13. 

LALAiNG(Simon de) , frère de Guil- 
laume, seigneur de Hantes et 
de Montigny, chevalier, con- 
seiller et chambellan du duc, 
chevalier de la Toison d'or, 
bailli d'Amiens, etc., f 1476 
[Beauc, 523; Boull., 36].— 
Prend part à l'expédition du 
Luxembourg,!!, 8, 1 3 et note 5; 
assiste au chapitre de Gand, 84 , 
et aux joutes données à son oc- 
casion, 97 ; accompagne Jac- 
ques de Lalaing en Ecosse et 
joute avec lui à Sterling-Cas- 
tle, 105 et suiv., 107 note 1 ; 
assiste à la joute de Bruges, 
124 note 2; prend part à la 
guerre contre les Gantois, 224, 
227 et note 4, 228, 229 ; assiégé 
dans Audenarde, 230, 231 et 
notes 1 et 2; les assiégeants 
cherchent en vain à le rendre 
suspect à la garnison, 232, 
et à l'effrayer en le menaçant 
par feinte du meurtre de" ses 
enfants , 233 ; dégagé par le 
comte d'Étampes, 241; porte 
l'étendard de ce seigneur à la 
bataille de Rupelmonde, 265 
note 1 ; tient garnison à l'E- 



280 



TABLE ANALYTIQUE 



cluse, 271 note 4 ; tombe dans 
une embuscade dressée contre 
la duchesse, 296, et y perd son 
étendard, 297; combat à Ga- 
vre, 317, 319; figure au ban- 
quet de Lille, 366 ; fait partie 
de l'ambassade envoyée par le 
duc à Charles VII pour le fait 
du dauphin, 413 note; lieute- 
nant général du bâtard An- 
toine dans son expédition con- 
tre les infidèles, III, 38 ; l'ac- 
compagne en Angleterre, 49 
et note 3 ; assiste aux noces de 
Bruges, 111; IV, 97. 

Lalaing (Isabelle de) , fille de 
Guillaume, accompagne Ma- 
rie de Gueldres en Ecosse, 
II, 118 noie 1. 

Lalaing (Jeannette de Créquy, 
dame de), fille de Jean IV de 
Giéquy, mariée à Guillaume, 
seigneur de Lalaing [La 
Chesn., V, 312]. — Sa rési- 
gnation en apprenant la mort 
de son fils Jacques, II, 311. 

Lalaing, en Hainaut. II, 311 et 
note 1. 

Lalande (Arnaud de), dit Les- 
trac, capitaine d'Écorcheurs. 
— I, 244 et noteZ. 

Lamandre (G. de). H, 6 note. 

Lameth (Antoine de). III, 33 
note 2. 

Lamoratbay. . Voy. Amoratbay 
(1') et Bajazet I er . 

Lancastre ( Edmond d'Angle- 
terre, duc de), frère d'Edouard 
I er , -j- 1296. — Exclu de la cou- 
ronne d'Angleterre parce qu'il 
était bossu, I, 117. 

Lancastre (Jean d'Angleterre, 
dit de Gand, duc de), conné- 
table d'Angleterre, f 1398. — 
I, 116 et note 3. 

Lancastre (Blanche de), fille du 
duc Henri II, mariée à Jean 
de Gand, f 1369. — I, 116, 
117. 

Lancastre (Philippe ou Philip- 
pote de). Voy. Philippe. — 
(lignée de). II, 210. 



Lancelot (le roi). Voy. Ladip- 
las. 

Lanchals (Pierre), sieur de Hel- 
sène, bourgeois et écoutète de 
Bruges, trésorier du roi des 
Romains, exécuté à Bruges le 
16 mars 1488 [Mol., III, 288 
et suiv.; Kervyn, V, 429 et 
suiv.]. — III, 289, 290 note 1. 

Lande (Thomas de la), écuyer 
gascon, joute à l'emprise du 
bâtard Antoine en Angleterre, 
III, 55. 

Landen. III, 26 note 1. 

Landrecies (prise de). I, 159. 

Langey (château de). III, 258 
note 5. 

Langres (évêque de). Voy. Vien- 
ne. 

Langres. II, 62 note 5, 208 note 1. 
Impositions de — cédées au 
duc Philippe par le traité d'Ar- 
ras, I, 218. 

Lannoy (Antoine de), seigneur 
de Maingoval, chambellan du 
duc Charles, deuxième fils 
de Jean I er [Beauc, 524]. — 
Rend Condé à Louis XI, III, 
251 et notes 2 et 3; lui ou son 
fils Jean, 1 er maître d'hôtel de 
Maximilien, III, 286 et note 3, 
314. 

Lannoy (Baudoin I er de), dit le 
Bègue, seigneur de Molem- 
bais , gouverneur de Lille, 
chevalier de la Toison d'or, 
frère de Hue et de Gilbert, f 
1474 [Beauc, 524]. — II, 84 
et note 1, III, 75 note 1; IV, 
148. 

Lannoy (Baudoin II de), fils du 
précédent , seigneur de Mo- 
lembais et de Solre, chevalier 
de la Toison en 1481, cham- 
bellandu duc Charles, conseil- 
ler, chambellan et 1 er maître 
d'hôtel de Marie de Bourgo- 
gne, f 7 mai 1501 [Mor.J. — 
111,206. Joutedevant Amiens, 
III, 72; s'empare de Saint- 
Valery, 78 ; négociateur du 
traité d'Arras, 262 note 5; fi- 



DES MATIERES. 



281 



gure à la prise de Termonde, 
267 ; chargé avec Jean de Ber- 
gues de conduire le jeune ar- 
chiduc à Bruxelles, 285. 

Lannoy (Gilbert II de), fils de 
Gilbert I er , seigneur de Vil- 
lerval et de Tronchienne, che- 
valier, conseiller et chambel- 
lan du duc , chevalier de la 
Toison d'or, f 1462 [Beauc, 
524]. — Assiste au chapitre 
de Gand et à la joute qui sui- 
vit, II, 83 et note 8, 97 note\. 

Lannoy (Hugues ou Hue de), fils 
aîné de Gilbert I er , seigneur 
de Santés, chevalier, conseil- 
ler et chambellan du roi et du 
duc de Bourgogne, maître des 
arbalétriers , chevalier de la 
Toison d'or, f 1 er mai 1456 
[Beauc, 524]. — Assiste au 
chapitre de Gand, II, 83 ; son 
éloge , 87 ; sa place au ban- 
quet, 93 ; son vœu du faisan, 
386. 

Lannoy (Hugues de), seigneur de 
Biaumont (?). — IV, 118. 

Lannoy (Jean II, seigneur de), 
Lys, Rume, Bossu, etc., fils 
de Jean I er , chevalier, con- 
seiller et chambellan du duc, 
gouverneurde Hollande, bailli 
d'Amiens, etc. , fi 492 [Beauc, 
525]. — Fait chevalier de la 
Toison d'or au chapitre de 
Mons, II, 205 ; combat à Lo- 
keren, 247; rejoint l'armée 
ducale avec le contingent hol- 
landais après Rupelmonde, 
271 et note 3; assiste à l'a- 
mende honorable des Gantois, 
331 ; chargé avec Jean Bou- 
dault des préparatifs du ban- 
quet de Lille, 339 ; La Mar- 
che lui soumet son récit de ce 
banquet, 380 et note 3; assiste 
au chapitre de Bois-le-Duc, 
IV, 148, 151. 

Lannoy (Jean III de), seigneur 
de Maingoval, fils d'Antoine, 
f 1498. — Lui ou son père 
1 er maître d'hôtel de Maximi- 



lien, III, 286 et note 3, 314. 

Lannoy (Jean de), abbé d'Auchy 
et de Saint-Bertin, chance- 
lier de la Toison d'or, f 27 no- 
vembre 1492 [Boull., 91]. — 
Chargé de négocier avec les 
Liégeois, III, 285 et note 3; 
prisonnier des Gantois, 290, 
291, qui le rançonnent, 301. . 

Lannoy (Pierre de), seigneur de 
Fresnoy, chambellan du duc 
Charles et de Maximilien, 
chevalier de la Toison d'or 
en 1491. Cité, III, 266 note, à 
la date de 1505, Moréri le fai- 
sant mourir en 1492; peut-être 
s'agit-il de son fils Ferry, aussi 
seigneur de Fresnoy. 

Laon (le prévôt de), conservateur 
de la trêve de Soleuvre, III, 
222. 

Lasserra (Jacques, seigneur de). 
III, 90 note 2. 

Lauchois, pour l'Auxois, I, 44. 

Launoy (Olivier de), écuyer fla- 
mand, tué à Gavre, II, 321. 

Lausanne. I, 140; III, 211. 

Lautens de Gand , éditeur des 
Mémoires d'Ol. de la Marche. 
— I, 10 note 3, 39 note 5, etc. 

Laval (Guy XIV, comte de), 
seigneur de Vitré, Gavre, etc., 
f 2 septembre 1486. — II, 
223 et note 5. 

Laval (maison de). II, 223. 

Léal (le poursuivant), assiste 
au pas de la Fontaine de 
Plours, II, 202, et à la joute 
de Lille, 345 note 1. 

Léau. III, 26 note 1. 

Ledeghem. III, 255 note 2. 

Lefjele (abbaye de). III, 44 note 3. 

Légat (le), assiste aux noces de 
Bruges, III, 200; IV, 110. 

Lennoy. II, 236. 

Lens (N., sgr de), chambellan 
du duc Charles en 1475. — 
Joute au pas et prend part 
au tournoi de l'Arbre d'or, 
III, 192 et note 3; IV, 143. 

Lens. I, 159; III, 253 note 4. 

Léonnois (Tristan de). II, 121. 



282 



TABLE ANALYTIQUE 



Lescuier (N.). I, 238. 

Lescun (Jean de), bâtard d'Ar- 
magnac, comte de Gommin- 
ges, maréchal de France, etc., 
f 1473. — Capitaine d'Écor- 
cheurs, I, 244 et note 4 ; con- 
seiller du dauphin, II, 413 et 
note 2. 

Lesignes (siège de). I, 95 note 1. 

Leyal (Hugues de), notaire. III, 
135 note 1. 

Leyde. I, 155 note 1 ; IV, 109. 

Leystrate (combat de). II, 258 et 
note 2. 

Libie. I, 112. 

Lichtenstein ( Bartholomé de), 
chevalier de la Toison d'or en 
1478, grand-maître d'Autri- 
che. - IV, 152 et note 2. 

Licorne (fête de la). II, 395 et 
note 1. 

Liédry. Voy. Flandre. 

Liège (évèques de). Voy. Bour- 
bon et Heinsberg. 

Liège. I, 102; III, 25 note 2, 43 
noted, 63, 212,306. Réduction 
de la ville de — par le comte 
deCharolais,1, 125; III, 48 et 
note 1 ; ses murailles rasées à 
la suite d'une nouvelle révolte, 
I, 127, 128; III, 68; assiégée 
par le roi Louis XI et le duc 
Charles, 84, 85; prise et pil- 
lée, I, 129; III, 86, 87 et 
note 1 ; ses habitants révoltés 
contre leur évèque, I, 175. — 
(pays de). III, 26 note 4, 85, 
223, 226, 268 note 4. 

Liégeois. III, 35 note 3, 42 note 3, 
65 note 4, 91. Battus à Tongres, 
I, 84 et note 7, 200 et note 4 ; se 
révoltent contre le duc à l'ins- 
tigation de Louis XI, III, 25 
et note 2"; battus à Montena- 
ken, I, 105; III, 26 et note 5; 
mis à merci par Charles le 
Téméraire, 30 et note 4, 31 et 
note 1; leur soumission, I, 
125; III, 31 notei; viennent 
au secours de Dinant, 45 ; mis 
en fuite, ibid.; poursuivis par 
Charles le Téméraire, 46 et 



note 1 ; lui échappent, 47, 48 ; 
se soumettent, 48 et notes 1 et 
2; de nouveau révoltés, 1, 129; 
III, 63 et note 2; battus à 
Brunstein, 65 et suiv.; leur 
courage à la défense de Saint- 
Trond, 67 ; leur soumission au 
duc, 67 note 3, 68 et note 1 ; 
s'emparent de leur évêque et 
se soulèvent de nouveau, I, 
129, III, 82; attaqués par le 
duc, 85; leur fuite, 86; leur 
ville prise et pillée, 87 et note 
1 ; retirés au pays de Fran- 
chimont où ils mettent le 
seigneur de Traves en grand 
péril, 212 ; révoltés contre leur 
évêque, I, 175 et note 1; parle- 
mentent avec les députés de 
Maximilien, 285. 

Liens. Voy. Lintz. 

Liève (la). II, 289 note 3. 

Lignane (Antoine de), capitaine 
italien au service du duc 
Charles [La Barre, a, 357, 
361 ; Peinc, XXII, 820]. — 
III, 89 et note 8. 

Lignane (Pierre de), frère d'An- 
toine, aussi attaché au service 
du duc Charles [mêmes sour- 
ces]. — III, 89 et note 8. Tué 
à Granson, III, 209. 

Ligne (Jean de), seigneur de Re- 
ly, chevalier, conseiller et 
chambellan du duc, chevalier 
de la Toison d'or en 1481 
[Boull., 82]. — Joute au pas 
de l'Arbre d'or, III, 177; IV, 
133, 134. 

Ligny (le comte de). Voy. Lu- 
xembourg. 

Lihons en Santers (camp d'hon- 
neur à). 1, 129; III, 81 et noie 1, 
201 note 1. 

Lille. II, 56 et note 7, 211, 230, 
235 note 1,280 note 1,287, 294, 
298 et note 1,304, 395, 402 note 
1; III, 4 et notes 1, 3, 4, 35 
note 3 ; LV, 109 et note 3. Con- 
ditions de la délivrance du roi 
René réglées par le traité de 
— , II, 57 note; conférences 



DES MATIERES. 



283 



pour la paix tenues à — , 
281 et note 4, 283, 284, 300; 
fêtes et banquets à —, 333 ; le 
duc y donne son banquet du 
faisan, 340 et suiv.; fêtes et 
joutes à — à l'occasion du 2 e 
mariage du comte de Charo- 
lais, 401 et note 1 ; Maximilien 
y festoie, III, 256 et note 1. 
— (châtel de). III, 39 note 1. 

Limbourg (armes de). I, 41. 

Limbourg. III, 316. — (duché 
de), passe par succession à 
Philippe le Bon, I, 91, 94. 

Lintz (siège et ravitaillement de). 
I, 138; III, 93-95. 

Lis (la). Voy. Lys (la). 

Lisbonne. II, 136 note 3. 

Loesboch (Jean de), battu à 
Herck, III, 26 note 5. 

Loete. Voy. Loyte. 

Loire (la). ï, 19, 203. 

Lokeren. II, 253 et note 2. — 
(combat de). II, 247 et suiv. 

Lombardie. I, 309. 

Lombards. III, 89, 92. 

Lombut-Cernay (château de). II, 
13 et note 7. 

Londres. Joutes du bâtard An- 
toine à — , III, 48 et suiv. — 
(le maire de). III, 50. 

Long-Pont. II, 279 et note 4. 

Longchamp (Jean de), écuyer, 
capitaine du château de Na- 
mur en 1467 [Bar.-Gach., II, 
7051. — Combat à Rupelmon- 
de, II, 269. 

Longingen. II, 399 note 3. 

Longueval (Jean de), seigneur 
de Vaulx, capitaine de Ba- 
paume, bailli de Hesdin, etc. 
[La Chesn., IX, 104]. — Con- 
servateur de la trêve de So- 
leuvre, III, 223. 

Longvy (Girard de), seigneur de 
(iivry et de Pagny, chambel- 
lan du duc Charles, héritier 
par sa mère, Jeanne de Vien- 
ne, de la branche des Vien- 
ne Pagny [Ans., II, 224 ; VII, 
807]. — Porte l'écu des armes 
du duc Philippe aux obsèques 



de ce prince, III, 59 et note 4. 

Longvy (Jean de), père de Gi- 
rard. III, 59 note 4. 

Longwy, en Barrois (forteresse 
de). II, 57 note. 

Lons-le-Saunier. III, 87 note 1, 
207. 

Lopidus, Lerpedus. Voy. Autri- 
che (Léopold d'). 

Loreille (Thomas de 1'), sei- 
gneur d'Escoville , écuyer, 
bailli de Caen [Beauc, 527]. 
— Envoyé en Bretagne avec 
01. de la Marche, III, 55 et 
note 1 ; juge du pas de l'Ar- 
bre d'or, 124; IV, 116. 

Lorenzo (Thérèse). 1, 107 note 3. 

Lornay (Antoine de), 1 er écu- 
yer tranchant du duc de Bour- 
gogne [Beauc, 528]. — Joute 
au pas de la Pèlerine, II, 121 ; 
combat à Termonde, 251. 

Lorraine (Antoine de), comte 
de Vaudemont, seigneur de 
Joinville, etc., f 1447. — II, 
414 note 3. 

Lorraine (Ferry II de), comte 
de Vaudemont , aussi fils 
d'Antoine, f 31 août 1471. — 
III, 208 note 1. 

Lorraine (Jean de), comte d'Har- 
court, gouverneur d'Anjou, 
fils d'Antoine. — III, 32 et 
note 1. 

Lorraine (Renéll deVaudemont, 
duc de) et de Bar, fils de Ferry, 
f 10 déc. 1508. — III, 239. 
Hérite de Nicolas de Calabre, 
III, 208 et note 2 ; chassé de 
ses États par Charles le Témé- 
raire, ibid.; excité contre ce 
prince par le roi Louis XI, I, 
138; reprend la Lorraine et 
Nancy, 141, III, 213,238; se 
retire en Allemagne, I, 142 ; 
lève des troupes, ibid.; bat le 
duc Charles devant Nancy, 
III, 240 ; épouse Philippine de 
Gueldres, 244 note 3. 

Lorraine (le duc Régnier de). 
Voy. Anjou. — (Marguerite 
de). Voy. Croy. 



284 



TABLE ANALYTIQUE 



Lorraine, I, 243; II, 57 note, 62 
et note 5, 409 note 1 ; III, 207 
note. Comprise dans l'ancien 
royaume de Bourgogne, I, 
50; conquise par Charles le 
Téméraire, I, 139; III, 208; 
reprise par le duc René, II, 
1,141; III, 213. — (duché de). 
II, 24. 

Lorrains, à Montlhéry. III, 19. 

Los (abbaye de). Voy. Baudeloo. 

Lothaire, roi de France, f 2 mars 
986. - I, 65. 

Lotrich (duché de). 111,316. Passe 
par succession à Philippe le 
Bon, I, 91, 94. 

Louis V de Bavière, empereur 
d'Allemagne, f 11 octobre 
1347. - I, 87. 

Louis V le Fainéant, roi de 
France, f 21 mai 987. — I, 
65. 

Louis VII le Jeune, roi de 
France, f 18 septembre 1180. 
— Donne en mariage sa nièce 
Isabelle de Vermandois à 
Philippe de Flandre, I, 78. 

Louis IX le Saint, roi de Fran- 
ce, f 25 août 1270. — I, 147, 
151 et note 3. Prisonnier des 
Sarrazins, I, 67; sa mort, 
ibid.; sa descendance, 67, 68, 
149 et suiv. 

Louis X le Hutin, roi de Fran- 
ce, f 5 juin 1316. — I, 151 
note. 

Louis XI, roi de France. I, 125 
note 1,127, 132 et note 2, 162; 

II, 16 note, 415, 420 noie 1; 

III, 1 note 1, 19, 21, 25, 32, 
234 note 2, 240 note 3, 243, 
247, 256 note 1,264, 305, 306, 
317. Assiste à l'entrevue de 
Châlons, II, 55; son expédi- 
tion contre les Suisses, 59 
note 4, 61, 62 et note 5 ; se re- 
tire en Dauphiné, 218 et note 
2; épouse Charlotte de Sa- 
voie, 218 et note 3; se réfugie 
vers Philippe le Bon, I, 103; 
II, 409 et note 1; parrain de 
Marie de Bourgogne, 410 et 



notes 3 et 4 ; reçoit une pen- 
sion du duc à° condition de 
consommer son mariage, 411 
et notes 1 et 2 ; sa résidence 
à Genappe, 1,103; II, 412 et 
noie 1; sagesse de sa condui- 
te, 413; son portrait, 414; 
effrayé des emportements de 
Philippe le Bon contre son 
fils, 417 et note 5, 418; cher- 
che à les réconcilier, 419; ses 
cabales contre Charles "VII, 
420; apprend la mort de ce 
monarque, 422; rentre en 
France, 423 et notes 2 et 3 ; 
sacré à Reims, I, 104 et note 
3 ; II, 424 et note 1 ; fait son 
entrée à Paris, ibid. et notes 
3, 4 et 5; y séjourne quelque 
temps, 425, 426; se rend en 
Touraine où il est rejoint par 
le comte de Charolais, à qui 
il donne une pension, 426 et 
note 5, 423 ; besogne avec le 
duc de Bretagne, 427 ; rompt 
la pension du comte de Cha- 
rolais, III, 1 ; son double jeu 
à l'égard de ce prince, ibid.; 
rachète les villes de la Som- 
me, I, 125, 126; III, 2; en 
fait remettre le prix à Phi- 
lippe le Bon, au grand mécon- 
tentement du comte de Cha- 
rolais à qui il l'avait promis, 
ibid.; ses intrigues contre la 
maison de Bourgogne, 1, 104, 
105, 124, 130; offre au duc de 
remettre son fils en son obéis- 
sance, III, 2; ses griefs con- 
tre ce prince à qui il envoie 
une ambassade, 4; lui cède 
ses droits sur le Luxembourg, 
5 et note 1; conjuration des 
princes français contre son 
autorité, I, 124 ; III, 7; igno- 
rant de leurs menées, ibid., 
8; se met en campagne, 10; 
rencontre le comte de Charo- 
lais à Montlhéry, ibid. et note 
5; ordonne sa bataille, 11; se 
retire à Corbeil après sa dé- 
faite, 13, 14, 18; le bruit court 



DES MATIERES. 



qu'il a remporté la victoire, 
16 et suiv.; se rend à Paris et 
de là en Normandie pour y 
lever des troupes, 18 et note 
2; rentre à Paris dont il dé- 
fend les approches, 22 note 2 ; 
négocie avec les princes, 23 ; 
donne au comte de Saint- 
Pol la charge de connétable, 
25 et note 1; excite sous main 
les Liégeois à la révolte, 25 
et note 2 ; ses fréquentes vi- 
sites au comte de Charolais, 
27 et note 2, 28 ; l'amuse par 
l'offre de la main de sa fille 
Anne, 27 et suiv., qu'il de- 
vait marier plus tard au sire 
de Beaujeu, 35; signe les 
traités de Conflans et de Saint- 
Maur, I, 124 ; III, 28 et note 
3, 29; s'engage à donner à 
son frère le duché de Nor- 
mandie, 29 et note 2; proteste 
contre cette donation, 30 note 
1; son entrevue avec le comte 
de Charolais à Villiers-le-Bel, 
30; se dirige vers la Norman- 
die avec une armée, 32 ; rend 
ses bonnes grâces au duc de 
Bourbon, ibid.jentreà Rouen 
où il trouve 01. de la Marche 
chargé d'une mission pour le 
duc de Berry, 33 ; cherche à 
s'assurer de la personne de 
ce prince, ibid. note 1 ; man- 
de 01. de la Marche à Jar- 
geau, 34; bonnes paroles qu'il 
lui donne, ibid.; dissimule ses 
sentiments pour le comte de 
Charolais, 35; en paix avec 
le duc Charles, I, 128; son 
entrevue avec lui à Péronne, 
129; III, 81 et note 3, 82, 201 
note 1; très ému de la fureur 
manifestée par ce prince en 
apprenant la révolte des Lié- 
geois, 83; jure sur le bras de 
saint Leu qu'il marchera avec 
lui contre les révoltés, 84 ; 
signe et ratifie le traité de 
Péronne, 83, 84 et note 2 ; dé- 
fend à ses sujets de proférer 



285 



des menaces contre la maison 
de Bourgogne, ibid.; suit le 
duc à l'attaque de Liège, et 
entre avec lui dans cette ville, 
I, 129; III, 85, 87 et note 1; 
le duc le fait reconduire en 
France, 87, 88 note 1 ; donne 
à son frère le duché de Gu- 
yenne, ibid.; reçoit Warwick 
et Clarence , 69 ; s'empare 
d'Amiens et de Saint-Quen- 
tin, I, 130; III, 71; conclut 
une trêve avec le duc, I, 131; 
Kl, 73 et note 2; fait exécu- 
ter le connétable de Saint- 
Pol, 203; son traité avec 
Edouard IV, roi d'Angleterre, 
I, 139; m, 74 et note; donne 
au duc de Bourbon le comté 
de Bourgogne et la seigneurie 
de Salins, confisqués sur le 
duc Charles, 229 note 1; signe 
la trêve de Soleuvre, I, 134 ; 
III, 214; ses machinations 
contre le duc, I, 138, 141; 
soudoie les troupes de René 
de Lorraine, 142; III, 239 et 
note 1; envahit les Etats de 
Marie de Bourgogne, I, 154; 
III, 245; veut la marier au 
dauphin, I, 155; s'empare 
d'Arras, III, 245 et note 4, et 
de Saint-Omer, 246; sa lutte 
contre Maximilien, I, 157 et 
suiv.; trêves par lui signées, 

159 ; III, 247 et note 5 ; rompt 
la trêve des moissonneurs, I, 

160 3 III, 248 et note 2; le 
bruit court qu'il veut relever 
l'ordre de la Toison d'or, 249 ; 
brûle Condé et Mortagne, 251 
et notes 3 et 5; se retire à 
Arras, ibid.; nouvelle trêve 
conclue entre lui et Maximi- 
lien, 253 et note 4; perd et 
reprend le comté de Bourgo- 
gne, I, 160; III, 254; sou- 
tient les Flamands contre 
Maximilien, I, 163, 164; re- 
fuse une entrevue que ce 
prince lui demande et bat en 
retraite devant lui, 256; si- 



286 



TABLE ANALYTIQUE 



gne le traité d'Arras, 262 
note 5 ; fait bien traiter Mar- 
guerite d'Autriche pendant 
son séjour en France, 263; 
tourmenté de plusieurs mala- 
dies, I, 180; sa mort, 165; 

III, 263 et note 2 ; son ordre 
de Saint-Michel, IV, 162. 

Louis XII, duc d'Orléans, puis 
roi de France, f 1515. — II, 
144 note 1; III, 264 et note 2; 

IV, 162. 

Louis XIV, roi de France. — 

II, 51 note 2. 

Loupy (le seigneur de), prison- 
nier avec ses enfants, III, 75. 

Loupy (prise de). III, 75. 

Louvain. II, 409 ; III, 287 ; IV, 
109. 

Louvet (Jean), président de 
Provence , exclu du traité 
d'Arras, I, 211 note 1. 

Loy (la) de Bruxelles. — II, 52. 

Loykin (le veneur), recueille le 
duc Philippe égaré, II, 418 
et note 3. 

Loyte ou Loette (Philippe), sei- 
gneur d'Aresches, échanson 
du ducGharles en 1475, maître 
d'hôtel de Maximilien, par- 
dessus des sauneries de Sa- 
lins, dit le Chevalier sans 
reproche, f 20 mars 1511 
[Guill., II, 170, 171; Gollut, 
1413; Peinc, I, 841; 11,294; 
XXV, 9; La Barre, a, 361]. 
— Prisonnier des Gantois, 

III, 291 et notes 2 et 3, 314. 
Lucain. I, 44, 113. 

Lucens (camp de) . III, 21 1 note 1 . 

Lucius Sylla, mangé des poux, 
1, 179. 

Lucois, Luquois. IV, 103. 

Lugmj. I, 241 note. 

Lupus. Voy. Autriche (Léopold 
d'). 

Lus ane (Vas de), — Vasque de 
Lucena, — Portugais de nais- 
sance, échanson de Margue- 
rite d'York, après l'avoir été 
probablement d'Isabelle de 
Portugal, auteur d'une tra- 



duction de la Vie d' Alexandre 
de Quinte-Curce et de la Cy- 
ropédie de Xénophon [Pin- 
chart, Miniaturistes, enlumi- 
neurs et calligraphes employés 
par Philippe le Bon et Charles 
le Téméraire, 25 et suiv.l. — 
I, 14. 

Lusignan (Hugues de), arche- 
vêque de Nicosie, évêque de 
Preneste, cardinal, f août 
1442. — Ambassadeur du 
concile de Bàle à l'assemblée 
d'Arras, I, 204 et note 2, 208; 
reçoit les promesses du roi 
touchant l'exécution du trai- 
té, 234. 

Lusignan (Janus de). Voy. Ja- 
nus. — (Anne de). Voy. Sa- 
voie. 

Lusignan. II, 351; III, 14 et 
note 1. 

Lutèce. I, 18, 19. 

Luxembourg (Antoine de), 3 e fils 
du connétable de Saint-Pol, 
comte de Roussy et de Brien- 
ne, lieutenant générai et gou- 
verneur de Bourgogne le 
18 février 1472, avec les émo- 
luments de maréchal, pension- 
naire du duc Charles, cham- 
bellan de Louis XII, f 1510 
[Mor.; Bar.-Gach., II, 421; 
La Barre, b, 270]. — S'em- 
pare de Lagny-sur-Marne, III, 
24 et note 5 ; conduit les Bour- 
guignons à la bataille de 
Brtinstein, 65; va saluer 
Marguerite d'York au Dan, 
100 et note 3; figure au pas 
de l'Arbre d'or comme ser- 
vant, 141 et note 3, 159, 164 ; 
IV, 120, 123, 126, 134, 136, 
138, et comme jouteur, III, 
174, 176; conservateur de la 
trêve de Soleuvre , 223 et 
note 6. 

Luxembourg (Jacques I er de), 
seigneur de Fiennes, pension- 
naire du duc Charles, cheva- 
lier de la Toison d'or en 
1478, fils de Thibaut ci-des- 



DES MATIERES. 



287 



sous [Mor.; Gollut, 1099]. 
— Va saluer Marguerite 
d'York au Dan, III, 106 et 
note 4 ; joute au pas de l'Ar- 
bre d'or, 141 et note 1; IV, 
120, 121, et y assiste plusieurs 
jouteurs, III, 159, 164; IV, 
123 et suiv.; va au-devant de 
Marguerite d'Autriche à son 
retour d'Espagne, III, 318; 
dégradé de la Toison d'or, 
IV, 151. 

Luxembourg (Jacques de), sei- 
gneur de Richebourg, Ru- 
nughen et Sainghin, frère du 
connétable, chevalier de la 
Toison d'or, pensionnaire du 
duc Charles en 1475, conseil- 
ler, chambellan de Louis XI, 
et chevalier de son ordre, 
f 1487 [Beauc. 529]. —Prend 
part à la guerre contre les Gan- 
tois, II, 234 ; combat à Ter- 
monde, 250, et à Rupelmonde, 
où il a un cheval abattu sous 
lui, 269; chevalier à Gavre, 
317, 321 ; chargé avec le sei- 
gneur de Ravestain de con- 
duire à Dijon les corps de 
Philippe le Bon et d'Isabelle 
de Portugal, III, 58 et note 7; 
figure aux noces de Margue- 
rite d'York, 106, 111 et note' 
3, 117; joute au pas de l'Arbre 
d'or, 159; IV, 143; y assiste 
plusieurs jouteurs, III, 141 et 
note 2, 164; IV, 120 et suiv.; 
dégradé de la Toison d'or, 
150. 

Luxembourg (Jean U de), comte 
de Ligny, seigneur de Beau- 
revoir, premier chambellan 
du duc, chevalier de la Toi- 
son d'or, etc. f janvier 1440 
[Beauc, 530; La Barre, b, 
119, 179, 207]. -I, 89; III, 
15. 

Luxembourg (Jean de), seigneur 
de Sottenghien, pensionnaire 
du duc Charles, frère puiné 
de Jacques, seigneur de Vien- 
nes, mort en Chypre sans 



postérité. — Va saluer Mar- 
guerite d'York au Dan, III, 
106 et note 5; joute au pas 
de l'Arbre d'or, 148; IV, 
123, et y sert plusieurs jou- 
teurs, III, 141 et note 4, 159, 
164; IV, 120 et suiv.; donne 
une joute à Valenciennes, III, 
205.' 

Luxembourg (Jean de), comte 
de Marie et de Soissons, fils 
aîné du connétable, chevalier 
de la Toison d'or, -j- 22 juin 
1476 [Beauc, 530]. — III, 
166, 221. Son père veut le 
marier à Isabelle de Bourbon, 
II, 395, 396; chargé d'empê- 
cher la sortie de la garnison 
de Saint-Trond, III, 67 et 
note 1 ; fait chevalier de la 
Toison d'or au chapitre de 
Valenciennes où il donne une 
joute, 205 et note 1 ; tué à 
Morat, 211 et note 3. 

Luxembourg (Jean, bâtard de), 
dit Hennequin, seigneur de 
Hautbourdin , conseiller et 
chambellan du duc, cheva- 
lier de la Toison d'or, etc., 
etc., fils de Valerand, maré- 
chal de France, f juillet 1466 
[Beauc, 530]. — I, 97 note 1; 
II, 120 notes 3 et 5; III, 14 
note 1. Assiste à l'assemblée 
d'Arras, I, 205 et note 4; 
prend part à l'expédition du 
Luxembourg, II, 21, 41; son 
éloge, 21 ; assiste au chapitre 
de Gand, 84 et note 3 ; tient 
le pas de la Pèlerine, 118 et 
suiv.; joute à Bruges contre 
le bâtard de Béarn, 129 et 
suiv.; combat comme éclai- 
reur devant Audenarde, 236; 
fait le comte d'Étampes che- 
valier à la bataille de ce nom, 
237 et note 2 ; escarmouche 
devant Gand, 245; son en- 
seigne engagée au combat de 
Nevele, 256 ; porte la ban- 
nière du duc à la bataille de 
Gavre, 318, 323; assiste à 



TABLE ANALYTIQUE 



l'amende honorable des Gan- 
tois, 331; son vœu du faisan, 
387 ; lieutenant général du 
comte de Gharolais dans la 
guerre du Bien public, III, 
9 ; son discours après la ba- 
taille de Montlhéry, 14, 15 
et note 1 ; s'empare de Sainte- 
Maxence, 21 et note 2. 
Luxembourg (Louis de), comte 
de Saint-Pol, de Roussy, etc., 
châtelain de Lille, connétable 
de France, décapité en 1475 
[Beauc, 530]. — I, 130, 133; 

II, 58 note, 274; III, 21, 24, 
141,159,166,174,260 et note 
2. Assiste à l'assemblée d'Ar- 
ras, 1, 205 et note 1 , et à l'entre- 
vue de Châlons, où il se distin- 
gue parmi les jouteurs , II, 56 et 
note 4 ; figure aux joutes d'Ar- 
ras, 69, 70; refuse le collier 
de la Toison d'or, 95 note 2 ; 
envoyé au secours de Zons, 
114 et note 1; prend part à la 
guerre contre les Gantois, 224, 
234, 243, 246; combat à Ter- 
monde, 250, 253, 254, et à 
Basele, 262, 263, après avoir 
passé l'Escaut, 260, 261 ; com- 
mande la première escarmou- 
che avec Jean de Groy à la 
bataille de Rupelmonde, 266; 
chef de l'ambassade envoyée 
par Charles VII à Philippe 
le Bon et aux Gantois, 274 et 
note 2; refuse d'aller à Gand, 
275 et note 4 ; joute aux fêtes 
de Lille, 347; sa place au 
banquet, 355 ; sa fille Jacque- 
line épouse contre son gré 
Philippe de Groy, ce qui le 
brouille avec ceux de cette 
maison, 394, 395; ne peut 
faire aboutir le projet de ma- 
riage de son fils aîné avec 
Isabelle de Bourbon, 395; 
donne une fête à Cambrai, 
ibid.; se rapproche du roi de 
France, ibid.; son alliance 
avec le comte de Gharolais, 

III, 6; depuis longtemps 



brouillé avec le duc Philippe, 
ibid., note 2; la ligue du Bien 
public se forme par son in- 
termédiaire, I, 124; III, 7; 
commande l'avant-garde à la 
bataille de Montlhéry, 9 et 
note 2, 10 note 4; conseille la 
retraite, 15 note 1; nommé 
connétable, 25 et note 1; signe 
le traité de Saint-Maur, 29 
note ; se brouille avee le 
comte de Gharolais, 25; prend 
part à la guerre de Dinant, 
44 ; contribue à la soumission 
d'Amiens et de Saint-Quen- 
tin, 70 et note 5 ; se jette dans 
Rouen, 78 ; évite de se mesu- 
rer avec l'armée de Bourgo- 
gne, 79 ; son exécution, 203 
et note 1. 

Luxembourg (Pierre de), comte 
de Saint-Pol, Linoy, Bryane, 
etc., chevalier de la Toison 
d'or, fils du connétable, f 25 
octobre 1482. — III, 260 note 
2; IV, 152. 

Luxembourg (Thibaut de), sei- 
gneur de Fiennes, frère du 
connétable , chevalier, puis 
retiré du monde (1456), en- 
tré à Gîteaux, abbé dTgny, 
évêque du Mans, désigné car- 
dinal, f 1 er septembre 1474 
ou 1477 [Beauc, 531 J. — 
Jacques de Fouquesolles porte 
son guidon à la bataille de 
Gavre, II, 324; joute au ban- 
quet de Lille, 347 ; sa place à 
table, 355. 

Luxembourg (Elisabeth de), fem- 
me en 1422 de l'empereur 
Albert II, f 1447. — I, 289 
note 5 ; II, 2 note 2, 8 note. 

Luxembourg (Jacqueline de), 
fille du comte de Saint-Pol, 
mariée en 1455 à Philippe de 
Croy. — II, 394 et note 5. 

Luxembourg (Elisabeth de). Voy. 
Elisabeth. — (Françoise de). 
Voy. Ravestain. — (duchesse 
douairière de). Voy. Gorlitz. 
— (Sigismond de). Voy. Si- 



DES MATIERES. 



289 



gismond. — (armes de). Il, 
131 et note 2. 
Luxembourg (le). I, 136, 243; 
II , 8 note et note 1 ; III, 
223. Cédé par Elisabeth de 
Gorlitz à Philippe le Bon, II, 
2 note 2; historique de cette 
cession, ibid., 5 note 2 et 
p. suiv.; envahi par le duc de 
Bourgogne, 4 note, 8, 11 note 
1,13; suite, 15etsuiv., 48 note 

I, 49 note, 114 note 1,115, 206, 
et fin de la guerre du — , 333 
et note 1, 339 ; III, 5 et note 1. 
— (château de), rendu, H, 
45. — (duché de). I, 162,242; 
II,15etno«e2,20,26, 29; 111,6 
note, 316. Engagé à Antoine 
de Brabant, 1, 288 notel; droits 
d'Elisabeth de Gorlitz et de 
Guillaume de Saxe sur le —, 
288 et note 2, 289 et notes 2 et 5; 

II, 28 note 1 ; gouverné par le 
comte de Gleichen, 17; con- 
quis par Philippe le Bon, I, 
102, 103, 106; II, 46, qui en 
garde la mainbournie jusqu'à 
la mort d'Elisabeth,' III, 5 
note 1. — (ville de). II, 6 
note, 19, 20, 33, 50 et note 1 ; 

III, 207 et note, et notes 1 et 
2; 234 note 1, prise par esca- 
lade, II, 35 et suiv.; le duc y 
établit un conseil de justice, 
50 note 1. 

Luxembourgeois. II, 9, 20. Chas- 
sent Elisabeth de Gorlitz de 
ses États, I, 289; II, 3 note; 
surpris à Luxembourg, 38; 
se réfugient à Thionville, 39 ; 
rendus, 45 ; profitent des em- 
barras de Philippe le Bon 
pour recommencer la lutte, 
301 et note 4 ; promptement 
soumis, 302 et note 5, 303 et 
note 1. 

Luxeuil. III, 207 note. — (abbaye 
de). I, 221. 

Luyrieux (Guillaume de), sei- 
gneur de la Cueille et de Sa- 
vigny en Revermont, cheva- 
lier de l'ordre de Savoie en 

IV 



1445, teste en 1470 [La Chesn. , 
IX, 236; Guich., III, conti- 
nuation, 150]. — Amène 01. 
de la Marche à la cour de 
Bourgogne, I, 251 ; assiste à 
l'entrevue de Besançon, 273, 
et au pas de la Fontaine de 
Plours, II, 177, 181; prend 
part à la conjuration des no- 
bles de Savoie, 219 et note 3, 
220 note 2. 

Luyrieux (Lancelot, seigneur 
de) et de Beaufort, chevalier, 
conseiller et chambellan du 
duc, bailli de Savoie et de 
Mâcon, sénéchal de Beaucaire 
et de Nîmes, teste en 1467 [La 
Chesn., IX, 234; Guich., III, 
continuation, 145; La Barre, 
b, 186, 212, 220]. — I, 265 
noie 2; II, 219 et note 4. 

Luzelstein (Jacques, comte de), 
ou de la Petite-Pierre, -j- 1456 
[Beauc, 529]. — Combat à 
Gavre, II, 317 et note 3. 

Lyon (Gaston du), chevalier, 
seigneur de Bézaudun, vi- 
comte de Plsle, etc., cham- 
bellan du dauphin (1456), sé- 
néchal de Saintonge (1461) et 
de Toulouse, etc. [d'Hozier, 
1 er reg., 342 ; Lettres de Louis XI 
(Soc. Hist. de Fr.), I, 369]. 
— Favori du dauphin, II, 
413. 

Lyon. II, 172. — (le bailli de), 
nommé conservateur de la 
trêve de Soleuvre, III, 223. 

Lyon-en-Santers . Voy. Lihons. 

Lyonnois (bailliage de). III, 223. 

Lys (la). I, 93 notes 1 et 2; II, 
235, 258. 



M 



Machabées (le livre des). IV, 
102. 

Machefoing (Isabeau), fille de 
Jean, contrôleur du grenier à 
sel de Dijon (1419), mariée 
en premières noces à Jean 
Coustain, valet de chambre 

19 



290 



TABLE ANALYTIQUE 



du duc, en secondes à Jean 
de Montferrant, chevalier 
(1469-1473), en troisièmes à 
01. de la Marche [Peinc, I, 
262; II, 510; V, 51].— Danse 
au banquet de Lille, II, 379 

6t TlOtô 4, 

Mâcon. I, 96 note 3; IV, 109. 
— (comté, bailliage et imposi- 
tions de), cédés au duc par le 
traité d'Arras, I, 215 et suiv., 
218. — (comté de). I, 8, 154; 
II, 170 note 2; III, 245, 316. 

Maçonnais. I, 218; II, 134 note 

I, 170 note 2; III, 223, 224. 
Madeleine (sainte). I, 49. 
Madoulet (N.). [Comm.-Dup., I, 

197]. —III, 87 noteî. 

Maeslnchl. III, 207 note 2. 

Magnus (Henry). II, 6 note. 

Mahaut, reine de Portugal. Voy. 
Flandre. 

Mahomet I er , empereur otto- 
man, f 1421.— II, 206 notei. 

Mahomet II, empereur ottoman 
(l'Amorat Bey), f 1481. — II, 
383 et suiv., 393. Attaque les 
États de l'empereur d 'Orient, 

II, 205, 206 et note 1 ; s'em- 
pare de Constantinople, 336, 
371 ; III, 36 note. 

Mahuot. Voy. Coquel. 

Mailly (Colard de), prend part 
à l'expédition du Luxem- 
bourg, II, 13 note 5. 

Maine (le comte du). Voy. An- 
jou. 

Maire (Jean), clerc de la chan- 
cellerie du bailliage d'Autun. 
I, 266 note. 

Maisier (Fréminet le). II, H 
note 1. 

Maladrerie (la), près Termonde. 

III, 267. 

Malaunoy ou Mallenvoy (prise 
de). I, 162 ; III, 306. 

Maldeghem (Philippe, seigneur 
de), chevalier à Gavre [Du 
Glercq, 1. II, lui; Ans., III, 
918]. — Tombe dans une em- 
buscade, II, 297 et note 1. 

Ma/dey hem. H, 135 note 1. 



Matines. I, 155 note 1; III, 213 
note 2, 242, 264, 266, 287 
et note 1, 298, 317. Le duc 
Charles y établit un parle- 
ment, I, 132 et note 2; sa 
suppression, 133. — (états 
généraux de). III, 303 note 2. 
— (seigneurie de). III, 133, 
316. 

Mallière ou Marlière (Robert), 
secrétaire de Charles VII 
[S'-Remy, II, 328]. — Son 
ambassadeur à l'assemblée 
d'Arras, I, 208, 209. 

Malsen (J. de). II, 6 note. 

Mamines (Louis de), écuyer en 
1421 danslacompagnie du ma- 
réchal de Rourgogne [Peinc, 
XXVI, 334 ; plusieurs fois 
cité par Chastellain]. — Com- 
bat à Rasele et à Rupelmon- 
de, II, 266 et note 1. 

Manne ville (Robinet de), pro- 
bablement fils de Robert, che- 
valier, qui fut chambellan du 
duc Charles, bailli de Saint- 
Omer et ambassadeurde Maxi- 
milien en 1482, etc. [Comm.- 
Rrux., m, 230]. — Prend 
part au tournoi de l'Arbre 
d'or, III, 192. 

Marche (A ntoine de la) , seigneur 
de Chàteauregnault, cheva- 
lier, conseiller et chambellan 
du duc, bailli de Chalon [La 
Rarre, b, 188, 216]. — I, 246 
noie 1. Maréchal de la lice au 
pas de la Fontaine de Plours, 
II, 151 et note, 156. 

Marche (Olivier de la). I, 131 
note 1, 192 note 2, 207 note, 
240 note 3, 246 note 1, 248 
note, 251 notes 1, 2 et 4, 253 
note, 264 note 1, 266 note 2, 274 
note 1, 275 note; II, 37 note 
2, 127 note 2, 154 note 1, 157 
note 3, 158 note 2, 163 note 3, 
174 note 1, 187 note 2 r 205 
note, 246 note 3, 303 note 3, 
312 note 3, 379 note 4; III, 
29 note, 81 notes 1 et 2, 205 
note 2, 239 note 2, 249 note 1, 



DES MATIÈRES. 



291 



318 note 5; IV, 62 note 1, 
94, 144, 158, 169 note 1, 175 
note 1. Présente son livre à 
Philippe le Beau, I, 7; ses 
titres et qualités, 9, 185; son 
âge, 9 noie 6, 186 ; mis à 
l'école à Pontarlier, 189 ; as- 
siste à l'entrée de Jacques de 
Bourbon dans cette ville, 194 ; 
nourri depuis la mort de son 
père par le seigneur de la 
Cueille, 251 ; présenté par lui 
au duc Philippe, ibid. et note 
4, qui le retient de son hôtel, 
252 ; page du duc, 277 ; son 
départ pour le Luxembourg, 
II, 12 ; assiste aux joutes d'Ar- 
ras, 68, et de Gand, 100 note 
4; nommé écuyer panetier 
du duc, 113; bien accueilli 
de Charles d'Orléans, 115; 
nommé écuyer tranchant du 
comte de Charolais, 118; as- 
siste au pas de la Fontaine 
de Plours, 147 note 2, 151 
note, etc.; son voyage en 
Dauphiné et Savoie, 218, 219 ; 
envoyé aux nouvelles après 
la bataille d'Audenarde, 243; 
explique la différence qu'il y 
a entre relever bannière et 
entrer en bannière, 268; as- 
siste à la bataille de Gavre, 
323, 324, et aux conseils te- 
nus pour l'organisation du 
banquet de Lille, 339 ; y joue 
le personnage de S te -Eglise, 
340, 362 et note 4 ; s'entretient 
avec un chambellan des inci- 
dents du banquet, 369 et 
suiv.; soumet le récit qu'il en 
fait au seigneur de Lannoy 
et à Jean Boudault, 380; 
nommé premier panetier du 
comte de Charolais, 416 ; en- 
tend les plaintes de la du- 
chesse sur les emportements 
de son mari, 418; envoyé 
vers le chancelier Rolin, 4 19 ; 
chargé par le comte de Cha- 
rolais d'annoncer au duc la 
capture du bâtard de Rubern- 



pré, III, 3 ; réclamé vainement 
par le roi qui l'accusait de 
cette prise , 4 ; chevalier à 
Montlhéry, 11 ; chargé de re- 
couvrer l'artillerie après la 
bataille, 13, et de faire les 
logis, 16 ; annonce au sei- 
gneur de Hautbourdin la 
marche de l'armée sur Paris, 
21 ; escorte un convoi d'ar- 
gent, 27; négociateur du trai- 
té de Saint-Trond, 31 note 1; 
envoyé à Rouen où il parle 
au roi, 33 et note 2, et de là 
en Bretagne où il est bien ac- 
cueilli par le duc de Berry, 34 ; 
mandé par le roi à Jargeau, 
ibid.; assiste aux armes du 
bâtard Antoine en Angle- 
terre, 49 ; sa mission en Bre- 
tagne avec le bailli de Caen, 
55, 62; y assiste au service 
que le duc François fait cé- 
lébrer pour le repos de l'âme 
de Philippe le Bon, 62; char- 
gé avec plusieurs autres che- 
valiers de veiller sur le duc 
Charles à la bataille de Brun- 
stein, 65 ; figure aux noces 
de Bruges, IV, 117, 118; re- 
tenu près du duc lors de l'entre- 
vue de Péronne, III, 83 ; passe 
la revue des hommes d'armes 
des ordonnances, 74 ; nommé 
capitaine de la première com- 
pagnie et commis avec Jac- 
ques de Harchies à la défense 
d'Abbeville, ibid.; fait brûler 
Gamaches, 75 et note 1; char- 
gé de ravitailler Lintz, 92; 
apprend la reddition de cette 
place, 95, 96 ; ne peut exécu- 
ter l'ordre à lui donné par le 
duc et au seigneur du Fay de 
s'emparer de Monthéliard, 
207 et note 2, 208; le duc lui 
mande d'enlever la duchesse 
de Savoie et ses enfants, 234, 
235 ; laisse échapper le jeune 
duc et l'un de ses frères, ce 
nui provoque la fureur de 
Charles le Téméraire, 235 et 



TABLE ANALYTIQUE 



note 3, 236, et lui fait à lui- 
même courir risque de la vie, 
ibid.; prisonnier à Nancy, 
240 et note 5 ; paiement de sa 
rançon, sa délivrance, 241 ; se 
rend près de Marie de Bour- 
gogne, 242; bien accueilli par 
la duchesse douairière, ibid.; 
Maximilien le nomme son 
premier maître d'hôtel, 244; 
dirige les cérémonies du 
chapitre de Bruges, 249 note 
1 ; envoyé par Maximilien 
vers Louis XI pour lui de- 
mander une entrevue, 256, et 
vers Charles VIII pour le sa- 
luer à son avènement, 263, 
264 ; assiste à l'entrée du duc 
d'Orléans dans sa capitale, 
ibid.; chargé d'attirer les Han- 
nuyers au service de Maxi- 
milien, 269 ; tire le seigneur 
de la Gruthuse de la prison 
de Bruges, 279, pour le con- 
duire à Gand et à Vilvorde, 
ibid., 276 note 3; règle avec 
plusieurs seigneurs les céré- 
monies de l'entrée de Maxi- 
milien à Gand, 280 note 1; 
reçoit l'archiduc dans sa 
chambre pendant l'émeute 
qui suivit, 282 ; chargé, avec 
le seigneur de Bavestain, de 
conduire le jeune archiduc à 
Termonde, 284 ; négocie avec 
les Liégeois, 285; retenu pre- 
mier maître d'hôtel de Phi- 
lippe le Beau, 286; sa lettre 
au comte de Nevers, IV, 145; 
envoie son Advis sur les grands 
officiers, 153. 

Marche (Philippe de la), père 
du chroniqueur ; écuyer d'écu- 
rie du duc de Bourgogne [La 
Barre, b, 236]. — I, 189. 

Marche-en-Saminc (la). II, 50. 

Marchomires, prince d'Autri- 
che. I, 18, 20. 

Mareschal (Jean). I, 95 note 1. 

Marguerite d'Anjou, reine d'An- 
gleterre, f 1482. — Son ma- 
riage avec le roi Henri VI, 



II, 59 et notel, 61 ; gouverne 
l'Angleterre, 209; y rentre 
avec Warwick, III, 70. 

Marguerite de Frange, reine 
dAngleterre, deuxième fem- 
me d'Edouard I<='', + 1317. — 
I, 67. 

Marguerite de Provence, reine 
de France, femme de Louis IX , 
f 20 décembre 1295.— I, 67, 
149. 

Marie (la glorieuse vierge). I, 

OOO. 

Mariakerke (entrevue de). III, 
280 note 3. 

Marie d'Anjou, reine de Fran- 
ce, femme de Charles VII, f 
29 novembre 1463. — Figure 
à l'entrevue de Châlons, II, 
54 et note 5; y fait grand ac- 
cueil à la duchesse Isabelle, 
ibid. 

Marie d'Egmont ou de Guel- 
dres, reine d'Ecosse, femme 
de Jacques II, f 16 novem- 
bre 1463. — II, 52 et note 1, 
117 et note 4. 

Mark (Evrard III de la), sei- 
gneur d'Arenberg, baron de 
Lumain, dit le Sanglier des 
Ardennes. — II, 19 et note 1. 

Mark (Evrard IV de la), sei- 
gneur d'Arenberg, fils de 
Jean I er ci-dessous, pension- 
naire du duc Charles en 1475, 
auteur de la branche des 
comtes d'Arenberg. — Dirige 
les troupes chargées du ravi- 
taillement de Lintz, III, 93 
et note 2. 

Mark (Guillaume de la), baron 
de Lumain, plus connu sous 
le nom de Guillaume d'Aren- 
berg et surnommé aussi le 
Sanglier des Ardennes, fils 
de Jean I er , exécuté le 18 juin 
1485. — Combat l'armée du- 
cale au siège de Lintz, III, 
96 et note 1 ; tient Liège sous 
sa main, 1, 175 et note 1 ; III, 
285; ses gens battus, 306. 

Mark (Jean I er de la), seigneur 



DES MATIERES. 



293 



d'Arenberg , chambellan de 
Charles VII, fils d'Evrard III. 
— II, 49 et note 2. 

Marle (le comte de). Voy. Lu- 
xembourg. 

Marie (ville et comté de). III, 
221, 223. 

Marmion (Simonnet) , peintre. 
II, 369 note 2. 

Maroc (côte de). II, 136 note 5. 

Mars, père de Romulus.I, 114. 

Marsannay (charme de). I, 28i, 
285. Pas d'armes de — , dit le 
pas de l'Arbre Charlemagne, 
ibid., I, 290 et euiv. — (châ- 
teau et village de), 294 et 
note 4. 

Marseille. I, 49, 50; III, 40, 41. 

Martigny-le-Gomte. I, 241 note. 

Martin V ( Othon Colonne), 
pape, f 1431. — Exhorte le 
duc Philippe à la paix, I, 203 
note 1, 204 note. 

Martincourt. I, 243 note 1. 

Martre (le), archer. II, 18, 19. 

Martué. II, 302 note 5. 

Marmite. II, 15, 17. — (le pré- 
vôt de). II, 20. 

Mas (Gilles du), maître d'hôtel 
du duc de Bretagne. — La 
Marche lui envoie son récit 
des noces de Bruges, III, 101. 

Mas (Jacques du), écuyer, porte- 
étendard du duc Charles, pre- 
mier écuyer d'écurie en 1475; 
en 1471 ce prince lui donne la 
terre de Navilly, telle que la 
tenait précédemment Bau- 
doin, soi-disant bâtard de 
Bourgogne. [Peinc, XXV, 
739; Gingins la Sarra, Dép.des 
ambas. milanais, II, 332.] — 
Tué à Morat, III, 211. 

Masbourg, près Nasogne. II, 
302 note 5. 

Masilles. Voy. Mazilles. 

Massen (duc de). Voy. Mazovie. 

Mathias Corvin, roi de Hongrie, 
f 4 ou6avrill490. — I, 27 et 
note 2; III, 226, 227, 307 et 
note 2, 308. 



Mauchevalier (Jeanne). III, 1 ( .)2 
note 2. 

Maulpas (Jean de). IV, 118. 

Maupas (porte de), à Besancon. 
I, 274 note 1. 

Maurienne (l'évêque de). III, 
318 note 3. 

Maximien (saint). I, 49. 

Maximilien, archiduc d'Autri- 
che, roi des Romains et em- 
pereur, -f- 12 janvier 1516. — 
I, 8,16 noie 2, 27, 29, 41, 73, 
175; III, 260, 263, 265 note 1, 
272, 273 noie 2, 290 et note 2, 
291, 295 note 1, 296, 297 et 
note 4, 298, 299, 303 et note 3, 
304, 316. Abrégé de son his- 
toire, I, 157 et suiv.; négo- 
ciation de son mariage avec 
Marie de Bourgogne, 135, 
155; III, 243 et note 2; 
leurs fiançailles et leurs no- 
ces, I, 40,°156, 157; III, 244, 
245 note 1 ; sa lutte contre 
Louis XI, I, 158 et suiv.; III, 
247 et notes 2 et 4; conclut 
une trêve avec lui, ibid. et 
note 5, 253 note 4 ; en profite 
pour aller voir sa femme, 
247 ; relève l'ordre de la Toi- 
son d'or au chapitre de Bru- 
ges, I, 158 ; III, 248 et note 
3, 249, et y reçoit le collier des 
mains du sire de Ravestain, 
250 ; confirme les privilèges 
des chevaliers, 249 note; forcé 
de reprendre les armes contre 
Louis XI, I, 159; III, 251, 
252 ; naissance de son fils 
Philippe, I, 159; III, 252; 
son logis au Pont à Lessault, 
252, 253; conclut une nou- 
velle trêve, 1, 159; III, 253 
et note 4 ; donne des fêtes à 
Bruges, 254 et note 1 ; offre 
en vain la bataille au roi près 
du Pont à Vendin, I, 159; 
IU, 255, 256; se rend à Lille 
à la suite d'une suspension 
d'armes, 256 et note 1 ; perd 
et reprend le comté de Bour- 
gogne, I, 160; attaque Tour- 



294 



TABLE ANALYTIQUE 



nai et Thérouanne, 161 ; III, 
257 note ; victorieux à Guine- 
gate, ibid.; préside le chapi- 
tre de Bois-le-Duc, IV, 146 et 
suiv.; comprime une révolte de 
la Gueldre, I, 162; poussé par 
les Gantois à marier sa fille 
Marguerite avec le dauphin, 
I, 163, 164; III, 264 note 4; 
conclut le traité d'Arras dont 
ce mariage est une des con- 
ditions, 262 note 7 ; veut se 
faire reconnaître mainbourg 
de son fils Philippe, I, 33 et 
note 3 ; III, 265 et note 1 ; fu- 
rieux contre les Gantois qui 
refusent de le lui livrer, 265, 
266; manifeste à lui adressé 
par les seigneurs, 265 note 7 ; 
commencement de sa lutte 
contre les Flamands, ibid.; 
s'empare de Termonde. I, 
166; III, 266, 267, et d'Au- 
denarde, I, 166; III, 269 et 
note 2, 270, 272 et note 3; 
suite de sa lutte contre les 
Flamands, I, 167; III, 273; 
pille les pays révoltés, 1, 169; 
appelé à Bruges par les nota- 
bles de la ville, 171; III, 
275; y fait prisonnier le sei- 
gneur de laGruthuse, I, ibid.; 
III, 276 et note 3, qu'il em- 
mène avec lui à Gand, -27'.i, 
280 ; son entrée solennelle 
dans cette dernière ville, près 
de laquelle il est reçu par son 
fils, I, 172, 173; III, 280 et 
suiv.; se réfugie dans la cham- 
bre d'Ol. de la Marche pen- 
dant l'émeute qui suivit, 282 ; 
épargne les habitants dont il 
ne fait exécuter que les plus 
coupables, I, 173, 174; III, 

284 et note 3; fait conduire 
son fils à Termonde, ibid.; sa 
paix avec les Flamands, III, 

285 et note 1 ; parlemente 
avec les Liégeois, I, 175 ; III, 
285; élu et sacré roi des Ro- 
mains, I, 31, 175, 176; III, 

286 et notes 1, 2 et 4; se rend 



dans les Pays-Bas où il reçoit 
la visite de son père, 287 et 
notes 1, 3 et 5; met son fils 
en possession de ses États, 
ibid.; surpris à Bruges par 
une nouvelle sédition des ha- 
bitants, 287, 288 et notes 1 et 2 ; 
logé au Graenenbourg, I, 33; 
III, 289 et note 1 ; assiste à 
l'exécution du seigneur de 
Dudzeele, ibid.; mis en cage, 
291, 292 et notes 1, 2 et 3; 
délivré par son père, I, 33; 
III, 292; fait la paix avec les 
Brugeois, 293 et note 2; dé- 
clare qu'il n'observera pas le 
traité, 294 et note 3, 295; re- 
commence la guerre, ibid.; 
traite à Francfort avec le roi 
de France, ibid. note 2; bat- 
tu par Philippe de Clèves, 
297 note 3, 298 ; reçoit la sou- 
mission de ce seigneur, 301 ; 
lutte de nouveau contre les 
Gantois, 300 note 1, 276 et 
note 4 ; entre à Gand où il 
fait régner la justice, 277, 
278; épouse par procureur la 
duchesse de Bretagne, 258 et 
note 2, 317; supplanté dans 
cette alliance par le roi Char- 
les VIII, ibid.; apaise une 
nouvelle révolte des Gantois, 
302, 303 et note 2 ; bref récit 
de ses gestes, 304 et suiv.; 
reprend l'Autriche et la Hon- 
grie après la mort du roi Ma- 
thias, 307 ; joute contre Clau- 
de de Vaudrey, 309 et note 2; 
pacifie l'Allemagne, 310 et 
note 1 ; ses guerres avec les 
Suisses, 310 et note 2, 311, 
312; ses serviteurs prison- 
niers des Gantois, 290, 313, 
314; ses divers surnoms, I, 
176; III, 312 et suiv., 315; 
son portrait, ibid. note 2; 
ses armes, I, 176 ; La Marche 
lui envoie son Advis sur les 
grands officiers, IV, 153; ses 
goûts déjeune homme, 1, 164. 
May (Jaspar, aliàs Régnier) ou 



DES MATIÈRES. 



295 



de May, seigneur de Volkes- 
tain, capitaine de Gavre [Ker- 
vyn, V, 418]. — Prisonnier 
des Gantois, III, 291 et note 
3, 314. 

Mayence. III, 5 note 1. 

Mazilles (Jean de), écuyer, sei- 
gneur de Marey- sur -Tille, 
panetier, puis échanson du 
duc en 1475, châtelain de 
Saulxdèsl459,mariéà Aglan- 
tine Monnot; vivait encore en 
1489; c'est lui qui fut chargé 
d'annoncer en Bourgogne la 
défaite de Morat ; il était fils 
d'un autre Jean de Mazilfcs, 
aussi seigneur de Marey-sur- 
Tille, capitaine châtelain de 
Saulx en 1429, premier pane- 
tier et maître d'hôtel du duc, 
gruyer de Bourgogne, f 24 
janvier 1462. M. de Beaucourt 
a confondu ces deux personna- 
ges [Beauc, 534; La Barre, 
b, 222, 227, 275; Peinc, 
XXIV, 497, 565; XXV, 534, 
622]. — Joute à Lille, II, 348 
note 3; sa lettre sur le siège 
d'Amiens, III, 71 note 3. 

Mazovie (Ziemovite, duc de). I, 
30 note 4. 

Mazovie (Zimburge de), fille du 
précédent, mère de l'empe- 
reur Frédéric IV, f 1129. — 
I, 30 et note 4, 31. 

Mecklenbourg (Henri le Gras, 
duc de), f 1477. — III, 97 et 
note 5. 

Médée. II, 357 et suiv.; IV, 
164. 

Meghen (château de). II, 343 
note. 

Meingersrewt (Thierry de). II, 
6 note. 

Melun (Jean I er de), seigneur 
d'Antoing, chambellan du 
duc, gouverneur de Douai, 
chevalier de la Toison d'or, 
connétable de Flandre, etc., 
f 15 février 1481. — IV, 148. 

Melun (Jean II de), fils du pré- 
cèdent; vicomte de ('.and, 



connétable de Flandre, f 
20 octobre 1513. — Nommé 
capitaine de Termonde, III, 
268 et note 2. 

Mélusine. II, 351. 

Ménélas (le roi). I, 17. 

Menin. III, 255 note 2. 

Menthon (Bernard, seigneur 
de), Pont et Dingié, teste le 
1 er mars 1476 [Guich., III, 
251]. — Délivre le jeune duc 
de Savoie, III, 235 et note 5. 

Menthon (Guillaume, seigneur 
de), chevalier, père du précé- 
dent, teste en 1452 [Guich., 
III, 251]. — II, 220 et note 1. 

Menthon (Pierre de), seigneur 
de Montrotier, Gresy et Gor- 
mand, et ses deux fils Nicod 
et Claude [Guich., III, 256], 
prennent part à la révolte 
des nobles de Savoie, II, 220 
note 1. 

Mériauec (Hervé de), conseiller 
et écuyer d'écurie du duc de 
Bourgogne, chevalierde l'Her- 
mine, etc.; étaitmort le 30 jan- 
vier 1481 [Beauc, 535]. — II, 
9,7io^2, 34 et note 1; 111,44 
note 1. Accompagne le duc à 
son entrée à Luxembourg, II, 
41 ; assiste Jacques de La- 
laing à la joute de Gand, 97, 
et combat avec lui à Sterline- 
Castle, 105 et suiv., 107 note 
1 ; porte l'étendard du duc à 
Bupelmonde, 265, et à Gavre, 
318, 323; désarme le duc 
après la bataille, 325 note 2. 

Merlo (Jean de). I, 205 note 6. 

Merville. Voy. Marville. 

Metteneye (Pierre), bourgeois 
et écoutète de Bruges, pane- 
tier du duc Charles [Ker- 
vyn, V, 418, 448]. — Prend 
part au tournoi de l'Arbre 
d'or, III, 193; surpris à Au- 
denarde, 269 et note 2, 270. 

Metz (évoque de). Voy. Bade. 

Metz. II, 20, 29. 

Meung-sur-Yèvre. II, 422. 



296 



TABLE ANALYTIQUE 



Meurin (J.j. II, 399 notes 1 et 3. 
Meurs (Frédéric, dit Valerand, 
comte de), chevalier de la 
Toison d'or, f dès 1451 
[Beauc, 536; Boull., 45]. — 
Assiste au chapitre de Gand, 
II, 84 et note 4. 

Meurs ( Théodoric ou Thierry 
de), archevêque de Cologne 
en 1444, f 18 février 1462 
[Beauc, loc. cit.,- Boull., 48]. 
— II, 48 note 1, 49 note. En 
guerre avec le duc de Glèves, 
II, 113 et note 1 ; assiège Zons, 
ibid.; bat en retraite, 114. 

Meuse (pays d'outre-). 11,426. — 
(pont de la) à Namur. III, 
202 note 2. 

Mézières. II, 14 et note 3, 15, 
30 note 1. 

Michaut le Rhétoricien. Son 
propos sur la réduction des 
dépenses de l'hôtel, II, 80. 

Middelbourg, en Flandre. II, 85 
note 2. 

Middelbourg, en Zélande. II, 58 
note, 80; IV, 109. 

Mijoux. III, 236 et note 1. 

Milan (Francisque Sforze, duc 
de), | 8 mars 1466. — I, 28 
et note 1 ; II, 116 et note 4. 

Milan ( Galéas - Marie Sforze, 
duc de), f 1476. — III, 227. 

Milan (Hélyprand ou Hilde- 
brand Visconti, prince de) en 
1056. —I, 29 note 1. 

Milan (Ludovic-Marie Sforze, 
duc de), f 1510. — III, 311. 

Milan (Othon, prince de). I, 29 
note 1. 

Milan (Philippe-Marie Viscon- 
ti, duc de), f 1447. — I, 28 
note 1, 308; II, 79, 81. Frère 
d'armes de Philippe le Bon, 
II, 64, 65; son mariage, I, 
263 et notes 1 et 2 ; sa mort, 
II, 116 et note 1, 169. 

Milan (Blanche de), femme du 
comte de Pavie. 1, 28. 

Milan (Blanche-Marie Visconti, 
fille naturelle du duc Philip- 



pe-Marie, duchesse de), fem- 
me en 1441 de Francisque 
Sforze. — I, 28 et note 1. 

Milan (Marie de Savoie, du- 
chesse de), femme du duc 
Philippe -Marie, f 1458. — 
II, 116 et note 3. 

Milan (Valentine de). Voy. Or- 
léans. — (armes de). I, 28, 
29. — (duché et ducs de). I, 
28,29, 264; II, 104. — (évo- 
que de). III, 100. 

Milanais, reconnaissent Fran- 
çois Sforza pour duc, II, 116. 

Mulot (la baraque). I, 292 note 3. 

MfNGovAL (le seigneur de). Voy. 
Lannoy. 

Minos, roi de Crète. I, 113. 

Miraumont (Jean, seigneur de), 
f 1 er mai 1452 [Beauc, 537; 
Bar.-Gach., II, 95]. — II, 
289 note 4. Prend part à l'ex- 
pédition du Luxembourg, II, 
13 et note 4, 16, 30, 31; che- 
valier à Audenarde, 238; tué 
devant Gand, 246. 

Miraumont (Pierre de), capi- 
taine des archers du comte 
d'Étampes , chambellan du 
duc en 1475, frère de Jean 
[Beauc, 537]. — Chevalier à 
Audenarde, II, 238 ; éclaireur 
devant Gand, 245; combat à 
Gavre, 322. 

Miraumont (Robert, seigneur 
de) après la mort de son frère 
Jean, et de Harmaville, écu- 
yer d'écurie, puis chambel- 
lan du comte d'Étampes, con- 
seiller et chambellan du duc, 
capitaine de Bapaume, etc., 
était mort en 1486 [Beauc, 
537]. — II, 236 note 4, 343. 
Prend part à l'expédition du 
Luxembourg, II, 36, 37; 
combat au Pont d'Espierres, 
235; chevalier à Audenarde, 
238; éclaireur devant Gand, 
245 ; son enseigne engagée à 
Nevele, 257 ; fait avec le ma- 
réchal de Bourgogne une cour- 
se près de Gand, 289 et note 



DES MATIERES. 



297 



4 ; assiste le comte d'Étampes 
aux joutes de Lille, 343; juge 
du pas de l'Arbre d'or, III, 
125; IV, 116. 

Mirecourt. I, 242 note 3. 

Moerbeke. II, 277 et note 1, 288 
note 1. Pris et brûlé, II, 279. 

Moere (Jean van den). II, 329 
note 1. 

Moirans. III, 236 et note 3. 

Moireau (Pierre). Ses courses 
contre Termonde, II, 298, 299, 
300. 

Moïse. I, 66 ; IV, 102. 

Molain (Odot de), garde de la 
monnaie de Chalon, anobli 
en 1433, fils de Jean Maire, 
dit Molain, chaudronnier à 
Dijon. Ce surnom de Molain 
ou Maulain finit par s'identi- 
fier avec le nom de la terre 
de Mâlain que ses descendants 
acquirent par la suite [Noblesse 
aux états de Bourgogne, 230]. 
— II, 225 note 1, 397 note 2. 

Molembais (le seigneur de).Voy. 
Lannoy. 

Molesmes (Jean de), secrétaire 

^ du duc Philippe en 1456 [La 
Barre, b, 197; Comm.-Dup., 
III, 278]. - III, 71 note 3. 

Molinet (Jean), chanoine de 
Valenciennes, historiographe 
de Charles le Téméraire, de 
Maximilien et de Philippe le 
Beau, f 1507. — I, 15. 

Moncornet (ville et seigneurie 
de). III, 221. 

Mondragone (villa de). II, 350 
noie 2. 

Mons. II, 65, 337 note 1, 370; 
UI, 247 note 4, 261 note 4, 
270. Chapitre de la Toison 
d'or tenu à — , II, 204 et suiv. 

Monstrelet (Enguerrand de), 
prévôt de Cambrai et de Wa- 
lincourt, chroniqueur, f 1453. 
I, 207 note. 

Mont (Antoine du). III, 80. 

Montage (Claude dei, soigneur 
de Couches, chevalier, con- 
seiller et chambellan du duc 



de Bourgogne, chevalier de 
la Toison d'or, tué à la ba- 
taille de Bussy (1476), der- 
nier mâle des ducs de Bour- 
gogne de la première race 
[Mor.; La Barre, b, 193, 219, 
259]. — Assiste à l'entrevue 
de Besançon, I, 273 et note 7, 
et au pas de la Fontaine de 
Plours, II, 181 et note 3. 

Montagu (Jacques de), écuyer, 
joute au pas de Marsannay, 
I, 319, 320. 

Montagu (Catherine de), femme 
d'Alexandre de Blaisy. II, 
182 note 1. 

Montagu (le seigneur de). Voy. 
Neufchatel. 

Montaigu (Odart de). II, 155 
note \. 

Montaigu-le-Blin. I, 253 note 1, 
256. 

Montargis. III, 33 note 1. 

Montauban (Jean, sire de), sei- 
gneur de Landal, Romilly, 
etc., chevalier, maréchal de 
Bretagne, conseiller et cham- 
bellan de Louis XI, amiral 
et grand-maître des eaux et 
forêts de France, f 1466 
[Beauc., 538]. — H, 427 noie. 
Compagnon et conseiller du 
dauphin, II, 413 et note 1. 

Montbel (Jacques de), cheva- 
lier, seigneur du Montelier et 
de Dolomieu, comte d'Entre- 
monts, conseiller et chambel- 
lan du dauphin et du duc de 
Savoie, teste le 14 mai 1476 
[d'Hozier, 5 e reg.; Guich. , III, 
continuation, 169]. — Figure 
parmi les seigneurs révoltés 
contre le duc de Savoie, II, 219 
et notes 2 et 8. 

Montbéliard (Jeanne de), pre- 
mière femme de Louis de 
Chalon,princed'Orange(1408). 
— II, 117 notel. 

Montbéliard. III, 206 note 4. 
Mis en la main du comte de 
Saint-Pol, II, 58 note; pris 
par le dauphin, 62 et note 5. 



298 



TABLE ANALYTIQUE 



— (château de). III, 207 et note 
2. — (comté de). II, 53 et 
note 2. 

Montcley (Pierre de). II, 117 
note. 

Montdidier. I, 154; III, 223 et 
note 4. — (ville et châtellenie 
de), cédées au duc par le trai- 
té d'Arras, I, 222 et suiv.; 
transportées au comte de Cha- 
rolais, III, 29 note. 

Montéclair. I, 242; II, 58. 

Montenaken (bataille de). 1, 105 ; 
III, 26 et note 5. 

Montereau. Le duc Jean y est 
assassiné, I, 86, 196 et suiv.; 
fondations à l'église de — 
pour le repos de son âme, 
212 et suiv. 

Montfaucon-Montbéliard (Hen- 
riette de). II, 53 note 2. 

Montferrant (Jean de), page, 
panetier, maître d'hôtel, 
conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne, chevalier 
à Montlhéry, bailli de Cour- 
tray, était marié en 1469 à 
Isabeau Machefoin, veuve de 
Jean Coustain [Gollut, 1191 ; 
Peinc, 1,262; II, 510; Arch. 
Gôte-d'Or, B. 1358, 10415]. 

— II, 379 note 4. Accompa- 
gne le bâtard Antoine dans 
son emprise en Angleterre, 
III, 49 et note 3 ; figure au 
pas de l'Arbre d'Or, IV, 128. 

Montfort (Jean de), seigneur 
de Stinkerque et d'Haser- 
wode, écuyer d'écurie du duc 
de Bourgogne, vivait encore 
en 1494 [Beauc, 539].— III, 
90 note 2. Garde de l'étendard 
du bâtard Corneille dans l'ex- 
pédition du Luxembourg, II, 
11 ; joute au banquet de Lille, 
347 ; chevalier à Montlhéry, 
III, 11; négocie le traité de 
Saint-Trond, 31 note 1 ; pri- 
sonnier à Nancy, 240; entre 
à Bruges avec le comte de 
Nassau, 277; favorise la ré- 
bellion d'Utrecht, 1, 164, 165. 



Montfort (Nicolas de), comte 
de Gampobasso, fils d'Ange 
de Montfort et de Joanelle 
Caracciolo, marié le 21 no- 
vembre 1450 à Artabelle de 
Sangro, lieutenant du duc 
Charles en Lorraine (juillet 
1476), son chambellan en 
1475 [La Barre, a, 361, 368, 
369 ; pièces orig. chez M e Mo- 
rin-Pons à Lyon]. — Entre 
au service du duc, III, 89 et 
note 5 ; prend part au siège 
de Neuss, 92 et note 4 ; reçoit 
de l'argent de Louis XI, 239 
note 1 ; rejoint le duc qu'il 
trahit sous Nancy, 238, 239 ; 
vers sur sa trahison, 239 
note 2. 

Montfort, poursuivant d'armes. 

II, 147 note 2. 

Montfort (château et seigneurie 
de). I, 135, III, 82 note 3. 

Montgomery (Thomas de), ban- 
neret, chevalier de corps du 
roi d'Angleterre , chevalier 
des ordres de la Jarretière et 
du Bain, etc., vivait encore 
en 1488 [Ghast., II, 56; 
Gomm.-Dup.,I, 360, 389, etc.]. 

— Figure à l'entrée de Mar- 
guerite d'York à Bruges, III, 
111; IV, 96. 

Montigny (Jeanne d'Escornaix, 
dame de), femme de Simon 
de Lalaing [Boull., 36]. — 
Assiste aux noces de Bruges, 
IV, 97, 110. 

Montigny-le-Roi (siège de). I, 
244 note 8. 

Montlhéry (bataille de). I, 124 ; 

III, 10 et suiv. — (châtel de), 
tient pour le roi, III, 13, 14. 

Montmartin (Jacques, seigneur 
de), de Loulans, etc., cheva- 
lier, panetier, maître de la 
vénerie , conseiller et cham- 
bellan du duc, capitaine des 
archers de la garde, était 
mort en 1487 [Beauc., 540]. 

— III, 223 note 4. Fait les 
logis avec Olivier de la Mai- 



DES MATIERES. 



299 



che après la bataille de Mont- 
lhéry, III, 16; commis avec 
lui à la revue des hommes 
d'armes, 74. 

Montmédy. II, 14 ; III, 234 no- 
te 1. 

Montravel (Mgr de). IV, 118. 

Montres d'armes à Dijon, Beau- 
ne et Chalon. I, 247 note. 

Montrolancl. I, 302 note 3. 

Moorseele. III, 255 note 2. 

Moorslede. III, 255 note 2. 

Moraen (Jean). II, 329 note 1. 

Moralle (Antoine de), femme 
de Jean Boudault, danse au 
banquet de Lille, II, 379 et 
note 3. 

Moral. III, 234 et note 2, 238 
note 1. — (siège et bataille 
de). I, 54 note 3, 140; III, 
211 et notes 2 et 3. 

Morayie (Josse, margrave de). 
II, 2 note 2. 

Morbazenne, nom donné à Ma- 
homet II. II, 336 note 1. 

Morbecke (Denis de), seigneur 
de Hondecontre ,[Mol., III, 
448, 461, 469, 471, 472]. — 
Défend Nieuport, III, 299; 
se porte au secours de Dix- 
mude, 300. 

Moreau (Etienne). Voy. Ber- 
nard. 

Mores, Mpriens. III, 39, 158; 
I\ T , 125 et note 1. 

Moret. III, 20 et note 2. 

Moreu, Moreuil (Mgr de). "Voy. 
Soissons. 

Morlans (le seigneur de), tué à 
Dixmude, III, 300 note 2. 

Moroges (Chariot de), d'une an- 
cienne famille du Chalonais, 
occis à Nevele, II, 256. 

Mortagne, cédé au duc par le 
traité d'Arras, I, 225 ; pris et 
brûlé, 159; III, 251, 305. 

Moktingle (Guillaume). III, 243 
note. 

Morvilliers (Pierre de), soi- 
gneur de Clary, etc., chance- 
lier de France en 1461, f 1476. 
— Fait partie d'une ambas- 



sade envoyée par Louis XI 
au duc de Bourgogne, III, 4 
notes 2 et 4. 

Mote (Jean de la). [I, 397 no- 
te 2. 

Motier (Gilbert), seigneur de la 
Fayette et de Pontgibaud, 
maréchal de France, f 1463. 
— Ambassadeur du roi à 
l'assemblée d'Arras, I, 208<, 
209. 

Motle-au-Bois (la). I, 90; II, 57 
note, 58. 

Mouche de Vère (la). Voyez 
Vère. 

Mouchet (Guillaume). II, 117 
note. 

Mouchet (Pierre-Léonard), porte 
le dais à l'entrée du roi des 
Romains à Besançon, I, 274 
note 1. 

Moulins. II, 401 note 2, 426 no- 
te 4. 

Moulins-Engilbcrt (siège de). III, 
9 note \. 

Mourcourt (Mgr de). Voy. Con- 
ta y. 

Mousket (chronique de Pierre). 
I, 18 note 4. 

Mowbray (Jean III), duc de 
Norfolk. III, 106 note 9, 111 
note 5. 

Moy, pris par le duc, I, 133. 

Moyne de Neuville (le). Voy. 
Neuville. 

Murs de Rossano (Troylo de), 
capitaine au service du duc 
de Bourgogne. ILE, 89 et note 
7, 90 note 2. 

Mussy-l'Évêque (sièse et prise 
de). I, 96 et note 2. 

N 

Nabusardam (l'enchanteur). I, 
112. 

Namur (le héraut). II, 119 no- 
te 1. 

Namur. I, 126, 155 note 1 ; II, 
14, 50, 411 notes 1 et 2 ; III, 
25 note 3, 43, 44 et note 1,85, 
202 note 2. — (comté de). III, 



300 



TABLE ANALYTIQUE 



43. Acquis par Philippe le 
Bon, 1, 106. — (pays de). III, 
223. 

Namurois, servent Philippe le 
Bon dans la guerre du Lu- 
xembourg, II, 18, et dans 
celle contre Gand, 224. 

Nancy. II, 54 note 4, 59 et no- 
tes 2 et 4, 60 note 1, 63 note; 

III, 100 note 3, 206 note 3; 

IV, 1 note 1, 152. Se rend au 
duc Charles, III, 208 et note 
3 ; assiégé et pris par René II 
de Lorraine, I, 141; III, 213, 
238; second siège et bataille 
de-, 1,142; III, 238, 239, 240 
et notes 2 et 3. 

Nanni (Alexandre), évêque de 
Forli en 1470, vice-légat et 
gouverneur de l'Ombrie en 
1474, etc., f 1485 [Comm.- 
Dup., I, 321, 335]. — Nonce 
du pape près l'empereur Fré- 
déric pendant le siège de 
Neuss, III, 100 note 1. 

Nantes. III, 258. 

Naples (rois et reines de). Voy. 
Alphonse I er , V d'Aragon, 
Ferdinand I er , Jacques de 
Bourbon, Ladislas, Anjou 
(Louis I er , Louis II, Louis III, 
René d'), Jeanne de Duras. 

Naples. I, 190 et note 1, 191; 
11,203.— (royaumede). 1, 190; 

II, 181. Echu à René d'An- 
jou, I, 90. 

Nassau (Engelbert de), comte 
de Vianden, baron de Bréda 
et de Leck après son père 
Jean II ci-dessous, gouver- 
neur de Brabant, lieutenant 
général aux Pays-Bas, pen- 
sionnaire du duc en 1475, etc., 
f 31 mai 1494 (Mor., Boull., 
57; Kervyn, IV, V, passim], 
— 111,272 note 2,300 note \. 
Chevalier de la Toison d'or 
au chapitre de Valenciennes, 

III, 204 et note 4 ; assiste à 
celui de Bois-le-Duc, IV, 151 , 
et y représente plusieurs de 
ses' confrères, 148, 152; en- 



tre à Bruges avec Maximi- 
lien, I, 171; III, 275; y fait 
prisonnier le seigneur de la 
Gruthuse, 276; conduit les 
gens de pied à l'entrée de 
Maximilien à Gand, I, 172, 
174; III, 281, 282; propose 
d'écraser les Gantois, 283, ce 
à quoi Maximilien ne veut 
pas consentir, 284 ; chargé 
d'épouser par procuration la 
duchesse de Bretagne, 258 
note 2; combat et réprime 
une nouvelle sédition des 
Brugeois, 277 et note; Phi- 
lippe de Glèyes lui rend le 
château de l'Écluse, 301. 
Nassau (Jean II de), comte de 
Nassau - Dillembourg et de 
Vianden, baron de Bréda et 
Leck, gouverneur de Brabant 
sous le duc Charles, pension- 
naire de ce prince, f 1475. 

— Lève le contingent de Hol- 
lande et de Zélande pour la 
guerre contre les Gantois, II, 
224 et note 9; bat les Lié- 
geois à Montenaken, III, 26 
note 5; va saluer Marguerite 
d'York au Dan, 106 et note 6. 

Nassau (Jean de), comte de 
Nassau-Wiesbaden, f 1480. 

II, 224 et note 6 (?). 
Nassau (Philippe, comte de), 

fils du précédent, général des 
arméesde Maximilien, f 1490. 

— Prisonnier des Gantois, 

III, 291, 314. 

Navarre (Blanche de). Voyez 

Blanche. 
Navarre (Jeanne de), , femme 

de Philippe, comte d'Évreux. 

I, 69 note. 
Navarre. II, 105 note. 
Neelle (prise de). I, 133; III, 77 

et note 2. 
Nemours (Jacques d'Armagnac, 

duc de), comte de la Marche, 

etc., décapité le 4 août 1477. 

— III, 166. Prend part à la 
guerre du Bien public, I, 



DES MATIERES. 



301 



124 ; signataire du traité de 
Saint-Maur, III, 29 note. 

Néoglès. I, 113. 

Neufchâteau. II, 57, 58 note, 
III, 238 note 1. 

Neufchatel (Claude de), sei- 
gneur du Fay, fils puîné de 
Thibaut IX; gouverneur du 
Luxembourg, chevalier de la 
Toison d'or (1491), pension- 
naire du duc Charles en 1475, 
f vers 1505 [Mor.; La Barre, 
a, 355 et suiv.]. — Sa lettre 
sur le combat de Zons, III, 99 
note 6; chargé avec 01. de la 
Marche de s'emparer du châ- 
teau de Montbéliard, 207 et 
notes 2 et 3 ; s'en retourne sans 
rien faire, 208; va au-devant 
de l'archiduc Maximilien, 
244. 

Neufchatel (Jean de), seigneur 
de Montagu et de Reynel, 
chevalier, conseiller et cham- 
bellan du roi et du duc de 
Bourgogne, frère de Thi- 
baut IX, f 1504 [Beauc, 542; 
Gollut, 1094]. —II, 35, 84, 
411 note 2. Assiste à l'entre- 
vue de Besançon, I, 273 et 
note 4 ; chevalier de la Toi- 
son d'or au chapitre de Mons, 
II, 84 note 2, 205 note 3; 
prend part au siège de Schen- 
delbeke, 306; assiste à l'amen- 
de honorable des Gantois, 331; 
dégradé de la Toison, IV, 
148. 

Neufchatel (Jean de), seigneur 
de Vaumarcoul, chevalier, 
conseiller et chambellan du 
duc de Bourgogne. — I, 266 
note. 

Neufchatel (Thibaut VIII, sei- 
gneur de), grand-maitre de 
France, chevalier de la Toi- 
son d'or, f 21 mai 1459 
[Beauc, 542; Gollut, 1091J. 
— Assiste à l'entrevue de 
Besançon, I, 273 et note 2; 
se l'ait excuser au chapitre 
de Garni, II, 84 et note 10. 



Neufchatel (Thibaut IX de), 
seigneur de Blamont et de 
Chastel-sur-Moselle, fils du 
précédent; chevalier de la 
Toison d'or, maréchal de 
Bourgogne, etc., f 1469 
[Beauc, 542]. — I, 247 note, 
293 note 1, 329; II, 170 note 2, 
234, 282, 294, 339 note, 418, 
419 note 1, 424 note 1. Re- 
prend Châteauvillain sur le 
sire de Commercy, I, 269 et 
note 2; son portrait, ibid.; 
nommé maréchal de Bour- 
gogne, 269, 270 et note 1 ; ses 
gages, ibid.; assiste à l'entre- 
vue de Besançon, 273 et note 
3 ; conduit l'ordonnance de la 
lice au pas de Marsannay, 
299 ; harcèle l'armée du dau- 
phin pendant son expédition 
contre les Suisses, II, 62; 
lève le contingent de Bour- 
gogne pour la guerre contre 
les Gantois, 224 et notes 4 
et 10 ; y prend une part ac- 
tive, 246, 289 et suiv.; ses 
déprédations, 294 note 4 ; di- 
rige le siège de Schendelbeke, 
305; fait une tentative sur 
Gavre, 307, 308; conduit 
l'avant - garde, avec le sei- 
gneur de Chimay, à la batail- 
le de Gavre où il est fait che- 
valier, 317, 318, 320, et dans 
la marche sur Gand, 327 ; 
dirige l'ordre de la cérémonie 
de l'amende honorable des 
Gantois, 331 ; escorte le dau- 
phin, 409 note 1 ; sa haine 
contre le chancelier Rolin, 
415; assiège Moulins-Engil- 
bert, III, 9 note 1 ; amène le 
contingent de Bourgogne 
après Montlhéry, 18 , 19 ; 
prend part au siège de Dî- 
nant, 44, et à la guerre con- 
tre les Liégeois, 64, 65, 85; 
sa mort, ibid., note 2. 

Neufchatel (Thibaut, bâtard 
de), seigneur de Ghamilleyct 
de Conllans, fils de Jean de 



302 



TABLE ANALYTIQUE 



Neufchâtel-Montagu, f 1450 
[Mor.; Gollut, 1141].— Guer- 
roie sur les marches de Bour- 
gogne, I, 242 ; porte la parole 
devant le duc pour le sei- 
gneur de Pesmes,254 et suiv.; 
entre avec lui à Luxembourg, 

II, 39 ; restitue Darney et 
Montéclair au roi de Sicile, 
57, 58. 

Neufchatel (Bonne de), fille de 
Thibaut VIII, femme en 
deuxièmes noces de Jean de 
la Baume, f vers 1491. — 
Épouse Antoine de Vergy, II, 
400 et note 2. 

Neufchatel (Ysabeau de), fille 
de Jean de Neufchâtel-Mon- 
tagu , femme de Louis de 
Vienne, ou sa sœur du même 
prénom, qui épousa, en 1470, 
Philibert-Philippe de la Palu- 
Varembon. — Figure au ban- 
quet de Lille, II, 366 et note 2. 

Neufchatel (maison de). I, 254. 

Neufchatel (le comte de). Voy. 
Fribourg. 

Neufchatel en Normandie, pris 
et brûlé, I, 133; III, 78 et 
note 3. 

Neufchatel en Suisse. II, 398 
note. — (comté de). I, 189. 

Neufville (le seigneur de). Pro- 
bablement Robert, seigneur 
de Neufville et de la Guerche, 
marié, en 1422, à Jeanne du 
Puy [Ans., VIII, 902; Mons- 
trelet, passim]. — Prend 
part à la guerre du Luxem- 
bourg, II, 13 et note 5, 16, 
30, 31 ; son enseigne engagée 
au combat de Nevele, 257. 

Neuss. II, 113 note 3; 111,208. 
— (siège de). I, 136 et suiv.; 

III, 88-100, 96 et note 2, 243 
note 2; IV, 94, 154. 

Neuville (Huguenin de), dit le 
Moine ou le Petit Moine, 
seigneur d'Arly, chevalier, 
panetier du duc de Bourgo- 
gne, puis de la comtesse de 
Gharolais, écuyer d'écurie de 



la duchesse, etc., fils de Guil- 
laume de Neuville dit le Moi- 
ne, premier écuyer tranchant 
de Jean sans Peur, qui avait 
reçu de ce prince, en 1409, 
une pension de 100 liv. selon 
l'usage, où étaient les ducs de 
Bourgogne, de donner pen- 
sion à leurs premiers écuyers 
tranchants quand ils avaient 
porté leur pennon en bataille 
mortelle, ce qu'avait fait ledit 
Neuville à la bataille de Liège 
[Beauc, 542; Peinc, XXII, 
771; XXUI, 766; XXV, 
305]. — Joute à Dijon, I, 286 ; 
combat à Gavre, II, 322 et 
note 2. 

Nevele, attaqué par le comte 
d'Étampes, II, 254 et notes 4 
et 5, 255 et suiv.; incendié, 
257. 

Nevers (comte de). Voy. Bour- 
gogne. 

Nevers (évoque de). Voy. Ger- 
main (Jean). 

Nevers. II, 400 note 3, 426 note 
4. — (conférences de). I, 97 
note 4, 208, 249 et note 3, 250. 

Nevill (Richard), comte de 
Warwick, grand chambellan 
d'Angleterre, le faiseur de 
rois, f 1471. — Soutient le 
duc de Clarence, son gendre, 
III, 68 et note 4 ; se réfugie 
avec lui en France, ibid., 69, 
70 et note 1 ; motifs de sa 
grande influence sur le peu- 
ple anglais , 69 ; rentre en 
Angleterre et en chasse le roi 
Edouard IV, 236 et note 6; 
attaqué par ce dernier et tué 
à Barnet, 70 et notes 2 et 3, 
236, 237 et notes 1 et 3 ; fin de 
son parti, ibid.; nouvelles de 
sa mort, 73 et note 4. 

Nevill (Isabelle), duchesse de 
Clarence, fille du précédent. 
— III, 68 et note 4. 

Nicolas V (Thomas de Sarzan- 
ne), pape, f 24 mars 1455. — 
Son intervention en faveur 



DES MATIERES. 



303 



des nobles de Savoie, II, 220 
note 2; fait annoncer au duc 
la prise de Constantinople, 
335, 337 note 1. 

Nicopolis (bataille de). [, 83 et 
note 1. 

Nielle (Jean van), sort de Gand 
à la tête des cbevaucheurs, II, 
315, 319; mis en fuite, 321. 

Nieulant (Henri). 111,289 notel. 

Nieuport, assiégé par Grève- 
cœur, III, 299 et note 3. 

Nieuwenhove (Antoine de). III, 
276 note 4. 

Nimègues. III, 206 note 2. — 
(siège et reddition de). III, 
205 note 3. 

Ninove (l'abbé de). II, 222 note 1. 

Ninove. Il, 222 note; III, 294 
note 3. 

Nivernais. II, 150, 165, 168 
note 1, 256. 

Nobilion, roi d'Albeline. I, 80, 
81. 

Nobiliter, bâtard de Nobilion. 
I, 80. 

Norfolk (Elisabeth Talbot, du- 
•chesse de) , femme de Jean 
Mowbray III. — III, 111 
note 5. Accompagne Margue- 
rite d'York à son entrée à 
Bruges, III, 106 et note 9, 
107; IV, 96 ; place qu'elle oc- 
cupe aux banquets, III, 121, 
138; IV, 110; le duc prend 
congé d'elle, III, 201. 

Normandie (le duc de). Voy. 
France |Charles de). 

Normandie. I, 99 ; II, 274 ; III, 
22, 23 note 1, 30, 33 note 2, 
78. Guerre en —, II, 207, 
208 note 1 ; les Anglais en 
sont expulsés, 209, 210; con- 
quise par Charles VII, 218; 
expédition du duc Charles en 
—, I, 133, 134; III, 78. — 
(duché de), reste aux Anglais, 
I, 241; promis au duc de 
Berry, III, 29. 

Normands. III, 22. 

Normant (Regnaudin le), prend 



part à l'attentat de Montereau, 

I, 198 note 2. 
Northampton (combat de). III, 

111 note 5. 

Norvège. I, 263. 

Noseret. Voy. Nozeroy. 

Notre-Dame (églises), d'Aix, II, 
80; m, 286; d'Arras, I, 78 
note 2; de Beaune, III, 87 
note 1 ; de Boulogne, où sont 
portés les mystères de la Fon- 
taine de Plours, II, 202, et 
déposées une partie des ban- 
nières des Gantois, 332; de 
Bruges, III, 250 ; de Dijon, I, 
333 ; de Haulx, où le duc fait 
porter les autres bannières 
prises sur les Gantois, II, 
332; de Liesse, III, 30, 87; 
de Luxembourg, U, 42; de 
Paris, III, 7. — (image de). 
IU, 87. — (ofbce de). IV, 
147. — (messe de). IV, 189. 

— (portes) à Besançon, I, 274 
note 1. 

Notre-Seigneur. IV, 165. 

Noyelles (Baudot, Baudet ou 
Baudouin de), seigneur de 
Catheu et de Thilloloy, che- 
valier, conseiller et cham- 
bellan du duc de Bourgogne, 
gouverneur de Péronne, et 
chevalier de la Toison d'or 
en 1433, f 1461 [Beauc, 543]. 

— II, 86, 114 note 1. Assiste 
au chapitre de Gand, II, 84 ; 
chevalier à Rupelmonde, 268 ; 
ligure à l'amende honorable 
des Gantois, 331. 

Noyers (Antoine de), archidia- 
cre d'Autun, maître des re- 
quêtes du duc. I, 265 note 2. 

Noyers (seigneurie de). I, 8, 9 
note 1, 154; III, 316. 

Noyon. III, 222. 

Nozeroy. I, 140, 282 note 2, 
283 note; II, 409 note 1; III, 
210 et note 3. 

Nuits. I, 246 note 1, 291, 297 ; 

II, 397 note 2. 
Nuys. Voy. Neuss. 



304 



TABLE ANALYTIQUE 







Obed. I, 111 et note 5. 
Octovien Auguste, travaillé de 

gravelles, I, 179. 
Oeuf (château de 1'), à Naples. 

I, 191 et note 1. 
Oise (F). I, 19. 
Oiselet (Antoine d'), seigneur 

de la Villeneuve et de Marnay, 

chevalier, échanson du duc, 

gardessus de la Saunerie de 
aïins, capitaine de Dole, etc. 
[Gollut, 1191, 1997; Peinc, 
I, 241 ; XXII, 772, 883]. — 
Prend part au tournoi de 
l'Arbre d'or, III, 193 ; prison- 
nier à Nancy, 240. 

Oldenbourg (Gérard, duc ou plu- 
tôt comte d'), f 1500. — Ac- 
compagne son frère le roi de 
Danemark dans son voyage à 
Neuss, III, 97 et note 5. 

Ongnies ou Oignies (Philippe 
d'), seigneur du Quesnoy-sur- 
Deule, Bruay et Chaulnes, 
premier écuyer tranchant du 
comte de Gharolais, bailli de 
Courtray [Bar. -Gach., II, 
241; Gomm.-Dup. I, 41]. — 
Tué à Montlhéry, III, 17 note 
3. 

Oostkerke (combat du pont d'). 
III, 277 note, 300 note 1. 

Or (Jehannin d'). Son entrée 
en religion. II, 398. 

Orange (Eléonore d'Armagnac, 
princesse d'), seconde femme 
de Louis de Ghalon, f 1456. 
— II, 117 et note 2, 171. 

Orange (prince d'). Voy. Gha- 
lon. 

Orfèvre (Jean d'), chancelier 
de Brabant. II, 50 note 1. 

Orgemont (Pierre III d'), sei- 
gneur de Montjay, chambel- 
lan des rois Charles VIII et 
Louis XI, f 10 mai 1492 
[Mor.J. — II, 142 et note 1. 

Oriole (Pierre d'), seigneur de 
Loire en Aunis, maire de la 



Rochelle, chancelier de Fran- 
ce en 1472, premier président 
de la Chambre des comptes 
de Paris, f 14 septembre 1485 
[Beaug., 544]. — Accompagne 
le duc de Berry en Bretagne, 
III, 34. 

Orléans (Charles, duc d'), né 
le 26 mai 1391, f 4 janvier 
1465. — III, 264 note 2. Sa 
délivrance, I, 102, 249 et 
note 4 ; chevalier de la Toison 
d'or, 102; assiste à l'assemblée 
de Nevers, ibid., au chapitre 
deGand, II, 83, 87, 89, 91, 
92, et à la joute qui suivit, 
96 et note 4, 100 et note 1 ; 
vient en Bourgogne où il lève 
une armée pour son expédi- 
tion du Milanais, 114 ; aides 
à lui accordées à cet effet, 
115 et note 1, 170 et note 2; 
origine de ses prétentions sur 
le duché de Milan, 116 ; suite 
de son expédition, 116 note 5, 
169; vient à Chalon pendant 
que s'y tenait le pas de la 
Fontaine de Plours, 172; as- 
siste au chapitre de Mons, 
205; ses trois mariages, I, 
250 et note 1 ; sa devise et 
son ordre du Porc-Épic, IV, 
162. 

Orléans (Jean d'), comte d'An- 
goulême, frère du précédent, 
f 1467. — La Marche le fait 
par erreur assister à l'assem- 
blée de Nevers, I, 250 et 
note 2; il était alors prison- 
nier en Angleterre et ne fut 
délivré qu'en 1445. 

Orléans (Jean, bâtard d'), comte 
de Dunois et de Longueville, 
grand chambellan de France, 
f 1468. — Assiste à l'assem- 
blée de Nevers, I, 250 et 
note 3 ; prend part à la ligue 
du Bien public, 124; III, 8 et 
note 7 , 21. 

Orléans (Louis I er , duc d'), 
père de Charles, f 1407. — 
Son mariage, II, 169, 170 



DES MATIERES. 



305 



note 1 ; Jean sans Peur le fait 
assassiner, I, 85, 86, 200. 

Orléans (Louis II, duc d'). Voy. 
Louis XII. 

Orléans ( Bonne d'Armagnac, 
duchesse d'), fille de Bernard, 
connétable de France, se- 
conde femme du duc Charles, 
f 1415.— I, 250 note 1. 

Orléa